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26 juillet, 2013

Antioche de Syrie Troisième ville de l’empire après Rome et Alexandrie, Antioche de Syrie a exercé une influence profonde sur Paul

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14- Antioche de Syrie

Troisième ville de l’empire
après Rome et Alexandrie,
Antioche de Syrie a exercé
une influence profonde
sur Paul

Pour comprendre le travail pastoral de Paul, il faut connaître un peu la ville d’Antioche de Syrie, qui a été la base de ses opérations missionnaires. C’est de là que lui et Barnabé ont été envoyés par la petite communauté chrétienne.

Antioche a été fondée trois siècles avant la naissance de Paul par Séleucos Nicator, l’un des généraux d’Alexandre le Grand. Placée au carrefour des routes des caravanes de l’Orient, en relation avec Babylone, la Perse et l’Inde, elle était en contact continu avec le bassin ouest de la Méditerranée. Les commerçants, les banquiers, les armateurs ont été très vite attirés vers ce centre cosmopolite, ruisselant de richesses et de passions. Après la conquête romaine par Pompée, en 64 av. J.C., elle devint la capitale de la province de Syrie.

Localisation d'Antioche de Syrie
Localisation d’Antioche de Syrie
Au nord-est de la Méditerranée.
Au nord de la Palestine (Jérusalem),
du Liban et de Jordanie (Damas).
À l’est de la Cilicie (Tarse)
et de l’île de Chypre

La ville était complètement entourée d’un mur fortifié, comprenant entre 300 et 400 tours, chef-d’oeuvre de l’architecture gréco-romaine. Antioche était fière de ses installations hydrauliques. Grâce à un réseau de canaux et de conduites qui s’approvisionnaient des montagnes environnantes, l’eau était accessible aussi bien dans les palais des riches que dans les huttes des pauvres, dans les bains publics que dans les bains privés. Seules les villes de Tarse et de Damas pouvaient se vanter d’une telle profusion d’eau courante.

C’est à Antioche qu’on frappait les monnaies romaines à l’effigie de l’Empereur. Lorsque Jésus demanda aux pharisiens : «De qui est cette effigie et son inscription?», il tenait probablement en main une pièce de monnaie frappée à Antioche.

Renan a brossé, dans son style pittoresque, ce tableau d’Antioche : «C’était un amas inouï de bateleurs, de charlatans, de mimes, de magiciens, de thaumaturges, de sorciers, de prêtres imposteurs; une ville de courses, de jeux, de danses, de processions, de fêtes, de bacchanales, un luxe effréné, toutes les folies de l’Orient, les superstitions les plus malsaines, le fanatisme de l’orgie.»

La population d’Antioche se composait de races et de peuples variés. Au temps de Paul, elle comptait environ 500.000 habitants et était la troisième ville de l’empire après Rome et Alexandrie.

Après la destruction du Temple
de Jérusalem, Antioche devint
le centre de la chrétienté.
De 252 à 380 dix conciles
s’y sont réunis.

Lorsque Titus rasa le Temple de Jérusalem et détruisit la ville en l’an 70 ap. J.C., Antioche devint le centre de la chrétienté. De 252 à 380 dix conciles s’y sont réunis.

Les trois étapes de la jeune communauté chrétienne en marche vers l’Église universelle, sont caractérisées par les noms : Jérusalem – Antioche – Rome. Antioche qui se trouvait en contact avec toutes les villes importantes de l’Empire était un endroit idéal pour une Église qui voulait se répandre parmi les nations.

En plus d’être une ville commerciale importante, Antioche était un centre intellectuel beaucoup plus dynamique que la ville Jérusalem continuellement agitée et en révolte contre Rome. Mise en tutelle et sous surveillance par les Romains, Jérusalem connaissait une situation économique déplorable.

À Antioche, les Juifs formaient une colonie importante. Tous ceux qui aspiraient à une religion sérieuse, spécialement les femmes, se rendaient à la synagogue le jour du sabbat. Le nombre des prosélytes recrutés parmi les non-Juifs, était considérable. Citadelle de la civilisation, la séparation entre les Juifs et les non-Juifs était moins prononcée qu’ailleurs. Ceci a permis la fondation de la première église mixte. Les antiochiens permettaient aux non-Juifs de participer à leur vie de foi!

Cette situation était une cause de préoccupation pour l’Église de Jérusalem. Il fut décidé d’envoyer des observateurs et le choix tomba sur Barnabé comme chef de délégation. On n’aurait guère pu choisir un homme plus qualifié pour cette mission délicate. Barnabé à la stature imposante, au visage et au regard reflétant la bonté, aux gestes tranquilles, disposait d’un jugement solide, qui ne confond pas l’accidentel avec l’essentiel.

Après sa visite officielle, Barnabé décida de demeurer à Antioche. C’est lui qui, un peu plus tard, ira chercher Paul à Tarse, pour l’inviter à travailler avec lui dans cette ville cosmopolite de l’Empire.

L’église d’Antioche se considérait de plus en plus comme un poste avancé de la mission chrétienne. Quinze ans à peine s’étaient écoulés depuis la mort du Seigneur, et déjà une série de communautés nouvellement fondées longeaient la vallée de l’Oronte et le littoral syro-phénicien, tel «un brillant collier de perles». Jérusalem aux vieilles traditions sera détruite et Antioche, ville ouverte à tous les courants, prendra la relève et ouvrira le christianisme aux nations.

Antioche de Syrie a exercé une influence profonde sur Paul : elle devint, pendant plus de 20 ans, sa patrie d’élection et le point de départ de ses trois grands voyages missionnaires.

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La semaine prochaine : Paul et Barnabé à Antioche

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Carte extraite du site Eklektik

Révision: 2011-01-01

Mouvement des Cursillos Francophones du Canada

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