29 juillet, 2011

Blog du Mouvement des Cursillos francophones du Canada

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13- Paul rencontre Pierre et Jacques
à Jérusalem

Saints Pierre et Paul Saints Pierre et Paul (1)

Paul avait tout à apprendre des
faits et gestes du Christ.
Le chef des apôtres était qualifié
pour les lui donner.

saint BarnabéSaint Barnabé (2)

Entre Paul et Barnabé se développa
une des amitiés les plus fécondes
de l’histoire de l’Église.

Saint Jacques, le MajeurSaint Jacques, le Majeur (3)

Jacques prit la tête des disciples
de Jésus, à Jérusalem.
Toujours désireux de rester
fidèle aux rituels juifs, il rendra
la mission de Paul difficile.

Après son séjour de trois ans en Arabie, Paul éprouvait le besoin de rencontrer les disciples du Christ. Il devait apprendre à connaître tout ce que Jésus avait dit sur les routes de la Palestine, pendant la rencontre de la dernière Cène, lors des apparitions après la résurrection, au matin de la Pentecôte. Il avait tout à apprendre des faits et gestes du Christ.

Dans l’intérêt de l’unité chrétienne, il devait aussi s’informer sur la liturgie telle qu’on la pratiquait dans la communauté de Jérusalem et se familiariser avec la tradition concernant le catéchuménat, le baptême, la célébration de la dernière Cène.

Arrivé à Jérusalem, Paul se retrouve cependant dans une situation difficile, aussi bien avec les Juifs orthodoxes qu’avec les Chrétiens. Tous se méfient de lui et l’évitent le plus possible. Une seule personne a alors essayé de comprendre cet homme converti par le Christ : Barnabé. Un helléniste né à Chypre, il a été capable d’apprécier les qualités du bouillant Paul de Tarse. «Arrivé à Jérusalem, Paul essayait de se joindre aux disciples, mais tous avaient peur de lui, ne croyant pas qu’il fût vraiment disciple. Alors Barnabé le prit avec lui, l’amena aux apôtres et leur raconta comment, sur le chemin, Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et avec quelle assurance il avait prêché à Damas au nom de Jésus.» (Actes 9, 26-27)

Barnabé est l’un des personnages les plus sympathiques de l’Église primitive. Il découvre en Paul une grande âme d’apôtre. Sa main amicale intervient pour arracher Paul à son isolement et le présenter aux deux apôtres les plus considérés : Pierre et Jacques. Barnabé jouera un très grand rôle dans la vie de Paul. C’est grâce à lui que l’apôtre des nations entra dans le cercle des disciples et qu’il devint un pilier du christianisme. A la suite de cette rencontre, se développa entre Barnabé et Paul l’une des amitiés les plus fécondes de l’histoire de l’Église.

Paul lui-même ne fait qu’une brève allusion à ces événements : «Après trois ans, je suis monté à Jérusalem pour rendre visite à Céphas et demeurai auprès de lui quinze jours; je n’ai pas vu d’autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur.» (Galates 1, 18-19)

Pierre toujours affable et accueillant, homme d’une grande simplicité, l’invita probablement à partager son logis dans la maison hospitalière de Marie, la mère de l’évangéliste Marc, dont Barnabé était l’oncle.

De Pierre, Paul apprit à connaître les paroles de l’institution de l’eucharistie, telles qu’il les rappelle aux Corinthiens. Le chef des apôtres était qualifié pour les lui donner. Nous sommes en présence d’un enseignement authentique et solide de la tradition primitive. Avec Pierre, Paul visita probablement le jardin de Gethsémani. L’épître aux Hébreux, qui est écrite dans l’esprit de l’Apôtre, et qui contient son trésor spirituel, fait allusion à la prière du Seigneur pendant son agonie : «C’est ce Christ qui, aux jours de sa vie mortelle, fit monter des prières et des supplications, accompagnées d’un grand cri et de larmes, vers Celui qui pouvait le sauver de la mort». (Hébreux 5, 7)

Lors de ces 15 jours à Jérusalem, Paul rencontra aussi Jacques, le frère du Seigneur. Son appartenance à la famille de Jésus ne fait pas de doute et l’influence qu’il a exercée sur l’Église du premier siècle sera considérable. Quand Pierre s’éloignera de Jérusalem, il prendra la tête des disciples de Jésus. Ce chrétien, toujours désireux de rester fidèle aux rituels de son peuple, rendra la mission de Paul difficile. Le jour viendra où il trouvera Jacques et ses disciples sur sa route, acharnés à anéantir les effets de sa prédication. À partir de ses débuts, le christianisme va se diviser et se combattre lui-même.

Après ces quinze jours à Jérusalem, Paul restera en rapports continus avec les disciples de l’Église-mère et il visitera la ville sainte après chacun de ses voyages missionnaires. L’expression «Je vous ai transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu» (1 Corinthiens 15, 3) confirme qu’il se fonde sur une tradition solide, celle des apôtres du Seigneur. Paul nous a rapporté avec fidélité certaines paroles de Jésus, comme celles de l’institution de l’eucharistie, de la mission des disciples et de la doctrine du mariage. La parole de Jésus : «Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir», qui n’est pas mentionnée dans les Évangiles, c’est Paul qui l’a conservée (Actes 20, 35).

Il est bien évident que, pendant ces quinze jours à Jérusalem, Paul n’a pas passé tout son temps avec Pierre et Jacques. Il était de caractère expansif et combatif. Il se sentait pressé de rendre témoignage à la vérité reconnue et acquise par lui. La synagogue où Paul se rassemblait avec d’autres Juifs de la diaspora, devint alors le théâtre de débats extrêmement violents. Il s’en fallut de peu qu’il ne soit mis à mort, comme Étienne. Le groupe des disciples du Christ tremblait pour sa vie, mais également pour la leur. Ils avaient évité jusque-là tout conflit avec les pharisiens, dont un nombre assez important était venu les rejoindre.

Paul était un danger pour
cette communauté fragile
et craintive.
Son caractère inégal
et provocateur
risquait de déclencher
une persécution générale

Et voici qu’arrive cet imprudent qui n’admet aucun compromis. Les temps étaient troublés et la petite église de Jérusalem était menacée. Tout différend, tout désaccord se réglait avec le couteau et le poignard. Paul était un danger pour cette communauté fragile et craintive. Son caractère inégal et provocateur risquait de déclencher une persécution générale : «Dès lors il allait et venait avec eux dans Jérusalem, prêchant avec assurance au nom du Seigneur. Il s’adressait aussi aux Hellénistes et discutait avec eux; mais ceux-ci machinaient sa perte. L’ayant su, les frères le ramenèrent à Césarée, d’où ils le firent partir pour Tarse.» (Actes 9, 28-30)

Son action se termina donc par un échec plus cuisant encore que celui de Damas. On l’obligea à quitter la ville et le texte ajoute qu’après le départ de Paul, la communauté chrétienne a joui d’une période de tranquillité : «Cependant les Églises jouissaient de la paix dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie; elles s’édifiaient et vivaient dans la crainte du Seigneur, et elles étaient comblées de la consolation du Saint Esprit.» (Actes 9, 31)

On défendit à Paul de s’arrêter en route pour visiter les communautés de la côte. «C’est ainsi que je restais inconnu de visage aux communautés de Judée.» De Césarée, Paul traversa à Tyr et Sidon pour se rendre en Séleucie près d’Antioche de Syrie. (Galates 1, 22). Il arriva ensuite à Tarse, sa ville natale.

Échec à Damas, échec à Jérusalem, échec à Césarée, ce n’est pas très reluisant, et ce n’est que le début.

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La semaine prochaine : Antioche de Syrie

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(1) L’icône Saint Pierre et Paul provient du site Ordre de Saint André de Caffa Mission italienne
(2) Anonimo lombardo, S. Barnaba, Quadreria Archivesc, Milano. Le prénom du jour.
(3) Vitrail Saint Jacques le Majeur. Une Oasis dans le Désert

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