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31 juillet, 2013

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Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 11:44
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30 juillet, 2013

Blog litteraire de Samuel Brussell

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 13:59

brussell-express.be

Le blog littéraire de Samuel Brussell

Inscriptions de Volterra

Posted on 26 juillet 2013 | No responses

Blog litteraire de Samuel Brussell volterra-etrusca« Il y a quelque chose de naïf et de badaud dans mon respect pour une inscription vraiment antique. Il me semble que je me mettrais à genoux pour lire avec plus de plaisir une inscription vraiment gravée par les Romains : j’y trouverais un grandiose qui, pendant huit jours, fournirait matière à mes rêveries; j’en aimerais jusqu’à la forme des lettres. Rien ne me révolte comme une inscription moderne : c’est ordinairement là que toute notre petitesse éclate hideusement par ses superlatifs. »

« Les Romains ont détruit les aimables républiques de l’Etrurie. Chez nous, dans les Gaules, ils sont venus déranger nos ancêtres. Malgré tant de griefs, mon cœur est pour les Romains. Je ne vois pas ces républiques d’Etrurie, ces usages des Gaulois qui assuraient la liberté; je vois, au contraire, dans toutes les histoires agir et vivre le peuple romain et l’on a besoin de voir pour aimer. »

stendhal-chroniquesStendhal me poursuit jusque sur les terres d’Etrurie et de Rome dans la forme d’un in octavo que je serre dans ma poche; pendant huit jours, sous un vaste ciel d’été, les pierres et les inscriptions ont enflammé mon imagination au point d’occulter la société contemporaine et ses sottises. Chaque soir, je rentrais dans mon hôtel la tête en feu, au moins autant par le soleil qui cuisait la ville à l’intérieur de ses murailles que par les pierres et les inscriptions que j’avais caressées du regard et de la main : je voulais mieux sentir ces organes du passé. J’étais sous le charme des Etrusques, que je n’opposais pas plus aux Romains que je n’aurais imaginé les païens contre les Chrétiens : j’assistais à la danse de l’histoire à travers les mouvements de civilisations. Tout ne faisait qu’un : l’incision grecque, étrusque ou latine s’ouvrait devant mes yeux comme une source naturelle de vie.

Au fond, nous cherchons la vie, simplement. Au septième jour de mon escale à Volterra, j’eus le sentiment, au son des cloches de l’office dominical, d’avoir accompagné un cycle, de m’être surpris à être au monde – la Création s’accomplit à chaque instant. J’eus envie d’aller confier ma pensée au prêtre de l’Eglise de San Lino adossée à mon hôtel, avec qui j’avais échangé quelques propos sur Volterra la veille, mais je craignais de l’ennuyer. L’hôtel était un ancien couvent de nonnes et ici commencent les inscriptions modernes promptes à exalter « l’honneur national », qui vendrait le Messie pour un ruban à la boutonnière. Il y avait les inscriptions dédiées au temps et à chaque homme, et celles éphémères qui ne flattaient qu’elles-mêmes. J’avais évoqué au libraire du musée de la Pinacothèque la plaque apposée en façade de l’hôtel Nazionale, à l’entrée de la ville.

DAnnunzio-Volterra« Dans cet hôtel/à l’automne 1909/Gabriele D’Annunzio/tira l’inspiration/pour son livre Forse che si forse che no/transcendant/dans des pages sublimes/l’éternelle beauté de Volterra/“cité de vent et de roche” ».

Je m’étais aventuré à l’intérieur de l’hôtel et l’atmosphère m’avait rappelée celle que j’avais ressentie à Turin, plusieurs années en arrière, en pénétrant dans le hall de l’hôtel Roma, en face de la gare de Porta Nuova. On sentait le sarcophage de D’annunzio dans cet hôtel de Volterra, comme l’ombre de Pavese flottait dans l’hôtel turinois aux allures de vieille Autriche. Le rouge et le noir, pensai-je, sont des couleurs voisines sur les bannières et les chemises. « Il m’est sympathique, ce D’Annunzio… m’avait dit mon libraire avec un fond de timidité dans la voix. Son aventure de Fiume avait quelque chose de fou… » Fiume était pour moi italienne : les provinces illyriennes, la baie de Kvarner, la langue istriote appartenaient aux inscriptions antiques de l’Italie. Une inscription antique se lisait sous l’inscription moderne d’un codicille administratif.

« D’Annunzio me plaît parce qu’il se foutait du monde… il aurait pu être du côté de Staline… » ajouta rêveur le gardien des lieux. Je lui confiai que deux semaines plus tôt, j’avais fait l’excursion à Gardone, au Vittoriale, au cours d’une halte sur le lac de Garde. En face du mausolée d’annunzien, les boutiques de souvenirs offraient le plus innocemment du monde divers petits objets – tasses, briquets, cendriers – à l’effigie du Commandante, du Duce ou du Che… « Toujours le rouge et le noir… » commentai-je à mon aimable lettré. « Che confusione, la rivoluzione! » s’exclama-t-il en riant de bon cœur. « Les gens veulent de l’enthousiasme… » poursuivit-il songeur. Nous en vînmes à parler du Rosso Fiorentino, un des peintres de la Renaissance qui était exposé dans le musée. Il m’avoua qu’il lisait volontiers des biographies et qu’il connaissait au sujet de cet artiste quelques anecdotes plaisantes.

« Il Rosso Fiorentino aimait beaucoup les animaux un peu sauvages, il se passionnait pour le monde du cirque. Ses amis lui offrirent un jour un petit singe et on le vit bientôt se promener partout en compagnie de ce singe. Puis on s’aperçut qu’il lui avait enseigné à aller voler des fruits et des légumes dans les vergers et les potagers des couvents, et les bonnes sœurs le prirent en grippe… » Devant l’expression d’émerveillement qu’il surprit peut-être sur mon visage, il minimisa son rôle de conteur : « Mais cette anecdote et cent autres vous la trouverez dans le Vasari… » Heureux Italiens, me dis-je, vous êtes en paix avec le passé, vous ne faîtes qu’un avec vos inscriptions antiques. J’avais senti quelque chose de malicieux dans la peinture du Rosso Fiorentino. Mon camarade eut un mot qui résumait tout l’art de ces maîtres : « Ce que l’on sent, en voyant ces tableaux, c’est l’energia. »

Je ne pus m’empêcher de provoquer l’intelligence de cet homme : « Et que dire des inscriptions à l’arrogance politique, fanion ou calicot qui crucifiaient la pierre ancienne à travers le pays? » Sa réponse me mit en paix : « Ni enthousiasme ni énergie. »

Jours d’été à Volterra

Posted on 18 juillet 2013 | No responses

300px-Roman_masksJe sais gré à Perse d’avoir poussé mes pas vers sa cité natale, Volterra. Depuis quelques jours, je goûte à un vent frais qui souffle sur la colline où la pierre, tellement naturelle dans son expression, semble surgie du règne végétal – dans ses jointures transpire une sève vive. Je sais gré au libraire de Porta Alba, à Naples, de m’avoir ouvert ses rayonnages du monde antique dans la caverne du savoir où, perché sur un escabeau devant cette tribune, j’ai dialogué avec les Anciens. Quant à trouver ici une trace du passage de mon poète latin… seul le théâtre de la ville porte son nom : Teatro Persio Flacco, orné de la devise « vis unita fortior ». Et je n’ai qu’à tendre l’oreille dans le hall pour imaginer une scène écrite par le poète. Histoires personnelles déclamées à voix haute entre les employés – la jeune actrice venue de la capitale, Pise, amie du conseiller de la Région… la semaine de congés à prendre en septembre… Et, la faute à la satire de Horace, tout ne m’inspire que tendresse et compréhension. Je parcours la ville en promenant mon regard sur les dalles et les façades et les places, tout est baigné de blancheur, une onde de fraicheur m’accompagne en tout lieu ; dans les perspectives des ruelles qui ceignent le promontoire, les percées d’ombre et de lumière offrent au temps un terrain de jeu. Sur le pas des portes et des boutiques où l’on vend encore des légumes, du fromage, du pain, devant les ateliers où l’on exerce son métier avec aiguille, colle et encre, des vieux devisent entre voisins, assis sur un rebord de fenêtre, saluant les connaissances ; des enfants jouent avec un ballon et s’interpellent avec l’énergie des premières heures passées dans ce monde. Dans une échoppe, je feuillète un ouvrage sur les mœurs des Etrusques et je comprends qu’une seule inscription sur une pierre fait vivre une civilisation ; en foulant l’herbe du terrain de l’Acropole, j’entends les voix de l’Etrurie.

Je me couche sur la mousse d’un banc de terre et, blotti à l’ombre d’une pierre, le regard perdu dans le ciel, je me libère de toute pensée pour ne plus sentir que la pulsation tiède du moment; le temps exhale un halètement de gros animal ; sous la poussière, la main caresse des viscères encore chaudes; l’ennui nous conduit avec volupté à la béatitude.

Milan, Parc du Simplon, dimanche de juillet

Posted on 8 juillet 2013 | No responses

piazza-piemonteUne nuit de juillet dans une villa du début du siècle, près de la place du Piémont, à Milan. Les moyens manquent aux héritiers qui louent deux chambres immenses où à peu près tout est négligé : la lumière tremblote sous l’abat-jour qui penche, le pommeau tournesol de la douche est descellé et laisse ruisseler un filet d’eau. L’autre hôte, un inverti encore jeune sanglé dans un vêtement noir et lustré, vit ici à l’année. Il survit dans cette maison quasi abandonnée en organisant des “prises de photos” qui mettent en valeur la Villa E. et lui donnent quelque renom dans les milieux glamour de la mode.

Aux premières lueurs du jour, en sueur, je referme la valise intacte, que désormais je n’ose même plus défaire. La chemise blanche en lin mise à sécher pendant la nuit flotte sur un cintre comme un pavillon quémandant la paix. La chaleur invite à la reddition.

sirenetteDevant l’Arche de la Paix, les cafés de la via Sempione sortent leurs tables. Le nom donné à l’arche monumentale me rappelle le sens du mot : la paix dépasse le triomphe. Silence d’un dimanche matin à peine éraillé par le passage d’un tram d’une autre ère – crachotement d’un 78 tours qui sursaute sur un socle branlant. Le parc du Simplon est une oasis avec ses arbres, ses allées et ses pièces d’eau parmi lesquels tourne un peu de fraîcheur. Etendu sur un muret de pierre, à l’ombre d’un sapin, je succombe à la paix dominicale. Des voix tout autour peu à peu se font plus vives. J’entrouvre les yeux et j’aperçois un groupe d’enfants; un homme, un prêtre, s’adresse à eux avec dans sa voix une bonté naturelle, qui fait entendre une patience infinie. L’accompagnatrice est vêtue à la scout : short, brodequins de marche, chemisette et chapeau de toile. Ils sont de toutes les races et la variété des teints, des expressions, des chevelures est belle parce que ce rassemblement n’obéit à aucun mot d’ordre, à aucun programme. Ils sont ensemble et ils brillent chacun par leur individualité; quand l’accompagnatrice ou le prêtre appellent un nom, l’enfant resplendit de son visage unique, à l’image du Créateur. Il y a une bonté d’une autre nature chez cet homme que je pressens appartenir à l’Eglise – il est totalement absorbé dans sa mission : faire sortir ces enfants et les occuper gaiement pendant un dimanche d’été.

Se préparant à une course entre les arbres avec les autres enfants de l’Oratorio San Giuseppe (j’ai demandé à l’accompagnatrice d’où ils venaient), un gamin venu d’une contrée d’orient lance dans un pur accent milanais :

« Ohè, Don, vous pouvez vous enlever du chemin? »

Le don baisse les yeux d’indulgence devant le rire de joie de l’enfant. Je me redresse à la vue de ce spectacle tout simplement évangélique. La paix doit être banale, me dis-je, loin du triomphe. Comme Milan est belle sous le soleil de plomb d’un dimanche de juillet. Et les sirènettes qui ouvrent le passage du petit pont sur le cours d’eau sont aériennes, comme nos pensées.

Catulle à Sirmione

Posted on 4 juillet 2013 | No responses

Pyramus_PompeiDans la chambre écrasée de chaleur, je lisais Ovide, feignant d’entendre ses sages conseils d’innamoramento. Aimer est un verbe et le verbe est action. Un graffiti de Pompéi dansait devant mes yeux : « Hic nihil futui. » La dévotion s’exprime jusque dans la débauche. La joie païenne est un bain de fraîcheur.

« Quand la chaleur m’étourdit, je vais à l’église ou au cinéma », m’avait dit mon hôte.

Les colonnes du scirocco m’avaient fait migrer à l’est, vers ce lac qui partageait deux antiques provinces : la Lombardie et la Vénétie. À la sortie de la gare, à Desenzano del Garda, sur la petite place qui avait une allure de carrousel, on respirait déjà un air d’orient. Les accents lombards et vénitiens ouvraient et fermaient leurs voyelles selon leur bon plaisir, voguant dans l’air comme un lâcher de ballons. Le bus longea le lac pendant une demi-heure jusqu’aux portes de la cité-presqu’île. Nous étions à Sirmione et j’eus envie de courir voir les murs de l’antique villa romaine où Catulle connut le bonheur.

Au matin, je reçus ce mot qui fit surgir devant moi un paysage de deux mille ans. On dirait que tous nos mouvements nous portent à aller à la rencontre du passé, ce vénérable géniteur.

una-scena-de-la-grande-bellezza« J’ai aimé le discours que fait Servillo à son amie radical chic, m’écrivait mon hôte depuis la métropole lombarde. Le film m’a plu, avec ses personnages un peu outranciers et l’ambiance de mélancolique indulgence dans laquelle ils baignent. C’est vrai, il ose quelques lieux communs, mais ils ne gâchent pas mon plaisir. Parce qu’ils sont sauvés par un fil d’ironie et par quelque chose d’humain. J’ai aimé cette Rome inattendue, nocturne, vide, monumentale et décadente. Un somptueux sépulcre. Même si je n’arrive pas à la voir ainsi. Rome est une ville qui ne me parle pas. Au fond elle ressemble à Milan : elle n’est que le fantôme de son passé, même si à Rome, le passé est là, qui continue à pourrir sous la lumière du soleil, tandis qu’à Milan il est mort et enseveli à jamais.

« À Rome, ils festoient encore avec les charognes de leur passé glorieux, mais ils savent profiter de la vie, à Milan on se croit évolués et cosmopolites, citoyens d’une ville nouvelle – et les seuls fantômes qui surgissent, c’est nous. Parce que nous vivons dans une ville qui a perdu son identité et que nous nous racontons des mensonges comme l’amie radical chic de Servillo. »

Catulle-LesbieAu fond, Catulle, mon cher Catulle, était terriblement présent. Rome était partout dans cette péninsule qui avait débordé sur l’Europe entière.

« Te chiavasse! » L’obscénité de l’acteur napolitain jetée au visage de la demi-mondaine romaine explose comme un fruit mûr en bouche.

Je trouvai à l’hôtel un dépliant qui reprenait les paroles d’une des poésies de Catulle :

« Avec quel plaisir, avec quelle joie je te revois, Sirmione, perle des îles et des presqu’îles, parmi toutes celles qu’accueille Neptune dans la vaste et claire étendue des mers et des lacs ! C’est à peine si j’arrive croire que j’ai quitté les champs de la Thrace et de la Bitynie, et que je puis sans crainte te revoir. »

Derrière la vitre de la réception, je distingue sur un mur de l’arrière pièce mal éclairée un portrait du duce, à côté d’un crucifix. Ici on croit à un bréviaire simple : l’ordre et l’argent. Sur l’autre rive du lac, les ruines de la république sociale de Salò : hotels, salles de jeux, promotions immobilières. Les héritiers des Chemises noires se sont convertis au dieu du commerce. Il leur faut un messie plébéien. Catulle, preux enfant de la Rome impériale, encule les pieux boutiquiers (il a chanté ce verbe.) Et le sourire tout de grâce ancillaire de la femme de chambre allège les pensées. La roche fraie avec le buisson et un dieu nouveau nous rendra à la vie et au monde.



Champs phlégréens

Posted on 26 juin 2013 | No responses

Montesanto-NapoliLa gare de Montesanto, à Naples, se trouve dans le cœur de la vieille ville, dans le quartier populaire de Montecalvario. Ici “populaire” veut simplement dire que dans ces rues, dans ces maisons, sous ce ciel, entre ces étals de poissons, de fruits et légumes, dans la sueur et les odeurs se meut un peuple en vie; à la vie, aucune revendication n’est attachée que la vie elle-même. La Cumana, tel est le nom de la ligne ferroviaire qui dessert les Champs phlégréens. Je me demandais lequel de ces deux noms – Campi flegrei, Cumana – m’avait entraîné à faire ce voyage jusqu’à Pozzuoli – Pouzolles – sur la côte phlégréenne. Et sur la route de Pozzuoli, sur la colline entre Mergellina et Fuorigrotta, à l’entrée d’un vieux tunnel romain qui porte le nom de Grottavecchia ou encore Cripta napoletana, dans le quartier de Piedigrotta, se trouve la tombe de Virgile. À Posillipo, au Pausillipe – « du grec Pausilypon : “où finissent les chagrins” », me rappelle mon vieux guide anglais dans une note à peine déchiffrable. Je n’en demandais pas tant. Je me souvins des mots de Virgile qui m’avaient frappés sur un mur à Mantoue : « Mantua me genuit, Calabri rapuere, tenet nunc Parthenope – Mantoue m’a vu naître, Les Calabrais m’ont enlevé, aujourd’hui Naples est mon fief. » D’où me venait ce sentiment que Virgile était vivant? Cet “aujourd’hui” d’il y a deux mille ans était mien : une ville de l’orient chrétien m’avait vu naître, une tribu d’occident m’avait enlevé, Naples était mon royaume. Je marchais parmi la foule, remontant la ruelle dégorgeant de vivres et de femmes qui enfantent et font vivre, et je compris qu’ici, tous étaient Epicuriens, amants de l’individualité sacrée, ceux-là mêmes qui accompagnèrent Virgile de leur amitié et de leur don pour la vie.

solfatara-pozzuoli« La Solfatara », avais-je demandé à un voyageur de la Cumana – et déjà je voyais ces cratères s’ouvrir au bord de la mer et exhaler leur fumée blanche. Les Champs phlégréens, cette terre brûlée, s’étendaient à travers toute l’étendue du golfe de Pouzzoles. Cette suburbia appartenait aux dieux de la mythologie. En descendant du train, les dieux de toutes parts s’affairaient sans s’occuper de notre présence. « La Solfatara? » Un taxi était prêt à m’y conduire. Nous grimpâmes la route depuis laquelle s’ouvrait une vue sur le golfe et je compris les cris et les gesticulations, à la sortie de la petite gare, d’un inverti qui hurlait en se contorsionnant à une grosse femme : « Salerne! Elle ose me parler de Salerne! Mais vous avez vu Pozzuoli! Mais vous avez vu cette merveille! » Et il cherchait des yeux l’approbation de quelques égarés qui s’étaient mêlés au spectacle, en y joignant un geste obscène. J’y étais allé moi-même de mes grands gestes, jouant de mon influence sur le public, comme pour dire : « Elle vient nous parler de Salerne, la pauvre dame… Mais vous avez vu notre Pozzuoli? »

La question inévitable tomba de la bouche de mon chauffeur de taxi :

« Et vous, d’où vous venez? Vous avez la parlata stretta – un accent serré. »

J’eus une illumination. Ces mots me vinrent comme soufflés par un bon ange :

« Je suis Italien de l’étranger. De l’exil. De la diaspora. »

Après les avoir prononcés, je sentis la simple vérité de ces mots – qui ne pouvait être démentie que par les apparences.

« Australia? » me lança mon camarade en me fixant d’un sourire complice dans le rétroviseur.

« No, Svizzera! » répondis-je d’un trait. « Une petite Australia! » ajoutai-je inspiré.

« Bella, la Svizzera… » murmura mon homme rêveur.

Puis il arrêta son véhicule sur une butte. Nous étions en surplomb de la Solfatara. Il alluma une cigarette et observa un silence respectueux, aspirant avec concentration une longue bouffée qu’il garda quelques secondes en bouche en s’exerçant à une mimique avant de l’expirer lentement.

JMW-Turner-Le-lac-AverneNous restâmes un moment à regarder le spectacle aux allures irréelles de cette bouche de terre béante d’où s’élevaient des nuages de fumée, comme pour nous dire que les cendres du passé étaient encore vives – qu’un monde était là, à nos pieds, qui nous parlait et nous disait ses secrets. Depuis huit jours que j’errais dans Naples et ses alentours, le temps était à l’orage. Quelques gouttes se mirent à tomber, qui nous tirèrent de notre rêverie. Mon camarade me proposa de pousser l’excursion jusqu’au lac d’Averne. La route contournait le temple de Serapis, l’ancien marché romain; l’aspect de ruines donnaient à ce lieu une plus grande réalité, une plus grande majesté, que s’il eût été reconstitué; on n’aurait nullement été étonné de voir des voitures à bras poussées par des forts faire leur entrée dans ce théâtre aux victuailles. Au milieu des colonnes mutilées, la nourriture retrouvait son lien avec le sacré, avec l’offrande. J’avais l’impression que mon chauffeur savait, sentait comme moi toutes ces choses – qu’il les vivait. Le lac d’Averne surgit sous nos yeux, eau muette au milieu d’une végétation touffue. L’orage éclata au moment où nous garâmes contre un parapet et nous vîmes un bref instant les remous des eaux battues, puis les vapeurs qui s’élevaient au moment de l’accalmie. Quelques minutes plus tard, mon chauffeur me laissait à la gare de la Cumana. La ville, les quais, les rails étaient détrempés. Quelques personnes avaient été surprises par l’averse et riaient encore de ce joyeux imprévu. J’avais le sentiment d’être allé me recueillir sur la tombe de lointains parents, que j’avais retrouvés. Et ils m’avaient parlé. Si l’avouer m’eût fait passer pour fou aux yeux des mortels, le nier eût été m’exclure du règne des vivants.

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28 juillet, 2013

Cardinale Dionisio Laurerio Frate Ordine Servi di Maria che aveva le stesse idee e sentimenti di vita evangelica di Papa Francesco.

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 15:58

 

 

                             

FIORENZO LAURELLI

 

LA PORPORA E L’ARMILLA.

VITA ED OPERE DEL CARDINALE DIONISIO LAURERIO, FRATE SERVITA.

 

 

 

1. Origini familiari e nascita

 

 

        Nel 1497 nasceva a Benevento Dionisio Laurerio, illustre figura di prelato del Rinascimento, nel transito verso la Controriforma.

Egli è personaggio ignoto ai più nel XX secolo, mentre invece è stato autentico protagonista di alcuni degli avvenimenti più importanti del suo tempo; per questo è interessante, anche alla luce di documenti d’archivio da poco accessibili, riesaminare alcuni periodi della sua vita che furono alla base di molti rilevanti accadimenti del primo Cinquecento.

Molti studi biografici esplicitano i dubbi dell’autore soprattutto sul luogo e sulla data della nascita, fatta eccezione per quanto si ricava dalla lettura della lapide tombale, un tempo visibile nella chiesa di S. Marcello al Corso in Roma. E’ questa una delle poche fonti valide, perché atto formale e perché contemporanea, per stabilire con sufficiente certezza entrambe le notizie: Dionisio Laurerio beneventano, morto a Roma il 17 settembre 1542 di anni 45. Si è potuta acquisire ulteriore sicurezza sul luogo natale anche dall’esame della raccolta di atti pubblici relativi all’Ordine dei Serviti denominata Archivum ecclesiae et conventus Sancti Marcelli de Urbe O.S.B.M.V. , conservata, per l’appunto, presso la Casa generalizia dell’Ordine, sita in Roma presso quel convento. In quasi tutti i documenti in cui Dionisio compaia a vario titolo egli è denominato oppure si firma «fra  Dionisio beneventano», a parte le poche occasioni in cui venga utilizzato il cognome.

Volendo attribuire piena ufficialità anche al computo dell’età, quale risulta dalla predetta lastra tombale, ne scaturisce un sicuro anno di nascita di 45 anni precedente la data di morte: fissata questa al 1542, ne ricaviamo l’anno 1497. Lo stesso Gian Vincenzo Ciarlanti nelle sue Memorie storiche [i] annota fedelmente l’epigrafe, così come riportata dal Ms. Chigiano I [ii]  e dagli scritti di tutti i principali biografi.

Il solo Eubel[iii] assegna al Laurerio anche un secondo nome, che non risulta in alcun altra biografia o documento del tempo: Dionysius (Neagrus) de Laurerio, nome al quale non è facile attribuire neppure un preciso significato[iv]. Assolutamente sconosciuta è, inspiegabilmente, la famiglia di origine, quando soprattutto le elevatissime dignità ecclesiastiche rivestite da Dionisio avrebbero lasciato supporre ben altra messe di notizie sugli ignoti familiari del Nostro.

Basti dire che, secondo Giovanni De Nicastro[v] si disquisiva, già nel sec. XVIII, se Laurerio fosse nato in Benevento «non di oscuri natali, siccome scrisse il già citato Giovanni Palazio[vi] ed altresì l’Abate Ughelli[vii] [e come A. Ciaconius[viii]], ma di nobili genitori, siccome vuole il soprallodato Arcidiacono Mario della Vipera (…) nel M.S. Discorso delle Famiglie nobili di Benevento» [ix]. Anche a costo di rendere ancora più complessa l’identificazione della famiglia di origine, citeremo il passo tratto dall’Archivio del Convento della SS. Annunziata di Firenze[x] sotto il giorno 20 dicembre 1539:

 

Ricordo come questo dì venne nuova da Roma come el Rev[erendissi]mo P[riore] Generale M[aestr]o Dionisio da Benevento, per padre et per madre fiorentino, fu assumpto alla dignità del Cardinalato [].

 

            Questa informazione, tratta dalle Ricordanze del convento fiorentino, non è, almeno per quanto concerne la madre, del tutto priva di fondamento. Sul finire del Quattrocento Benevento accoglieva una nutrita colonia di «forastieri», composta da mercanti, finanzieri, funzionari della Curia pontificia[xi]. Ed è proprio in questro gruppo di “naturalizzati” – specie quelli originari dell’Umbria – che va ricercato il ceppo familiare di Dionisio Laurerio. Al pari dei Roscio – ternani d’origine ed attestati a Benevento almeno dal primo Cinquecento[xii]  - anche i Laureri (o meglio Laureli, nella denominazione originaria) provenivano dall’Umbria, precisamente da Amelia nel cui patriziato erano incardinati[xiii].

            Gli amerini costituivano un gruppo sociale forte ed attivo nella diplomazia e nell’ amministrazione dei governi pontifici e laici, come attestano la fortuna di alcune grandi casate amerine[xiv] e, in primis, quella dei Geraldini, che nel XV secolo ritroviamo in posti di assoluto rilievo sia nella corte dei sovrani pontifici che in quelle aragonesi di Spagna e di Napoli[xv]. Assai intensi e documentati i rapporti tra i Geraldini ed i loro conterranei Laureli[xvi]. 

Insomma, nella prima metà del Cinquecento, i Laureri erano sicuramente inseriti nel gruppo di potere benventano. Come peraltro i Roscio, che tracce consistenti indicano loro imparentati[xvii]. Tuttavia, almeno per i primi, il trasferimento da Amelia a Benevento può riferirsi ad una circostanza ben precisa: la preconizzazione di Alessandro Geraldini, nel 1496, a vescovo di Volturara[xviii]. I ripetuti impegni diplomatici del prelato, già cappellano maggiore di Ferdinando il Cattolico presso la corte spagnola, e le ripetute missioni a Londra, a Bruxelles, in Scozia, naturalmente gli impedirono di metter piede nella piccola diocesi, allora suffraganea di Benevento. Alessandro, uniformandosi alla «prassi ormai consolidata di dissociare le rendite ecclesiastiche dalle funzioni religiose cui in origine erano collegate»[xix], necessariamente dovette nominare suo vicario generale un congiunto prossimo, certamente esperto di diritto ecclesiastico: tutti i legami esposti, parentali ed economici, fra il casato dei Geraldini e quello dei Laureli autorizzano a presumere che l’incarico dovette essere affidato proprio ad uno di questi ultimi, evidentemente il padre ovvero lo zio di Dionisio, che a Benevento, o quantomeno nel territorio dell’arcidiocesi, sarebbe nato nel successivo anno 1497[xx].

Le funzioni del vicario vescovile erano imprescindibilmente legate all’esercizio di poteri giuridici: i Laureli d’Amelia erano cultori degli studi e delle professioni legali, come comprovato persino dal ceppo di notai che, in aggiunta a quello amerino, si sarebbe formato nella Calabria Citeriore a partire dal XVI secolo fino al XVIII; in una regione ove i Geraldini avrebbero conservato quasi continuativamente la cattedra episcopale di Catanzaro dal 1467 al 1570[xxi].

Prove ultime della diretta discendenza di Dionisio Laurerio dai Laureli d’Amelia, sono i documenti conservati nell’archivio generalizio dei frati Servi di Maria. Un codice manoscritto settecentesco, pieno di appunti e notizie sulla vita del Nostro, intitolato MSS. SPECTANTIA AD EMIN. CARDINAL. DIONYSYUM LAURERIO ORD. B.M.V.  è illustrato nel saggio di Antonio M. Vicentini Il Card. Dionisio Laurerio di Benevento nelle memorie raccolte dal suo concittadino e correligioso P. Giuseppe Romano servita [xxii]. Fra i molti appunti sulla vita del Nostro, notevole quello costituito da quattro righe, annotate esattamente secondo questo schema:

     

          Pro Card.li Dionisio Laurerio.

Is mihi videtur amplissimus qui sua virtute in

          altiorem locum pervenit.

              Cicero pro Roscio Amerino.

 

E’ una citazione tratta dal passo XXX dell’orazione di Cicerone in difesa di Sesto Roscio, originario di Amelia, ed è legittimo pensare che si ponesse l’analogia con l’antica patria di Dionisio, l’oriundo amerino del XVI secolo al quale la dedica era traslabile in toto.

Quindi, non è affatto inverosimile che la genitrice potesse essere stata una fiorentina; anzi, la stessa scelta operata dalla famiglia sull’ordine religioso in cui inserire il figlio «giovanissimo», ordine decisamente lontano dalle tradizioni più diffuse nell’Italia meridionale, fa riflettere sulle ascendenze familiari: dai secoli passati ad ora furono solo 6 i beneventani professi tra i serviti, e tuttora resta dominante la presenza di religiosi provenienti dalle provincie dell’Italia centrale [xxiii].

Molto illuminanti sono, infine, le pergamene A13 ed A14  conservate presso l’archivio generale servita[xxiv]. Questi documenti, datati rispettivamente 27 marzo e 1° aprile 1533, non hanno mai trovato alcuna spiegazione logica su quale fosse la ragione ultima per la quale fossero depositati tra le carte di quell’archivio, relative soprattutto alla storia dell’Ordine: le pergamene riferiscono, infatti, di conferimenti di benefici sulle chiese di S. Giovanni de Cathello a Pietracatella (nel primo documento), e sulle chiese di S. Urbano a Pietracatella, S. Giusta a Monacilioni, e sulla cappella di S. Antonio di Padova, nella chiesa di S. Salvatore, a Toro (nel secondo documento). Dunque, trattavasi di piccole località del Molise, che però appartenevano ai possedimenti di S. Sofia di Benevento e, quindi, all’enclave costituita da quell’abitato sotto la giurisdizione dello Stato della Chiesa (insieme con S. Giovanni in Galdo e Fragneto l’Abate)[xxv]. Il motivo primo per il quale i documenti furono riposti nell’archivio servita è costituito dal fatto che destinatario dei suddetti benefici era Salvatore de Lauderio, rappresentato nell’atto dal figlio Antonio; e proprio quel cognome costituisce una delle varie forme in cui era denominato lo stesso Dionisio. Infatti, quando non compariva con la formula «fra Dionisio di Benevento», ovvero col cognome Laurerio o, successivamente, da cardinale, col titolo di «San Marcello», egli era chiamato, per l’appunto, «Lauderio» o «de Lauderio»: così nel regesto dei documenti dell’Archivio del Convento di S. Marcello[xxvi], tra i Rotuli dei lettori legisti ecc.[xxvii], nel Repertorio di tutti i professori antichi e moderni della famosa università ecc. di S. Mazzetti, nella procura del 25 novembre 1529 relativa alla dona[FL1] zione del convento di S. Maria del Parto a Mergellina e nel relativo atto pubblico redatto da Domenico de Rocca il 17 giugno 1530 [xxviii]. E troviamo quel cognome tra i documenti del Fondo di S. Sofia che riguardano suoi familiari[xxix]: un beneficio a favore del Magnifico Domino Vincentio de Lauderio v. i. p., sotto la data del 6 aprile 1555, e, nel 1557[xxx], uno strumento a beneficio del medesimo D[omi]no Vincentio de Lauderiis (fra i testimoni Giacomo Roscio).

Al contrario, nell’originale delle istruzioni pontificie con cui si ordinava a fra Dionisio la nunziatura presso il re di Scozia (23 ottobre 1536) il cognome del Nostro appariva scritto come «Laurelio»[xxxi]. Anche il citato vol. 34 del Convento della SS. Annunziata di Firenze[xxxii], questa volta sotto la data del 24 gennaio 1539, evidenzia tra le pagine manoscritte il cognome Laurerii presto corretto, con la stessa mano, in Laurelii (nella «ricordanza» intitolata Ordinationes R[everendissi]mi Prioris Generalis fratris Dionisii ecc.), a testimonianza di quanto gli stessi frati dell’Ordine lo scrivessero ora con l’una ed ora con l’altra denominazione [xxxiii].

Se, poi, consideriamo che i decreti A13 ed A14 vedono nel ruolo di concedente il cardinale Alessandro Farnese, un anno prima che diventi pontefice col nome di Paolo III, alla luce di quella straordinaria familiarità che legava Dionisio all’arcivescovo, e di cui si vedrà diffusamente in tutto lo studio, potremo dedurre che il Salvatore de Lauderio di quelle pergamene è certamente consanguineo del Servita, probabilmente il fratello[xxxiv].

 

 

2. I primi passi nell’Ordine dei Serviti

 

Non possediamo alcuna notizia sui primissimi anni di vita, né sappiamo quanto abbia direttamente inciso sulla sua formazione l’insegnamento certamente impartitogli dai familiari, in particolare da parte del vicario di Volturara; tuttavia, gli studi storici effettuati sulle scuole del tempo ci inducono a ritenere che Dionisio, fino ai nove o dieci anni, dovette essere istruito soprattutto da precettori molto vicini alla famiglia. Sicuramente i primi studi dovettero essere molto efficaci se, secondo A. M. Rossi, «il Laurerio entrò giovanissimo tra i Servi di Maria»[xxxv], ma l’ingegno assolutamente portentoso ed una particolare inclinazione per le scienze fisiche e matematiche presto lo misero in luce, per cui fu tempestivamente inviato negli studi principali dell’Ordine.

L’archivio generale servita evidenzia, negli elenchi del 14 dicembre 1514, 21 febbraio 1515 e 23 marzo del 1515 [xxxvi], che tra i frati impegnati nello studio di Bologna era presente il giovane «fra Dionisio da Benevento» (all’epoca sedicenne). E’ d’uopo ricordare che la città era rinomata per l’importanza della sua Università, già vecchia di cinque secoli, nota soprattutto per le materie giuridiche, ma è notevole rammentare che una scuola, negli anni nei quali il Nostro vi risiedeva da studente, riuscì a risolvere un problema che aveva affascinato i logici dell’antichità: risolvere l’equazione algebrica di terzo grado. Scipione Dal Ferro, «matematico eccellentissimo» di quello Studio, riuscì nel 1515, secondo quanto Girolamo Cardano scrisse nell’Artis magnae [xxxvii] a trovarne la risoluzione. E grande fama a quella scuola bolognese venne anche dalla presenza del più antico osservatorio astronomico d’Europa, meta degli studiosi del continente fra cui Nicola Copernico, padre fondatore del sistema eliocentrico; è noto che egli vi si trattenne dal 1500 al 1512 per familiarizzare «con le dottrine pitagoriche e con altre dottrine greche, comprese le teorie astronomiche»[xxxviii] .

Una tale effervescenza di studi non poteva lasciare indifferente Dionisio: ma quando accadde che la sua mente venisse catturata dallo studio dell’algebra e dell’astronomia, discipline che contribuirono ulteriormente alla celebrità del Servita? Sembrerebbe che egli abbia composto l’opera Plurima ad artem mathematicam pertinentia [xxxix] ed è raffigurato mentre «posa la mano su di un’armilla ed accenna a calcoli»[xl] nel ritratto da generale dell’Ordine conservato nella chiesa dell’Annunziata dei frati serviti di Firenze; tuttavia non è noto se le sue conoscenze scientifiche cominciarono a svilupparsi già negli anni giovanili o, poco dopo, quando sarebbe tornato a Bologna dallo Studio di Perugia per sedere alla cattedra di Metafisica dell’Università. E’ un fatto, comunque, che i Rotuli dei lettori legisti [xli] testimoniano nel vol. II la presenza di «fr. Dionisio Lauderio» nell’anno accademico 1526-27, proprio nel periodo in cui Del Ferro era ancora docente, e nel successivo anno ‘27-28.

Continuando l’esame dei biografi del Nostro sappiamo che egli

 

conseguì la laurea magistrale, e dopo di essa fu applicato alla Santa predicazione della Divina parola, in cui divenne cotanto eccellente, che riuscì di stupore al Papa istesso, e a tutti i Cardinali, massime quando predicò in Roma nella Chiesa di S. Lorenzo in Damaso [xlii].

 

Fu professore di teologia sacra almeno dal 1522, perché tanto ci è confermato nell’Approvatio pro filiatione F. Dionisi Laurerii in conventu S. Marcelli datata al 10 settembre[xliii]. Transitò, dunque, in quell’anno alla cattedra di Perugia e poi a Bologna, ove si trattenne fino al 1529; lì non dovette soltanto approfondire le tematiche delle scienze fisiche bensì vi allacciò rapporti che avrebbero contribuito a proiettarlo verso le più alte vette del governo temporale della Chiesa.

Di quel tempo è anche la grande amicizia che legò Dionisio con Jacopo Sannazaro.

 

E [] questi fu sì caro al detto poeta, ch’egli donò alla Religione de’ Servi la chiesa ed il convento di Mergoglino a di lui contemplazione e col patto ch’egli [il Laurerio] ne fosse protettore e rettor perpetuo, come costa dalla lettera di Girolamo Amadei Generale dell’Ordine negli Annali T. II ad annum 1531 [xliv].

 

3. Le premesse verso il generalato dell’Ordine: penitenziere di Enrico VIII

 

La grande statura di studioso aveva consentito in pochi anni al Servita di fare sfoggio delle sue qualità all’interno ed all’esterno del suo ordine religioso; infatti, fin dal 18 maggio 1527, ancora trentenne, era stato nominato nel Capitolo Generale procuratore generale dell’Ordine dei Servi di Maria[xlv]. Tuttavia quegli anni passarono alla storia perché in Inghilterra si stava preparando il più grave scisma della Chiesa cattolica dell’età moderna, insieme con la Riforma tedesca. Enrico VIII Tudor, già dalla primavera del 1527, muoveva i primi passi per dare attuazione al proposito di divorziare da Caterina d’Aragona[xlvi]; anche questo periodo della storia doveva vedere Dionisio Laurerio fra i protagonisti attivi.

Del tutto infruttuosi si erano dimostrati i primi tentativi del re inglese posti in essere nei confronti del cardinal Wolsey, in quanto legato apostolico, di ottenere il divorzio senza che apparissero le sue mire al matrimonio con Anna Bolena, in considerazione dei pareri negativi espressi da vescovi e giureconsulti. Neppure la prigionia di papa Clemente VII in Castel S. Angelo durante il Sacco ed il conseguente potere di vicario generale pontificio attribuito a Wolsey contribuirono a cambiare le cose secondo il volere di Enrico. Questi riportò completo insuccesso, altresì, dal primo incontro di Orvieto del novembre 1527 tra il pontefice e l’inviato del Tudor, Knight, così come dal successivo del marzo 1528 tra Clemente e Stephen Gardiner, massimo canonista d’Inghilterra, insieme con Edward Fox[xlvii].

Enrico, nella primavera del 1530, decise di inviare a Bologna il padre di Anna Bolena, il conte di Wiltshire. In città si stava svolgendo l’incontro tra Clemente e Carlo V, i quali avrebbero dovuto discutere in primis dell’assetto dell’Italia e della guerra contro i Turchi, ma, di certo, non potevano trascurare i legittimi interessi di Caterina d’Aragona, cugina di Carlo, minacciati dalle pretese del sovrano inglese. Wiltshire, accompagnato dal penitenziere del re, Tommaso Cranmer, non ebbe successo né con l’imperatore né col pontefice, il quale, il 7 marzo, rimandò la causa del matrimonio ad un uditore di Rota, Paolo Capizuchi.

A sorpresa,  il giorno 14, Enrico VIII Tudor scrisse al papa dalla reggia di Londra chiedendogli di voler accettare fra Dionisio Laurerio quale suo penitenziere presso la S. Sede, proprio in sostituzione di Cranmer. La pergamena originale, firmata dal « fidei defensor [] Henricus», conservata dai serviti nell’archivio romano, lo descrive come «vir [] multa probitate ac virtutibus ornatus, et esimius sacrae Theologiae professor, in primisque de nobis bene merendi cupidus []».

La vasta materia relativa all’incarico di penitenziere è così definibile: «tutto ciò che poteva rappresentare un caso di coscienza, un impedimento a conseguire o celebrare un sacramento, un dubbio teologico o giuridico, sempre in materia di fede, e così pure una violazione di canoni o un’offesa di assiomi teologici»[xlviii]. Dunque, il Laurerio veniva direttamente introdotto in un’attività pienamente funzionale al primo problema di Enrico. La sua dottrina teologica e la conseguente considerazione di cui godeva nelle università erano, evidentemente, considerate doti di prim’ordine per giustificare una scelta in un ruolo così tanto impegnativo. Con quello che sarebbe seguito possiamo dire che, nonostante l’insuccesso riportato dal Nostro nel cruento divorzio di Enrico, le battaglie che avrebbe ingaggiato in concistoro, per la vittoria delle sue posizioni dottrinali, insieme con gli incarichi attribuitigli da Paolo III, sono le prove più significative delle elevate conoscenze teologiche e canonistiche possedute. Probabilmente l’incarico per la Corona inglese fu diretto effetto della strategia prescelta dal Cranmer, il quale aveva fatto richiedere dal re, già dall’anno precedente, che le grandi università d’Europa formulassero il proprio parere sulla legittimità del matrimonio: ed un famoso teologo universitario, rappresentante del suo ordine religioso nella Curia romana nelle vesti di procuratore generale, era un valido caposaldo da cui muovere [xlix].

Nel 1531, nonostante i pareri delle università, nulla cambiò: la causa matrimoniale di Enrico continuò a giacere presso la S. Sede, «senza progressi sostanziali»[l], mentre il re forzava il clero inglese a riconoscerlo capo supremo della Chiesa nazionale (gennaio) cacciando Caterina ed assegnando i suoi appartamenti ad Anna Bolena (agosto)[li]. Dionisio Laurerio, nel frattempo docente alla Sapienza di Roma, continuava l’esame dei documenti e dei conflitti canonici sottostanti alla questione matrimoniale: l’ambasciatore a Roma, Benet, stendendo il dispaccio del 30 gennaio, assicurava a Gardiner, l’abile canonista diventato nel frattempo primo segretario del re, di aver ricevuto «3 libri a stampa sulla causa del re, e di averne mostrato uno a fra Dionisio»[lii]. Ma il solco tra corona inglese e Sede Apostolica andava aumentando a dismisura: il 5 gennaio Clemente aveva inviato un monitorio in cui rinnovava al re il divieto di contrarre nuovo matrimonio[liii]. Il breve, comunque, giunse tardi al nunzio in Inghilterra, visto che il 16 gennaio i legali della corona avevano accusato il clero nazionale di praemunire per aver riconosciuta l’autorità legatizia di Wolsey[liv].

Neppure le pressioni su Paolo Capizuchi, l’uditore di Rota che formalmente trattava la causa matrimoniale potevano, ovviamente, arrivare al successo[lv]. Ma se «alla Rota le promesse e i favori di Carlo V avevano impedito ogni affermarsi dell’influenza inglese»[lvi], in concistoro ancora permaneva qualche possibilità: i cardinali Valle e Trani sembravano inclinare a vantaggio del Tudor, come anche Alessandro Farnese (futuro Paolo III) e Giulio Del Monte (futuro Giulio III).  «E’ intieramente dalla parte del re», come scriveva, riferendosi al Farnese, il vescovo di Auxerre[lvii]. Del Monte offrì apertamente ad Enrico VIII il suo appoggio nella corrispondenza del 5 giugno 1532[lviii]. Non è probabilmente una coincidenza se fra Dionisio, il successivo giorno 6, inviò ad Enrico una lettera simile, nella quale ricordava al sovrano tutto il suo continuo lavorio in favore della sua causa, chiedendogli se egli ne fosse a conoscenza tramite l’ambasciatore Benet. «Precipue apud Reverendissimum Dominum De Monte et Reverendum Dominum  …minensem»: egli aveva lavorato in stretto accordo con Del Monte, e con il monsignore di cui appare mutilo il nome nel dispaccio[lix], e supplicava il re affinché facesse uso di lui come meglio poteva, firmandosi «Humilis servus frater Dionisius ordinis servorum beate virginis procurator generalis».

 

4. Tra scienza e magia

 

Se, dunque, il Nostro era solidale compagno di battaglia dei cardinali Del Monte e Farnese, apertamente schierati anche questi, sappiamo a quale periodo è probabilmente da ascriversi la nascita della grande amicizia fra Dionisio ed il Farnese, certamente conseguente alla grande considerazione da questi nutrita per il Servita: vero è che il cardinale era stato arcivescovo di Benevento tra il 1514 ed il 1521, nonché tra 1528 e 1530[lx], tuttavia era improbabile che il giovane Laurerio lo avesse incontrato nella sua città poiché aveva trascorso quegli anni sempre lontano dalla patria; così come Alessandro era vissuto soprattutto a Roma [lxi].

Anche il celebre episodio, narrato da tutti i biografi, che vede i due dialogare sulle matematiche con autentico ardore, è forse di quegli anni. Scrive, infatti, il Ciaconius[lxii] che  essi discorrevano spesso familiarmente di matematica ed astronomia perché queste cose appassionavano il Farnese e fra Dionisio «rerum Mathematicarum stodiosissimi necessitudine et conversatione per subsecivas horas delectatum». Un giorno nel quale i due erano impegnati in queste conversazioni, come narra anche il Ciarlanti,

 

il Laurerio li disse con animo risoluto, ch’egli haveva ad essere sicuramente Papa, s’alzò all’hora il Cardinale ciò udendo, e caramente l’abbracciò, e levandosi da testa la berretta rossa, la pose sopra il capo di quello, con darli speranza di haverlo ad ornare di tale eminente dignità [lxiii].

 

Non sappiamo se la vicenda sia storicamente avvenuta, tuttavia essa è stata ripresa da tutti i primi biografi di Laurerio, e, soprattutto, può essere considerata verosimile dato il curriculum del servita: gli studi bolognesi e la successiva produzione scientifica di Dionisio, di cui si è prima fatto cenno, la docenza nelle università da quasi dieci anni, nonché, fin dall’età di 30 anni, l’investitura della carica di procuratore generale dell’ordine e di penitenziere di Enrico VIII. D’altra parte, il Farnese, prelato capacissimo, in quel tempo sessantenne, rivestito di preminenti incarichi nella Chiesa fin dal 1492 quale tesoriere generale, cardinale dal 1493, colui che presto doveva rivelarsi come uno dei più grandi tra i pontefici del Rinascimento, sicuramente aveva ogni esperienza di introspezione: e, da quelli che saranno i suoi comportamenti verso il Laurerio, di poco successivi, veramente lo avrebbe benvoluto, anche al di là di quanto l’episodio, leggenda o storia, facesse prevedere.

Il comune interesse per le scienze matematiche ed astronomiche può interessarci, invece, per un lato della personalità delle due figure che, per motivi comprensibili, è stato molto trascurato dai biografi: è nota la prossimità di quelle discipline ad uno studio allora vietato, quello della magia. E’ bene chiarire che nel Cinquecento molti oggetti d’indagine della magia naturale sono entrati a far parte delle moderne scienze sperimentali fin dal secolo successivo: dallo studio degli astri ai fenomeni elettrici, dal magnetismo all’alchimia, all’ottica ecc.

 

i programmi universitari non accontentavano neppure le menti più sobrie, quindi nessuna meraviglia se gli spiriti più arditi si convertivano a una forma di conoscenza più promettente, anche se di dubbia liceità. Per gli uomini del Cinquecento la magia naturale sapeva di misticismo e di eterodossia ma appariva utile e degna di essere coltivata e nella stessa personalità potevano convivere e conciliarsi senza troppa difficoltà l’interesse per la magia e quello per la scienza[lxiv].

 

Se «l’uomo universale del Rinascimento è soprattutto colui che ha smarrito i confini dei vari campi del sapere e del fare»[lxv] molti furono gli umanisti che, percorrendo le strade più diverse, pervennero ugualmente a studi pervasi dagli attributi di “magia naturale”. Marsilio Ficino, medico, sostenne la compenetrazione fra filosofo e mago perché «si occupa di scienze della natura e opera sul piano naturale»[lxvi], e così Giovanni Pico della Mirandola, conoscitore e studioso della cabala ebraica, combatté contro l’«astrologia divinatrice» difendendo l’«astrologia matematica», tesa a studiare le leggi sul movimento dei corpi celesti. Leonardo (in Madrid II [lxvii]) scriveva che «tutte le matematiche sieno speculation filosofiche», sicuramente accomunando a quelle tutte le indagini scientifiche sperimentali; eppure, alcuni decenni dopo, Enrico Cornelio Agrippa di Nettesheim, medico e mago, ancora doveva combattere contro «teologastri e sofisti pronti a condannare, solo a sentirne il nome, magia e cabala» [lxviii]. Pressoché coetaneo del Laurerio, Girolamo Cardano spaziava dalla matematica alla medicina, dall’astrologia alla magia, dalla geometria alla musica al gioco d’azzardo, ovunque rivoluzionando il sapere del suo tempo; e Paracelso di Hohenheim, medico ed alchimista, filosofo e mago, estimatore di Ficino (da lui definito Italorum medicorum optimus), incarnò la figura che Ficino stesso aveva definito mago perché «filosofo esperto nelle cose naturali e celesti»[lxix].

Valeva, insomma, una corretta distinzione nell’ambito della magia, ossia quella prescritta da Della Porta, che discriminò fra due tipologie ben differenti:

 

In due specie si usa dividere la magia: infame l’una, e resa nefasta dal commercio con gli spiriti maligni, sfigurata da incantamenti e curiosità malvage, e questa si chiama stregoneria []. L’altra è la magia naturale, che tutti i più saggi con grandi lodi accolgono, coltivano e venerano, talché non vi è scienza più eccellente né più apprezzata di questa dagli uomini dediti alle buone lettere  [lxx].

 

Tuttavia non era semplice per gl’illetterati, o per quelli in mala fede, operare una tale divisione, cosicché allo studioso era agevole, al contrario, incappare in accuse di stregoneria e simili. Sia Alessandro Farnese, persino da pontefice, sia Dionisio Laurerio non furono immuni da addebiti di tal fatta: nel codicetto del P. Romano vi è un appunto di questi ove trovava annotato a mano che

 

il cardinale Angelo Maria Quirini difese Paolo III dalla taccia dello studio della magia nella Diatriba III § 1 contro lo Schelornio ecc.[lxxi] .Vedi questa Diatriba ed anco la lettera di Paolo III pag. 10, dove ho preso questa notizia, e così si parlerà della voce sparsa intorno alla magia del Laurerio.

 

In realtà, la matematica di quel tempo aveva un vasto campo di ricerca: spaziava, infatti, su «aritmetica, geometria, musica, astrologia, goniometria, meteorologia, diottrica, geografia, idrografia, meccanica, architettura, architettura militare, pittura e scultura. I primi quattro argomenti rappresentavano la matematica pura, i rimanenti la matematica applicata»[lxxii]. I comuni discorsi intrattenuti tra il Farnese ed il Servita erano divenuti di pubblico dominio se anche Pasquino e Marforio motteggiavano sugli argomenti di quelle conversazioni[lxxiii] :

 

Marf.  [] Et noster Paulus Frenesius, ho! Farnesius dicere volebam, Pontifex in astrologia et divinatione primas hac tempestate obtinere dicitur.

Pasq.  Neque id falsum est; nam ut suae artis socium haberet, Dionysium Servitam, sui Ordinis principem, Cardinalem fecerat; et ipsemet Pavulus sibi hanc laudem assumit…

 

A causa dei pochi dati certi disponibili non è possibile esprimersi sulla reale portata degli argomenti esoterici trattati dai due prelati; tuttavia, la loro saggezza non sembra lasciare spazio alcuno ad un loro impegno nell’astrologia divinatrice, quella già condannata da Pico nelle pretese di divinazione del futuro. Respinta la magia negromantica, Pico esaltava solo la magia naturale che «marita il mondo», sfruttando le forze della natura; e solo quel modo di razionalizzare può apparire prossimo a due menti impegnate nel quotidiano governo della Chiesa universale.

 

5. Lo scisma d’Inghilterra ed il generalato dell’Ordine dei Serviti

 

Giunti all’agosto del 1532, morto Warham, Thomas Cranmer fu richiamato da Enrico dalla Germania e sostituito al defunto nella carica di arcivescovo di Canterbury e primate d’Inghilterra, ottenendo poi la conferma papale nel concistoro del 21 febbraio seguente[lxxiv]. Il 23 maggio 1533 Cranmer pronunziò la piena nullità del matrimonio di Enrico e Caterina, ed il giorno 28 dichiarava valido il matrimonio con Anna Bolena[lxxv], segretamente celebrato il 25 gennaio[lxxvi]. Clemente VII, in risposta, l’11 luglio decise di annullarlo; pronunciava, altresì, la scomunica maggiore contro il re, assegnandogli, tuttavia, un termine fino al 30 di settembre: una bolla dell’8 agosto notificava sentenza e sanzioni[lxxvii]. In pari data il concistoro arrivava alle stesse decisioni, con le medesime conseguenze.

A Dionisio non rimase che scrivere una lettera di resa, datata 20 agosto: il re «serenissimo» avrebbe saputo cosa egli aveva fatto per la corona dall’ambasciatore Benedict Benet, da Edoardo Karne e dal signor Bonner, agenti di Enrico con i quali aveva lavorato fianco a fianco. «Profundis etenim intimis cordis mei penetralibus defixus inheret quam a me aut ab aliis verbotenus exprimi possit». Solo l’altrui perfidia aveva potuto generare un tale risultato: «nam qum ego infelices labor nostrorum seccussus cogito mox non mee aut tuorum desidie vel ignavie sed hominum huius temporis perfidie procul dubio adscribi debere conspicio». Dispiaciuto grandemente di tutto quello che si è ottenuto, Laurerio si congedava firmandosi «Humilis perpetuusque servulus»[lxxviii]. In realtà quell’appellativo di «perpetuo» non si sarebbe rivelato certo tale, visto che la Storia avrebbe presto visto Dionisio dall’altra parte degli schieramenti: esattamente come per il cardinal Pole e per lo stesso Farnese.

Le note dedicate al Laurerio da G. Moroni riportano di un suo viaggio a Londra per conferire personalmente con Enrico VIII: «Cranmer [] giunto in Londra mise in ottima vista Dionisio al re, alla cui corte d’ordine di Clemente VII dovette poi trasferirsi per urgentissime cause, e per affari di religione»[lxxix]. De Nicastro già aveva esposto quella notizia associata all’incarico di penitenziere, scrivendo che

 

servì in tale carica Dionigi con somma laude, ed al Pontefice, ed al Re Britannico. Ma essendo poscia questi traviato dal dritto sentiere, stimò saggiamente Clemente di trasmetter Dionigi nell’Inghilterra, credendo ch’egli con la sua maravigliosa dottrina, e molto più con la servitù, e corrispondenza passata col medesimo, fosse per ridurlo ad bonam frugem. Ad ogni modo Dionigi per la protervia, e durezza del Rè, non poté riportar veruna cosa di profitto a’ prò della vera Religione.

 

E’ appena il caso di notare come gli autori non abbiano espresso la fonte della notizia, evitando anche di indicare l’anno della missione inglese, che, pertanto, resta nel campo delle notizie non direttamente riscontrabili[lxxx].

Nell’estate del 1534, tutto il clero inglese dovette giurare fedeltà ad Enrico come capo supremo della Chiesa[lxxxi]; Clemente VII morì il 25 settembre di quell’anno, ed il 12 ottobre il conclave elesse a succedergli Alessandro Farnese, con il nome di Paolo III [lxxxii]. E’ ovvio che il primo dei problemi che il nuovo pontefice dovette affrontare fu lo scisma d’Inghilterra, tuttavia la nazione era ormai definitivamente persa per il cattolicesimo: alla morte di Fisher ci fu grande sdegno a Roma, e «dal vecchio arsenale pontificio venne cavata fuori l’arma ormai rugginosa della dipendenza feudale dell’ Inghilterra dalla Santa Sede», ossia la possibilità che il re potesse essere privato del regno per lesa maestà[lxxxiii]. Ai fini del presente studio, ci preme invece sottolineare che uno dei primi atti di Paolo III fu quello di scegliersi i collaboratori più fidati: Dionisio, teologo ormai celeberrimo, a solo tre mesi dall’elezione del Farnese, da questi venne elevato il 22 gennaio 1535 a Vicario Generale Apostolico dell’ordine dei Servi di Maria[lxxxiv], in attesa del conferimento del generalato. Il Nostro, tuttavia, «non volle in alcun modo fare uso del Decreto Pontificio», in attesa del Capitolo Generale da riunirsi a Budrio[lxxxv]. Una volta convenutivi, la formalizzazione dell’elezione vide un Laurerio apparentemente schivo dinanzi a qualunque onore ed onere.

 

Per ben due volte, anche dopo la ripetuta unanime elezione canonica, tornò a rinunziare, finché una terza volta fu dagli elettori preso di peso e portato sulla sedia generalizia. La ripugnanza del Laurerio si spiega anche per il fatto che egli già prevedeva come ben poca della sua attività avrebbe potuto impiegare per l’Ordine, dato che il Papa si serviva continuamente di lui []. Infatti dovette quasi sempre governare [] mediante Vicarii generali [lxxxvi].

 

Suggestiva la narrazione del de Nicastro[lxxxvii]:

 

[] quantunque egli havesse il Breve Pontificio, col quale veniva creato Maestro Generale dell’Ordine, ad ogni modo due fiate rinunciò il Generalato, dicendo le parole del Vangelo Qui non intrat per ostium in ovile ovium, ille fur est, & latro; e due fiate à viva voce di tutti i vocali fù acclamato Generale XXVIII dell’Ordine. Poscia, cantando i Frati il giolivo Inno Te Deum laudamus, fu portato nella Chiesa. Ivi avanti di essi, e del numeroso Popolo concorso, piangendo rinunciò la terza fiata al diploma Pontificio. Mà acclamando concordemente tutti i Padri Vivat Dionysius Generalis, Vivat Dionysius Generalis, gli fù data de essi l’obbedienza, sicome costa dallo strumento della sudetta elezione.

 

Secondo la cronaca riferita da un confratello contemporaneo, fra Sebastiano Vongeschi da Pistoia, il pontefice «con le sue proprie mani li mise in capo la baretta, e dette le S. Costituzioni e sigillo dell’Ordine, e più lo titolo A Domino factum est istud»[lxxxviii]. Da allora in poi il motto, evidentemente tratto dal Salmo CXVII, fu la sottoscrizione solitamente utilizzata dal Laurerio al posto della sua stessa firma. Paolo III lo volle Visitatore della Congregazione dei Servi di Maria[lxxxix], conferendogli i più ampi poteri di visitare e riformare i monasteri dell’ordine, eventualmente facendo uso di censure e dello stesso braccio secolare contro «gli inobbedienti ed i ribelli» ed il Laurerio stesso, da generale dell’Ordine, convocò un Capitolo proprio allo scopo di «studiare e rendere più efficaci i suoi provvedimenti relativi alla riforma, come fu poi disposta dal Concilio di Trento»[xc].

Non abbiamo rintracciato ulteriori documenti d’archivio relativi al 1535, ad eccezione di un atto d’acquisto firmato «fra Dionisio Priore Generale», contenuto nel nominato Archivum S. Marcelli, relativo ad una casa sita in piazza Colonna, comprata dai serviti il 22 dicembre. Certamente l’anno trascorse nell’onorare i nuovi gravosi impegni, collaborando da vicino con il pontefice, stretto fra lo scisma d’Inghilterra e la dilagante eresia luterana, e pressato dalla necessità di un Concilio ecumenico.

 

6. Il Concilio e la nunziatura di Scozia

 

Nel 1536 Paolo inviò i suoi legati apostolici ad annunciare il prossimo Concilio a tutta la Cristianità: «in Polonia, il friulano Panfilo Strassoldo, nell’Impero nei Paesi Bassi e negli Stati scandinavi Peter Van der Vorst»[xci]. A luglio si era deciso che per Giacomo V Stuart, re di Scozia, nunzio straordinario sarebbe stato il lucchese Silvestro Dario, ma per qualche impedimento fu sostituito da Dionisio[xcii]. Sforza Pallavicino scrisse di Laurerio, a proposito della suddetta nunziatura, specificando che il servita fosse di Benevento ed aggiungendo che era stato «impiegato prima da Clemente in gravi affari in Ungheria» [xciii].

La lettera di designazione è del giorno 12 ottobre 1536[xciv], mentre le istruzioni per il Laurerio citate da Ehses[xcv] sono tratte dalla copia coeva contenuta nel cod. Vaticano  lat. 3915 [xcvi], e sono datate 24 ottobre; si dà il caso che esaminando la lettera originale posta nell’Archivio Vaticano[xcvii] si faccia la scoperta, già preannunciata, che Dionisio compaia con il suo cognome originale «Laurelio». Invece Ehses giammai avrebbe potuto leggere «Laurerio» nel Vat. lat. 3915  perché il destinatario delle istruzioni è denominato unicamente «Magister Dionysius Generalis Ord[inis] Servorum»[xcviii].

Esse dispongono che il cardinal Agostino Trivulzio debba ottenere un salvacondotto per Maestro Dionisio per il viaggio verso la Scozia:

 

quarum munimine per Angliam in Scotiam suum iter eundo et redeundo tuto facere possit. Per Angliam iter faciens omni prudentia et modestia utatur, ne iustam alicui de eo conquerendi praebeat occasionem[xcix].

 

Ottimistica speranza del pontefice, secondo la quale sarebbe bastato usare «prudenza e discrezione», senza «offrire pretesti per lamentarsi», affinché il Servita potesse transitare in sicurezza nell’isola britannica: lo stesso Paolo III presto avrebbe preferito evitargli ogni rischio astenendosi dall’inviarlo di lì. Gli ulteriori ordini impongono di presentare copie del breve e della bolla a re Giacomo e di aggiungere, nel caso, quanto il pontefice sia riconoscente che la Scozia continui a preoccuparsi per la Chiesa di Roma; comandano, infine, di consultarsi con l’arcivescovo di St. Andrews (il primate di Scozia James Beaton) e con l’arcivescovo di Glasgow (Gavinus Dunbar).

Illuminante, nell’esame della nunziatura straordinaria di Scozia curata dal Laurerio, è lo studio delle citate Letters and Papers relative al regno di Enrico VIII, nonché le corrispondenze diplomatiche della Sede Apostolica visionate dalla Facoltà di Storia Ecclesiastica della Pontificia Università Gregoriana di Roma e dall’Ecole Française di Roma. La raccolta [c] utilizza le copie dei dispacci diplomatici del Cinquecento e Seicento conservate in Vaticano, le Lettere di Principi, registri nn.10-12-14-14a[ci], nonché i regesti Letters and Papers della British Library[cii]. Infatti, poiché gran parte dei riferimenti storicamente certi, relativi alla cosiddetta nunziatura di Scozia del Laurerio, è conservata proprio negli atti della nunziatura in Francia da quest’ultima trarremo le notizie che ci interessano.

Nunzio apostolico dell’epoca è Rodolfo Pio di Carpi, vescovo di Faenza (così come si firma), il quale aveva già svolto una missione in Francia nel 1530 e poi nel 1533, mentre la nunziatura era in mano a Cesare Trivulzio, vescovo di Como. L’incarico era passato al Carpi nel 1535, con l’inizio della politica del Concilio di Paolo III: Vergerio inviato in Germania, Guidiccione in Spagna; Carpi era giunto a Saint-Germain, allora sede della Corte, il 17 febbraio, e ne sarebbe ripartito nel luglio del 1537[ciii]. La corrispondenza esaminata è sempre indirizzata ad Ambrogio Ricalcato, segretario di Paolo III fino al dicembre 1537 (quando sarà rimosso ed incarcerato in Castel S. Angelo con l’accusa di simonia).

Il Laurerio è da poco partito che, il 18 novembre, un dispaccio di Thomas Cranmer informa Enrico VIII che «father Denis who wrote on the King’s side being now General of the religion goes as Ambassador from the Pope towards the King of Scotts»[civ] : non è stata dimenticato quanto il Laurerio aveva fatto a Roma per l’annullamento del matrimonio di Enrico, ma ora da generale del suo ordine va in Scozia come ambasciatore (presso una nazione acerrima nemica del Tudor). Fonte della notizia relativa a fra Dionisio, che Cranmer dice di ricevere da Roma, è John Bianket, già proprio familiare ed ora al servizio del cardinal Ghinucci, vescovo di Worcester. Le tempestive note di Cranmer informano Enrico che il Farnese sta convocando molti prelati per un prossimo concilio e fra di loro un nuovo avversario della Corona, Reginald Pole: questi era andato a Roma nonostante il divieto di Enrico, ma Cranmer tiene a precisare al re che Paolo III ospita il Pole nel suo palazzo con grandissima considerazione, tanto che voci informate parlano di una prossima porpora cardinalizia; cosa che puntualmente sarebbe seguita a distanza di un solo mese. Dalla curia romana, Dandino scrive al Carpi il giorno 25 informandolo che Sua Santità vuole anche che fra Dionisio parli con Sua Maestà (Francesco I) relativamente al problema costituito dalla disobbedienza dei frati Servi in Francia[cv].

Il Servita giunge il 10 dicembre alla corte francese, come testimonia la lettera del giorno 13 indirizzata a Roma dal nunzio, Rodolfo di Carpi, il ”Vescovo di Faenza” [cvi]. Questi osserva che per ora sarebbe bene ospitare presso di lui il nunzio in Scozia perché, anche se fosse possibile ottenere dai francesi un salvacondotto per l’Inghilterra (cosa di per sé già improbabile per quello che si sente di quella nazione), a motivo della grande volubilità di Enrico e dell’infinita empietà e malvagità dei suoi ministri, egli stesso non si sente di ardire a consigliare la partenza del Laurerio. Ed esplicita:

 

Tutto questo nonostante io reputi Sua Signoria il più disponibile ad incontrare qualunque pericolo ad un cenno di Sua Santità.

 

E’ forse il primo dei giudizi formulati sul Nostro, dai contemporanei, senza che si debba dubitare dell’imparzialità dell’autore: ci stiamo riferendo, infatti, a pareri estratti da corrispondenza diplomatica, quindi privi della necessità di compiacere un qualsivoglia ospite od ascoltatore. Il generale dei serviti ha preso contatto con la corte francese: re Francesco I, il potente Gran Maestro e luogotenente generale Anne de Montmorency, il cardinale du Bellay[cvii], mentre re Giacomo V di Scozia è a Parigi per mettere a punto i festeggiamenti per le sue nozze con  Maddalena, figlia di Francesco I. A corte lo Stuart ha detto che avrebbe gradito la nomina a cardinale per il suo cancelliere, l’abate di Arbroath David Beaton, nipote di James, arcivescovo di St. Andrews e primate di Scozia. Il giovane sovrano, allora di soli 24 anni, orfano del padre quasi dalla nascita, era passato dalla reggenza della madre a quella dei due Beaton, veri artefici di molte importanti decisioni di quel re, comprese le sue nozze (nonché le successive).

Mentre anche l’inviato di Reginald Pole ha problemi per raggiungere l’Inghilterra dalla Piccardia, il Faenza da Parigi scrive preoccupato a Roma che «sia bene che il Rev[erendissi]mo Generale se ne ritorni compito che abbia quanto ha da fare con il Re di Scozia, il che credo non sarà finite le feste che si apparecchiano, le quali non sono perdurare per pochi dì»[cviii]. Nel dispaccio del giorno 28 il vescovo di Faenza informa Roma che «il Rev[erendissi]mo Nunzio al Re di Scozia hoggi è stato lungamente con il cancelliere di Sua Maestà, e l’uno e l’altro è restato ben satisfatto, e domani mattina sarà con la Maestà Sua»[cix].

Il 6 gennaio 1537 Faenza comunica di aver colloquiato con l’ambasciatore inglese in Francia, Wallop, sulla situazione politica del suo paese e su Enrico da poco tornato a Londra in corteo, dopo i disordini, deciso a concedere al popolo un parlamento «per giudicare per giustizia sopra le querele che facevano». Il nunzio in Francia spera, così come il papa, che Enrico torni da solo sulla retta via di obbedienza al pontefice, perciò ancora si astiene dal rendere pubbliche le censure ecclesiastiche contro il Tudor, e decide di «ritardare quì il R[everendissi]mo Nunzio al Re di Scozia», in attesa di andare nell’Isola «accompagnato con il favore del Re»[cx]. Wallop, incontrato dal Faenza alle nozze di Giacomo e Maddalena, non crede che il Laurerio sia andato fino in Francia solo per i problemi del suo Ordine per cui «ha mostrato meco credere che il detto Nunzio vadi più per fare contro Inghilterra, che per altro», visto che considerano il re di Scozia «loro inimicissimo».

 

Il dispaccio del giorno 14[cxi] ci riferisce di un re Giacomo

 

 d’ottima volontà, e tanto osservante di Sua San[ti]tà quanto si possa desiderare [anche per] le continue carezze, e ferme parole che Sua M[aes]tà, e mons[ignor] d’Abbrotto suo cancelliere usano con meco [sic], e con il R[everendissi]mo Nunzio, quale per verità ha guadagnato molta grazia, non solo con quello, ma con Sua M[aes]ta Christianissima Mons[ignor] Gramm[ae]stro, e Regina di Navarra, quale volentieri parla seco, e tutti insieme per quel che me ne dicono lo tengono chiaramente in molta reputazione, et estimazione di dotto, et huomo molto desto al negoziare, e fossi che con questi mezzi, e favori potria dare buon fine alle cose della sua religione quì, con tutto ch’ei habbia difficultà grandissima, alle quali attende aspettando io risolverlo di quello habbia a fare circa il ritorno, o progresso suo, il che sarà, come per l’altra ho scritto, secondo quelche si ritrarrà d’Inghilterra [] [cxii].

 

Anche le corti di Francia ed i reali di Scozia hanno quindi espresso grande stima per il Laurerio; sanno quanto sarebbe importante la sua figura per l’appoggio di cui necessita il giovane re ad Edimburgo, circondato dai molti nemici che Enrico gli mette contro, in patria e fuori. Ma troppo grandi i rischi per il nunzio in Scozia in un eventuale transito lungo l’isola britannica, minacciata dai sicari inglesi: lo stesso re Giacomo manifesta «desiderio grande ch’ il R[everendissi]mo Generale [] ritorni presto a Roma»[cxiii]. Paolo III medesimo avrebbe approvato, secondo quanto scrive l’11 gennaio il cardinale Alessandro Farnese al cardinal Faenza:

 

Che V[ostra] S[ignoria] R[everendissi]ma habbia dissuaso l’andata del R[everen]do nuntio in Scozia, per li pericoli etc., Sua Santità ne ha avuto piacere per non lassarlo andar in sì manifesto pericolo, et non li par più necessaria l’andata sua in quella isola, havendo satisfatto (coma ha) con quel re [] [cxiv].

 

Il dispaccio del giorno 30 [cxv] ci fa sapere che «il R[everendissi]mo Nunzio al Re di Scozia sarà chiamato da Mons[ignor] il Gramm[aest]ro per parlare secondo l’ordine di V[ostra] S[ignoria][di Ricalcato medesimo, e quindi per disposizione del papa, n.d.A.] a Sua M[aes]tà Chr[istianissi]ma toccando la pace»; indubbiamente, secondo Faenza, molto può fare al proposito il Laurerio, visto quello che già in precedenza si era detto,

 

per esser quello in buonissima reputazione appresso tutti, da quali è laudato, dico molto di letteratura, bontà, lingua, e destrezza d’ingegno, il che mi è parso debito mio di far intendere a Sua S[anti]tà, trovando io di bocca di tutti loro essere così [cxvi].

 

Il cardinale non potrebbe essere più esplicito nella sua prosa, asciutta ed efficace: fra Dionisio sta ben spendendo il suo tempo presso la corte di Francia, in quel momento a St. Germain[cxvii]; l’alta considerazione degli importanti personaggi, posti al centro del cuore politico d’Europa, non può che giovare alla riuscita delle molteplici missioni diplomatiche che il Nostro è chiamato ad affrontare: il breve d’intimazione del Concilio, già consegnato nelle mani di Giacomo V, e la visita con l’eventuale riforma dei conventi dell’Ordine in Francia, per cui Francesco I avrebbe potuto interporre anche l’autorità regia (così come Giacomo avrebbe potuto per la visita di riforma in Scozia).

Non dobbiamo dimenticare, inoltre, che, associata a tali incarichi, era spesso unita la corresponsione di pingui doni in denaro e preziosi che gli alti diplomatici portavano seco, per gli usi più consoni al successo della legazione: riferendosi alla nunziatura scozzese condotta da mons. Pietro Lippomano, J. Law scrive espressamente che egli «carried funds for political purposes, to use at his own discretion, to placate or encourage influential Scots»[cxviii]. Lo storico scozzese [cxix] studia nel saggio due missioni di poco posteriori a quella del Laurerio, tra cui quella di Marco Grimani del 1543, delle quali si conosce molto di più, e dove l’autore può meglio soffermarsi sugli episodi. Per Lippomano

 

the money brought by the bishop of Verona was put to wrong uses. Ecclesiastical  patronage and, in particular, the provision to benefices was another area where Paul III could influence Scottish affairs [cxx].

 

E’ molto probabile che Dionisio Laurerio abbia personalmente portato per Giacomo V doni importanti per aiutare lui a tenere il suo Paese unito contro l’Inghilterra e lo scisma, ed a far sì che i nobili del regno lo seguissero:  così sembra pensare anche P. Rebora scrivendo[cxxi] che «Paolo III  inviò doni a Giacomo nel 1537». Del resto, nella corrispondenza del 13 marzo[cxxii], il card. Faenza riferisce che, prima di ritornare, i reali di Scozia hanno parlato di un «certo affare di quello [in riferimento a mons. Arbroath, n.d.A.], di che dovea parlare il P[rio]re Generale de i Servi a Sua San[ti]tà». Dalle considerazioni di Faenza sull’abate «che sia come padre al re di Scozia» e dal successivo suggerimento di compiacere quel prelato, si intuisce che «l’affare» consisteva nel cappello cardinalizio per mons. Beaton, quale giusta ricompensa per i suoi servigi alla Chiesa di Roma, affinché la Scozia le resti fedele: Giacomo lo aveva richiesto, insomma, sia al nunzio in Francia che al nunzio in Scozia, a chiare lettere.

Faenza continua ad essere il tramite tra le aspirazioni di Beaton che «mostra infinita sete di far servitio a Sua San.tà» e le necessità del pontefice di avere sia un nunzio in Scozia che un abile ed ascoltato portavoce presso la corte di Edimburgo, per avvalersi della grande disponibilità di quel re verso la Santa Sede: nel dispaccio che scrive da Amiens il 12 aprile[cxxiii] il nunzio, con la franchezza solita, riferendosi alla nunziatura permamanenet in Scozia, esprime una chiara valutazione sulla necessità, ed opportunità, di utilizzare Dionisio. Perché 

 

quando Sua S[anti]tà mandasse il Generale de i Servi, io per me crederei fosse molto a proposito per conoscere già l’humore, et essere in opinione di quelli  [la coppia reale, n.d.A.], e di buon cuore, e volere nel servitio di Sua San[ti]tà, e potria intrattenere di sorte questo Abbate, quale si può dire il Re medesimo [].

 

Ed aggiunge che non sarebbe fuori luogo creare Arbroath «Cardinale, e Legato in quel Regno»[cxxiv]. Conclude scrivendo che ha soltanto offerto un suo umilissimo parere a Sua Beatitudine, affinché prenda tempo a decidere chi mandare per il difficile incarico in Scozia: certamente sarà «huomo di qualch’ esperienza, e soprattutto ben prudente».

Il successivo giorno 13, alla vigilia della partenza di Arbroath, Faenza spiega all’abate, ancor più apertamente, che l’appoggio di re Giacomo alla causa del papa gli avrebbe certamente fruttato il cappello cardinalizio. Beaton di Arbroath si dichiara pronto a qualunque ordine, anzi chiede al Faenza un codice cifrato per corrispondere con Roma e lo invita ad inviare un nunzio ad Edimburgo.

 

E parlandogli del Generale de i Servi, mi mostra che lo desideraria più ch’ogni altro, onde mi pare veramente che Dio ci apra una gran strada per apportar grand’honore e contento a Sua San[ti]tà, alla quale non dovria esser grave in tal caso far questo Card[ina]le, che sarà sempre membro honorato, e laudato per più conti [cxxv].

 

Con questi schietti e motivati giudizi su Dionisio Laurerio espressi dal cardinale Rodolfo Pio di Carpi, vescovo di Faenza, nunzio in Francia, e da James Beaton, primo cardinale della storia scozzese (1538), arcivescovo di St. Andrews e primate di Scozia, si conclude la presenza del generale dei serviti nei dispacci diplomatici di quella nunziatura.

Una volta di più si dimostra la fondatezza dell’asserire che soltanto le prove documentali, tanto più se di elevata affidabilità, costituiscono buone garanzie alla corretta ricostruzione degli accadimenti storici. Infatti, biografi di Dionisio pur illustri, quale il Ciacconio, scrissero dell’arrivo del Nostro nella reggia di Edimburgo, alla presenza di re Giacomo e dei nobili del regno[cxxvi], perché al Servita sarebbero giunte successivamente le disposizioni del 23 novembre 1536 che ordinavano di riformare i monasteri dell’ordine. Tuttavia nessuna concreta notizia abbiamo del soggiorno scozzese, al fine di poter comprovare l’asserto del Ciacconio; al contrario della successiva legazione di Grimani, del quale abbiamo la corrispondenza ripresa da R. K. Hannay in «Letters of the Papal Legate in Scotland, 1543»[cxxvii]: da questa è ricavabile finanche la residenza occupata dal Grimani nel corso del soggiorno. Certo è che lo stesso Ehses[cxxviii] deve riconoscere che «de rebus per Laurerium coram Iacobo V rege in aula Edinburgensi et postea per Scotiam et Galliam in rebus sui ordinis gestis nonnulla habet» contraddicendo quello che aveva scritto Arcangelo Gianio, curatore degli Annalium dell’ordine servita [cxxix]. Questi, a sua volta, riferiva solo le generiche notizie del Ciacconio sopra riportate, senza che nessuno dei due avesse mai chiarito la fonte originale delle medesime.

Altrettanto avversa all’opinione che il Laurerio abbia visitato la Scozia è la storiografia contemporanea, primo fra tutti proprio Jedin, il quale scrive come il Servita abbia notificato a Giacomo V, allora in Francia, l’annuncio papale, «e lasciò l’incarico di citare i prelati scozzesi al futuro cardinale Beaton favorito del re»[cxxx]; la nota 7 [cxxxi] riferisce, infine, che «la conferma di ricevuta non stampata, che trovasi in Vat. lat. 3915 f.154r, 28 gennaio 1537, non contiene nulla di importante». Secondo il Gianio il Generale, di ritorno dalla nunziatura straordinaria, effettuata «plena facultate Legati de latere»[cxxxii], sarebbe sbarcato a Calais nel 1538 per dare esecuzione alla bolla pontificia sull’obbedienza dei frati servi. Poi, per l’ostinata protervia dei confratelli francesi, sarebbe dovuto ripartire lasciando l’incarico al suo vicario in Francia. Giunto a Roma, nel riferire a Paolo III sulla nunziatura di Scozia, non avrebbe mancato di descrivere l’agitata situazione dell’Ordine in Francia, scatenando l’ira del Farnese. Questi, una volta a Nizza per il convegno con Carlo V, emise il successivo 4 giugno una bolla che, rinnovando quella di Leone X del 1516 In Fratres Apostatas, riconosceva al priore generale dei serviti la facoltà di emettere giudizi e censure verso i confratelli che non osservassero lo regole, soprattutto quelle che proibivano di dimorare al di fuori del convento[cxxxiii].

Quello che personalmente abbiamo costatato, comunque, è il fatto che il Nostro figura presente a Roma, nel citato Archivum Sancti Marcelli, sotto la data dell’11 maggio 1537 per l’atto di locazione del Casale di Marcigliano, posto sulla via Salaria, a Cristoforo de Taxis[cxxxiv] e sotto il 18 luglio per l’affitto al cardinale Alessandro Cesarini del Casale di S. Nicola (oggi Casal Boccone)[cxxxv]; la prossimità di queste date a quelle nelle quali Dionisio era in Francia fa ritenere che non dovrebbe esserci stato alcun viaggio in Scozia.

Al momento null’altro si conosce sulla nunziatura effettuata dal Nostro. Soltanto si può concludere che, qualunque fosse stato il risultato immediato di una eventuale missione del Laurerio, facendo nostre le osservazioni di J. Law sulla politica pontificia un Scozia, Paolo III

 

dimostrò la sua completa dipendenza dalla Francia [cxxxvi]. Alla metà del Cinquecento il papato non possedeva le risorse per esercitare un ruolo decisivo ed indipendente negli affari scozzesi. Dove Paolo III era stato in grado di fornire un contributo, mediante l’invio di un nunzio fornito di denaro ed attraverso l’esercizio del diritto di designazione dei benefici scozzesi, egli determinò il consolidamento della politica francese.

 

             L’uso improprio del denaro portato da Roma ed il fatto che fosse lasciata irrisolta la situazione ecclesiastica, «enfatizzano il ruolo secondario giocato dal papato e dai suoi rappresentati»[cxxxvii], mentre l’Inghilterra continuava a sostenere il protestantesimo scozzese e l’opposizione politica alla Francia ed al partito di Maria di Guisa (sposata da Giacomo V in seconde nozze, vedovo di Maddalena).

 

 

7. Il bisogno di riforme e l’elezione al cardinalato

 

Il ritorno del Laurerio a Roma vede l’inizio di un altro gravoso impegno, fortemente voluto dal Farnese fin dall’elevazione al soglio: una sincera riforma della Chiesa, che, per il precipitare degli eventi, poteva sfociare solo nell’urgente convocazione di un concilio ecumenico.

Probabilmente il Servita, in visita alle nazioni del Nord Europa, doveva essere rimasto profondamente scosso nel costatare quanto grave e colpevole fosse sentita la condotta della S. Sede. Un febbrile lavoro fece sì che nell’autunno del 1537 il Generale desse al pontefice ed al Consilium quator delectorum super reformatione Romanae Ecclesiae (composta dagli illustri cardinali Contarini, Carafa, Simonetta e Ghinucci) una Compositionum defensio: un «coraggioso documento nel quale il Laurerio [] suggerisce quello che era necessario riformare in riguardo al compenso che si richiedeva per ottenere documenti pontificii, cosa che sembrava sapesse di simonia»[cxxxviii].

Le parole del Nostro risuonarono durissime per la Curia romana; indirizzandosi a Paolo III, così si pronunciava: 

 

Ma se anche tu deciderai di ritenere quello che è giusto ed equo, a proposito delle composizioni e perciò giudicherai di non toglierle (del tutto), non tentennare, te ne prego, nell’abolire quei funestissimi abusi che nascono dall’insaziabile avarizia umana e che hanno resa ingrata, anzi odiosa, a tutto il mondo cotesta S. Sede [cxxxix].

 

Parole terribili, per le mentalità e gli usi dell’epoca, che l’autore accompagnava con dotte citazioni di S. Tommaso e numerosi altri antichi maestri. Ehses[cxl] colloca, all’incirca, nel mese di ottobre il periodo in cui la Compositionum vide la luce, mediante l’esame delle numerose copie manoscritte divise tra Roma, Milano, Venezia e Napoli; fra tutte citeremo il cod. Barberini lat. 5362[cxli] che attribuisce al Laurerio la paternità dello scritto [cxlii]. E’ indubitabile che pochi atti più di una vera requisitoria sugli abusi perpetrati nell’amministrazione della Dataria nella Curia Romana possono meglio testimoniare la severa concezione del governo ecclesiastico da parte del Laurerio e la necessità assoluta di procedere ad energiche riforme: tutta la sua attività, dall’incarico di priore generale in poi, sembrano perfettamente finalizzate al raggiungimento di quella meta, sia nell’ambito dell’ordine servita che in quello dell’intera Chiesa.     

Il 1538 vide, invece, l’imposizione delle decime ecclesiastiche imposte dal pontefice, tornato dal convegno di Nizza, il quale «per apparecchiare un’armata navale contra il Turco, a’ suppliche del Generale Laurerio, che gli rappresentò la necessità, e povertà del suo ordine, concedette che dimidia tantum pars decimarum solveretur» , come scrive il de Nicastro[cxliii]: la bolla di papa Paolo è del 16 luglio di quell’anno[cxliv].

Nel 1539 la Commissione per la riforma fu elevata da quattro ad otto membri, in quanto era stato deciso di riformare, oltre la Dataria, anche Rota, Cancelleria, Penitenzeria e Tribunali[cxlv]; in realtà non sembrava agevole eliminare gli abusi in quanto che «equivaleva togliere al papa il suo sostentamento»[cxlvi]. Il cardinale Contarini continuava a sollecitare il Farnese a nominare in Curia persone distinte, «come mezzo migliore per promuovere la riforma»[cxlvii]. E già ad ottobre cominciò a vociferarsi delle future nomine cardinalizie per il prossimo Natale[cxlviii].

Effettivamente gli storici riconoscono che il concistoro del 19 dicembre premiò quasi esclusivamente «persone distinte e tali, da cui il mondo cattolico poteva attendersi il meglio: ciò vale specialmente per il dotto Dionisio Laurerio», «importante teologo», e poi per Guidiccioni, Cervini e Fregoso[cxlix]. Grande festa nell’ordine dei frati serviti, perché per la prima volta dalla fondazione un confratello era creato cardinale, e sommo onore usò il pontefice col loro generale in quanto inviò a lui

 

 a quattro hore di notte la barretta di Cardinale per mano del suo Pier Luigi Farnese Duca di Parma, e di Piacenza, nel che anche ad intender diede quanto affettuosamente l’amasse, e lo creò Cardinal Prete col titolo di S. Marcello[cl].

 

La bolla di nomina indirizzata al Laurerio, sottoscritta dal pontefice e dai cardinali, è conservata in originale presso l’archivio dei serviti. Il decreto reca le firme autografe di alcune tra le più grandi figure della storia della Chiesa di quel tempo, in primis Paolo III Farnese, insieme con insigni membri del Sacro Collegio, Bembo, Sadoleto, Contarini, Giovanni del Monte (futuro pontefice nel 1550 col nome di Giulio III), Marcello Cervini (al Sacro Soglio nel 1555 col nome di Marcello II), Gian Pietro Carafa (papa fino al 1559 come Paolo IV). E quelle firme sono il miglior sigillo ai giudizi che la bolla riporta, ripercorrendo lo straordinario cursus honorum di Dionisio Laurerio e, soprattutto, le particolari qualità di fede, di dottrina e di animo che lo distinguevano: l’impegno a restituire dignità alla vita conventuale corrotta dai costumi dell’epoca, la splendida mente, la sua celebre dottrina, la singolare onestà e saggezza, la generosità in mezzo alle difficoltà, la fermezza nelle decisioni, l’esattezza nel pronunciarsi, ed infine la massima prudenza in tutte le cose,

 

per cui non hai temuto di portare a termine i molti incarichi sopportando affanni e pericoli occorsi da troppo tempo, anche nella stessa Chiesa Romana; sappiamo che sono state riconosciute le difficili imprese, specialmente al tempo delle persecuzioni della giusta fede, funzioni svolte per Noi e per il Pontefice del tempo.

 

Può ben applicarsi a quelle bolla quanto dedica G. Palazio al nostro Dionisio in Fasti Cardinalium ecc.[cli] : «Excelsus est, humilia respicit e alta a longe cognoscit» (Salmo 137); ovverossia: Egli è l’Eccelso, ma gli umili esalta, e i superbi conosce di lontano. L’onesto Sadoleto scrive personalmente al Laurerio da Carpentras il 13 febbraio del 1540 congratulandosi per la sua investitura: la lettera è la prima conosciuta tra le molte che i due si scambieranno, e compare nella raccolta  Jacobi Sadoleti S.R.E. Cardinalis Epistolae ecc.[clii], citata più avanti.

Il 12 febbraio il “San Marcello” aveva ricevuto la preconizzazione per la cattedra episcopale di Urbino, del quale incarico abbiamo, però, pochissime notizie poiché egli governò esclusivamente a mezzo del vicario generale[cliii]. Fa fede della delusione per la mancata investitura di Benevento una avvilita lettera del Laurerio datata 26 giugno, diretta al cardinal di Carpi, «legato dela Marca»; proprio il nuncio Rodolfo Pio, testimone e cronista dell’attività diplomatica svolta dal Nostro presso la corte di Francia. La corrispondenza, indirizzata ad un cardinale della sua stessa corrente filoimperiale[cliv], comincia con un’accorata dichiarazione di impotenza:

 

Ill[ustrissi]mo et Re[verendissi]mo S[igno]r mio

Io mi trovo in gra[n] travaglio sendo privo dela gratia delo Ill[ustrissi]mo et

R[everendissi]mo Farnese []

 

Il cardinal Alessandro Farnese, nipote del pontefice, già da qualche anno protettore di Giovanni Della Casa, è schierato dalla parte di questi, ponendo il veto alla nomina arcivescovile del Laurerio per la prestigiosa sede di Benevento (cosa che invece sembrava scontata per il successivo concistoro)[clv]:

 

[] et questo ha fatto etiam S[ua] Ill[ustrissi]ma et R[everendissi]ma S[ignoria] ha pegliato per inpresa. Di far’ dar’ larcivescovado di Benevento al Mons. Gio[vanni] dela Casa; del etiam non mi curerei po[n]to, se non sene fusse tanto parlato etiam la cosa, e publica, et publico il scorno ne segue, [] heri si dovea proporr’ in co[n]cistorio, se la pieta et bonta di S. Bea[titudi]ne no[n] pigliava delationi, pero credo senza fallo seguiva leffetto []

 

Lo stesso Paolo III si era poi pentito dello scavalcamento operato a danno del fedele amico:

 

[] et li spiaceva al fine che false relationi di huomini senza spirto havermi postposto ad altri []

 

Talmente cocente, tuttavia, la delusione del Servita da fargli dubitare che i meriti acquisiti presso la famiglia Farnese sarebbero un giorno stati equamente ricompensati:

 

 [...] et certo li meriti di S[ua] Bea[titudi]ne, co[n] il cumulo deli ben[e]fitii mi obligano tanto et di tal sorte. Etiam spender’ ogni di la vita p[er] servitio di S[ua] Ill[ustrissi]ma et R[everendissi]ma S[ignoria] et di ciascuno di casa sua, no[n] paghera mai il debito, et co[n] questa fo fine [] etiam mio S[igno]re Idio la conservi et prosperi  Di Roma il dì XXVI di giugno del XXXX.

Di V[ostra] Ill[ustrissi]ma et R[everendissi]ma S[ignoria] Humil[issim]o et devotiss[im]o serv[itore] Il car[dina]le di Sa[n] Marcello [clvi]

 

In effetti, era ben noto che il Della Casa, allora chierico della Camera Apostolica, mirasse alla cattedra beneventana, poiché aveva ottenuto in quell’anno soltanto l’incarico di commissario per le decime (in Romagna, poi ad Ancona, quindi a Firenze)[clvii]. Egli fece di tutto per brigare ai danni del Laurerio il quale, infatti, non ebbe neppure il tempo di riuscirvi. Per il prelato fiorentino, invece, la desiderata nomina a metropolita beneventano si sarebbe avverata nell’aprile 1544, grazie ai cardinali Bembo, Cervini, Del Monte e, soprattutto, al suo protettore il cardinal Farnese; assegnazione a cui, prestissimo, sarebbe seguita anche quella di nunzio apostolico a Venezia. Viceversa, la porpora gli sarebbe stata definitivamente preclusa a causa dei trascorsi di letterato, autore di sconce opere profane, e poco sensibile al voti di castità anche da tonsurato. Proprio la mediocre statura morale del prelato fiorentino costituiva il legittimo motivo dello scoramento di Dionisio verso «huomini senza spirto» che lo hanno danneggiato mediante menzogne e con «publico scorno»; non è stato possibile capire esattamente a cosa si riferissero quelle falsità, considerando che le uniche accuse mosse al Laurerio, di cui si abbia memoria, sono quelle relative alle cosiddette pratiche magiche.

Tuttavia, la stima di Paolo III per il Nostro appare, immutata, anche da quanto scrive A. F. Piermei[clviii]: il papa, dopo aver sempre raccomandato ai suoi cardinali scelti per la riforma della Chiesa di consultarsi col priore generale dei serviti, una volta elevato questi alla porpora, lo nomina nella medesime commissione, ed il 17 agosto del 1540 gli conferisce l’alta dignità di Penitenziere Maggiore. L’autore scrive che tanto è dimostrato dagli Atti Concistoriali di quel giorno; secondo Ehses il giorno 27, venerdì, nel concistoro adunato in S. Marco[clix], Laurerio sarebbe stato nominato nella commissione di riforma «pro poenitentiaria», insieme con Contarini e Carafa, senza però riferire di ulteriori nomine che riguardassero il Servita.

L’ottenimento dell’incarico di penitenziere maggiore sarebbe comprovato anche da una lettera che il card. Pole scrive al Laurerio, cardinale di San Marcello, per ringraziarlo delle parole consolatorie rivoltegli per la morte di sua madre: «[] quam dignam statim persona majoris Poenitentiarii iudicavi, quam R[everendissi]ma Dominatio vestri gerit» [clx]. Allo stesso ufficio alluderebbe anche il cardinale Sadoleto scrivendo al Laurerio nella citata corrispondenza del 13 febbraio 1540: «Ad eam voluptatem, quam acceperam ex amplificatione tua dignitatis accessit litterarum tuarum suavitas»[clxi].

L’epistolario di quel porporato è anche fonte di conoscenza sulla solidità della reciproca stima intercorsa con il cardinale di S. Marcello: così la lettera del 9 maggio[clxii], in risposta a precedente corrispondenza, e quella del 18 aprile dell’anno successivo. Quest’ultima ritrae Sadoleto che scrive all’amico sulla propria composizione  De Aedificatione Catholicae Ecclesiae, supplicando «Dionisy doctissime» affinché esamini lo scritto da cima a fondo, anche correggendo gli errori. «Quid enim est repraehendi, nisi alieno labore fieri meliorem?»[clxiii]. Un’altra lettera testimonia la grande gioia del Sadoleto nel sapere ancora in vita l’amato amico quando, invece, si erano diffuse false voci sulla sua morte durante la legazione in Lucca, nel medesimo anno 1541[clxiv]. Del resto, anche gli epistolari dei cardinali Polo e Contarini manifestano in tutta evidenza quanto il parere e l’amicizia di fra Dionisio fossero ricercati dai più eminenti membri del Collegio.

Il comune impegno, insieme al Sadoleto, alla ricerca di un’intesa coi luterani, fino a giungere alla convocazione della dieta di Ratisbona, sono comprovati anche dagli scritti indirizzati al Laurerio, al Carafa ed al Fregoso, «ut trium sapientissimorum Cardinalium [] judicio subiiceret»[clxv]. Alvise Priuli, incaricato di trasmettere i pareri dei tre porporati, una volta riferiti quelli del card. Carafa e del card. Fregoso, riportava anche il pensiero del San Marcello. Questi avrebbe direttamente corrisposto con il legato, tuttavia al Servita sembrava che, nell’accordo coi protestanti, il Contarini avesse, sì,

 

fatto guadagno: ma che era ben d’avvertire, che guadagnando con quei di lì non si perdesse con questi di qui[clxvi].

 

I notevoli ostacoli frapposti alla riforma dei dicasteri della Curia trovavano ulteriore intralcio proprio nell’abbandono di Contarini, partito nel gennaio 1541 per Ratisbona, e nella morte di Ghinucci e Fregoso a luglio. Anche la questione relativa alla limitazione delle commende sui monasteri e sui meriti dei candidati nella collazione dei vescovadi videro un rigido Laurerio, così come nell’attacco al legato per le sue opinioni accomodatizie[clxvii]. Purtroppo, l’estrema lentezza nella ricerca della soluzione di tutte le gravi questioni inerenti il governo della Chiesa, con l’ulteriore rapido ingigantirsi del problema luterano, si assommavano alla prima tra le preoccupazioni: la cristianità, già divisa dallo scisma inglese, era tuttora minacciata dal perenne contrasto, bellico e politico, tra le grandi potenze del tempo, Francia e Spagna.

Laurerio, filoimperiale, fu tra i convitati del convegno di Lucca tra Paolo III e Carlo V, il quale vi giunse il 12 agosto secondo la cronaca trascritta nel codicetto del padre Romano[clxviii]. In verità l’estensore dell’appunto erra nell’indicare l’anno, riportando il 1540 anziché il corretto 1541, comunque annota scrupolosamente l’arrivo del priore generale nel convento servita di Pistoia «con 25 cavalcature la Domenica e stette la Domenica e Lunedì» (il calendario ci può dire solo che poteva trattarsi del 14 ovvero il 21 oppure il 28 agosto). Il manoscritto di N. Tucci[clxix] data il convegno all’8 settembre; secondo Jedin[clxx] Carlo V  «si incontrò a Lucca col Papa dal 12 al 18 settembre per discutere con lui la situazione politica generale, e i progetti ad essa strettamente collegati del Concilio e della riforma della Chiesa in Germania». A noi preme sottolineare che il Laurerio vi giunse «amalato in lettica», come scrive il predetto cronista, aggiungendo che  «il convento li fece grande onore», come ci si poteva aspettare, e «poi [fra Dionisio] andò a Prato e Firenze»[clxxi]. L’aperto schieramento di Dionisio nelle file dei partigiani dell’imperatore gli meritò, come sempre, la dovuta attenzione di Carlo V, così come riportato dal de Nicastro; del resto, la sua figura di porporato, tra i consiglieri più ascoltati dal Farnese, necessariamente richiedeva la sua presenza nel vertice in un posto di rilievo e, quindi, nella scelta delle conseguenti decisioni politiche.

Il de Nicastro annota che il cardinale, da Lucca, era stato inviato a Firenze in nome del pontefice

 

e di Cesare []. Il motivo di questa trasmessione fù per esortare il Duca Cosimo al Concilio. Giunto il Cardinale in Firenze fù ricevuto onorevolissimamente, siccome era dovuto, dal Duca. Ciò però non ostante volle egli dimorar nel suo Convento dell’Annunziata[clxxii].

 

Forse per l’aggravarsi delle condizioni di salute, ovvero a causa dei tempi necessari a terminare l’ambasciata, il generale fu tuttavia costretto a trattenersi ininterrottamente a Firenze per tre mesi, come scrive il Ciaconius[clxxiii]. Nell’estate del ’42 , certamente non ristabilito, si recò al convento servita di Monte Senario, sulle colline di Firenze, e poi sul Monte Amiata, ai Bagni di San Filippo, per i quali si era adoperato con il granduca affinché sollecitasse un pronto restauro.

 

Onde il pio, e generoso Principe, in poco tempo fece adempier tutto quel che saggiamente gli haveva insinuato il Cardinale; e successivamente gl’infermi cominciarono a frequentare i suddetti bagni [clxxiv].

 

Doveva essere ben avanzata la malattia del Laurerio se, morto il cardinale Aleandro il 1° febbraio, il Serristori, ambasciatore fiorentino, già relazionava in patria il giorno successivo con queste parole: gli imperiali «resteranno con pochi cardinali se di nuovo non ne sono provisti perché credo che ci sarà per pocho tempo del rev. Cesarino et S. Marcello»[clxxv].

Il Nostro, con lettera del 24 marzo 1542, aveva convocato il Capitolo Generale in Faenza per il successivo 27 maggio, dichiarandosi indisposto alla proroga del mandato di priore generale dell’Ordine[clxxvi]; dimissioni accettate da Paolo III con breve del 3 maggio[clxxvii]. Nel Capitolo

 

fu eletto Maestro Generale il Padre Agostino Bonuccio di Arezzo, degno allievo dello stesso Cardinale. Giusta le Costituzioni dell’Ordine, e gli ordini di detto Cardinale, furono rigittati tutti i voti degli assenti trasmessi per iscritto; e solamente furono ammessi i voti secreti de’presenti [clxxviii].

 

Non sapremmo dire per quale motivo la nomina di Laurerio, tanto debilitato nel fisico, a Legato in Campania (o Campagna) e Benevento, registrata l’11 agosto[clxxix]; forse solo il tardo benestare papale per esaudire il desiderio del fedele prelato: poter tornare nella sua terra da massimo rappresentante dell’autorità pontificia. L’affetto verso i suoi concittadini, invece, mai era venuto meno: né aveva rinunciato alla carica di arcidiacono della cattedrale, né smesso di accogliere le richieste che gli giungevano dalla città; per tutte vedasi, a tal proposito, presso l’Archivio Capitolare di Benevento, la supplica rivoltagli dal Capitolo per essere difeso da alcune pretese dell’abate di S. Modesto[clxxx].

Gli ultimi mesi di vita vedono il Laurerio impegnato allo spasimo nella battaglia delle diplomazie tra Francesco I e Carlo V: il Nostro, dopo le minacce del re francese di apostatare, intollerabile per il pontefice e per l’imperatore, ebbe un terribile intervento in concistoro, chiedendo con veemenza che fosse tolto a Francesco l’appellativo di “Re Cristianissimo”. Solo la reprimenda del cardinal De Cupis, decano del Sacro Collegio, lo riportò alla disciplina, e comunque non mancarono le voci di chi «quare ab illis verus Servita dictus est, cum plusquam servili adulatione erga Carolum laboraverit». Così il Ciaconius [clxxxi].

A sentire il de Nicastro[clxxxii], il Laurerio «fu sommamente stimato dal già detto Carlo V, ed egli fu sempre verso di Cesare affezzionatissimo [sic]»; prosegue narrando l’episodio sopra riportato, e conclude affermando che le definizioni di «vero servo» attribuitegli dal Giovio «sono le insulse, e fredde parole già dette in quel tempo da alcuni ciarloni, e momi».

 

 

11. Creazione della Santa Romana Inquisizione e morte del Laurerio

 

Il mese di luglio del 1542 vide anche uno dei passi decisivi che metteranno fine al Rinascimento ed avvieranno l’Europa verso la Controriforma: l’estendersi dell’eresia a molte città, fra le quali Modena e Lucca, determinò il pontefice, dietro pressione del Carafa, Juan de Toledo ed Ignazio di Loyola, a nominare sei cardinali in qualità di inquisitori generali. Sernini informa il duca di Mantova, il giorno 8, di aver saputo dal cardinale Accolti il numero dei cardinali designati; Serristori, il successivo 10 luglio, comunica i primi nomi:

 

S[ua] S[anti]ta [] ha fatto 4 [sic] inquisitori sopra questa heresia scopertasi nuovamente in Lucca, i quali sono questi rev[erendissi]mi cioè il Guidiccione, S. Marcello, S. Croce et un altro per levare via tale infectione di quella città, essendo cosa di malissima digestione [clxxxiii].

 

La costituzione Licet ab initio del 21 luglio «dava nuova forma a tutta l’Inquisizione e creava in Roma un’autorità centrale per tutti i paesi, la cui prima attività era diretta a soffocare l’eresia in Lucca» [clxxxiv]. La commissione decisa dal Farnese comprendeva «cardinali di fede, dottrina e virtù provate»[clxxxv]: Carafa, Morone, Parisio, Guidiccioni, Laurerio e Badia; «nella geografia curiale, la composizione è leggibile come un compromesso tra la tendenza conciliatrice e aperta capeggiata da Gaspare Contarini (Morone, Badia) e quella tradizionalista e curiale (Guidiccioni)»[clxxxvi]. La sfera d’azione «doveva estendersi a tutta la cristianità tanto al di qua quanto al di là dei monti, a tutta l’Italia ed eziandio alla Curia romana».  Il Pastor, che non ha mai potuto accedere agli atti conservati nell’Archivio dell’Inquisizione Romana, osserva tuttavia che «da principio questo tribunale fu temperato e mite, in corrispondenza della natura di Paolo III; (…) ma in seguito all’inumano rigore del Carafa, esso guadagnò tale importanza, che ritenevasi non darsi in tutto il mondo giudizi più spaventosi e da temersi»[clxxxvii]. Così anche M. Niccoli, che osserva come poco si conosca dei documenti direttamente prodotti dal Tribunale, perché tuttora conservati in gran segreto; però «tutto lascia credere che sotto Paolo III si procedesse con grande mitezza»[clxxxviii].

Lo stesso cardinal Contarini, tornato a Roma da Ratisbona, fu sospettato di vicinanza ai luterani, ed i suoi scritti furono esaminati dall’Inquisizione, poco prima della morte avvenuta nell’agosto del 1542. Del resto, secondo Jedin, egli era stato «il capo riconosciuto di circoli religiosi vicini all’Evangelismo raggruppati intorno a Pole, Gonzaga e Giberti. In Germania era considerato, con Pole, Sadoleto e Fregoso come sincero amico di intesa con i protestanti»[clxxxix].

E’ probabilmente poco significativo il diretto contributo del Laurerio alla nascente Inquisizione Romana, visto che la creazione di questa avveniva in una fase avanzatissima della sua malattia; né possiamo stabilire quanto egli abbia potuto incidere sulla rapida metamorfosi del nuovo organismo verso la inarrestabile macchina guidata dal Carafa, né quanto avrebbe potuto indirizzare, da celebrato teologo, il nascente Concilio di Trento. Certo, gli stessi prestigiosi incarichi attribuitigli da Paolo III, alla vigilia conciliare, dimostrano quanto confidasse il pontefice sulla diretta collaborazione del Servita[cxc]. Il 18 settembre il papa aveva nominato Gian Matteo Giberti, vescovo di Verona, e Giantomaso Sanfelice, vescovo di Cava, a commissari per la direzione organizzativa conciliare, ed il 16 ottobre aveva deciso per la nomina dei cardinali Parisio, Morone e Pole quali legati conciliari; tuttavia il 17 settembre aveva già visto la dipartita di Dionisio Laurerio, impegnato nella sua legazione in Campania.

 Rossi scrive che la morte lo colse a Frosinone, ma certamente non a Roma[cxci]; qualcun altro aveva scritto a Frosolone[cxcii], citando a sua volta lo Specimen eorum, quae in texenda Synopsi Priorum Generalium O. S. M. ecc. del Padre G. M. Bergantini. La missione pare comprovata dal Liber mandatorum di Benevento che registra per il giorno 10 settembre[cxciii] la presenza in città del «locotenente del reverendissimo cardinale di S. Marcello» al quale i consoli donarono robbe per otto ducati e disposero che cento ducati fossero spesi per «un bacile e altro»[cxciv] da offrire al cardinale in occasione della sua venuta.

La salma era poi stata portata a Roma e tumulata in San Marcello. Secondo il de Nicastro[cxcv]

 

nelle solenni esequie celebrate al medesimo nella Chiesa di S. Marcello, il Padre Baccelliere Frà Domenico di Verona recitò una nobilissima Orazione funebre, in cui intessé le laudi del defunto Cardinale. Ad ogni modo ognun credette, che facondo Panegirista delle di lui glorie fossero le sue eroiche virtù, e le copiose lacrime che tutto il Cristianesimo addolorato per la immatura sua morte []. Ed in vero non altro che Roma potea dare pari sepolcro ad un tanto Campione; ne in altra Chiesa, che in quella di S. Marcello del suo Ordine, e titolo un Religioso Cardinale, così osservante, poteva dopo morte havere il suo Campidoglio.

 

Certamente fu pianto da molti fedeli amici, tra i primi i confratelli del suo ordine: l’Annunziata di Firenze annota al giorno 5 ottobre «Ricordo come questo dì venne diretta da Roma […] come el R[everendissi]mo di S. Marcello nostro cardinale era morto in legazione di Campagnia [sic] […] Così Iddio per sua pietà e misericordia gli dia il paradiso»[cxcvi]. Dispiacque grandemente al Sadoleto, che, dopo aver saputo della morte del Contarini, avvenuta il 24 agosto, scriveva il 22 ottobre a Carlo Gualterucci: «Non so qual mia disgrazia sia di perdere così a coppie gli amici miei cari»[cxcvii].

 

12. Laurerio nella memoria storica

 

La morte di Dionisio Laurerio, come spesso capita per personaggi che abbiano avuto rilevanza sulla ribalta della Storia, anziché porre termine alle incognite che hanno accompagnato in vita quelle figure, determina la nascita di nuovi enigmi che non trovano immediata soluzione. Infatti, gli studiosi hanno attribuito solo pochissime opere a stampa al Nostro, addirittura nessuna secondo de Nicastro:

 

Questo gran letterato non dette alla luce veruno parto del suo ingegno, e specialmente di Prediche, e Panegirici, o’ perché la molte lo tolse immaturo, o’ perché le legazioni sostenute, e le occupazioni di Cardinale, e di Vescovo non glielo permisero, o’ pure perché la sua eroica modestia sui nominis celebritatem invidit. Ad ogno modo sarà egli sempre applaudito dalla fama coll’encomio, che fuit Vir adhuc suo nomine maior; & in quo docendi, ac dicendi facultas cum heroica virtute decertavit[cxcviii].

 

Tutto ciò rende problematica la ricerca di ulteriori rilevanti notizie. Al contrario, egli dovrebbe aver scritto almeno le opere seguenti:

a)   Plurima ad artem mathematicam pertinentia, già ricordata a proposito degli studi scientifici del Servita; ma il Bergantini sospettava dubbia la cosa;

b)  Selectae quaestiones theologicae;

c)   Orationes ad Carolum V, Henricum VIII Angliae regem, Cosmum Ducem Hetruriae;

d)  De reformatione Curiae Romanae;

e)   Epistolae multae[cxcix].

Tuttavia, a causa degli incarichi ricoperti dal Laurerio, per essere stato il primo porporato del suo ordine, per la celebrità di cui aveva goduto nel suo tempo, nonché per il sicuro prestigio acquisito dai frati serviti per suo personale merito, tutto ciò avrebbe dovuto determinare un sicuro proliferare di studi sulle sue opere. La sua stessa vita, che, come meteora, in soli 12 anni di presenza sulla scena di tanti grandi accadimenti dell’epoca, lo aveva visto godere del favore dei potenti, faceva dire al citato padre Bergantini:

 

Io lo stimo quanto ogn’altro ( se non forse più) de’ più cospicui Cardinali di Paolo III, e ne sono di tal maniera innamorato, che se fosse in Roma, moverei come si suol dire ogni pietra per trovare qualcosa di suo, o nella Vaticana, o in Castel S. Angelo, o negli altri più secreti archivj [cc].

 

Ebbene, sembra che tutta la grandezza delle sue attività abbia solo determinato, per quattrocento anni, un gran desiderio di studiarle, salvo arrestarsi subito dopo; la lapide riportante l’iscrizione funebre, citata in apertura del saggio[cci], fu apposta su un sepolcro che non è più rintracciabile da secoli. Vero è che San Marcello fu una chiesa impegnata fin dal secolo XVI in ripetuti restauri, ma è forse agevole immaginare che vi sia scomparso finanche il ricordo della dislocazione[ccii] ? E la stessa Benevento, ove pure un Vincenzo Laurerio, Magnifico Domino [cciii], continuava a vivere quindici anni dopo la morte del cardinale, ha serbato solo le lettere presso la famiglia Roscio ed il ritratto presso la Pedicini[cciv]? E’ possibile che nulla resti a Toro? Nulla al di fuori della tradizione orale, che tuttora riferisce di cospicue eredità con le quali i Laureli stipularono vantaggiosi contratti matrimoniali? 

Un discorso a parte merita l’oblio totale in cui caddero i rapporti, se ve ne furono, tra le parentele di Amelia ed il celebre prelato: non si può accettare di ritenere che una piccola comunità, così vicina agli ambienti curiali vaticani, potesse considerare con indifferenza il legame di sangue che univa la famiglia di origine con il cardinale. Viene, dunque, da ripensare a quanto scritto sul padre di Dionisio nell’ambito della famiglia Laurerio: se é vero che i suoi vennero a Benevento perché anello più debole della stirpe, è probabile che i grandi inevitabili disagi che accompagnano da sempre l’errare di un “espatriato”, seppure colto e socialmente inserito, avranno pesato non poco negli anni di ambientamento nella nuova terra; ove tutte le amicizie e frequentazioni dovettero essere daccapo ricreate. Cosicché, una volta diventato celebre «sua virtute», favori e benefici dovettero essere stretto appannaggio dei soli familiari prossimi del Nostro.

L’intera ricerca svolta per esaminare tutto quanto fosse ricostruibile sulla vita del Laurerio ha trovato un solo punto che possa giustificare quella che, nei fatti, è l’incomprensibile perdita della memoria storica, al di là delle scarne note che i vari biografi ebbero a tracciare (per lo più, citando ogni storico gli immediati predecessori).

I  giorni che videro la morte del Servita assistettero al dilagare del luteranesimo in molte parti d’Italia; addirittura nella stessa Urbe, se, nonostante l’Inquisizione, finanche nel 1545 e nel 1547 alcune relazioni citate dal Pastor descrivono Roma  frequentata da numerosi luterani[ccv]. Conservato nel Record Office di Londra [ccvi], un dispaccio del 10 ottobre 1542 indirizzato da Paget ad Enrico VIII spicca per la notizia della morte del cardinal Dionisio Laurerio, ma soprattutto riferisce della fuga in Germania di suo fratello, fra Bernardino,

 

a cordelier, esteemed above all in Rome for learning, virtue and preaching, is fled to Germany and professes himself  ‘one of theirs’ .

 

Dunque, «un frate, stimato sopra tutti in Roma per la cultura, la virtù e la preghiera», ma che ora «si professa uno di loro»[ccvii]. Infatti, molti prelati sinceramente desiderosi di una reale, efficace riforma dei vertici della Chiesa universale (Sadoleto, Contarini, Fregoso, Morone, ecc.) erano stati indistintamente confusi con gli esponenti più radicali della Riforma protestante. Da tutto questo la fuga di Bernardino, fratello carnale di uno dei sei Inquisitori Generali, evidentemente nei giorni immediatamente successivi alla morte di fra Dionisio; così come quelle di Bernardino Ochino, celebre predicatore generale dei cappuccini, amato da Pietro Bembo, dal Pole e da Vittoria Colonna, e del canonico lateranense Pietro Martire Vermigli, con il minorita Camillo Renato.

 

Richiesti o costretti a dare spiegazioni circa le loro dottrine, essi fuggirono all’estero; dando così inizio a un esodo di dissidenti religiosi, o almeno di parecchie decine di loro, che spostò la sede delle controversie teologiche italiane intellettualmente più impegnate dall’Italia a Ginevra, Basilea, Zurigo, Cracovia, Alba Iulia e soprattutto nei Grigioni, prima tappa della maggior parte di essi e tappa finale per molti [ccviii].

 

I tentativi di riforma di Paolo III erano consistiti soprattutto nella elevazione alla porpora di alcune delle più elevate figure dell’epoca, e nel rimaneggiamento del personale della Dataria, l’ufficio che amministrava l’assegnazione dei benefici; la precoce morte di Marcello Cervini, vero antinepotista, pontefice per soli 20 giorni, aveva impedito una volta di più il compimento di quel bisogno di autentico rinnovamento chiesto a gran voce dai tanti che, assieme al cardinal Seripando, volevano «togliere dall’avvilimento in cui erano cadute le belle parole; Chiesa, Concilio, Riforma». Gli anni a metà del secolo, testimoni del trionfo della Controriforma e del disfacimento di ogni tentativo di fermare Paolo IV Carafa dall’ «innalzare l’Ufficio dell’Inquisizione al vertice della gerarchia curiale»[ccix], calarono una spessa cortina sulla vita di Dionisio Laurerio, quando probabilmente si osservò con nuovo sospetto la reale portata della Compositionum defensio, evidentemente trasformata in un ingiustificabile attacco alle prerogative del pontefice e della curia. Neppure la morte del Carafa (1559), con le conseguenti distruzioni del palazzo dell’Inquisizione e della statua del pontefice in Campidoglio, e con la riabilitazione dei prelati perseguitati, servirono a liberare la figura del Laurerio da connotazioni negative: il successore di Paolo IV, Pio IV, chiuse il Concilio di Trento il 4 dicembre 1563 con il riconoscimento della superiorità papale all’assemblea conciliare, senza altre possibilità d’apertura ai protestanti, con tutto quello che ne sarebbe seguito nei secoli a venire.

Se, dunque, venti anni dopo la morte del Laurerio neppure il suo ordine religioso tentò di “riabilitarne” la memoria mediante lo studio del pensiero, così come non fu fatto a Benevento, lacerata da una continua lotta intestina che da tempo insanguinava la vita cittadina, inevitabile fu la perdita di qualsivoglia interesse ad esaminarne la figura con un’approfondita indagine storica: soprattutto allorquando la riforma della Chiesa era sfociata nella radicale, inconciliabile contrapposizione tra Riforma Protestante e Controriforma. E la più importante produzione storiografica italiana stava nascendo soltanto in quel XVI secolo, grazie alla forza di grandi studiosi del pensiero politico.

La memoria di Dioniso Laurerio, nonostante l’importanza e l’originalità delle idee e delle opere, rivolte alla rivalutazione di un’autentica spiritualità ed esplicata in pochissimi anni di azione, rimase dunque così confinata piuttosto alle rare carte d’archivio che alle rapide cronache di cui fu oggetto. Solo la fruttuosa ricerca di ulteriori testimonianze contemporanee, in primis sui rapporti con le istanze di riforma, potrà aggiungere informazioni significative, valide per l’approfondimento della storia personale del Servita e della travagliata Chiesa del suo tempo.

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ã F. LAURELLI 1997

©  RIVISTA STORICA DEL SANNIO 1997

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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NOTE   


[i]G. V. CIARLANTI, Memorie Storiche del Sannio, Isernia 1644, p. 475.

[ii] Biblioteca Apostolica Vaticana [d’ora in poi BAV], v. 167, f. 326.

[iii] C. EUBEL, Hierarchia Catholica Medii et Recentioris Aevi, Münster 1913, vol. III, p. 27.

[iv] Nel Totius Latinitatis Onomasticon opera et studio doct. Vincentii De-Vit (Prati 1859-1867, t. VII, p. 179) è offerto solo l’esempio del nome Agrius, definito «nomen virile, græcum; Agriwz , quod silvestrem ac ferum significat». La possibile corruzione dal greco Nearchus  (Nearcwz , che significa «comandante delle navi»), rappresenta una seconda alternativa per la spiegazione al Neagrus di Laurerio, che portava già nel primo nome una denominazione altrettanto ispirata ai miti della Grecia antica.

[v] G. DE NICASTRO, Memorie intorno alla patria, ed alla vita del Cardinale Dionisio Laurerio Servita; una copia manoscritta del 1719 è conservata nella Biblioteca Arcivescovile di Benevento ed un’altra nell’Archivio Generale dell’Ordine dei Servi di Maria (Annalistica, filza  Q3QQqq.III.16). Anche nella Beneventana Pinacotheca (Benevento 1720, p. 93) il de Nicastro scriveva di «nobilibus ortus parentibus».

[vi] G. PALAZIO, Fasti Cardinalium omnium S.R.E. ecc., Venezia 1703.

[vii] F. UGHELLI, Italia Sacra, Venezia 1717, t. III, col. 798.

[viii] A. CIACONIUS, Vitae et res gestae Pontificum Romanorum et S. R. E. Cardinalium ecc., Roma 1677, col. 672.

[ix] «Ms. edito da M. CHIVASSA, col titolo La Nobiltà in Benevento ecc. » (A. ZAZO, Dizionario Bio-Bibliografico del Sannio, Napoli 1973, p. 140).

[x] ARCHIVIO DI STATO DI FIRENZE [d’ora in poi ASFI], Congregazioni soppresse dal governo francese, 119, vol. 34, f. 21v.

[xi] Un quadro rappresentato da A. Musi nella Storia del Mezzogiorno diretta da G. Galasso e R. Romeo (Napoli 1986, vol. VI, pp. 281-302); cfr. G. INTORCIA, La comunità beneventana nei secoli XII-XVIII. Aspetti istituzionali Controversie giurisdizionali, Napoli 1996. Cfr. anche A. ZAZO, Professioni, arti e mestieri in Benevento nei secc. XII-XIV, in «Samnium», lug.- dic. 1959, nn.3-4, pp. 121-177.  

[xii] V. SPRETI nell’ Enciclopedia storico – nobiliare italiana, p. 795, scriveva che fosse famiglia beneventana da tempi antichi. Tuttavia UGHELLI (cit., vol. VIII, col. 210) riferisce certamente nativo di Terni mons. Angelo Roscio, che fu vescovo di Alife; così anche EUBEL (cit., III, 117). Angelo è chiamato Rossi da D. B. MARROCCO ne Il Vescovato Alifano nel Medio Volturno (Piedimonte Matese, 1979, p. 35); comunque l’autore stesso lo definisce «prete di Terni e utriusque iuris doctor, nominato il 31.1.1567», aggiungendo la descrizione di una lapide apposta a Prata Sannita, ove il prelato morì, nella quale è scritto «ANGELO ROSCIO INT/ERAMNATI NAHAR/TI MARIANGELI FRATI GALEACII (?) EPISCOPI ASISINO ecc.». UGHELLI (ibid., col. 484) scriveva, poi, di Galeazzo Roscio, ugualmente ternano, vescovo di Assisi nel 1554, nonché di Gerardo Roscio, ovvero Rubeus, di Amelia vescovo della sua città nel 1363 (ibid., col. 300). A Terni tuttora esiste il palazzo Roscio ed almeno due sono le lapidi che nel duomo riguardano quella famiglia (proprio nelle persone dei monsignori Angelo e Galeazzo).

[xiii] La grande mole di documenti che l’ARCHIVIO DI STATO DI TERNI [d’ora in poi ASTR] custodisce sulle più importanti famiglie di Amelia è riepilogata innanzitutto dal fondo Cansacchi, recentemente acquisito, formato da accurati studi eseguiti nei secc. XVIII e XIX sui documenti comunali e notarili. Per i Laureli (o Mattiacci, nella denominazione più antica del casato), si aggiungono gli estesi protocolli rogati da Lisia Laurelio, notaio ad Amelia nel primo Cinquecento, nonché gli strumenti che riguardano la famiglia, conservati fra i protocolli di Fazio Piccioli, Paolo di Vico, Luca Petruccioli, Arcangelo de’ Carlenis, Ugolino di Nicolò. Le Riformanze del Comune di Amelia (conservate nell’Archivio Comunale, d’ora in poi ACAm) contribuiscono a tracciare l’evoluzione della famiglia Laurelio, fra Trecento e Cinquecento, nei numerosissimi atti pubblici firmati dai componenti investiti da cariche riservate al patriziato cittadino. Numeroso altro materiale è reperibile nei codici della BAV e dell’ARCHIVIO SEGRETO VATICANO [ASV] relativo a due notai apostolici (Anselmo e Laurelio), nonché a quei familiari che scrissero celebri versi ed epigrammi nella Roma di Leone X (Pier Francesco, Girolamo, Silvio); molto è anche disponibile tra le carte dell’ARCHIVIO DI STATO DI ROMA [ASRM], dell’ ARCHIVIO DEL VICARIATO DI ROMA e dell’ARCHIVIO DEL SACRO CONVENTO DI ASSISI. Anselmo è altresì riportato in F. CARBONI (Incipitario della lirica italiana, secc. XV-XX , Città del Vaticano 1982, vol. I) per un suo componimento, mentre in un’altra famosa collezione di epigrammi, Coryciana (stampata a Roma nel 1524 a cura di B. PALLADIO), numerose liriche sono firmate da Silvio e Girolamo Laurelio.

[xiv] Sulla pletora di amerini che ricoprirono cariche nelle amministrazioni ecclesiastiche e laiche (cardinali, vescovi, governatori, podestà, giuristi, avvocati rotali, vicari vescovili, ecc.), cfr. i vari personaggi delle famiglie Cansacchi, Delfini, Farrattini, Geraldini, Mandosi, Moriconi, Petrignani, Racani, Venturelli, Zuccanti ecc., citati nei seguenti studi: C. ORLANDI, Delle Città d’Italia ecc. (Perugia 1772, pp. 8-18); B. KATTERBACH, Referendarii Utriusque Signaturae ecc. (BAV 1931); A. DI TOMMASO, Guida di Amelia (Terni 1931, pp. 59 ss.); L. BOLLI, La Famiglia Petrignani di Amelia (Amelia 1920). Limitandoci a citare i soli Farrattini, diremo che essi si trasmisero l’incarico di prefetti della Fabbrica di S. Pietro per l’intero Cinquecento, e pertanto furono i diretti interlocutori degli architetti sovrintendenti all’erezione della nuova basilica, tra 1506 e 1614: da Bramante a Raffaello, da Baldassarre Peruzzi ad Antonio da Sangallo, da Michelangelo al Vignola, Pirro Ligorio, Giacomo Della Porta, Domenico Fontana, fino a Carlo Maderno. Il grande palazzo romano che Bartolomeo III Farrattini (reggente della Cancelleria, prefetto della Segnatura di Giustizia, poi governatore di Roma e cardinale nel 1605) edificò nel 1586 attribuì il nome alla dirimpettaia via Frattina, fu donato nel 1626 alla Congregazione di Propaganda Fidae e dal 1633 ne divenne la sede.

[xv]Volendo riassumere in una sola nota alcune notizie storiche sulla famiglia Geraldini, che fornì prelati alla S. Sede dal Quattrocento allo scorso secolo, e sulla quale molti libri sono stati scritti in Italia ed all’estero, potremo solo riferire di quattro grandi personaggi nati nel suo seno: mons. Angelo, mons. Antonio, mons. Agapito e mons. Alessandro, il quale soprattutto interessa al nostro saggio. Angelo, figlio di Matteo, giurista e podestà d’Ancona, e fratello di Bernardino, presidente della Camera della Vicaria alla corte degli Aragona di Napoli, fu per papa Nicolò V archivista e catalogatore della futura Biblioteca Vaticana, e per l’imperatore Federico III d’Asburgo ambasciatore presso la Sede Apostolica e conte palatino. Fu segretario del successivo pontefice, Callisto III Borgia, nonché ambasciatore presso Jacopo Piccinino e Francesco Sforza; nel 1463 fu preconizzato da Pio II Piccolomini a vescovo di Sessa Aurunca e Datario, nel 1469 inviato da Ferdinando il Cattolico in Spagna presso il padre Giovanni II d’Aragona. Vi divenne consigliere e ministro, e subito inviato in Italia per sollecitare l’invio della flotta napoletana, oltre che per ottenere la dispensa papale alle nozze di Isabella di Castiglia con Ferdinando; altre missioni lo videro in Firenze, Milano, Venezia, in Belgio e Francia. Angelo morì a Vejo nel 1486, ormai prossimo al cardinalato. Per le notizie sulla vita di Angelo, cfr.: E. GAMURRINI, Istoria genealogica delle famiglie nobili di Toscana et Umbria (Firenze 1673, t. III, p. 170); F. UGHELLI, cit.(tomo VI, col. 541); A. GERALDINI, Vita di mons. Angelo Geraldini (Perugia 1895, in «Bollettino della Deputazione di Storia Patria per l’Umbria», 2 ,1896); J. PETERSOHN, Ein Diplomat des Quattrocento Angelo Geraldini (1422-1486), Tubingen 1985. Cfr. KATTERBACH, cit. (p. 52, n. 59). Sulle genealogie della famiglia, cfr. anche il cod. Barberini lat. 2312 intitolato De Geraldina Familia Episcopi aliique viri illustres (in BAV). Al seguito dello zio, il nipote Antonio Geraldini fu nunzio apostolico in Spagna, e soprattutto grande amico e protettore di Cristoforo Colombo, quando questi cercava finanziatori per l’impresa americana. Scomparso Antonio nel 1489, il fratello Alessandro fu presso quella corte cappellano maggiore, educatore delle principesse reali e nuovo sostenitore di Colombo; fu, infine, vescovo di Santo Domingo, ove tuttora riposa nella cattedrale che fece erigere, accanto al sepolcro del Navigatore (cfr. A. GERALDINI, Itinerarivm ad Regiones sub Aeqvinoctiali Plaga Constitvtas ecc., a cura di O. Geraldini, Roma 1631, nell’edizione Nuova Eri curata da A. Geraldini, Roma 1991). Agapito Geraldini fu primo segretario di Cesare Borgia, il duca Valentino: sul grande potere esercitato alla corte del celebre condottiero, si rimanda alle pagine dedicate ad Agapito da Niccolò Machiavelli nelle corrispondenze diplomatiche (cfr. N. MACHIAVELLI, Legazioni e Commissarie, a cura di S. Bertelli, Milano 1964; C. CANSACCHI, Agapito Geraldini primo segretario di Cesare Borgia 1450-1515, in «Bollettino della Deputazione di Storia Patria per l’Umbria», vol. LVIII, 1961; sull’ENCICLOPEDIA TRECCANI, alla voce Leonardo, è riprodotta la firma Agapitus sul salvacondotto rilasciato a Leonardo da Vinci incaricato per le fortificazioni del duca).

[xvi] Sono parentele documentate almeno dal 1416, allorché ser Arcangelo di Lello (Geraldini) concedeva in sposa la figlia Agnese a Pietro di Paolo Mattiacci («Macthiaccii» era l’alias dei Laureli). Arcangelo di Lello Geraldini era doppiamente legato coi Laureli perché contemporaneamente cognato di Giovanni Mattiacci, così come Arcangelo di Cello Geraldini (cfr. numerosi rogiti tra i protocolli notarili di Paulus Vici e di Luca Petruccioli, in ASTR). Alla fine del Quattrocento, poi, Angelo Antonio Geraldini, zio di primo grado di mons. Alessandro,  sposava Medea Laurelio (cfr. sponsalia in ASTR, Cansacchi, volume di G. Venturelli in attesa di inventariazione). Ancora, i protocolli notarili riferiscono, alla fine del secolo, del deposito di 100 ducati che Laurelio Laureli, fratello di Medea, effettua in favore di Angelo Antonio, in relazione ad alcuni rapporti di affari con la città di Orte (ASTR, Notai, Arcangelo de’ Carlenis, prot. 46, 14 ottobre 1490, cc. 158v). Inoltre, il 6 aprile 1491 è sempre Angelo Antonio di Bartolomeo Geraldini a dare quietanza di 100 ducati d’oro in favore di Battista di Andrea di Pietro Mattiacci, al fine di costituire una società dedita all’esercizio dell’arte della lana (ASTR, Notai, Ugolino di Nicolò, prot. 82, c. 81r); lo stesso giorno, poi, Pier Francesco ed Anselmo Laureli (Ibid., c. 81v: ove il primo è priore del duomo di Amelia ed il secondo notaio apostolico) dichiarano di avere un debito di 200 ducati papali larghi nei confronti di Angelo Antonio. Per chiarezza, si osservi che Pier Francesco ed Anselmo sono fratelli di Medea, quindi cognati del suddetto Geraldini, mentre Battista Laureli è cugino in primo grado della medesima. Le Riformanze del comune di Amelia riportano, in aggiunta, il 20 novembre 1493, di Eliseo Laurelio che fa ritorno in patria da una legazione svolta presso il Legato pontificio, in nome e per conto del governo comunale (Amelia, ACAm, Riformanze, aa.1491-1493, c. 88r). Ad accoglierlo nel Consiglio dei Dieci trova proprio il potente amico Bernardino dei Geraldini, l’illustre giurista, già famoso a Napoli presso la corte d’Aragona; il Geraldini prende la parola in pubblica adunanza e saluta Eliseo lodandone l’operato.

[xvii]Per ammissione dei più antichi esponenti dei Roscio, in Benevento, si è sempre insistito sulla parentela con il nostro: DE NICASTRO (cit.) riferisce a tal proposito che quella famiglia «serba ella lettere [di  Dionisio, n.d.A.] scritte a Tommaso Roscio, in cui si soscrive parente. Io 40 anni addietro n’hebbi sotto l’occhio una, mostratami dal fù D. Francesco Roscio».

[xviii] Per la nomina di Alessandro a vescovo di Volturara (Appula) e Montecorvino cfr. UGHELLI (cit., col. 392).

[xix] M. FIRPO, Il cardinale, in AA. VV., L’uomo del Rinascimento, a cura di E. GARIN, Bari 1995, p. 89.

[xx] Ad ulteriore sigillo degli intimi legami intercorsi tra Laureli e Geraldini esistono gli epigrammi di Pier Francesco e Publio Laurelio riportati da P. O. KRISTELLER (Iter italicum: a list of uncatalogued or incompletely catalogued humanistic manuscripts of the Renaissance in italian and other Libraries, vol. II, London-Leiden 1967, pp. 382 ss.). Sul «Bollettino della Società Umbra di Storia Patria» (anno 1896, vol. II, in Vita di Angelo Geraldini Vescovo di Sessa) viene infine attribuito a Pier Francesco Laurelio, già compagno di studi di Alessandro Geraldini, un epitaffio per la tomba di mons. Angelo. Quanto allo stabilire con attendibilità il ramo dei Laureli d’Amelia da cui si originò Dionisio, si può solo ipotizzare che possa essere stato quello disceso dai figli di Giovanni, quindi da Francesco oppure Cristofano (i cugini della sunnominata Medea Laurelio). Tutto questo perché, dalle Riformanze del 1452 (in ACAm) e dai protocolli di Nicola di Narduccio del 1465 (in ASTR), sappiamo che già da tempo essi erano in difficoltà economiche, tanto da essere costretti a vendere la rocca di Totano che detenevano in Amelia (prima da vicari dei castelli e poi da proprietari). L’aumentare delle traversie in epoca successiva e la morte in giovane età di Cristofano costrinsero forse gli elementi meno favoriti del clan a muovere da un piccolo centro umbro, che all’epoca contava oltre venti notai, alla volta di un vescovado del regno meridionale, al seguito del vicario designato per Volturara. In aggiunta, si è ritenuto di riferirsi al ramo dei figli di Francesco Laureli perché delle generazioni successive non troviamo più traccia nei protocolli dei notai amerini e neppure nelle Riformanze cittadine; al contrario dei discendenti del notaio apostolico Anselmo Laureli, del ramo del quale compaiono in Amelia i diretti pronipoti fino alla fine del secolo XVII, sempre presenti nel nobile Consiglio dei Dieci. L’agiatezza del casato è attestata dagli sponsali di Claudia, figlia del notaio Gerolamo, quando i familiari si permettono di stanziare per la sua dote una somma talmente elevata, 500 ducati, che essa supera il consentito dagli statuti di Amelia; il nonno, Laurelio, è allora costretto a produrre la dispensa del pontefice: Paolo III Farnese il 29 ottobre del 1539 firma la concessione (riportata in AST, prot. F. Fariselli, cc. 323ss., sotto la data del 7 novembre 1540).

[xxi] Per i Lorellus e Laurellus notai ad Aiello Calabro, cfr. l’Inventario dell’Archivio Tocco redatto da A. ALLOCATI (Pubblicazioni degli Archivi di Stato, Roma 1978, pp. 187-188) in riferimento alla busta 55, nn. 29-2 e 29-3. Il casato dei notai compare a volte come « Laurello» (cfr. notar Francesco, n. 29-2, f. 106, 8 dicembre 1603), a volte come «Lorello». Per i Geraldini arcivescovi, cfr. M. SENSI, La famiglia Geraldini di Amelia, in AA. VV., Alessandro Geraldini e il suo tempo (a cura di E. Menestò, Amelia, novembre 1992, edito dal Centro Italiano di Studi sull’Alto Medioevo, Spoleto 1993, p. 66 con appendici D, E, F).

[xxii] Pubblicato in «Atti della Società Storica del Sannio», anno III, fasc. I, gennaio-aprile 1925.

[xxiii] VICENTINI, cit., nella n. 1 a pg. 6, enumera i soli beneventani che furono nell’Ordine, oltre al Laurerio: uno soltanto prima di lui, nel 1402, e 6 confratelli dall’anno di fondazione (1233) fino al 1807.

[xxiv] ARCHIVIO GENERALE DEI SERVI DI MARIA, Schedario Albarelli.

[xxv] Cfr. per tutti, G. A. GRECO – C. CITO, Difesa di S. Giovanni in Galdo, Toro, e Fragneto, Feudi della Badia di S. Sofia, stamp. Napoli 22 novembre 1722.

[xxvi] Si fa riferimento all’Archivum ecclesiae citato nel par. 1.

[xxvii] Rotuli del lettori legisti e artisti dello Studio Bolognese, a cura di U. Dallari, Bologna 1889.

[xxviii] BNN, Conventi Soppressi, S. Maria del Parto.

[xxix] ASS, S. Sofia, indice delle Concessiones Hortorum, vol. XXIII, n. 13.

[xxx] Ibid., indice delle Concessiones Vinearum, vol. XXVII.

[xxxi] ASV, Arm. XLI, vol. 4, f. 156r.

[xxxii] ASFI, Corp. Rel. Soppr., 119, f. 22v.

[xxxiii] Dionisio compare, invece, più solitamente con il cognome «Laureri(o)», come è poi passato alla Storia, mentre è di tutta evidenza l’approssimazione con cui i cognomi venivano riportati in quell’epoca, finanche negli atti pubblici, l’incredibile denominazione di «Maestro Dionisio Laudano» che balza agli occhi nello strumento redatto a Napoli da notar Domenico De Rocca, il giorno 24 dicembre 1529 (BNN, Conv. Soppr.), ancora in riferimento alla donazione di S. Maria del Parto che Jacopo Sannazzaro fece ai serviti. Addirittura, in una compravendita redatta dal notaio Francesco Prunauro, di Toro, il 7 febbraio 1573 (ff. 158 ss., nell’ASCB) abbiamo che, nello stesso rogito, la medesima persona è chiamata prima «Salvatore de Laurello» e successivamente «de Laudiello».

[xxxiv]Del resto, è certo che nella metà del Cinquecento a Toro la famiglia Laureli fosse presente fra le maggiorenti nella persona di don Paolo: vedasi, ad esempio, D. CIACCIA, Toro, in «Molise Oggi» (anno 9°, n.25, p. 20), che trae la fonte dai catasti comunali dell’anno 1600.

[xxxv] Serie cronologica, cit., p. 42.

[xxxvi] Schedario Albarelli.

[xxxvii] G. CARDANO, Artis magnae sive de reguli algebraicis (Norimberga 1545, p. 29v). Dal Ferro non pubblicò la scoperta, confidata ai soli familiari, perciò essa fu reclamata nel 1535 da N. Tartaglia. Cfr. M. KLINE, Storia del pensiero matematico (Torino 1962, p. 307); S. MARACCHIA, Da Cardano a Galois (Feltrinelli 1979, p. 22).

[xxxviii] KLINE, cit., p. 283.

[xxxix] Cfr. VICENTINI, cit., p. 9.

[xl] ROSSI, Manuale di storia dell’Ordine dei Servi di Maria, Roma 1956, p. 556.

[xli] Rotuli dei lettori legisti, cit.

[xlii] P. M. BONFRIZIERI, Diario sagro dell’Ordine dei Servi di Maria Vergine ecc., Venezia 1723, p. 439. Cfr. G. MORONI, Dizionario di Erudizione Storico-Ecclesiastica, Venezia 1848, vol. LV, p. 71, il quale nella voce Predicatore pone Dionisio fra nove cardinali che furono grandi oratori sacri nella storia della Chiesa: «tra’ cardinali predicatori si distinsero, Ruffini, Canisio, Laurerio, Bertrano, Petow, Baronio, Toledo, Bellarmino, Micara».

[xliii] VICENTINI, cit., p. 26, descrivendo il codice manoscritto sul Laurerio, incontra frequentemenete un Tomo Bullarum distinto con lettere e numeri progressivi; la predetta approvatio è codificata A40.

[xliv] Ivi, p.12. Gli estremi delle scritture notarili relative alla donazione sono state riportate nel paragrafo precedente.

[xlv] ROSSI, Serie cronologica ecc., p. 42.

[xlvi] L. VON PASTOR, Storia dei Papi, a cura di A. Mercati, Roma 1914, vol. IV, p. 456.

[xlvii]Era perfettamente inutile, infatti, la bolla del 13 aprile  che conferiva ai cardinali Wolsey e Campeggio il potere di dirimere la questione del divorzio con Caterina; il decreto si sarebbe rivelato un mero espediente per rimandare sine die la decisione del pontefice, magari riconciliando re e regina (PASTOR, cit., p. 468). Terminato il lentissimo infruttuoso negoziato fra i due cardinali, presto si arrivò all’autunno del 1529 con la caduta politica del Wolsey, incapace di offrire la vittoria al re.

[xlviii]P. PECCHIAI, Roma nel Cinquecento (Istituto di Studi Romani, Bologna 1948, p. 178).

[xlix]Padova, Pavia, Ferrara e Tolosa votarono favorevolmente alle tesi di Enrico, ma di molto più importanti i responsi, ugualmente positivi, delle università di Parigi e Bologna (C. FATTA, Il Regno di Enrico VIII d’Inghilterra secondo i documenti dei contemporanei, Firenze 1938, pp.600 ss.). Nonostante le grandi pressioni esercitate dal vice-legato papale per la Romagna, Bologna si espresse secondo i desideri della diplomazia inglese, così come quest’ultima, allora sotto la guida di Reginald Pole, riuscì anche con l’università della Sorbona «considerata come la più illustre della cristianità » (ivi, p. 591). Trattative e promesse di ogni tipo cercavano di ottenere, dalle rispettive parti in causa, il parere voluto, naturalmente con grande dispendio di energie e profusione di denaro, cose alle quali il papa cercò di opporsi con i brevi del 21 maggio e del 4 agosto 1530, che comminavano gravi pene alle persone coinvolte nel giudizio che fossero influenzate «da lucro, timore e passione» (ivi, p. 599).

[l] Ivi, p. 478.

[li] Ivi, p. 479.

[lii] BRITISH LIBRARY- RECORD OFFICE, State Papers of the Reign of Henry VIII, Londra 1862-1921, vol. VII, n.279 [la raccolta è citata in seguito con la sigla  S.P.]

[liii] Cfr. N. POCOCK, Records of the Reformation, the Divorce, Oxford 1870, vol. II, 236; S. EHSES, Römische Dokumente zur Geschichte de Ehescheidung Heinrich VIII von England, 1893, n. 98.

[liv] H. HALL, Enrico VIII, Londra 1904, II, p.183.

[lv] FATTA, cit., II, pp. 24 ss.

[lvi] Ivi, p. 35.

[lvii] Letters and Papers, foreign and domestic, of the Reign of Henry VIII, ecc., a c. di J. GAIRDNER, London 1880, vol. V, 782 [raccolta d’ora in poi citata con la sigla L.P.].

[lviii] S.P., vol. VII, 324; POCOCK, cit., II, 258.

[lix] BRITISH LIBRARY, ms. Cotton Vitellius B XIII, f. 190, citato in L.P., vol.VI, n.1005.

[lx] Cfr. UGHELLI, cit., col. 167.

[lxi] Tra i biografi che inducono a riferire l’episodio agli anni più giovanili il CIARLANTI (cit., pp. 474-75), che riporta come il Farnese «Arcivescovo della sua Patria [] vedendo, e di giorno in giorno isperimentando le sue eminenti virtù, e meriti, se li affettionò in maniera, ch’assai alla domestica se la fè poscia con lui».

[lxii] CIACONIUS, cit., col. 672.

[lxiii] CIARLANTI, cit., p. 475; cfr. anche Annalium Sacri Ordinis Fratrum Servorum B. Mariae Virginis ecc., Lucca 1721, p. 111.

[lxiv] M. B. HALL, La scienza, in Storia del Mondo Moderno, Milano 1968, vol. III, p. 613  (ed. originale The New Cambridge Modern History, Cambridge University Press, 1962, vol. III).

[lxv] E. GARIN in Il filosofo e il mago, in AA. VV., L’uomo del Rinascimento, cit., p. 182.

[lxvi] Ivi, p. 186.

[lxvii] E’ la sigla con cui è convenzionalmente conosciuto il cod. Madrid 8936, presso la BIBLIOTECA NACIONAL di Madrid. Il riferimento della citazione è al  f. 107r.

[lxviii] GARIN, cit., p. 195. E quelli «quando c’è qualcosa che non gli piace, o che non capiscono [andavano sparlando] di eresie, di scandali, di intoppi, di superstizioni, di malefici, condannando come perfidia pagana tutta la filosofia classica, fatta eccezione per il loro pestilenziale Aristotele» (ibid.).

[lxix] Ivi, p. 196. L’autore prosegue citando Paracelso per il quale la medicina è fondata sulla filosofia perché essa è basata sulla natura.

[lxx] G. DELLA PORTA, Magiae naturalis libri viginti, Francofurti 1591, p. 2. Gli stessi confini tra le più acute discipline erano, poi, molto permeabili: il Rinascimento vide la ripresa degli studi di matematica e geometria, fermi ad Euclide, e quelli di algebra, coltivata nel Medioevo dai soli Arabi. Si approfondì molto lo studio della sezione aurea che, appunto, implicava, fin da Pitagora, significati esoterici prossimi alla magia ed all’alchimia (cfr. gli studi sul segmento e sulla sezione aurea di L. Pacioli e di G. Keplero).

[lxxi] Forse J. G. SCHELHORN in De Consilio de Emendanda Ecclesia jussu Pauli III ecc., Heidegger 1748.

[lxxii] KLINE, cit., p. 261.

[lxxiii] Riportato da VICENTINI, cit., p. 25.

[lxxiv] S. EHSES, Acta Consistoralia, p. 214.

[lxxv] PASTOR, cit., p. 480.

[lxxvi] L.P., vol. VI, n. 661.

[lxxvii] Ivi, 953.

[lxxviii]BRITISH LIBRARY, Ms. Harley 6989,  f. 20, riportato in L.P., vol. VI, n.1005.

[lxxix] MORONI, cit., vol. XXVII, p. 182.

[lxxx]L’anno 1533 coincise con l’affermarsi di Thomas Cromwell e, con questi cancelliere dello Scacchiere, il trionfo del partito ostile ad un accordo con la Sede Apostolica (FATTA, II, pp. 88 ss.). Infatti ad agosto gli ambasciatori inglesi furono richiamati dalla curia pontificia, ed a gennaio del 1534 Enrico fece abolire i pagamenti delle annualità destinate a Roma, mentre Clemente dichiarava valido il matrimonio con Caterina e dava obbligo al re di riprenderla con sé (concistoro segreto del 24 marzo, cfr. EHSES, Acta Cons., cit., pp. 215 ss.; POCOCK, cit., II, pp. 532 ss.).

[lxxxi] PASTOR, cit., pp. 482 ss.

[lxxxii]Troppo tardi un «filo-inglese» era asceso al papato: aver promosso a cardinale il vescovo John Fisher, nel concistoro del 20 maggio 1535, suonò addirittura come una sfida ad Enrico, che già lo aveva fatto rinchiudere nella Torre con l’accusa di tradimento alla Corona. Il 22 giugno il Fisher venne decapitato e con la successiva esecuzione di Tommaso Moro, il 6 luglio, «si chiudeva addirittura un’era, ossia il medioevo inglese» (secondo FATTA, cit., II, p. 130).

[lxxxiii] FATTA, cit., II, p. 154.

[lxxxiv] Cfr. Annalium OSM, cit., t. II, pp. 113 ss.

[lxxxv] ROSSI, I Servi di Maria, in AA. VV., Il contributo degli ordini religiosi al Concilio di Trento, a c. di P. Cherubelli, Firenze, p. 68.

[lxxxvi] Ivi, p. 68, n. 2; cfr. CIACONIUS, cit., vol. III, col. 672, che descrive Laurerio finanche «reluctans et plorans».

[lxxxvii] DE NICASTRO, cit.

[lxxxviii] In VICENTINI, cit., p. 13.

[lxxxix] Lettera apostolica del 17 agosto 1535.

[xc] ROSSI, I Servi di Maria ecc., cit., p. 69, n. 3; cfr. Annalium OSM, cit., t. II, pp. 120 ss.

[xci] H. JEDIN, Storia del Concilio di Trento, Brescia 1949, vol. I, p. 266.

[xcii] S. EHSES, Concilii Tridentini Actorum, Friburgo 1904, p. 43, n. 3.

[xciii] S. PALLAVICINO, Istoria del Concilio di Trento scritta dal Padre Sforza Pallavicino della Compagnia di Gesù ecc., Roma 1664, libro IV, capo I, p. 363; ed  apporta come fonti «il Gianio, nell’Istoria de’ Servi, il Gariberto, e l’Ughelli».

[xciv] Cfr. Annalium OSM, cit., p. 117.

[xcv] Conc. Trid., cit., p. 43.

[xcvi] Cod. Vat. lat. 3915, ff. 77 e 78.

[xcvii] Arm. 41, vol. 4, f. 156r, n.147.

[xcviii] Comunque, abbiamo già chiarito che in quei secoli i cognomi erano scritti con continue modifiche, e che anche per la famiglia del Nostro, a Benevento e Toro, come ad Amelia e poi ad Isernia, si avrà il ritramutamento definitivo verso la forma più vecchia «Laurello/i», superando il “rotacismo intervocalico” intervenuto tra le consonanti “l” ed “r” del cognome. In questo senso abbiamo parlato di cognome “originale”, in quanto relativo alla famiglia d’origine: i «Laureli(o)» di Amelia.

[xcix] V. nota 95.

[c] E’ denominata Acta Nuntiaturae Gallicae; il volume che ci riguarda ha per titolo Correspondance des nonces en France Carpi et Ferrerio 1535-1540, a cura di J. LESTOCQUOY, Roma-Parigi 1961.

[ci] Lettere di Principi, Venezia 1570-77.

[cii] BRITISH LIBRARY, Add. Ms. 8715.

[ciii] Correspondance, cit., pp. XXXIII ss.

[civ]In L. P., vol. XI, n. 1100, p. 442 è scritto”goes as nuncio to Scotland”, ma si è preferito citare il ms. Harley 787, f. 18 (BRITISH LIBRARY) nella versione autentica del tempo.

[cv] Correspondance, cit., pp. 204-5.

[cvi] L. P., n. 1297, pp. 525 ss.

[cvii] Cfr. Correspondance, cit., p. 220, Carpi a Ricalcato, da Melun il 15 dicembre.

[cviii] L. P., n. 1379, p. 549, 27 dicembre, citando Add. Ms. 8715, f. 318v.

[cix] Ivi, f. 319.  Il Faenza approfitta del corriere per scrivere a mons. Ricalcato che «a Vs. Signoria mi raccomando quanto più posso, pregando Dio le doni quanto desidera, et a me quanto V.S. mi augura, et afferma» (ibid.). Il nunzio ha fretta di ricevere notizie da Roma che gli confermino quanto era prevedibile e vociferato: la sua elevazione al cardinalato, in quanto impegnato in una nunziatura presso una corte di primo piano. In realtà, sappiamo che la nomina era già avvenuta nel concistoro del giorno 12, quando la porpora era stata attribuita, fra gli altri, a Pole, Carafa, Sadoleto, Del Monte ed all’Aleandro. La conferma non dovette tardare ad arrivare al Faenza se il 4 gennaio avrebbe scritto al pontefice per ringraziarlo profondamente e dichiararsi «senza eccezione alcuna prontissimo a’ entrare nel fuoco con lei, e per lei» (ivi, f. 319v).

[cx] Ivi, da Parigi, ff. 320v-321.

[cxi] Add. Ms. 8715, f. 324, da Parigi.

[cxii] Ivi, f. 326.

[cxiii] Ivi, f. 322, da Parigi, 19 gennaio.

[cxiv] ASNA, Carteggio Farnese, fasc. 694, litt. F.

[cxv] Add. Ms. 8715, f. 335; da Faenza a mons. Ambrogio, da Parigi.

[cxvi] Ibid.

[cxvii] Ivi, f. 333.

[cxviii] JOHN E. LAW, The nunciature to Scoltland in 1548 of Pietro Lippomano, bishop of Verona, estr. da «Atti e Memorie dell’Accademia di Agricoltura Scienze e Lettere di Verona» (a. acc. 1970-71, serie VI, vol. XXII, p. 426).

[cxix] Cfr. L’Italia del Rinascimento, Bari 1989  (ed. originale Italy in the Age of the Renaissance,1380-1530, 1989 Longman Group UK Limited).

[cxx] LAW, The nunciature, cit., pp. 426-7.

[cxxi] Enciclopedia Italiana, voce Giacomo V Stuart.

[cxxii] Add. Ms. 8715, f. 340 ss.

[cxxiii] Ivi, ff. 357v ss.

[cxxiv] Ibid.

[cxxv] Ivi, ff. 359v. ss.

[cxxvi] CIACONIUS, cit., t. III, col. 672.

[cxxvii] In «Scottish Historical Review», vol. IX (1914).

[cxxviii] Conc. Trid., cit., indice, p. 604.

[cxxix] Annalium OSM, t. II, p. 120.

[cxxx] JEDIN, cit., p. 266.

[cxxxi] Ivi, p. 290.

[cxxxii] Annalium OSM, II, pp. 120 ss.

[cxxxiii] Archivio di San Marcello, Tomo Bullarium, Litt. A n. 18.

[cxxxiv] Litt. 5-1, f. 25v., a firma «Dionisius Beneventanus».

[cxxxv] Litt. A, f. 104, a firma Dionisio Priore Generale.

[cxxxvi] Traducendo fedelmente dall’inglese quanto scritto dallo storico nella citata The nunciature to Scotland, pg. 447.

[cxxxvii] Ibid.

[cxxxviii] ROSSI, I Servi di Maria, cit., pp. 69 ss.

[cxxxix] Trad. di A. M. ROSSI, ivi, p. 70.

[cxl] Conc. Trid., XII, p. 215, n. 3.

[cxli] BAV, Barb. lat. 5362, ff. 188 ss.

[cxlii] Cfr. PASTOR, cit., V, p.117, n. 1.

[cxliii] DE NICASTRO, cit.

[cxliv] Cfr. Annalium OSM, pp. 123 ss.

[cxlv] PASTOR, cit., V, p. 123.

[cxlvi] Ivi, p. 124.

[cxlvii] Ivi, pp. 125 ss.

[cxlviii] Cfr. dispaccio di Vincenzo da Gattico al duca di Mantova del 24 ottobre, ove si parla di «fra Dionisio generale de servi» fra i candidati (ASMN, Archivio Gonzaga).

[cxlix] PASTOR, cit., pp. 127 ss.; sulla cooptazione fra i cardinali di teologi, umanisti, letterati, cfr. M. FIRPO, Il cardinale, cit., p. 121.

[cl] CIARLANTI, cit., p. 475; cfr. anche Annalium OSM, cit., p. 125. L’assegnazione di quel titolo è del 28 gennaio 1540 secondo Ehses (Conc. Trid., XII, p. 604) sarebbe invece datata 6 febbraio secondo il Tomo Bull. (Litt. C n. 38).

[cli] PALAZIO, cit., col. 144-5.

[clii] G. SADOLETO, Epistolae, Roma 1764, Generosus Salomonius, pars tertia, pp. 199-201.

[cliii] Cfr. Tomo Bull., cit., alla data del 14 febbraio, litt. A n. 47; B. LIGI, I vescovi ed arcivescovi di Urbino, Urbino 1953, II, pp. 140 ss.; UGHELLI, cit., T. II, col. 798.

[cliv] Cfr. R. PIO, Discorso a Carlo V Cesare del modo di dominare il mondo, redatto nel 1543.

[clv] Il Laurerio deteneva da tempo la carica di arcidiacono della cattedrale beneventana. E’ questa una delle tante notizie fornite da tutti i suoi biografi, ma per la quale non esiste alcuna fonte assolutamente attendibile, e neppure la data nella quale la nomina fu pronunciata. Se, come essi scrivevano, «la qual dignità ritenne in tutto il corso di sua vita» (cfr. CIARLANTI, cit., p. 474; CIACONIUS, cit.), considerando la breve vita del Nostro, e, allo stesso tempo, l’importanza rivestita da quella prelatura, solitamente non conferita a religiosi troppo giovani, è possibile ipotizzare che Dionisio ne fosse investito nel periodo che intercorre tra l’incarico di procuratore generale dei frati serviti (1527) e quello di priore generale (1535). Possiamo qui ricordare che fino al 1504 lo aveva preceduto Giustiniano Moriconi, di Amelia, e gli sarebbe succeduto Tomaso Conturbinio il 29 ottobre 1542 (cfr. Archivio Capitolare di Benevento, Lettere Onorifiche di Personaggi al R.mo Capitolo, coll. 88, lettera del card. Farnese).   

[clvi] ARCHIVIO GENERALE DEI SERVI DI MARIA, Cartella Laurerio.

[clvii] Cfr. DIZIONARIO BIOGRAFICO DEGLI ITALIANI, voce G. Della Casa (Roma 1988, vol. 36, p. 703).

[clviii] A. F. PIERMEI, Memorabilium Sacri Ordinis Servorum B. M. V. Breviarium ecc., Roma 1934, vol. IV, pp. 7 ss., in n. 1.

[clix] Cfr. Conc. Trid., cit., p. 454.

[clx] PIERMEI, cit, p. 10; cfr. Epistolae Reginaldi Poli et aliorum ad ipsum ecc., a cura di G. Quirini, Brescia 1744-57, vol. III, pp. 73-76.

[clxi] Ivi, citando le Epistolae del cardinale.

[clxii] SADOLETO, cit., pp. 201-202.

[clxiii] Ivi, pp. 254-257.

[clxiv] Ivi, pp. 202-203.

[clxv] PIERMEI, cit., p. 9, nota.

[clxvi] Ibid.

[clxvii] Cfr. EHSES, Acta Consistoralia del 27 maggio; cfr. «Studi Storici», XVI, 250.

[clxviii] Cfr. VICENTINI, cit., p. 13 n. 10.

[clxix]ASLU, Storia di Lucca, vol. II, 309.

[clxx] JEDIN, cit., p. 368.

[clxxi] VICENTINI, cit., p.14.

[clxxii] DE NICASTRO, cit.

[clxxiii] CIACONIUS, cit., col. 673.

[clxxiv] DE NICASTRO, cit.

[clxxv] ASFI, f. 3264, citato da PASTOR.

[clxxvi] Annalium OSM, II, pp. 129-131.

[clxxvii] Testo in Annalium, cit.

[clxxviii] DE NICASTRO, cit.

[clxxix] ASV, Archivio Concistoriale, 4 f. 153, Acta Cameraria 3.

[clxxx] Datata 31 ottobre 1539, in Lettere onorifiche (cit., n. 91, f. 8). Il n. 89, f. 8, reca la data dell’11 gennaio 1542, contiene una sua lettera di raccomandazione per la concessione di indulgenze per la festa del Corpus Domini ed il sigillo del cardinale di San Marcello.

[clxxxi] CIACONIUS, cit., a sua volta citando P. GIOVIO; cfr. PASTOR, cit., V, p. 450.

[clxxxii] DE NICASTRO, cit.

[clxxxiii] ASFI, citato da PASTOR, che data la nomina dei cardinali al giorno 4 (cit., p. 673).

[clxxxiv] PASTOR, cit., p. 673.

[clxxxv] Ivi, p. 674.

[clxxxvi] A. PROSPERI, Tribunali della coscienza. Inquisitori, confessori, missionari,Torino 1996, p. 45.

[clxxxvii] Ivi, p. 676; cfr. Concilium Tridentinum, 2: Diariorum pars altera, a cura di S. MERKLE, Freiburg im Bresigau 1991, p. 405.

[clxxxviii] Enciclopedia  Italiana, voce Inquisizione.

[clxxxix] JEDIN, cit., pp. 311-312.

[cxc] ROSSI, Il Contributo ecc., cit., p. 72, n. 2.

[cxci] Ivi, p. 71.

[cxcii] VICENTINI, cit., p. 8, n. 2, riportando quando scritto da PIERMEI, cit., p. 7, n.1, citando egli a sua volta: «De Dionysio haec habet Synopsis nostra: [] morbo incurabili consumptus Frusoloni [non Romae] obiit, et Romae sepelitur».

[cxciii] ASBN, Liber Mandatorum, cc. 116v, 177, 179.

[cxciv] Cfr. A. ZAZO, in «Samnium», anno XL, gennaio-giugno 1967, n.1-2, p. 28.

[cxcv] DE NICASTRO, cit.

[cxcvi] ASFI, Congregazioni soppresse, cit., f. 83.

[cxcvii] SADOLETO, cit., p. 321.

[cxcviii] Con queste parole ha termine il manoscritto, tuttora inedito, che Giovanni de Nicastro ebbe a dedicare alla figura di Dionisio Laurerio. Aveva cominciato il componimento confutando la possibilità che il borgo di Sieti, vicino Salerno, avesse potuto dare i natali al celebrato cardinale, poiché l’autore si sarebbe sforzato «di provar, che la patria del suddetto Cardinale sia Benevento»; affinché a questa, che già era stata la patria di «tre Sommi pontefici, otto altri Cardinali, d’innumerevoli Arcivescovi, e Vescovi, e d’infiniti celebri Letterati non mancasse ad un così glorioso Eroe, e celebre Letterato, quale si fù il Laurerio».

[cxcix] VICENTINI, cit., p. 9.

[cc] Ivi, p. 33; lettera del 28 dicembre 1764.

[cci] L’iscrizione fu riportata da molti, in versioni simili: Ciacconio, Cabrera, Della Vipera, Ciarlanti, Gianio; si può considerare come più vicina all’originale quella tratta da V. FORCELLA (Iscrizioni delle Chiese di Roma ecc., Roma 1874, vol. II, p. 305, n. 942), in quanto fedele trascrizione del citato ms. Chigiano I (v. 167, f. 326):

DYONYSIO LAVRERIO BENEVENTANO

TT.LI S.TI MARCELLI S.R.E. PRESBITERO CARDINALI

VRBINATENSI EPISCOPO RELIGIONIS SERVORVM

GENERALI GRAVISSIMO AC LEGATO CAMPANIE

A P. III ORDINATO VIRO OMNI FERE

OMNI SCIENTIARVM GENERE ORNATO

R.P.M. AUGVSTINVS ARETINVS EIVS

ALVMNVS GENERALIS POSVIT VIXIT ANNOS

XLV OBIIT XVII DIE SEPTEMBRIS MDXLII

[ccii] «Per tutto il ‘500 e fino al ‘700 proseguirono infine i lavori di abbellimento, che riguardano soprattutto le cappelle laterali ed arricchiscono la chiesa di nuovi capolavori» (L. GIGLI, San Marcello al Corso, Istituto di Studi Romani, Roma 1977, p. 27). Della dispersa tomba del Generale, naturalmente, non troviamo accenni.

[cciii] Cfr. la citata concessione dell’11 novembre 1557 in ASS.

[cciv] Cfr. Annalium OSM, cit., p.138; anche in VICENTINI, cit., p. 17.

[ccv] PASTOR, cit., p. 676, n. 4.

[ccvi] BRITISH LIBRARY, State Papers, IX, 192, citato in L. P., vol. XVII, p. 533, n. 935.

[ccvii] Cfr. copia a Cambridge, Caius College, ms. 597, p. 189.

[ccviii] COCHRANE, cit., p. 155. Solo per un attimo, privi come siamo di qualsivoglia riscontro in proposito, il pensiero ritorna a Volturara Appula: se esso fu paese sede di “eretici” valdesi, fin dal 1502 (cfr. G. SACCO, Gli eretici «Oltremontani» dell’ Alto Fortore, in RSS, I/1995, III serie, pp. 153 ss.), è possibile che i Laureri, e quindi un giovane Bernardino, vi abbiano avuto contatti con i movimenti «oltremontani»?

[ccix] Ivi, p. 160.


 [FL1]

26 juillet, 2013

Antioche de Syrie Troisième ville de l’empire après Rome et Alexandrie, Antioche de Syrie a exercé une influence profonde sur Paul

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14- Antioche de Syrie

Troisième ville de l’empire
après Rome et Alexandrie,
Antioche de Syrie a exercé
une influence profonde
sur Paul

Pour comprendre le travail pastoral de Paul, il faut connaître un peu la ville d’Antioche de Syrie, qui a été la base de ses opérations missionnaires. C’est de là que lui et Barnabé ont été envoyés par la petite communauté chrétienne.

Antioche a été fondée trois siècles avant la naissance de Paul par Séleucos Nicator, l’un des généraux d’Alexandre le Grand. Placée au carrefour des routes des caravanes de l’Orient, en relation avec Babylone, la Perse et l’Inde, elle était en contact continu avec le bassin ouest de la Méditerranée. Les commerçants, les banquiers, les armateurs ont été très vite attirés vers ce centre cosmopolite, ruisselant de richesses et de passions. Après la conquête romaine par Pompée, en 64 av. J.C., elle devint la capitale de la province de Syrie.

Localisation d'Antioche de Syrie
Localisation d’Antioche de Syrie
Au nord-est de la Méditerranée.
Au nord de la Palestine (Jérusalem),
du Liban et de Jordanie (Damas).
À l’est de la Cilicie (Tarse)
et de l’île de Chypre

La ville était complètement entourée d’un mur fortifié, comprenant entre 300 et 400 tours, chef-d’oeuvre de l’architecture gréco-romaine. Antioche était fière de ses installations hydrauliques. Grâce à un réseau de canaux et de conduites qui s’approvisionnaient des montagnes environnantes, l’eau était accessible aussi bien dans les palais des riches que dans les huttes des pauvres, dans les bains publics que dans les bains privés. Seules les villes de Tarse et de Damas pouvaient se vanter d’une telle profusion d’eau courante.

C’est à Antioche qu’on frappait les monnaies romaines à l’effigie de l’Empereur. Lorsque Jésus demanda aux pharisiens : «De qui est cette effigie et son inscription?», il tenait probablement en main une pièce de monnaie frappée à Antioche.

Renan a brossé, dans son style pittoresque, ce tableau d’Antioche : «C’était un amas inouï de bateleurs, de charlatans, de mimes, de magiciens, de thaumaturges, de sorciers, de prêtres imposteurs; une ville de courses, de jeux, de danses, de processions, de fêtes, de bacchanales, un luxe effréné, toutes les folies de l’Orient, les superstitions les plus malsaines, le fanatisme de l’orgie.»

La population d’Antioche se composait de races et de peuples variés. Au temps de Paul, elle comptait environ 500.000 habitants et était la troisième ville de l’empire après Rome et Alexandrie.

Après la destruction du Temple
de Jérusalem, Antioche devint
le centre de la chrétienté.
De 252 à 380 dix conciles
s’y sont réunis.

Lorsque Titus rasa le Temple de Jérusalem et détruisit la ville en l’an 70 ap. J.C., Antioche devint le centre de la chrétienté. De 252 à 380 dix conciles s’y sont réunis.

Les trois étapes de la jeune communauté chrétienne en marche vers l’Église universelle, sont caractérisées par les noms : Jérusalem – Antioche – Rome. Antioche qui se trouvait en contact avec toutes les villes importantes de l’Empire était un endroit idéal pour une Église qui voulait se répandre parmi les nations.

En plus d’être une ville commerciale importante, Antioche était un centre intellectuel beaucoup plus dynamique que la ville Jérusalem continuellement agitée et en révolte contre Rome. Mise en tutelle et sous surveillance par les Romains, Jérusalem connaissait une situation économique déplorable.

À Antioche, les Juifs formaient une colonie importante. Tous ceux qui aspiraient à une religion sérieuse, spécialement les femmes, se rendaient à la synagogue le jour du sabbat. Le nombre des prosélytes recrutés parmi les non-Juifs, était considérable. Citadelle de la civilisation, la séparation entre les Juifs et les non-Juifs était moins prononcée qu’ailleurs. Ceci a permis la fondation de la première église mixte. Les antiochiens permettaient aux non-Juifs de participer à leur vie de foi!

Cette situation était une cause de préoccupation pour l’Église de Jérusalem. Il fut décidé d’envoyer des observateurs et le choix tomba sur Barnabé comme chef de délégation. On n’aurait guère pu choisir un homme plus qualifié pour cette mission délicate. Barnabé à la stature imposante, au visage et au regard reflétant la bonté, aux gestes tranquilles, disposait d’un jugement solide, qui ne confond pas l’accidentel avec l’essentiel.

Après sa visite officielle, Barnabé décida de demeurer à Antioche. C’est lui qui, un peu plus tard, ira chercher Paul à Tarse, pour l’inviter à travailler avec lui dans cette ville cosmopolite de l’Empire.

L’église d’Antioche se considérait de plus en plus comme un poste avancé de la mission chrétienne. Quinze ans à peine s’étaient écoulés depuis la mort du Seigneur, et déjà une série de communautés nouvellement fondées longeaient la vallée de l’Oronte et le littoral syro-phénicien, tel «un brillant collier de perles». Jérusalem aux vieilles traditions sera détruite et Antioche, ville ouverte à tous les courants, prendra la relève et ouvrira le christianisme aux nations.

Antioche de Syrie a exercé une influence profonde sur Paul : elle devint, pendant plus de 20 ans, sa patrie d’élection et le point de départ de ses trois grands voyages missionnaires.

******************

La semaine prochaine : Paul et Barnabé à Antioche

_____________
Carte extraite du site Eklektik

Révision: 2011-01-01

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associations humanitaires (entraide, action sociale) en Alsace

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association humanitaire (entraide, action sociale) en Alsace

Père Sosthène Marie Ledoux Ordre Servites de Marie .

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Il faut le reconnaître, le RP Ledoux n’a pas une écriture ample, souple et agréable. Mais il est le seul auteur en langue française, à ma connaissance, qui ait exposé, fouillé devrai-je dire, les Douleurs de la Vierge, avec autant de profondeur. Si parfois son insistance sur les souffrances peut nous agacer, force est de constater, qu’après d’autres lectures, ses écrits demeurent ceux qui nous ont le plus appris sur les Douleurs de notre Mère. Ce sont notamment ces « Fondements » qui nous font le plus méditer sur le vécu de notre Mère et entrevoir le réel abîme de ses sacrifices. Si vous voulez vraiment commencer à comprendre le vécu réel de la Vierge des Douleurs, selon l’expression hispanique, leur lecture est incontournable. Et naturellement, vous y reviendrez de temps à autre, au moins en partie selon la grâce qui vous guide, car c’est dans ces méditations que vous trouverez votre nourriture la plus substantielle

Le R.P. Sosthène-M. Ledoux OSM (Servites de Marie)

L’ordre des Servites de Marie, parfois nommés Serfs de la Vierge (en latin Ordo Servorum Beatae Virginis Mariae), en sigle : OSM ou o.s.m., est un ordre mendiant de l’Église catholique romaine, créé en Toscane (Italie) au XIIIe siècle. À la vie contemplative, ils mêlent l’apostolat sous toutes ses formes (prédication, enseignement, mission, etc.). Dans l’ordre, tous sont frères et plusieurs sont frères-prêtres. Ils sont aujourd’hui environ un millier répartis sur les cinq continents.

Père Sosthène Marie Ledoux Ordre Servites de Marie .

La plus grande partie des textes viennent du livre intitulé « La plus affligée des mères ou manuel de dévotion aux Douleurs de Marie » (1888) de R.P. S.-M. Ledoux, de l’Ordre des Servites de Marie.
C’est avec cet auteur que vous trouverez la nourriture la plus riche pour alimenter votre méditation, vos oraisons et que vous pourrez entrapercevoir l’abîme des Douleurs de notre Mère, endurées pour notre salut, avec son Fils Premier Né, le Sauveur.

La plus affligée des Mères ou Manuel de dévotion aux Douleurs de Marie

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La plus affligée des Mères, ou Manuel de dévotion aux Douleurs de Marie, contenant plus de cinq cents méditations ou considérations d’après les saints docteurs et les écrivains ascétiques… par le R. P. S.-M. Ledoux

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Exercices principaux

Pour le Premier Vendredi de chaque mois

La désolation de Marie, en Douze considérations
La désolation de Marie dans la privation de son Jésus ;
Désolation de Marie dans sa maison froide et vide de Jésus ;
Désolation de Marie, obligée de vivre au milieu d’un peuple malveillant ;
Désolation de Marie visitant les lieux sanctifiés par les souffrances de son Fils ;
Désolation de Marie en pensant à la ruine de sa nation ;
Désolation de Marie en pensant aux contradictions que devait subir la doctrine de Jésus-Christ ;
La désolation de Marie à la pensée des oppositions que devaient soulever les préceptes divins ;
Désolation de Marie à la pensée des persécutions qui attendaient les disciples de son Fils Jésus ;
Désolation de Marie à la pensée du sang de Jésus répandu inutilement pour le plus grand nombre des hommes ;
Désolation de Marie en pensant aux dissensions qui devaient désoler l’Église, épouse de son Jésus ;
– Désolation de Marie en pensant au triomphe de l’impiété et de l’erreur
;
Marie Reine des martyres.

(d’après le P.B. Troscia,
de l’Ordre des Servites de Marie)

Pour tous les jours du mois

(par le Père Ventura. Général des Théatins)

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Thourotte, Picardie arrived from google.fr on « Accueil – Notre-Dame-des-Douleurs.net« .
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Ouagadougou, Kadiogo arrived from google.bf on « Accueil – Notre-Dame-des-Douleurs.net« .
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21 juillet, 2013

www.pretionline.it un sito per comunicare con dei Figli di Dio consacrati al servizio di coloro che ricercano la LUCE.

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1. www.pretionline.it un sito per comunicare con dei Figli di Dio consacrati al servizio di coloro che ricercano la LUCE. rosso sac. Balsi Massimiliano, Prete diocesano
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Viterbo – homepage sito diocesano
nato nel 1977 – ordinato nel 2002
Incarichi: vicario episcopale per la Catechesi, la Pastorale Scolastica e l’Insegnamento della Religione Cattolica, parroco e rettore della Basilica Santuario S. Maria della Quercia a Viterbo e confessore presso il Monastero Trappista di Vitorchiano.
Competenze: Catechetica, Antropologia e Teologia.
Tempo di risposta: 7 giorni
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2. verde sac. Bancale Pier Luca, Prete religioso
bordino-grigio

istituto: Legionari di Cristo
regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
nato nel 1963 – professione religiosa nel 1994 – ordinato nel 2000
Incarichi: Cappellano militare, cappellano universitario, docente di Scienze Religiose.
Competenze: Teologia dogmatica, pastorale familiare, giovanile e vocazionale, catechesi e direzione spirituale.
Presentazione: Sono entrato in seminario a 29 anni, dopo la laurea in giurisprudenza e diverse esperienze professionali e umane. Come sacerdote ho lavorato in diversi campi e Paesi. Confidate pienamente nel Signore, che è incredibilmente buono e non delude! Cercate di pregare un po’ ogni giorno, santificate le feste, confessatevi regolarmente, con fiducia. Cercate di osservare i comandamenti, di amare Dio e il prossimo e di vivere in semplicità. Così – solo così – la vita è davvero bella! e il Signore aiuta nelle difficoltà. Gesù cerca collaboratori nel nostro mondo!
Pagina web: Ateneo Pontificio Regina Apostolorum
Tempo di risposta: 7 giorni
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3. verde sac. Bissacco Danilo, Prete religioso
bordino-grigio

istituto: Redentoristi
regione: Lazio
nato nel 1937 – professione religiosa nel 1956 – ordinato nel 1964
Incarichi: Superiore Provinciale della Provincia romana della Congregazione del S.s. Redentore, professore di Teologia Morale all’Istituto Teologico Marchigiano. Dal 1975 svolgo il ministero di Parroco.
Competenze: Teologia Morale.
Presentazione: Sono attento ai problemi familiari e dei giovani, curando in particolare l’aspetto cristiano della vita.
Tempo di risposta: 7 giorni
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4. verde sac. Canuzzi Alberto, Prete diocesano
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Viterbo – homepage sito diocesano
nato nel 1940 – ordinato nel 1964
Incarichi: parroco. Presidente del CeIS (centro per tossicodipendenti) a S.Crispino a Viterbo.
Competenze: pastorale per situazioni di disagio da 30 anni.
Presentazione: opero in una comunità per tossicodipendenti e alcolisti,
Pagina web: Home page
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5. verde diac. Cappelli Antonio, Diacono permanente
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
nato nel 1949 – ordinato nel 1987
Incarichi: Oblato benedettino – Cerimoniere capitolare Arcibasilica S. Giovanni in Laterano – Servizio Diocesano per il Catecumenato – Formazione liturgica degli aspiranti e candidati diaconi
Competenze: Liturgia – Catechesi giovani/adulti
Tempo di risposta: 3 giorni
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6. verde sac. Cartolari Paolo, Prete diocesano
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Tivoli – homepage sito diocesano
nato nel 1969 – ordinato nel 1995
Incarichi: parroco, assistente dell’UCID e collaboratore dell’Opera Romana Pellegrinaggi.
Competenze: Diritto Canonico e Morale.
Presentazione: ordinato nel 1995, 42enne, da 12 anni parroco, desidero conoscere sacerdoti e seminaristi per amicizia e confronto pastorale.
Tempo di risposta: 3 giorni
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7. verde sac. Casini Enrico, Prete religioso
bordino-grigio

istituto: Servi di Maria
regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
nato nel 1963 – professione religiosa nel 2003 – ordinato nel 2005
Incarichi: vice segretario presso la Pontificia Facoltà Teologica « Marianum ».
Presentazione: sono nato a Firenze. Sono entrato fra i Servi di Maria nel 1994. Ho studiato Teologia all’Istituto teologico Marianum in Roma.
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8. verde sac. Castellina Matteo, Prete diocesano
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
nato nel 1976 – ordinato nel 2007
Incarichi: sono viceparroco nella Parrocchia di Santa Galla alla Garbatella (Roma).
Competenze: Laureato in Filosofia presso la seconda università di Roma « Tor Vergata » e licenziato in Ecclesiologia presso la Facoltà di Teologia della Pontificia Università Lateranense.
Presentazione: Penso che buona parte dei problemi di fede di molte persone siano dovuti a una immagine errata di Dio. Cerco di rendermi disponibile per l’ascolto e il colloquio, per provare a riscoprire insieme il vero volto di Dio, perché sono convinto che la vita cristiana, la vita in Cristo, è quanto di più bello ci sia!
Tempo di risposta: 7 giorni
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9. verde diac. Cauti Pietro, Diacono permanente
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
nato nel 1959 – ordinato nel 2001
Incarichi: pastorale familiare, per i separati e divorziati.
Presentazione: Coniugato con Maria Teresa dal 1979; due figli di 30 e 26 anni
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10. giallo sac. Congiu Giovanni, Prete religioso
bordino-grigio

istituto: Redentoristi
regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
nato nel 1954 – professione religiosa nel 1985 – ordinato nel 1989
Incarichi: superiore di Comunità e parroco di S. Gioacchino in Prati.
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11. verde sac. Costa Antonino, Prete diocesano
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Palestrina – homepage sito diocesano
nato nel 1966 – ordinato nel 2002
Incarichi: vicario parrocchiale, assistente dell’Azione Cattolica parrocchiale, responsabile dell’Oratorio e membro dell’Ufficio Catechistico Diocesano.
Competenze: catechesi e pastorale.
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12. verde sac. Cuocci Bessarione, Prete religioso
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: S. Maria di Grotta Ferrata – Abbazia territoriale immediatamente soggetta alla Santa Sede – homepage sito diocesano
nato nel 1985 – professione religiosa nel 2009 – ordinato nel 2012
Incarichi: parroco della Basilica Abbaziale e Parrocchiale di S. Maria delle Grazie di Grottaferrata (chiesa cattolica di rito bizantino-greco) e studente di Teologia Dogmatica presso la Facoltà Teologica dell’Università Nazionale e Capodistriana di Atene (Grecia).
Competenze: Teologia Dogmatica, Scienze Ecclesiastiche Orientali, Teologia e Spiritualità Bizantina
Presentazione: Sono un sacerdote, Monaco Basiliano del Monastero Esarchico di S. Maria di Grottaferrata (Abbazia Greca di San Nilo). Sono cattolico di rito Bizantino-Greco.
Pagina web: Abbazia Greca di Grottaferrata
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13. verde sac. D’Alia Domenico, Società di Vita Apostolica
bordino-grigio

istituto: Missionari del Preziosissimo Sangue
regione: Lazio – diocesi: Albano – homepage sito diocesano
nato nel 1970 – ordinato nel 2004
Incarichi: responsabile nazionale della Pastorale Giovanile e delle Vocazioni della Congregazione dei Missionari del Preziosissimo Sangue (Provincia Italiana).
Competenze: Laurea in Filosofia e Teologia alla Pontificia Università Gregoriana in Roma. Laurea in Scienze dell’Educazione, Pastorale giovanile e Catechetica presso la Pontificia Università Salesiana in Roma.
Presentazione: Ciao! Sono Padre Domenico e sono un missionario itinerante che incontra i giovani ovunque. Nella preghiera sono stato ispirato a fare ancora di più. Perciò ho scelto di mettere a disposizione questo spazio d’ascolto per te. Sono esperto in modo particolare per chi è in discernimento o in ricerca vocazionale ed ha bisogno di luce. Ti aspetto!
Pagina web: Missionari del Preziosissimo Sangue
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14. verde sac. D’Oria Giuseppe , Prete religioso
bordino-grigio

istituto: Giuseppini del Murialdo
regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
nato nel 1978 – professione religiosa nel 2005 – ordinato nel 2007
Incarichi: animatore vocazionale della provincia italiana, équipe di formazione iniziale e responsabile per la pastorale giovanile del centro sud.
Competenze: Pastorale giovanile (esperienza 8 anni in un centro giovanile di Napoli e San Giuseppe Vesuviano – coordinamento per la PG della provincia religiosa zona centro sud). Sto prendendo la licenza in Teologia Spirituale e in attesa di tesi per la Teologia Pastorale.
Presentazione: Ciao, sono PG (padre Giuseppe), sono un Giuseppino del Murialdo… Nel mio cammino ho avuto la fortuna di incontrare chi si è fatto per me amico, fratello e padre facendomi davvero sentire che Dio mi ama in maniera personale, infinito, tenero, attuale e misericordioso… E un po’ alla volta mi ha aiuto a comprendere che anche io volevo essere così e annunciare questo amore che è per tutti, anche per te… Ora e non importa come e dove sei e neppure perché… Se vuoi un amico, un fratello e un padre sarò felice di fare qualche passo del cammino con te. Dio ci ama
Pagina web: Murialdo Voc
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15. verde sac. Dankaye Giorgio, Società di Vita Apostolica
bordino-grigio

istituto: Terzo Ordine Regolare di S. Francesco
regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
nato nel 1968 – ordinato nel 1995
Incarichi: rettore del Pontificio Collegio Armeno a Roma.
Competenze: Pastorale, Psicologia e Pedagogia.
Presentazione: Sempre a disposizione di chi pensa che io possa essergli utile.
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16. verde sac. De Franco Francesco, Prete diocesano
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
nato nel 1964 – ordinato nel 1989
Incarichi: Parroco.
Competenze: Teologia fondamentale.
Presentazione: Sono sacerdote diocesano e da un anno parroco in una Parrocchia dell’Eur. Oltre ad aver insegnato per quattro anni Teologia fondamentale e Cristologia , ho ricoperto anche incarichi di pastorale giovanile e universitaria.
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17. verde sac. Di Camillo Eric, Prete diocesano
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Montecassino – homepage sito diocesano
nato nel 1974 – ordinato nel 2004
Incarichi: parroco della Parrocchia « Santa Maria della Rosa » in San Vittore del Lazio ». Responsabile del Centro Famiglia Diocesano e Assistente UNITALSI
Competenze: Pastorale Familiare.
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18. verde sac. Di Rienzo Natalino, Prete diocesano
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Gaeta – homepage sito diocesano
nato nel 1964 – ordinato nel 1995
Incarichi: parroco di Campodimele.
Competenze: Apostolato della gente di mare: a bordo delle navi e nei porti.
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19. verde sac. Diacu Sebastian, Prete religioso
bordino-grigio

istituto: OFMConv. – Frati Minori Conventuali
regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
stato estero: Romania – diocesi estera: Iasi – Moldavia
nato nel 1968 – professione religiosa nel 1997 – ordinato nel 1998
Incarichi: professore di Storia Ecclesiastica e di Storia Francescana.
Competenze: Storia della Chiesa, delle religioni, del mondo.
Presentazione: 1993-97: Facoltà di Teologia a Seraphicum, Roma, Italia; 1997-98: formatore per i frati conventuali non-sacerdoti; 1998-02: ho seguito la Facoltà di Storia di Bucarest (4 anni) (3 anni viceparrocco in una parrocchia diocesana ecc.; 2002-06: laurea in storia del cristianesimo nell’impero romano (2001-06: cappellano in un monastero di M. Ward, a Bucarest; catechesi, ritiri ed esercizi spirituali ai laici ed ai religiosi ecc.).
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20. verde sac. Díaz Jaimes William Raúl, Prete diocesano
bordino-grigio

regione: Lazio – diocesi: Roma – homepage sito diocesano
nato nel 1972 – ordinato nel 2006
Incarichi: ho cominciato il mio dottorato in Diritto Canonico presso l’Università Pontificia Salesiana a Roma.
Competenze: incardinato nella diocesi di Tibú (Colombia), ho fatto il mio servizio lì come parroco, arciprete e cancelliere della diocesi. Ho una laurea e licenza in Teologia (Pontificia Università Javeriana in Colombia), specializzazione in Violenza Intrafamiliare: Infanzia ed Adolescenza (Università Autonoma di Bucaramanga in Colombia), e ho fatto Licenza in Diritto Canonico (UPS, Roma).
Presentazione: Sono felicemente Sacerdote perchè, come ha detto Santa Maria Mazzarello,: « Ho scelto Dio e per sempre ». La mia storia è stata segnata per la testimonianza di santità di Don Bosco, e la mia vocazione rimane nelle mani della Vergine Maria, Aiuto dei Cristiani.
Pagina web: La mia pagina di Facebook
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servizio attivato il 15/6/1997
a cura di don Giovanni Benvenuto e don Gianfranco Falgari
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14 juillet, 2013

14 luglio 2013 Festa del Beato Raffaele da Barletta.La Chiesa Universale e l Ordine dei Servi di Maria celebrano la memoria di questo umile frate povero tra i poveri.

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Beato Raffaele di Barletta

14 luglio

Originario di Cattaro, in Dalmazia, il beato Raffaele giunse a Barletta, dove entrò tra i Servi di Maria. Visse nell’umiltà (svolse l’ufficio di questuante del convento) e nella preghiera (non aveva cella per dormire e stava continuamente in orazione davanti al Santissimo). Fino al 14 luglio del 1566. Quella notte ebbe, infatti, in sogno la premonizione dell’imminente morte e svegliò i confratelli per non restare senza il viatico. Glielo diede, dopo la confessione, il superiore. Spirò sull’altare della Vergine, dove si era raccolto in preghiera. Il corpo restò esposto per tre giorni tanta era la folla che accorreva. Per la sua carità, infatti, fra Raffaele era notissimo nella cittadina pugliese. Spesso dava il pane o l’elemosina che aveva raccolto ai più bisognosi. E ricominciava, instancabile, la raccolta. (Avvenire)

Emblema: Pane

L’affascinate città costiera di Cattaro (odierna Kotor, nell’attuale Montenegro) era uno dei più importanti centri economici e religiosi della Dalmazia del XV secolo. Sin dal 1423 Kotor si era liberamente sottomessa alla signoria veneziana, diventando successivamente capoluogo della cosiddetta “Albania veneta” e conservando così una larga indipendenza dall’incalzante Impero Ottomano. Inoltre, proprio grazie al legame con la Serenissima, era divenuta un porto vivace e ricco di commercianti, marinai e pescatori, ma anche di predicatori itineranti del Vangelo.
Fu in questo contesto marittimo che ebbe i natali il beato Raffaele, del quale, tuttavia, ci giungono notizie solo dopo il suo trasferimento alla riva opposta dell’Adriatico, nel rinomato centro pugliese di Barletta; qui egli professò nell’Ordine Religioso dei Servi di Maria come fratello converso, presso il fiorente Convento di Santa Maria della Croce, situato in una zona periferica della città.
Le fonti ci parlano di un frate umile e modesto, pieno di carità e di zelo. Per le sue qualità e soprattutto per la sua prudenza, i Superiori gli affidarono l’ufficio di questuante dentro e fuori le mura della città. In quell’ufficio egli si rese amabile e degno di stima e venerazione (“magna erat apud populum illum venerationem”), specie per la carità smisurata che usava verso i poveri. I suoi contemporanei ci riferiscono che il Beato Raffaele, dopo aver questuato il pane per i frati del suo convento, uscendo dalle mura della città lo distribuiva ai poveri e ai bisognosi che lì lo attendevano; rientrando poi in città riempiva nuovamente la sua bisaccia di elemosine e le portava al convento. Altri testimoni affermano che era così sensibile ai bisogni del prossimo, da non reggergli il cuore perfino alla vista di alcuni falsi poveri, ai quali vuotava nelle mani ciò che aveva raccolto, per poi andar di nuovo a stender loro la mano. Nella sua umiltà voleva sentirsi povero tra i poveri.
Dalle fonti storiche, inoltre, ci viene riferito che da parte dei barlettani godeva grande stima, non solo per la sua straordinaria carità, ma anche per la sua grande austerità di vita. Infatti egli voltò le spalle a tutto ciò che in questo mondo crea distrazioni e offre vane speranze, assumendo un rigore di vita molto austero e penitente, praticando digiuni e veglie notturne. Camminava sempre a piedi scalzi. Non ebbe mai una sua cella per dormire: pregava davanti al SS. Sacramento e dormiva pochissimo tempo dove gli capitava.
Fu tentato dal demonio molte volte, soprattutto di notte, ma essendo un uomo puro e casto, con la forza dei sacramenti e della preghiera, ne uscì sempre vittorioso. A riguardo ci viene tramandato che, alla stregua di altri santi, come rimedio ad alcune tentazioni, egli usava immergersi nell’acqua gelida.
Una notte ebbe in sogno che la sua morte era ormai imminente. Perciò il Beato svegliò dal sonno i suoi confratelli perché non voleva restare sprovvisto dei Sacramenti. Il Padre Superiore, Bartholomeus Janatasius, si recò subito in chiesa dove fra Raffaele stava già dinanzi all’altare della Beata Vergine Maria, di cui era tanto devoto, ascoltò la sua confessione e gli diede il Santo Viatico. Allora il Beato Raffaele, con gli occhi rivolti verso il Cielo, in ginocchio e con le mani giunte, spirò nella pace del Signore tra l’ammirazione dei suoi confratelli. Era il 14 luglio 1566.
Il suo corpo rimase esposto per tre giorni, perché moltissima gente da Barletta e dai dintorni accorse per venerarlo con devozione, piangendo la sua perdita. Alcuni chiedevano con insistenza che gli venisse dato, come reliquia, un pezzetto delle sue vesti, quasi a sentire più vicina la benevola protezione di questo umile Frate che in vita si era fatto tutto a tutti, testimone vivente della carità di Cristo.


Autore:
Ruggiero Lattanzio

14 luglio 2013 Festa del Beato Raffaele da Barletta.La Chiesa Universale e l Ordine dei Servi di Maria celebrano la memoria di questo umile frate povero tra i poveri. beato

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