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20 mars, 2012

Intolérance et Discrimination contre les chrétiens en Europe articles publiés par ZENIT.org

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Intolérance et Discrimination contre les chrétiens en Europe
Principaux éléments du rapport pour lannée 2011

ROME, lundi 19 mars 2012 (Intolérance et Discrimination contre les chrétiens en Europe articles publiés par ZENIT.org lvl2ZENIT.org) – L’Observatoire de l’intolérance et de la discrimination des chrétiens en Europe publie un rapport détaillé pour l’année 2011.

Ce compte-rendu décrit les principales entorses à la liberté religieuse et les cas les plus frappants d’intolérance et de discrimination contre les chrétiens en Europe.

L’Observatoire présente également l’avis de différentes institutions ou de particuliers sur ce sujet de société. Le rapport contient différents éléments de statistique ainsi que des analyses sur la signification de la liberté religieuse dans le contexte européen.

(Téléchargez lvl2le Rapport 2011 en fichier .pdf oulvl2 demandez une version imprimée)

Gudrun Kugler, présidente de l’Observatoire, explique: « Certaines études montrent qu’en Europe, 85% des crimes de haine sont dirigés contre les chrétiens. Il est grand temps que le débat public s’intéresse à cette réalité de notre société ! Nous constatons également des limitations anti-chrétiennes dans le domaine professionnel : une application restrictive de la liberté de conscience conduit à mettre les chrétiens au ban de certaines professions comme celles de médecin, infirmier, sage-femme ou encore pharmacien. Les enseignants ou parents d’élève chrétiens se retrouvent également en difficulté en cas de désaccord avec « l’étique sexuelle » telle qu’elle est établie par l’état. Notre travail de recherche montre que c’est seulement par une approche plus conciliante de la religion et particulièrement du christianisme que l’Europe pourra être à la hauteur de ses valeurs fondamentales de respect de la liberté. »

La Liberté Religieuse en 2011

L’année 2011 a été marquée par des débats publics sur la religion – comme celui sur le tueur norvégien lvl2Anders Breivik qui a été instantanément et à tort traité d’« intégriste chrétien. » Les critiques anti-chrétiennes cherchaient un équivalent au terrorisme musulman. Cette étiquette hâtive, inexacte et inconsidérée fut reçue à bras ouverts par les médias du monde entier.

Un autre fait marquant de cette année 2011 fut la fameuse « lvl2affaire Lautsi » qui a comparu devant la Cour européenne des droits de l’homme. La Grande Chambre de la Cour a abrogé la décision de première instance en affirmant que la présence de crucifix dans les salles de classes d’écoles publiques italiennes – qui confère à la majorité catholique du pays une visibilité dominante en milieu scolaire – ne constitue pas un élément ou un processus d’endoctrinement et ne viole ni la laïcité italienne ni le droit de M. et Mme Lautsi à la liberté religieuse.

Un des moments clés de l’année 2011 fut lvl2la résolution de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE cherchant à encourager le débat public sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens en Europe. Cette résolution appelle à une réévaluation de la législation présentant potentiellement des conséquences négatives ou discriminatoires envers les chrétiens.

Principaux Éléments du Rapport pour l’année 2011

1. L’intolérance et la discrimination contre les chrétiens semble être le terme le plus adapté pour décrire ce phénomène qui touche le monde occidental. Il met en exergue le déni de l’égalité des droits des chrétiens et leur marginalisation sociale. Même si cela constitue, en termes de définition, une forme de persécution, nous ne préférons pas l’appeler ainsi dans le contexte européen, afin d’éviter toute confusion avec les crimes commis contre les chrétiens dans d’autres régions du monde.

2. Les statistiques montrent l’ampleur du problème : 74% des personnes interrogées au Royaume-Uni ont déclaré qu’« il y a plus de discrimination négative contre les chrétiens que contre les personnes d’autres religions ». 84% des actes de vandalisme – en forte augmentation – en France sont dirigés contre des lieux de culte chrétiens. En Ecosse, c’est 95% de la violence religieuse qui est dirigée contre les chrétiens.

3. L’Assemblée parlementaire de l’OSCE, consciente de cet enjeu, encourage le débat public sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens en Europe, et appelle à une réévaluation des législations présentant potentiellement des conséquences négatives ou discriminatoires envers les chrétiens.

4. De nombreux particuliers et plusieurs institutions ont élevé la voix en 2011 pour attirer l’attention du public sur l’intolérance croissante envers les chrétiens et faire prendre conscience à quel point le changement est nécessaire.

5. 180 cas d’intolérance et de discrimination contre les chrétiens ont été enregistrés par l’Observatoire en 2011, dont plusieurs sont présentés dans le présent rapport dans les catégories suivantes: Liberté de religion; Liberté d’expression; Liberté de conscience; Politiques d’égalité discriminatoires; Exclusion des chrétiens de la vie sociale et publique; Répression de symboles religieux; Insulte, Diffamation et stéréotypes négatifs; Crimes de haine; Vandalisme et profanations; Crimes de haine dirigés contre des personnes.

Citations sur l’intolérance et la discrimination des chrétiens en Europe en 2011

« Malheureusement, dans certains pays, et principalement en Occident, on rencontre de plus en plus dans les milieux politiques et culturels, ainsi que dans les médias, un manque de respect croissant, une hostilité voire un mépris à l’égard de la religion en général et du christianisme en particulier. » Benoît XVI, 10 janvier 2011.

« Le droit d’avoir des convictions religieuses et d’agir en accord avec sa foi est en lutte avec le droit de ne pas être offensé… et perd du terrain. Le loi n’est plus un ‘juste milieu’.  En voulant défendre ceux qui s’estiment victimes de discrimination, elle ne protège plus la liberté du croyant. C’est un déséquilibre malsain auquel il s’agit de remédier. Par le biais des tribunaux ou du Parlement. » Daily Telegraph (éditorial), 18 Janvier 2011.

« Il est étonnant de constater combien les athées se sont montrés intolérants envers ceux qui ont la foi. » Lord Chris Patten, 12 avril 2011.

« La tentative d’imposer le modèle dominant d’égalité et de lutte contre la discrimination aux organisations religieuses constitue une érosion de la liberté religieuse. » Lord Sacks, grand rabbin de Grande-Bretagne, 4 juillet 2011.

« Nous devons devenir un pays dans lequel les gens peuvent être fiers de leur foi, où ils ne se sentent pas obligés de laisser leur religion à la porte. Cela signifie être fier du christianisme et non pas le dévaloriser. » Sayeeda Warsi, ministre britannique (musulmane),  1er Novembre 2011.

Pour plus de détails et plus de citations, lisez lvl2le Rapport 2011 ou rendez-vous lvl2le site internet de l’Observatoire.

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Europe : un an après l’affaire Lautsi
Par Grégor Puppinck

ROME, lundi 19 mars 2012 (lvl2ZENIT.org) – Il y a un an, la Cour européenne des droits de l’homme rendait son arrêt définitif dans la fameuse affaire des crucifix italien (affaire Lautsi). Retour sur une affaire qui a profondément marqué la Cour européenne et sa conception des droits de l’homme à l’occasion de la publication d’une étude de synthèse par l’un des acteurs de cette affaire, Grégor Puppinck.

(liens vers l’étude en italien lvl2http://riviste.unimi.it/index.php/statoechiese/article/view/2028

En anglais lvl2http://eclj.org/pdf/ARTICLE-LAUTSI-PUPPINCK-English-BYU-Law-Review.pdf )

Cette étude vise à proposer une synthèse des principaux enseignements de l’affaire Lautsi des points de vues institutionnel, juridique, philosophique, politique et religieux. Dès la publication du premier arrêt de la Cour européenne, le 3 novembre 2009, l’affaire Lautsi est devenue un sujet de débats et un enjeu de société à travers l’Europe. Par cet arrêt, la Cour condamnait l’Italie pour violation de la liberté négative de religion du fait de la présence de crucifix dans la salle de classes des écoles publiques. Au-delà de la lettre et de l’esprit original de la Convention, la Cour a alors énoncé comme norme l’association du sécularisme et de la démocratie. Largement choquée par cet arrêt, la société européenne s’est interrogée sur le rôle de la Cour, la relation entre les droits de l’homme et la culture, la signification de la liberté négative, de la neutralité et de la laïcité, et sur la place du christianisme dans l’identité européenne. Cette réflexion se poursuit.

Politiquement, l’arrêt de 2009 faisait basculer la Cour dans une époque nouvelle, détachant la Cour de la culture de la modernité démocrate-chrétienne qui avait inspiré sa création. De fait, cet arrêt a été souvent perçu comme un abus de la Cour, et comme marquant le triomphe de l’athéisme individuel sur la religiosité sociale. En d’autres termes, cet arrêt a été jugé comme marquant un double excès de pouvoir : celui d’une Cour internationale sur la société politique nationale, et celui de l’individu sur la culture nationale. Finalement, la société dans sa dimension politique et culturelle se trouvait délégitimée, comme prise en tenaille entre le niveau individuel et le niveau international qui s’affirment comme les seules et ultimes sources de la légitimité politique.

L’arrêt définitif finalement rendu par la Grande Chambre de la Cour européenne, le 18 mars 2011, corrige l’arrêt de 2009 et apporte des réponses aux interrogations qu’il avait causées. Alors que l’arrêt de 2009 laissait un vide entre l’autorité supranationale des droits de l’homme et l’individu, l’arrêt de 2011 restitue à la culture et à la société nationale leur qualité et légitimité de biens communs intermédiaires.

L’affaire Lautsi est intervenue alors que les idéologies modernes sont dans une impasse ; l’Europe s’interroge de plus en plus ouvertement sur son projet de civilisation. La question posée par l’affaire Lautsi était de savoir si le christianisme a encore une place dans ce nouveau processus de civilisation, ou s’il doit être effacé de l’identité occidentale à venir. La Cour a finalement réaffirmé la légitimité sociale du christianisme, elle a considéré comme justifié le fait que « la réglementation donne à la religion majoritaire du pays une visibilité prépondérante dans l’environnement scolaire (…) vu la place qu’occupe le christianisme dans l’histoire et la tradition de l’Etat ». Cette affirmation prend toute sa portée lorsque l’on note que la Cour a simultanément relativisé le laïcisme en lui déniant toute neutralité ; il n’est pas le modèle obligatoire de la future Europe.

Les conséquences perceptibles de cette affaire sont très nombreuses : religieuses, géopolitiques, juridiques, institutionnelles.  Cette affaire a très fortement contribué au processus actuel de réforme de la Cour européenne. L’intervention d’une vingtaine de pays contre l’arrêt de 2009 a permis à la Cour d’apprendre à douter d’elle-même, ce qui est bon et nécessaire quand on a tant de pouvoir !

Depuis, la Cour a commencé à prendre ses distances avec l’idéologie libérale postmoderne. Cela est visible dans une série d’affaires relatives à l’avortement, la bioéthique, ou l’homosexualité. Cette idéologie déraisonnable, culturellement ultra minoritaire en Europe, est encore intellectuellement dominante dans les milieux internationaux proches de la Cour. C’est ce décalage qui, je l’espère pour la Cour, est en train de se résorber : c’est un retour à plus de raison et de réalisme, ce qui est bon et nécessaire pour toute juridiction.

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