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17 mai, 2014

Le site Notre-Dame des Douleurs recherche des traducteurs bénévoles

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 19:57

Bonjour,

je vous remercie de vous intereser à mon site , http://notre-dame-des-douleurs.net/    et d’avoir consacré une page de presentation et de liens pour diverses pratiques pour prier notre Mère des douleurs.

d’autres textes vont être mis en ligne, mais le webmaster est débordé et ça prend ….du temps

je me permets de vous signaler ma recherche actuelle:

 

Je cherche des traducteurs bénévoles.

puisque vous trouvez ce site intéressant, vous pourriez peut-être avoir la possibilité de rencontrer un ou des traducteurs (des retraités par exemple ou autre), qui traduiraient le site en son entier ou tout du moins les prières principales et les textes fondamentaux, autant qu’il leur est possible.

 

Après être mis en contact, pour structurer le travail (chaque dossier porte un numéro pour que la webmaster s’y retrouve et ce quelle que soit la langue), je me chargerai alors de créer un site dans cette nouvelle langue, payer le webmaster ainsi que la maintenance du site.

 

Dans cette éventualité, il est clair que les traducteurs seront remerciés sur le site en citant  leur prénom et éventuellement leur nom mais il n’y sera fait aucune référence à vous comme organisation, comme d’ailleurs pour éventuellement tout autre ‘’courant’’.

Ce qui ne vous empêche pas de signaler dans un article interne que vous avez aimablement fourni des traducteurs bénévoles.

 

Il s’agit d’un site de dévotion, uniquement, pour faire aimer la Vierge Marie qui a souffert pour devenir notre Mère.

Ces sites seraient ma propriété et c’est moi qui les entretiendrais.

Mais ainsi nous aurons collaboré au développement de la reconnaissance que l’on doit aux souffrances de notre Mère, comme il se doit à de véritables enfants.

Ce qui est le plus important et de surcroît méritoire pour chacun des participants à ce travail.

 

En vous remerciant de m’avoir lu et en espérant, si Dieu le veut, à une collaboration future pour la Gloire de notre Mère et ainsi la joie de son Fils, Premier né,

Veuillez agréer mes sincères salutations cordiales.

 

pour tout contact : utiliser cette adresse mail : verdeoceanus@gmx.com ou celle du site, le webmaster me transmettra : contact@notre-dame-des-douleurs.net.  Merci.

24 février, 2014

Sept Saints Fondateurs Bonfils Monaldi, Buonagiunta Manetti,Manetto de l’Antella, Amédée des Amidei, Uguccione des Uguccioni, Sostène des Sostegni et Alexis Falconieri

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 9:24

LE XVII FÉVRIER. LES SEPT SAINTS FONDATEURS DE L’ORDRE DES SERVITES DE LA B. V. MARIE.

Le ciel de l’Eglise s’assombrit. Tout nous annonce déjà les jours où l’Emmanuel apparaîtra dans l’état lamentable où l’auront mis nos crimes. Bethléhem appelait-elle donc si tôt le Calvaire ! Au pied de la Croix comme en Ephrata, nous retrouverons la Mère de la divine grâce ; alors Marie enfantera dans ses larmes les frères du premier-né dont la naissance fut toute de douceur. Comme nous avons goûté ses joies, nous saurons avec elle pleurer et souffrir.

Prenons modèle des bienheureux honorés en ce jour. Leur vie se consuma dans la contemplation des souffrances de Notre-Dame; l’Ordre qu’ils établirent eut pour mission de propager le culte de ces inénarrables douleurs. C’était le temps où saint François d’Assise venait d’arborer comme à nouveau sur un monde refroidi le signe du divin Crucifié ; dans cette reprise de l’œuvre du salut, pas plus qu’au Vendredi de la grande semaine, Jésus ne pouvait se montrer à la terre

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sans Marie: les Servîtes complétèrent par ce côté l’œuvre du patriarche des Mineurs ; l’humanité désemparée retrouva confiance en méditant sur la passion du Fils et la compassion de la Mère.

Quelle place occupent dans l’économie de la rédemption les douleurs de la Vierge très sainte, c’est ce que doivent nous dire en leur temps deux fêtes diverses appelées à en consacrer le mystère. Les complaisances de la souveraine des cieux pour l’Ordre qui s’en fit l’apôtre, apparurent dans la multiple effusion de sainteté dont son origine fut marquée. L’épanouissement simultané des sept lis que les Anges cueillent aujourd’hui sur terre offre un spectacle inusité au ciel Pierre de Vérone en eut la vision, au temps où leurs tiges implantaient sur la cime du Senario leurs racines fécondes; et le futur Martyr vit la Vierge bénie sourire à la montagne d’où d’autres fleurs sans nombre, nées à l’entour, envoyaient aussi leurs parfums sur l’Eglise. Jamais Florence, la ville des fleurs, n’avait encore à ce point fructifié pour Dieu. Aussi l’enfer, qui à l’heure même multipliait ses entreprises sur la noble cité, ne put prévaloir contre Marie dans ses murs. Les fêtes de Julienne Falconiéri, de Philippe Benizi, qui précédèrent au Cycle sacré celle de ce jour, nous ramèneront à ces pensées. Mais dès maintenant, unissons notre gratitude à celle de l’Église pour la famille religieuse des Servites ; le monde lui doit d’avoir avancé dans la connaissance et l’amour de la Mère de Dieu, devenue notre mère au prix de souffrances que nul autre enfantement ne connut

Le récit consacré par l’Église à la mémoire des saints fondateurs nous dira leurs mérites, et les bénédictions dont leur fidélité à Marie fut récompensée. Le 11 février, choisi pour la célébration de leur commune fête, ne rappelle la mort d’aucun des sept bienheureux; mais c’est à pareil jour qu’en 1304, après des vicissitudes infinies, l’Ordre sorti d’eux obtint l’approbation définitive de l’Église.

Lorsque, au XIII° siècle, le schisme funeste excité par Frédéric II et de sanglantes factions divisaient les peuples les plus policés d’Italie, la prévoyante miséricorde de Dieu, entre d’autres personnages illustres par leur sainteté,suscita sept nobles Florentins dont l’union dans la charité allait faire un mémorable exemple d’amour fraternel. C’étaient Bonfils Monaldi, Buonagiunta Manetti,Manetto de l’Antella, Amédée des Amidei, Uguccione des Uguccioni, Sostène des Sostegni et Alexis Falconieri. Comme en l’année trente-trois de ce siècle, au jour de l’Assomption de la bienheureuse Vierge, ils priaient avec ferveur dans le lieu de réunion de la pieuse confrérie dite des Laudesi, la Mère de Dieu apparut à chacun d’eux, les exhortant à embrasser un genre de vie plus saint et plus parfait. En ayant donc conféré d’abord avec l’évêque de Florence, ces sept hommes eurent bientôt fait de dire adieu à leur noblesse et à leurs richesses ; ils n’eurent plus pour vêtements que des habits vils et usés recouvrant un cilice; le huit septembre, ils s’établissaient dans une humble retraite en dehors de la ville, voulant placer les débuts de leur nouvelle existence sous les auspices du jour où la Mère de Dieu, naissant parmi les humains, avait elle-même commencé sa vie très sainte.

Dieu montra par un miracle combien leur résolution lui était agréable. Comme en effet, peu après, tous les sept traversaient Florence en y mendiant de porte en porte, il arriva que soudain la voix des enfants, parmi lesquels saint Philippe Benizi âgé de cinq mois à peine, les acclama comme Serviteurs de la Bienheureuse Vierge Marie ; c’était le nom qu’ils devaient garder désormais. A la suite de ce prodige , l’amour qu’ils avaient pour la solitude les portant à éviter le concours du peuple, ils choisirent pour retraite le mont Senario. Là, s’adonnant à une vie toute céleste, ils séjournaient dans les cavernes, se contentaient d’eau et d’herbes pour nourriture, brisaient leur corps par les veilles et d’autres macérations. La passion du Christ et les douleurs de sa très affligée Mère étaient l’objet de leurs continuelles méditations. Un jour de Vendredi saint qu’ils s’absorbaient avec une ferveur plus grande en ces considérations, la Bienheureuse Vierge, apparaissant à tous en personne une seconde fois, leur montra l’habit de deuil qu’ils devaient revêtir, et leur dit qu’il lui serait très agréable de les voir fonder dans l’Église un nouvel Ordre régulier, dont la mission serait de pratiquer et de promouvoir sans cesse le culte des douleurs endurées par elle au pied de la croix du Seigneur. Dans l’établissement de cet Ordre sous le titre de Servites de la Bienheureuse Vierge , ils eurent pour conseil saint Pierre Martyr , l’illustre Frère Prêcheur , devenu l’intime de ces saints personnages, et qu’une vision particulière de la Mère de Dieu avait instruit de ses volontés L’Ordre fut ensuite approuvé par le Souverain Pontife Innocent IV.

Nos saints s’étant donc adjoint des compagnons, se mirent à parcourir les villes et les bourgs de l’Italie, spécialement en Toscane, prêchant partout le Christ crucifié, apaisant les discordes civiles, et ramenant au sentier de la vertu un nombre presque infini d’égarés. Ce ne fut pas seulement au reste l’Italie,mais aussi la France, l’Allemagne et la Pologne qui profitèrent de leurs évangéliques labeurs. Enfin, après avoir répandu au loin la bonne odeur du Christ et s’être vus illustrés par la gloire des miracles, ils passèrent au Seigneur. Un même amour de la vraie fraternité et de la religion les avait unis dans la vie. un même tombeau couvrit leurs corps, une même vénération du peuple les suivit dans ia mort. C’est pourquoi les Souverains Pontifes Clément XI et Benoît XIII confirmèrent le culte indivis qui leur était rendu depuis plusieurs siècles ; et Léon XIII, ayant premièrement approuvé la valeur en la cause, puis reconnu la vérité des miracles opérés par Dieu sur leur invocation collective, les éleva en l’année cinquantième de son sacerdoce aux honneurs suprêmes des Saints, établissant que leur mémoire serait célébrée tous les ans par l’Office et la Messe dans toute l’Église.

Comme vous avez fait des douleurs de Marie vos propres douleurs, elle partage avec vous maintenant ses joies éternelles. Cependant la vigne dont les grappes, mûrissant avant l’heure, présageaient votre fécondité sur une terre glacée, exhale encore ses suaves parfums dans le séjour de notre exil. Le peuple fidèle apprécie grandement les fruits qu’elle produit toujours ; depuis longtemps il honorait, à titre de rameaux du cep béni, les Philippe, les Julienne; mais aujourd’hui ses hommages remontent à la septuple racine d’où leur sève est tirée. Vous vous complûtes dans l’obscurité où la Reine des Saints passa elle-même sa vie mortelle. Mais en ce siècle où la gloire de Marie perce tous les nuages, il n’est point d’ombre qui puisse soustraire plus longtemps les serviteurs a l’éclat dont resplendit leur auguste Maîtresse.

Que vos bienfaits vous manifestent toujours plus! Ne cessez point de réchauffer le cœur du monde vieilli au foyer où le vôtre puisa la vigueur d’amour qui le fit triompher du siècle et s’immoler pour Dieu. Cœur de Marie, dont le glaive de douleur a fait jaillir des flammes où les Séraphins alimenteront éternellement leurs feux, soyez pour nous modèle, refuge et réconfort, en attendant le moment fortuné qui terminera l’exil de cette terre des souffrances et des larmes.

26 juillet, 2013

Père Sosthène Marie Ledoux Ordre Servites de Marie .

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 1:42

Il faut le reconnaître, le RP Ledoux n’a pas une écriture ample, souple et agréable. Mais il est le seul auteur en langue française, à ma connaissance, qui ait exposé, fouillé devrai-je dire, les Douleurs de la Vierge, avec autant de profondeur. Si parfois son insistance sur les souffrances peut nous agacer, force est de constater, qu’après d’autres lectures, ses écrits demeurent ceux qui nous ont le plus appris sur les Douleurs de notre Mère. Ce sont notamment ces « Fondements » qui nous font le plus méditer sur le vécu de notre Mère et entrevoir le réel abîme de ses sacrifices. Si vous voulez vraiment commencer à comprendre le vécu réel de la Vierge des Douleurs, selon l’expression hispanique, leur lecture est incontournable. Et naturellement, vous y reviendrez de temps à autre, au moins en partie selon la grâce qui vous guide, car c’est dans ces méditations que vous trouverez votre nourriture la plus substantielle

Le R.P. Sosthène-M. Ledoux OSM (Servites de Marie)

L’ordre des Servites de Marie, parfois nommés Serfs de la Vierge (en latin Ordo Servorum Beatae Virginis Mariae), en sigle : OSM ou o.s.m., est un ordre mendiant de l’Église catholique romaine, créé en Toscane (Italie) au XIIIe siècle. À la vie contemplative, ils mêlent l’apostolat sous toutes ses formes (prédication, enseignement, mission, etc.). Dans l’ordre, tous sont frères et plusieurs sont frères-prêtres. Ils sont aujourd’hui environ un millier répartis sur les cinq continents.

Père Sosthène Marie Ledoux Ordre Servites de Marie .

La plus grande partie des textes viennent du livre intitulé « La plus affligée des mères ou manuel de dévotion aux Douleurs de Marie » (1888) de R.P. S.-M. Ledoux, de l’Ordre des Servites de Marie.
C’est avec cet auteur que vous trouverez la nourriture la plus riche pour alimenter votre méditation, vos oraisons et que vous pourrez entrapercevoir l’abîme des Douleurs de notre Mère, endurées pour notre salut, avec son Fils Premier Né, le Sauveur.

La plus affligée des Mères ou Manuel de dévotion aux Douleurs de Marie

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La plus affligée des Mères, ou Manuel de dévotion aux Douleurs de Marie, contenant plus de cinq cents méditations ou considérations d’après les saints docteurs et les écrivains ascétiques… par le R. P. S.-M. Ledoux

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Exercices principaux

Pour le Premier Vendredi de chaque mois

La désolation de Marie, en Douze considérations
La désolation de Marie dans la privation de son Jésus ;
Désolation de Marie dans sa maison froide et vide de Jésus ;
Désolation de Marie, obligée de vivre au milieu d’un peuple malveillant ;
Désolation de Marie visitant les lieux sanctifiés par les souffrances de son Fils ;
Désolation de Marie en pensant à la ruine de sa nation ;
Désolation de Marie en pensant aux contradictions que devait subir la doctrine de Jésus-Christ ;
La désolation de Marie à la pensée des oppositions que devaient soulever les préceptes divins ;
Désolation de Marie à la pensée des persécutions qui attendaient les disciples de son Fils Jésus ;
Désolation de Marie à la pensée du sang de Jésus répandu inutilement pour le plus grand nombre des hommes ;
Désolation de Marie en pensant aux dissensions qui devaient désoler l’Église, épouse de son Jésus ;
– Désolation de Marie en pensant au triomphe de l’impiété et de l’erreur
;
Marie Reine des martyres.

(d’après le P.B. Troscia,
de l’Ordre des Servites de Marie)

Pour tous les jours du mois

(par le Père Ventura. Général des Théatins)

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5 janvier, 2013

L’Archimandrite Gabriel, né Goderdzi Ourguébadzé, est l’un des moines orthodoxes les plus renommés de Géorgie. Il est né de Vassili et Barbara Ourguébadzé le 26 Août 1929, à Tbilissi, en Géorgie. Il fut baptisé enfant à l’église de la sainte martyre Barbara, dans le  district de Navtlughi par l’ancienne « Sœur de la Miséricorde » Tamar Beguiashvili.

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Archimandrite Gabriel (Ourguébadzé)

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L’Archimandrite Gabriel, né Goderdzi Ourguébadzé, est l’un des moines orthodoxes les plus renommés de Géorgie. Il est né de Vassili et Barbara Ourguébadzé le 26 Août 1929, à Tbilissi, en Géorgie. Il fut baptisé enfant à l’église de la sainte martyre Barbara, dans le  district de Navtlughi par l’ancienne « Sœur de la Miséricorde » Tamar Beguiashvili.

Le régime communiste était alors furieusement violent, la religion était persécutée, les églises étaient détruites et fermées, les gens innocents étaient assassinés et déportés. Goderdzi avait d’environ deux ans quand son père, Basile Ourguébadzé, fut assassiné dans des circonstances incertaines. Après cela les membres de la famille l’appelèrent Vasiko en l’honneur de son père.

 

Vasiko était un garçon extraordinaire, depuis son enfance, il était doté de la Grâce divine. Il avait l’habitude de construire de petites églises de cailloux et d’allumer des allumettes à l’intérieur. Barbara, sa mère (après le repos en Christ du Père Gabriel, sa mère entra au couvent de Samtavro comme moniale sous le nom d’Anna. Elle est enterrée à côté de son fils) avait peur que l’on voit les actions de son fils, car il n’était pas exclu que l’on puisse espionner leur famille qui élevait ce fils contre l’idéologie communiste.

Dans sa jeunesse, Vasiko se comportait bizarrement, il cessait souvent de jouer avec ses amis et préférait être seul et silencieux. Cependant, il avait encore un divertissement inhabituel : il avait l’habitude de prendre un petit bâton dans ses mains et de s’enfuir. Des oiseaux gazouillant se posaient sur lui, et le suivaient tout le long du chemin. Ceci surprenait tout le monde.

Vasiko était un enfant au cœur tendre. Il ne permettait pas de mettre un piège mortel pour les souris, il les prenait vivantes dans une cage et par la suite,  les libérait en dehors de la cour.

Il entra à l’école à l’âge de six ans. Il fut facile pour lui d’étudier la lecture, l’écriture et l’arithmétique, et il acquit beaucoup d’amour par sa gentillesse. Il avait sept ans lorsqu’il entendit le Nom de Dieu pour la première fois, ce qui eut un grand impact sur son esprit et  changea complètement sa vie ordinaire. Il ramassa bientôt de l’argent pour acheter l’Evangile. Ce fut le début de sa vie entièrement nouvelle. Depuis ce jour jusques à sa mort, le moine Gabriel fut rempli par une pensée et une dévotion : ne vivre que pour le Christ. Il faisait tout le temps la lecture de son Évangile et n’exprimait aucun intérêt pour quoi que ce soit d’autre; il passait peu de temps pour les leçons afin d’avoir plus de temps pour lire son Evangile. Avant d’aller au lit, il entrait dans sa chambre et priait pendant une longue période dans le coin des icônes. Quelques jours avant sa mort, le moine Gabriel s’est rappelé de la période de son enfance:

« J’étais assis sur le balcon, au deuxième étage, plongé dans mes pensées, quand une voix à l’intérieur de moi m’enjoignit de regarder le ciel. Je me suis levé, je suis venu au bord du balcon, j’ai levé les yeux et j’ai vu une grande croix érigée dans le ciel. Je ne savais pas alors, mais je sais maintenant que c’était ma croix à porter pour l’amour de Dieu et de mon peuple. »

Son seul autre souvenir se réfère à la même période de son enfance: « Alors que je dormais la nuit, je me suis soudain réveillé et j’ai vu un démon avec une figure terrible en face de moi. Il me regardait plein de rage. Grâce à la miséricorde de Dieu, je n’ai pas eu peur, mais j’ai été tendu. Cependant, je n’ai rien fait pour le chasser. J’ai simplement regardé avec surprise. Il rugissait vers moi – Tu te bats contre moi, n’est-ce pas?! Et il m’a frappé avec le poing.  »

Lorsque Barbara entra dans la chambre, elle trouva son fils sans conscience. Mais Dieu sauva la vie de son élu.

 

Le petit Vasiko eut encore un certain avantage de cet accident, ce que montre le moine Gabriel dans un de ses souvenirs: « En voyant le démon, ma foi dans le Christ est devenu plus forte et j’ai dit – si le démon existe, alors Dieu existe encore plus. En outre, j’appréciais la beauté des êtres humains.  »

 

Dieu dota le petit  Vasiko âgé de 12 ans de la puissance divine et de révélations à cause de son amour et de sa dévotion véritables.

 

* * *

        La moniale Pélagie (ancienne higoumène du couvent de la Sainte Vierge Marie de Gurjaani, du même âge que le moine Gabriel et sa voisine) se souvient: « Un jour d’été mon oncle est venu à la maison et a dit à haute voix pour que tout le monde entende - » Gloire à Jésus-Christ, notre Seigneur, il semble qu’il préserve ses élus sur la terre « . Sur la question – « Qu’est-il arrivé? Qu’est-ce qui te surprend? » Il a répondu en racontant l’étonnante histoire  suivante: « Je marchais vers la maison le long de la vieille route de sainte Barbara. Lorsque je me suis approché de l’église de Saint-Georges détruite, j’ai vu Goderdzi, le fils de Vasiko, nettoyant l’église des gros rochers sous le soleil brûlant. Etant plongé dans le travail, il ne m’a pas remarqué pendant un certain temps. Moi aussi, voyant cela, je ne dis rien, mais quand il m’a vu, il était heureux et il m’a dit – « Viens, oncle Moukha, si tu le peux, et soulève cela » – il montrait un gros rocher. Mon oncle était appelé Moukha (chêne) pour sa force et ses capacités de lutte, son vrai nom était Georges. Moukha continua – « J’ai bien essayé, mais je n’ai pas réussi à déplacer le rocher. Vasiko dit alors « Au Nom du Christ! », il l’a pris et l’a mis avec les autres rochers rassemblés par lui hors de l’église ». Notre famille était religieuse, mais en raison du régime athée les membres de la famille n’assistaient pas aux offices religieux et ne jeûnaient pas. Cependant, mon oncle a commencé sa vie chrétienne à partir de ce jour-là.

 

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les pauvres gens qui n’avaient pas d’informations de la ligne de front, avaient l’habitude de venir vers Vasiko pour obtenir des nouvelles de leurs proches. Le Père Gabriel, qui n’avait que douze, donnait alors des réponses à tous les visiteurs et prêchait – « Allez à l’église, n’abandonnez pas le Christ et ne perdez pas  le salut de vos âmes ». Ses paroles se révélaient toujours vraies et les gens le respectaient beaucoup. Les capacités extraordinaires de Vasiko et sa clairvoyance apparente remettaient dans le cœur des gens la confiance en l’Eglise. Le petit Vasiko n’acceptait pas la louange et l’honneur des hommes et lui-même s’humiliait d’une manière très étrange – il se mettait à la poubelle et répétait haut et fort « Rappelle-toi toujours Vasiko, que tu es une poubelle et ne pense jamais beaucoup de bien de toi-même ». Les membres de la famille se mettaient en colère contre Vasiko à cause d’un tel comportement et le punissaient même, mais les gens évitaient de se moquer de lui et de l’insulter.

 

Il est intéressant de mentionner ici un autre événement étonnant dans la jeunesse du moine Gabriel. Au cours des purges soviétiques et des persécutions, les gens cachaient les icônes dans les greniers ou dans d’autres cachettes. Beaucoup de gens devenaient moins fidèles et n’accordaient pas un juste respect aux choses sacrées. Le petit Vasiko avait l’habitude de venir vers de telles personnes et leur disait: « Vous avez une icône dans votre maison (il montrait du doigt exactement l’endroit). Vous devez soit lui accorder le respect qui lui est dû, ou me la donner. Je vais la garder. Plus tard, si vous la voulez à nouveau, venez à moi et je serai heureux de vous la rendre ». Certains se sont repentis et ont gardé les icônes, d’autres, qui n’avaient pas cette intention, lui donnèrent leurs icônes. Tous ont été surpris par un tel comportement du petit garçon. Vasiko prenait soin des icônes avec un amour particulier. Finement et avec diligence les icônes existantes embellies dans son église et dans la cellule au couvent de Samtavro étonnent tout le monde. Ces belles icônes décorent presque tous les murs et le plafond, ce qui fait une impression inoubliable sur les pèlerins ou les invités. La vie idyllique du petit Vasiko ne dura pas longtemps. Sa mère, Barbara, était une honnête femme qui travaillait dur. Elle était belle dans sa jeunesse et elle se maria à l’âge précoce de quatorze ans. Du premier mariage elle eut trois enfants, Emma, Michael et Goderdzi-Vasiko. Puis, après la tragédie de la famille, lorsque son mari fut décédé, être une jeune femme de 22 ans s’est avéré être une situation désespérée. Elle n’avait personne pour l’aider, et elle devait travailler dur pour subvenir aux besoins de sa famille. De son second mariage, elle eut une fille – Juliette. Le moine Gabriel fut confronté à une première expérience sérieuse à l’âge de douze ans. Sa mère, bien qu’elle ne fût pas irréligieuse, ne permit pas à son fils de mener une vie religieuse. Au début, quand son fils exprima une passion inhabituelle pour la foi chrétienne, elle fut surprise. Mais quand elle fut témoin que la foi dans la vie de Vasiko prenait une forme profonde et établie, elle exigea catégoriquement que son fils renonce à son choix. « Ne te tourmente pas! Vis comme vivent les gens ordinaires! Sois religieux, mais pas au point de ne vouloir que le seul Evangile et la religion! « .

 

Plusieurs années plus tard, quand sa mère et ses sœurs rendirent visite au moine Gabriel, qui était gravement malade et qui mourut un an après, Barbara, sanglotant et pleurant, implora son fils: « Quelle a été ta vie, Gabriel, des tortures et rien d’autre! Tu n’as pas eu d’enfance. Il aurait beaucoup mieux valu m’écouter et prendre bon soin de toi-même, tu étais un homme, n’est-ce pas?! « En voyant pleurer la mère avec des larmes dans ses yeux, Gabriel fut désolé, désolé pour sa mère, parce qu’elle ne le comprenait toujours pas, car elle participait aux épreuves qui accablaient son fils et ses larmes étaient causées par une douleur profonde. Après une courte pause, le Père Gabriel lui répondit d’une voix basse et chaleureuse: « Je ne pouvais pas mener une vie différente. »

A l’âge de douze ans non plus, il ne pouvait mener une vie différente. En ce temps-là, entendant une fois de plus le refus de son fils, Barbara en colère jeta l’Evangile dans les toilettes. Vasiko l’en retira rapidement, et le mit contre sa poitrine et il pleura en geignant d’une voix plaintive. Ce fut le dernier moment, où Vasiko fut forcé de faire un choix dans sa vie. A minuit, Vasiko prit son Évangile et abandonna sa maison. C’était fin de l’automne. Il marcha jour et nuit et finalement atteignit la ville de Mtskheta. Tout d’abord, il vint au couvent de Samtavro. L’higoumène Anousia (Kochlamazashvili) le reçut avec amour, en lui donnant abri et nourriture. Mais elle ne pouvait pas le laisser là, car les hommes n’étaient pas autorisés à rester dans le couvent. Elle lui  offrit d’aller au  monastère de Svetitskhoveli (Pilier de vie). Vasiko pria de bon cœur en face de l’icône de la Mère de Dieu d’Iviron de Samtavro en demandant une cellule et le droit de vivre dans le monastère. Il passa 3 jours dans le monastère de Svetitskhoveli, mais le décret gouvernemental interdisait de donner abri aux adolescents pendant une longue période. Ensuite, il alla au monastère de Shio-Mghvime, où il fut accueilli pendant 3 jours et il fut ensuite accompagné au monastère de Zedazeni, où plusieurs moines d’un grand âge vivaient. Ils aimèrent tant ce jeune croyant qu’ils arrangèrent pour lui une cachette près du monastère, et l’y laissèrent pendant plusieurs semaines. En raison du contrôle strict de des responsables spécialisés dans l’application de la loi, les moines furent forcés d’envoyer ce fervent croyant au monastère de Béthanie. Ils lui expliquèrent en détail comment se rendre au monastère et lui donnèrent un peu de nourriture. A Béthanie, il fut accueilli par deux moines qui y vivaient – Père George (plus tard canonisé sous le nom de saint Georges-Jean Mkheidzé) et Père Jean (plus tard canonisé sous le nom de saint Jean Maisuradzé). Les moines de Bethanie devinrent les confesseurs très aimés de Gabriel. Après avoir quitté Béthanie, on ne sait rien sur son périple.

 

Depuis quelque temps Vasiko était protégé par une femme bonne nommée Margo, qui vivait à Tbilissi et gagnait sa vie en disant la bonne aventure. Le petit Vasiko était désolé qu’une femme aussi bonne mène une vie fausse et vive dans le péché. Un jour, Margo tomba malade. Vasiko la calma et lui promis qu’il accepterait que les gens viennent à elle. Et, en effet, les personnes qui venaient à la diseuse de bonne aventure furent accueillies par le pieux enfant. Il prêcha l’amour de Dieu et essaya de les rendre conscients du besoin qu’il y a de mener la vie chrétienne. Dieu dota Vasiko de la faculté de prophétiser, et il parla avec les visiteurs de leurs dangers futurs et des péchés commis, dont ils ne se souvenaient pas du tout. Il leur a apprit à aller vers le prêtre pour la confession et pour recevoir une Sainte Communion. Les gens étaient étonnés par son comportement. Margo crut Vasiko, et cessa son activité de divination, et elle commença la vie chrétienne. Cela fit circuler de nombreuses rumeurs à Tbilissi ces années-là. La mère de Vasiko continuait à rechercher son fils tout ce temps, et finalement, elle trouva le lieu où il était: « S’il te plaît, reviens à la maison et vis comme tu le souhaites. Je ne vais pas empêcher ton choix », dit-elle à son fils, et elle fut très heureuse de le retrouver. Vasiko retourna ensuite à la maison. Depuis ce temps Barbara ne fut plus stricte avec son fils. Toutefois, maintes et maintes fois elle lui recommanda de mener une vie ordinaire, et de ne pas vivre seulement pour la foi.

 

Vasiko, avait l’habitude, au moins une fois par mois d’aller à Béthanie et d’aider les moines âgés en y faisant un travail différent dans le monastère. À l’âge de 16 ans, il alla au monastère de Martkopi en pèlerinage. Au cours de ce voyage, il rencontra un honorable moine le Père Aitala, que Père Gabriel estimait beaucoup et il se souvenait toujours de lui avec beaucoup de respect et d’amour dans les années suivantes – « Un grand moine, doué de clairvoyance ».

 

Une histoire de plus doit être mentionnée ici dans la vie du Père Gabriel, à la même période: un jour, le gouvernement communiste décida de raser un parc public près de l’ancien cimetière de Vera, où les jeunes soldats géorgiens, tués dans la guerre pour l’indépendance de la Géorgie en 1921 avaient été enterrés. Le terrain fut nettoyé avec des bulldozers. Vasiko reçut cet acte brutal en plein cœur, de nuit il ramassa les os dans des sacs, et il les enterra à nouveau secrètement dans un endroit sûr.

 

En 1949, Vasiko fut appelé au service militaire dans l’armée soviétique. Il servit dans l’unité de garde-frontières de Batoumi. Malgré le régime strict, il réussit à jeûner et alla même secrètement à l’église Saint-Nicolas et y reçut les saints sacrements. Après avoir fini le service militaire obligatoire, Vasiko retourna à son domicile. Bientôt, il fut appelé à l’hôpital médical et fut interrogé au sujet de ses visions d’enfance, quand à l’âge de 12 ans, il avait vu l’esprit du mal. Après quelques jours il obtint un certificat, il fut reconnu mentalement malade et il lui fut interdit de travailler à un poste quelconque. Il reçut une pension de personne handicapée de catégorie II, ce qui était une grossière violation de la loi, parce que le patient de cette catégorie n’était pas soumis à la conscription dans les forces armées par la législation soviétique. Tout cela fut mené en accord avec la sécurité soviétique et l’idéologie du parti communiste, afin qu’une personne avec une telle conscience ne puisse pas constituer un danger pour le système communiste. A partir de ce moment-là, Vasiko continua sa vie spirituelle avec plus de dévotion. Dans la cour il construisit un logement de petite taille pour lui-même, où il vécut et mena ses activités spirituelles dans la paix et le calme. Il allait à la cathédrale de Sioni pour les prières et les sermons.

Bientôt Sa Béatitude Melchisédek III, Patriarche-Catholicos de Toute la Géorgie  tourna son attention vers le jeune croyant. Avec la bénédiction de Melchisédek III, Vasiko commença à travailler comme gardien à la Cathédrale de Sioni, et plus tard comme lecteur. En janvier 1955, il fut ordonné comme diacre, et le 23 février, il prononça les vœux monastiques au monastère de Kutaisi Motsameta et il fut appelé Gabriel, selon sa volonté. Trois jours après, il fut ordonné par l’évêque Gabriel  (Tchatchanidzé) hiéromoine de l’éparchie de Kutaisi-Gaenati à la cathédrale des Saints Pierre et Paul. Depuis le jour où il prononça ses vœux monastiques, le moine Gabriel travailla dur avec un amour immense et  une pleine dévotion pour Dieu et le prochain. Avec la bénédiction de Melchisédek III, il  servit d’abord dans la cathédrale de Sioni, et depuis 1960 dans le monastère de Béthanie avec son bien-aimé Père spirituel Georges et le hiéromoine Basile (Pirtskhalava).

 

En 1962, après la mort du Père Jean, du père George et du hiéromoine Basile (Pirtskhalava) le gouvernement ferma le monastère de Béthanie. Le moine Gabriel revint à Tbilissi, et dans la cour de sa maison, il  construisit à lui seul une église avec sept coupoles. En 1962-1965 le moine Gabriel servit dans la cathédrale de la Trinité de Tous les Saints, et il eut une petite paroisse réunie autour de lui.

Il est assez difficile pour la génération contemporaine d’imaginer la capacité spirituelle inhabituelle d’un jeune moine, qui a adopté une mesure sans précédent et étonnante pendant le terrible régime communiste: il a brûlé un immense portrait de Lénine devant le Conseil des ministres lors de la manifestation du 1er mai 1965. Il a prêché avec audace au peuple épouvanté:  » La gloire n’est pas nécessaire à ce mort, mais gloire au Christ, Qui a soumis la mort et nous a bénis avec une vie éternelle. » Furieuse, la foule lui a jeté des pierres sans pitié. L’alarme de première catégorie (la plus élevée en Union soviétique) a été déclarée dans la ville, et seule l’intervention du célèbre haineux huitième régiment sauva la vie du moine Gabriel. A moitié vivant et gravement touché, le moine Gabriel ayant 17 fractures du crâne et d’autres parties du corps, fut transporté en isolation à l’hôpital du département de la sécurité. Il fut condamné à mort et l’enquête n’examina le cas que de manière formelle. Mais les autorités du régime communiste avaient un intérêt particulier dans ce cas : ils exigèrent du moine Gabriel qu’il avoue la conspiration présumée dans l’Église orthodoxe géorgienne, et en retour, ils promirent d’épargner à sa vie la peine de mort. Malgré de longues tortures, le moine Gabriel fut ferme. Au contraire, durant l’interrogatoire, il traita une fois de plus Lénine de  bête, et en conséquence il fut roué de coups une fois de plus. Ces nouvelles incroyables et sensationnelles furent répandues dans les médias de masse de l’Union européenne et des États-Unis. Un tel développement fut reflété dans la politique du Kremlin, et au lieu de la condamnation à mort, le moine  Gabriel fut amené à l’asile comme malade mental. Le gouvernement soviétique prévoyait de le garder à jamais à l’hôpital psycho neurologique. Mais Dieu préserva la vie de son élu d’un tel sort. Il est intéressant de lire un extrait du diagnostic médical:

 

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Hôpital Psycho neurologique la ville de Tbilissi en République Socialiste Soviétique de Géorgie  19/1-1966, Tbilissi, 1 rue Electroni.

N ° 666

Patient: Vassili Ourguebadzé, né en 1929, éducation de 6è  classe. Adresse: 11 rue Tetritskaro.

Le patient est gardé dans l’hôpital psycho-neurologique de la ville le 18.VIII.1965, et il est amené de la prison pour un traitement forcé. Diagnostic: personne psychopathe, enclin à des atteintes de psychose schizophrénique. Il a été libéré de l’hôpital le 19/XI-65. Selon l’anamnèse (Ensemble des renseignements fournis au médecin par le malade ou par son entourage sur l’histoire d’une maladie ou les circonstances qui l’ont précédée/NdT), il eut une vision fantomatique de l’esprit du mal avec des cornes sur la tête à l’âge de 12 ans … Le patient prouve que tout le mal qui se déroule dans le monde est dû au Diable. Dès l’âge de 12 ans, il a commencé à aller dans les églises, à prier, à acheter des icônes, et il a étudié la littérature d’Eglise… Il ne mangeait rien les mercredis et vendredis. Les adultes et les soldats riaient de cette absurdité: « Le mercredi Judas vendit le Christ pour 30 pièces d’argent, et le vendredi les prêtres juifs l’ont crucifié » : il  était dans un état de totale hallucination. Cela explique le fait que pour la manifestation du 1er mai 1965, il a brûlé un grand portrait de Lénine, accroché sur le bâtiment du Conseil des Ministres. Après interrogatoire, il a dit qu’il a fait cela parce que l’image de la Crucifixion du Christ devrait être accrochée là, et qu’il n’était pas possible d’idolâtrer un homme terrestre – le doute est apparu en ce qui concerne son état de santé psychique, en raison de laquelle il a été envoyé à l’expertise de psychopathie. L’examen a montré que l’équilibre du patient est désorienté dans l’espace, dans le temps, et dans l’environnement. Il se parle à lui-même à voix basse: il croit en l’existence de l’essence céleste, de Dieu et des anges, etc. Tout en parlant, l’axe principal d’un psychopathe est toujours tourné vers le fait que tout dépend de la volonté de Dieu, etc. Il est isolé des autres malades mentaux dans le département. Quand quelqu’un lui parle, il parle sûrement de Dieu, des anges, et des icônes, etc. Il est incapable de critiquer son état. Il a été traité avec la thérapie de l’aminazinophrazia et de la syptomicine, après quoi il est passé devant la commission.

 

Décret  N ° 42 / 1965

Président de la commission: le candidat de la médecine, médecin-chef T. Abramishvili,

Membres: J. Shalamberidzé et le médecin Kropov.

 

Il a été libéré de l’hôpital le 19 janvier1965 et a été pris à domicile par sa mère.

Médecin: Lezhava 19 Jan.1966.

 

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Une telle conclusion négative des médecins soviétiques prouve l’amour de Dieu de Père Gabriel. Il est surprenant que les fonctionnaires soviétiques aient écrit en guise de conclusion médicale, la description de Père de Gabriel concernant Dieu,  l’agréable vie vertueuse, qui fut suffisante pour les fonctionnaires du parti communiste pour le libérer et le congédier de l’hôpital psychiatrique. Lorsque que Dieu intervient dans les affaires humaines beaucoup de choses étonnantes se produisent!

 

Le Père Gabriel fut libéré dans les sept mois après son emprisonnement. Le célèbre académicien géorgien A. Zurabashvili a largement contribué à sa libération. Après trois décennies, lorsque le moine Gabriel servait au couvent de Samtavro, le hiéromoine Gérasime, membre de la confrérie Saint Germain d’Alaska du plus grand monastère orthodoxe d’Amérique, lui a rendu visite. Plus tard, il a publié aux Etats-Unis le livre « Un Confesseur du Christ dans la Géorgie d’aujourd’hui ». Le livre se termine par les paroles suivantes: « Père Gabriel nous bénit et nous partîmes, ayant assisté au triomphe de l’Église du Nouveau Testament à notre époque.  »
Malgré le fait que le sacerdoce du moine Gabriel ait été laissé intact, il fut suspendu du ministère sacerdotal. C’est pourquoi il assistait aux sermons à l’église avec la paroisse et recevait la Sainte Communion comme laïc. Il était convoqué au département de sécurité assez souvent, et rentrait chez lui battu sans pitié. Un jour, il fut battu très gravement, et il fut incapable de marcher de façon indépendante. Les agents de sécurité soviétiques, appelèrent alors les membres de la famille, et les informèrent de l’adresse où ils avaient laissé le moine.

 

Depuis lors, le Père Gabriel décida de changer complètement son mode de vie, qui était trop pénible pour lui. Maintenant, il fut déterminé à faire semblant d’être comme les malades mentaux et à l’extérieur de refuser son mode de vie habituel. Au lieu d’être dans le silence, il prêchait bruyamment dans les rues. Si jusques à présent il avait complètement refusé de boire du vin, maintenant il buvait parmi les gens et faisait semblant d’être ivre. Prétendre être insensé est un exploit inhabituel qui exige une force spirituelle et un esprit divin. « Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes (I Cor 1:25).

 

La modestie du moine Gabriel était étonnante. Sa sœur aînée Mme Emma se souvient:

- Nous n’avons pas réussi à le comprendre. Il avait une âme raffinée depuis son enfance. Après avoir été consacré en tant que prêtre, les gens le respectaient beaucoup. Lorsque le moine Gabriel revenait à la maison, il entrait dans son église et pleurait souvent d’une voix plaintive. Un jour la porte de son église était ouverte et quand je l’ai entendu pleurer, je me suis inquiétée et, entrant dans l’église, je lui ai demandé: Vasiko, mon frère, pourquoi pleures-tu? Est ce que quelque chose qui te fait mal?

- Ma sœur, le Christ est né dans une mangeoire, mais les gens me respectent et me baisent la main.

 

Malgré la modestie inhabituelle de Père Gabriel, de nombreuses personnalités laïques et de l’église se comportaient avec grand respect et révérence envers lui, en raison de sa grâce étonnante : l’amour, la bonté, la sagesse, la prophétie, la connaissance de quelques pensées secrètes des hommes, et la forte possession du temps, de l’espace, et de la matière.

Quatre ans avaient passé depuis que le moine Gabriel avait quitté la prison et l’asile. Les autorités communistes ne pouvaient pas supporter ses activités courageuses et sa religiosité. Il fut décidé de détruire son église, ce qui était une expression de la lutte intérieure du régime sanguinaire communiste envers le Père Gabriel. Cependant, il restaura son église trois fois. Finalement, le chef du département de la police soviétique, puis le secrétaire du comité du parti du district vinrent à lui secrètement pour demander personnellement pardon. Le Père Gabriel restaura l’église et la chapelle dans un court laps de temps, mais pas dans sa forme initiale. Au lieu de sept coupoles il mit une seule et grande coupole. À l’heure actuelle cette magnifique église est conservée dans le même état. En 1971, avec la bénédiction du Cathalicos-Patriarche de toute la Géorgie Ephrem II et du métropolite Ilia (maintenant Cathalicos-Patriarche de Géorgie, qui a ensuite dirigé le séminaire) il fut installé en tant que prêtre du couvent et séminaire de Samtavro. Il lui fut donné une vieille tour comme propriété permanente. Le Père Gabriel disait parfois avec une vraie joie:  » Par la miséricorde de Notre Sauveur et de Notre-Dame et par la bénédiction de deux patriarches, j’ai reçu cette cellule ».

 

De 1972 à 1990 Fr. Gabriel a réalisé un exploit remarquable de pèlerinage dans les églises et les monastères détruits ou abandonnés sous la pression du régime communiste. Si le chemin était long et lointain, s’il y avait un endroit géographiquement difficile ou présentant certains dangers, le Père Gabriel allait toujours seul. Sinon, il était toujours accompagné par plusieurs croyants qui l’aidaient de quelque façon. Le Père Gabriel avait coutume de dire: « [Il faut] Toujours croire que notre travail n’est pas vain. Bien que de nombreuses églises et monastères sont détruits ou fermés aujourd’hui, le saint ange envoyé par Dieu voit et écoute notre diligence et notre supplication, et apporte avec joie nos prières à Dieu, et Lui en fait prendre conscience. Nous trouvons qu’il est difficile de faire toutes ces choses maintenant. Nous allons dans la neige et la boue, recouverts d’une feuille de plastique, nous avons à prononcer des sermons, mais il viendra un temps où ces églises et monastères seront reconstruits et les offices seront rétablis « (cela semblait vraiment impossible à l’époque).

 

A partir de 1987, Père Gabriel choisit un très petit hangar pour son lieu d’habitation dans le Kaklovani  (une petite allée de noyers dans la cour de Samtavro). Ce petit hangar était utilisé précédemment dans le monastère comme poulailler. Plus tard, il avait été laissé sans aucune affectation. Il quittait rarement le monastère, seulement pour trois jours ou une semaine, puis de nouveau il revenait dans sa demeure. Une telle manière de vivre était, simultanément, une expression de son humilité et de son ascétisme: il est assez difficile pour un homme de s’humilier à ce point; en outre, de vivre dans un espace minuscule, où vous ne pouvez même pas vous redresser correctement et résister à des gels en hiver sans chauffage, surtout si les murs ont des failles de 2 à 3 centimètres, c’est une véritable ascèse monastique.

Le moine Gabriel vécut la plupart du temps dans le petit hangar. Il restait très rarement dans sa cellule de la vieille tour. Une fois, l’ange saint lui apparut et lui fit une révélation au sujet du morceau de Svetitskhoveli (Le pilier de vie/ Lieu où avait été ensevelie la Tunique du Christ. ndT) et lui montra exactement l’endroit, où cette sainte relique était cachée. Le moine Gabriel et les moniales prirent cette sainte relique avec révérence et le mirent dans l’église de la Transfiguration de Samtavro, où elle est conservée jusques à ce jour.

 

En 1990, le moine Gabriel alla au monastère de Shio-Mghvime, car il avait l’intention de mener une vie solitaire comme ermite. Là, il eut une révélation de Dieu de retourner au couvent de Samtavro et de servir les gens là-bas. A partir de ce moment-là, jusques à sa mort, le moine Gabriel vécut dans l’ancienne tour. Il admettait les pèlerins comme un confesseur et servait le prochain avec le dévouement désintéressé de ses fonctions. Au cours d’octobre/novembre 1991, la situation politique en Géorgie devint tendue, mais seul le moine Gabriel sentait le danger des malheurs à venir. Il disait: « Du sang sur l’avenue Roustaveli! Du sang! Du sang des Géorgiens. »

Lorsque le combat des armes à feu avenue Roustaveli commença et qu’un géorgien tira sur un autre géorgien, le moine Gabriel sonna les cloches de Samtavro et se lamenta. Il redoubla le jeûne et refusa totalement de prendre de la nourriture. Il est difficile de décrire la façon dont avec ardeur il se lamentait et pleurait et suppliait sincèrement Dieu et Notre-Dame de sauver la Géorgie.

 

Le moine Gabriel ne faisait aucune différence entre les gens. Il partageait les joies et les peines de tous les gens qui venaient à lui. Combien d’entre eux ont été sauvés d’une chute dans l’abîme de ténèbres spirituelles. Avec sa capacité de prophétie, il les mettait sur le chemin de la Vérité.

 

Le moine Gabriel dissimulait presque entièrement son pouvoir d’accomplir des miracles. Quoi qu’il en soit, dans les cas extrêmes, comme lorsque la base de la foi chrétienne – la doctrine de l’essence de la Trinité était questionnée, il exprima la capacité de thaumaturge dont Dieu l’avait doté pour prouver la vérité divine. Un jour, il reçut la visite d’un géorgien, adepte de l’hindouisme, qui avait l’habitude d’aller en Inde et y était resté pendant une longue période et avait son maître spirituel là-bas. Le Père Gabriel prit du pain; fit le signe de la croix sur lui au nom de la Sainte Trinité et le pain éclata miraculeusement en flamme, eau et blé. « Regarde et vois: il en va de même avec la Sainte Trinité en trois hypostases: Le Père, le Fils et le Saint-Esprit » Alors Père Gabriel fit à nouveau le signe de croix et l’eau, le blé et le feu se transformèrent en pain. « Comme ce pain est entier et ne peut pas être divisée, il en va de même avec la Sainte Trinité -. Une essence et indivisible »

 

Un jour, l’higoumène du monastère de Xéropotamou du Mont Athos, l’archimandrite Joseph et des moines sont arrivés en Géorgie. Ils ont visité Samtavro et ont pris la bénédiction de Père Gabriel. Mais le staretz réprimanda le père Joseph: « Comment as-tu osé dire avec un air de défi à la Vierge, qu’elle a abandonné la Géorgie « . Nous sommes sous les prières et la miséricorde de la Sainte Vierge, mais tu ne vois pas cela et tu désapprouves ». En entendant cela, Père Joseph fut horrifié et  demanda pardon. Le Père Gabriel étreignit l’invité grec avec amour et l’invita à la table. Il est devenu notoire qu’avant de venir à Samtavro, les pères grecs avaient visité la cathédrale de Svetitskhoveli. La situation politique tendue et économique en Géorgie, accompagnée par les difficultés spirituelles de la nation,  récemment libéré du régime athée, était la raison pour laquelle l’archimandrite respecté exprimant son regret pour la Géorgie se dit: « Vierge Marie, Tu as abandonné la Géorgie! » .

 

Lors des adieux, les pères exaltés suggérèrent au moine Gabriel de se rendre au Mont Athos, mais il refusa et répondit: « Je suis ici, sur mon Athos. Je ne vais pas échanger ma Géorgie pour l’Athos ». Dans la même période, le moine Gabriel reçut la visite du hiéromoine Gérasime, qui arrivait des Etats-Unis en Géorgie précisément dans ce but. Père Gérasime servait dans le monastère, fondé en Californie à Platina par le hiéromoine américain renommé Seraphim Rose. Après son retour dans son pays, le Père Gérasime et la fraternité de Platina en Californie dédia au Père Gabriel un article dans la revue américaine orthodoxe – ORTHODOX WORD.

 

Dans les dernières années de sa vie Père Gabriel devint gravement malade (œdème). En plus de cela, il s’était cassé la jambe et depuis ce temps jusques à sa mort, le moine Gabriel  fut couché dans son lit pendant un an et demi, et il fut incapable de marcher. Ce n’est que dans de très rares occasions, endurant des douleurs aiguës, qu’il demandait de l’aider à se lever et s’asseyait devant sa cellule. « Votre vie est ma vie. Si vous ne vous sacrifiez pas pour votre peuple, rien ne sortira », disait-il. La miséricorde de son hospitalité ne peut être oubliée. Avant de se casser la jambe, il nourrissait tout le monde avec des repas préparés par lui personnellement. Mais quand il fut incapable de cuisiner, il demanda à Mère Parascève, ou à quelqu’un d’autre, de faire cuire des repas, et avec beaucoup d’amour il invitait ceux qui venaient à lui. Il était dans un effort permanent pour amener tout le monde plus près de Dieu. Ses paroles remplies de Grâce et de puissance divines pénétraient chaleureusement dans le cœur de chacun. Sa prière était toujours accompagnée par d’abondantes larmes, et donc personne ne pouvait y être indifférent.

 

Dans ces années, le Père Gabriel enseignait la plupart du temps sur Dieu et l’amour du prochain, le repentir, l’humilité et la bonté. Dans la dernière année de sa vie, il changea soudain sa prédication et donna un enseignement au sujet de la Fin des Temps. « Vous verrez l’Antéchrist, vous serez persécutés et vous devrez fuir vers les montagnes. N’ayez pas peur! Comme les Israélites ne manquaient de rien dans le désert, quand ils quittèrent l’esclavage du pharaon et l’Egypte, il en sera de même pour vous, Dieu prendra soin de vous, qui irez à la montagne pour la liberté en  Christ, pour fuir l’Egypte de ce monde, et de l’esclavage du pharaon – l’Antéchrist. Vous devriez connaître ce qui vous mènera vers la Terre promise – le Paradis et vous fera briller comme le soleil. »

Durant ses derniers jours le moine Gabriel prêchait et enseignait l’amour à tous ses visiteurs avec des larmes dans ses yeux: « Souvenez-vous, Dieu est amour. Ayez autant de bonté que vous le pouvez pour vous sauver par cette bonté. Soyez modestes, car Dieu accorde Sa miséricorde à Ses serviteurs humbles. Repentez-vous de vos péchés et n’attendez pas « demain », car c’est là le piège du Diable. Aimez vous les uns les autres, car l’homme sans amour ne peut pas hériter du Royaume des Cieux.  »

 

Un jour avant sa mort le moine Gabriel dit: « Le temps est venu pour mon départ. » Puis il caressa l’icône de Notre Sauveur, suspendu au-dessus de sa tête avec sa main droite, garda le silence pendant un certain temps et dit: « Je Te suis, ô Christ, depuis l’âge de 12 ans. Je suis prêt, prends-moi » Toute la nuit, jusques à 4 heures, il passa par de terribles douleurs, puis il commença à respirer bruyamment et appela: « Ma mère, ma mère, ma sœur, ma sœur. » Tous vinrent du couvent, les membres de sa famille, les laïcs, un médecin et les prêtres.

Le Père Gabriel regarda l’icône de saint Nicolas de Myre avec amour. L’archevêque Daniel lut les prières des agonisants. À la fin, le Père Gabriel sourit et il mourut en paix.  C’était le 2 novembre 1995.

Selon ses dernières volontés, le moine Gabriel fut enterré dans la cour du couvent de Samtavro enveloppé de toiles de sac, selon une tradition monastique ancienne. Au cours de l’enterrement, son corps était entouré des gens qui l’aimaient. Personne ne voulut jeter de la terre sur lui et tous dispersèrent la terre près de la tombe. Ensuite, la terre elle-même se déplaça, comme le couvrant, atteignant sa poitrine et enfin son corps fut entièrement recouvert de terre. Selon sa volonté les paroles suivantes furent écrites sur sa tombe:

 

« La vérité est dans l’immortalité de l’Esprit » – Moine Gabriel

 

De nombreuses guérisons miraculeuses sont effectuées sur la tombe du moine Gabriel. Il existe plusieurs livres publiés en Géorgie ainsi que dans les autres pays sur les enseignements, la vie et les œuvres de l’archimandrite Gabriel.

 

*  *  *

Saint Staretz Gabriel, prie Dieu pour nous!

Version française Claude Lopez-Ginisty

D’après

ELDER GABRIEL A CONFESSOR OF CHRIST

 

2 janvier, 2013

SECTES ET FAUX THÉRAPEUTES

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Audition au Sénat de Madame GUIBERT présidente du CCMM SECTES ET FAUX THÉRAPEUTES  spacer
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spacer Audition au Sénat : le 13 novembre 2012. Annie GUIBERT : Présidente du Centre Contre les Manipulations Mentales (CCMM – Centre Roger Ikor) Jean-Claude DUBOIS :P résident du CCMM- Centre Val de Loire et Laure TELO : Présidente du CCMM – Ile de France

Monsieur le Président, Monsieur le Rapporteur, Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs,

C’est un honneur et un plaisir pour moi de m’exprimer aujourd’hui devant la Haute Assemblée en qualité de Présidente du Centre Contre les Manipulations Mentales : Centre Roger IKOR, et sur le thème « Influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé ».

Monsieur Le président, vous avez présenté le CCMM et je vous en remercie.

• Je préciserai que sa création est déterminée dès l’origine par l’influence d’une dérive sectaire dans le domaine de la santé. En effet, en 1981, son fondateur Roger IKOR, marqué par la mort de son fils qui s’est suicidé après avoir adhéré au Zen macrobiotique, fonde le Centre Contre les Manipulations Mentales (CCMM).Roger Ikor mènera jusqu’à sa mort en 1986 une lutte contre le phénomène sectaire.

•La mission première et fondamentale du CCMM est d’aider les victimes de mouvements sectaires. Depuis sa création, l’association s’est efforcée d’apporter des outils de réflexion et d’analyse pour mieux connaître les dangers de la manipulation mentale. Je souligne que l’implication des bénévoles du CCMM est un engagement militant et citoyen.

L’association est implantée sur vingt deux points du territoire en métropole et outre-mer.

Nous avons un centre de documentation que journalistes et étudiants peuvent consulter.

•Depuis plus de trente années, le CCMM conduit une action d’information, d’éducation et de mise en garde du public fondée sur la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant en se référant aux valeurs républicaines, et au principe de laïcité. Ces principes qui inspirent l’engagement du CCMM sont inchangés depuis sa fondation : défendre la personne humaine contre toutes les formes de manipulation et d’emprise mentales d’où qu’elles viennent. •L’action du CCMM est déterminée par le concept de laïcité. La laïcité n’est pas le masque d’une « chasse aux sorcières », mais au contraire, la garantie du libre épanouissement individuel, dans le strict respect des lois. Le législateur s’est refusé à définir le « culte », la « congrégation », « l’église », la « secte » ou « la dérive sectaire », sûrement dans le souci d’un respect profond de la laïcité et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. La France est un pays laïc dont l’Etat doit respecter tous les cultes et n’en reconnaître aucun, les mouvements spirituels sont donc a priori considérés comme licites et seuls les délits sont répréhensibles. Ce serait un profond contresens de confondre secte et religion. • Au Centre Contre les Manipulations Mentales, ce sont essentiellement les familles que nous recevons, que nous cherchons à comprendre et à aider. Les victimes s’adressent plus rarement à nous, sauf si elles sont sur le point de rompre avec leur manipulateur. Ce qui fait dire à certains qu’il n’y pas, ou peu de victimes. Victimes directes ou victimes collatérales, elles sont cependant des milliers ! Je reviendrai sur ce point. •Nous cherchons à établir la preuve de « la dérive sectaire .en liaison souvent avec la MIVILUDES, avec les Pouvoirs Publics en cas de besoin, et surtout, en nous appuyant sur notre propre expérience de plus de 30 ans et sur les critères de dangerosité déterminés sur la base de travaux et de plusieurs commissions d’enquêtes parlementaires

Pour dénoncer des activités éventuellement nuisibles de certains groupes ou individus, l’expression « dérive sectaire » est devenue, la locution répandue.

Depuis le début des années 1980, la prise de conscience sur la problématique sectaire s’est considérablement développée dans l’opinion publique ; en parallèle, les notions de manipulation et d’emprise mentale ont émergé.

L’emprise mentale constitue une cruelle réalité, sans doute difficile à objectiver, au moins pour les juristes, mais beaucoup plus clairement pour les psychologues, les psychanalystes, les médecins psychiatres et les conseillers écoutants des associations d’aide aux victimes.

L’emprise mentale est basée cliniquement sur une triple technique : cognitive, affective et comportementale, ceci à des fins perverses de conditionnement, de contrainte morale, psychologique, physique et, quelquefois, sexuelle et d’escroquerie. Ce mécanisme se développe en trois temps :

•séduction •dépersonnalisation •reconstruction d’une nouvelle identité automatisée Ce processus particulier et complexe, tend à priver la ou les futures victimes de leurs facultés de discernement et de libre décision.

Tous les secteurs d’activité humaine : santé, bien-être, développement personnel, formation, sport… favorisent malheureusement « la dérive sectaire », c’est-à-dire l’utilisation d’une activité quelconque de l’individu par un manipulateur qui a pour seul objectif d’établir son emprise sur des personnes placées « en état de sujétion », ceci à des fins perverses de conditionnement.

Cette méthode, permet de conserver au sujet une apparence de normalité dans la vie professionnelle par exemple, quand cette activité doit être maintenue afin d’offrir des subsides au gourou ou au groupe. C’est ainsi que des adeptes restés sous l’influence d’un leader peuvent poursuivre une vie professionnelle afin d’alimenter financièrement le groupe en ne manifestant aucun symptôme délirant.

Ceci est une difficulté importante pour les familles touchées par cette mécanique, car les adeptes conservent une apparence de normalité qui peut faire croire à leur consentement.

Quels sont ces critères de l’emprise mentale ? :

•Déstabilisation mentale • Exigences financières exorbitantes •Rupture de la personne avec l’environnement d’origine •Atteinte à l’intégrité physique • Embrigadement des enfants •Troubles à l’ordre public •Importance des démêlés judiciaires •Détournement des circuits économique traditionnels •Tentatives d’infiltration des pouvoirs publics •Discours clairement antisocial Tous les critères ne sont pas forcément réunis mais un seul est dans tous les cas, toujours présent : la déstabilisation mentale

La maladie est un point d’entrée facile pour les gourous de tous bords. Le phénomène nous inquiète, compte- tenu du nombre de victimes la plupart du temps en situation de grande vulnérabilité. Le caractère préoccupant de toutes ces pratiques non conventionnelles, c’est lorsqu’elles s’adressent à des malades atteints de pathologies graves notamment du cancer, de la sclérose en plaques ou de déficit immunitaire. Que dire lorsqu’elles excluent le recours aux traitements conventionnels pour soigner le malade ?

•Les grands mouvements sectaires pointés par le rapport parlementaire de 1996 sont toujours actifs et nocifs. Ces groupes structurés à dimension internationale, s’adaptent aux exigences du temps et savent sous des masques parfois difficiles à repérer, s’infiltrer dans le champ de la santé, du bien-être, du développement personnel, de la petite enfance, de la fin de vie, de l’éducation et de la formation professionnelle. •Ce qui nous semble très préoccupant aujourd’hui, c’est l’éclosion d’une multitude de petites structures qui échappent aux gardes- fous juridiques et professionnels, détournent les règles, exploitent l’absence de réglementation et de contrôle. Des pseudo- praticiens se parent de titres plus ou moins ronflants, offrent de nouvelles méthodes, de nouvelles pratiques. Ces nouveaux gourous pratiquent seuls mais fonctionnent en réseaux ramifiés. Ils exercent une véritable emprise mentale sur leurs « patients » pour souvent, mieux les dépouiller de leurs ressources •La dérive thérapeutique s’accompagne d’un mécanisme d’emprise mentale destiné à ôter toute capacité de discernement à la personne et à l’amener à prendre des décisions qu’elle n’aurait pas prises autrement. Par exemple : l’amener à rompre avec sa famille et avec son milieu de soin habituel, pouvant conduire à l’arrêt de tout traitement conventionnel. Je précise cependant, que toute dérive thérapeutique n’est pas forcément sectaire. Le praticien peut sincèrement croire en une thérapie complémentaire ou alternative.

Monsieur Jean- Claude DUBOIS peut vous expliquer rapidement, le parcours d’une jeune femme atteinte du cancer et qui vient de décéder faute de soins conventionnels : « Une femme atteinte d’un cancer du sein a été prise en mains par des dérapeutes et a été victime de pratiques médicales illusoire pour reprendre la terminologie utilisée par JP JOUGLA.

RAPIDEMENT quelques techniques et produits proposés :

De l’argile destinée à faire cicatriser un sein dont la boule cancéreuse a éclaté laissant vers l’extérieur une plaie purulente Boire de l’eau alchimique Une lampe TDP Un pendule servant entre autre à déterminer quels médicaments homéopathiques à ingérer Différents cristaux Un triangle Des boules mécaniques générant un bruit qui soigne

« En fait cette histoire ressemble à celles d’Evelyne MARSALEIX et de la maman de Nathalie DE REUCK, mais je voudrais insister sur la prise en charge par un réseau qui la caractérise :

En amont, une conférence présentée par l’un des dérapeutes concernant une fontaine à eau KANGEN pour obtenir une eau dont le ph sera favorable à la santé (3850 €).

Une autre conférence par le second dérapeute qui en sa qualité de – je cite – « bio-énergéticien holistique, Maître Reiki, géobiologue, rebirth, cristalocosmie et conférencier international » traite du sujet suivant : « Géobiologie : la santé de l’habitat pour vivre en harmonie avec soi et avec les autres ».

Il faut noter que l’objet de l’association organisatrice se précise comme suit : « promotion et partage des connaissances, des cultures et du savoir par l’organisation de manifestations (conférences, débats, concerts, dîners dansants etc.) »

Dans la même année les conférences suivantes ont été présentées :

PNL Communiquer avec son âme Psychothérapie, spiritualité, bien-être Etre dans sa juste autorité Relaxation et sophrologie Rencontres avec Marie par écrivain, éditrice – Les autres conférences étant présentées par des psychothérapeutes.

Autre aspect de la prise en main par un réseau : des voyages au Brésil avec prescription de gélules de passiflore, victime accompagnée par l’un des « dérapeutes ». Au retour du second voyage, un mois avant son décès, cette femme partie 15 jours avant avec des cannes se déplaçait en fauteuil roulant.

Enfin, dernière illustration de l’existence d’un réseau, l’achat d’un lit BEMER pour une somme de 3500€, sachant que l’on retrouve la promotion de produits BEMER au village de Bugarach avec la publicité suivante : « La médecine du 21 ème siècle sera électromagnétique. Nouveauté mondiale B.BOX classique le module d’application de luxe pour le traitement du corps entier » par BEMER GROUP. Le prix n’est pas précisé. Cette publicité a été découverte à Bugarach à l’occasion du déplacement effectué par la FECRIS ».

Annie Guibert :

•Les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutiques (PNCVT) sont présentées comme des pratiques de soins. Elles sont exercées par des non médecins qui n’ont reçu aucune formation débouchant sur des qualifications validées.

Elles ne sont pas reconnues, au plan scientifique par la médecine conventionnelle.

Malheureusement certains médecins utilisent ces pratiques préférant se faire radier de l’Ordre pour exercer en toute tranquillité.

•J’ajoute, que de nouvelles méthodes font chaque jour leur apparition, notamment sur INTERNET. •Des journaux gratuits font la promotion de techniques et de pratiques toutes plus fantaisistes voire dangereuses les unes que les autres.

•Quelques exemples donnés par Madame Laure TELO , pris dans la revue gratuite « Soleil Levant » :

Madame TELO ajoute :

« Monsieur le président,

Monsieur le rapporteur,

Mesdames et messieurs les sénateurs,

Je voudrais attirer votre attention sur la tenue prochainement à Reims les 17, 18 et 19 novembre 2012 du 3ème congrès international des thérapies quantiques. Peut-être serait-il intéressant que cette honorable commission y fasse un tour.

Je citerai pour mémoire : un atelier proposé par Christian Cotten « l’énergie du silicium organique G5 : du sable, de l’amour et de la lumière »

Un autre atelier : « la phytembryothérapie : l’embryon de la gemmothérapie »

Des conférences sont proposées : par exemple « l’empreinte sacrée, une nouvelle vision du cerveau » par Jean-Philippe Marcoux, posturologue. Tous les intervenants s’estiment les experts et les précurseurs mondiaux de la santé ».

Annie Guibert : Au CCMM nous recevons de nombreux témoignages sur l’infiltration de plus en plus forte de techniques et médecines parallèles dans les hôpitaux et plus particulièrement pour introduire le reiki, la fasciathérapie et diverses méthodes par massage ou apposition des mains. Je tracerai à grands traits les pratiques non conventionnelles auxquelles nous sommes au Centre Contre les Manipulations Mentales, le plus souvent confrontés.

•Sous un nom bricolé dont le but est de créer un amalgame avec la kinésithérapie et la physiologie, la kinésiologie est un exemple de déviance des techniques fondées sur la « maîtrise du corps ». C’est une méthode de thérapie holistique, inspirée par la médecine chinoise. On soulignera certaines incohérences théoriques, en particulier sur le rôle du cerveau et le côté racoleur de cette technique, qui selon un document diffusé par ses adeptes, est censé s’adresser à tous ceux qui veulent éliminer les problèmes, et guérir de tout, douleurs de dos, problèmes articulaires, migraines, eczéma, colite, impuissance, stérilité, problèmes ORL, anxiété, angoisse, manque de confiance, bégaiement, dyslexie, peurs, doutes ,dépressions, troubles du comportement, fatigue, trouble du sommeil, baisse de l’immunité, obésité, anorexie, diabète, tabac, drogue, alcool, problèmes relationnels,problèmes scolaires et d’apprentissage, etc. »

L’histoire du développement de la kinésiologie est un exemple des créations de bric et de broc qui se développent depuis trente ans dans le domaine de la santé. La radicalisation de certains adeptes de cette mouvance a conduit à des dérives à caractère sectaire dans laquelle la dimension hygiéniste portée au rang de dogme a constitué un facteur déterminant.

L’affaire jugée en 2005 par la Cour d’assises de Quimper, illustre ce constat. Des parents, au nom de conceptions idéologiques inhérentes à la pratique de la kinésiologie et des lois biologiques du Docteur Hamer, avaient adopté pour eux-mêmes et leurs enfants le régime végétalien dans leur quête d’une alimentation purifiée. Cette alimentation carencée en protéines animales et en vitamines et leur extrême méfiance à l’égard d’un monde médical jugé a priori dangereux causait la mort de leur bébé.

L’enquête récente d’Olivier HERTEL « Les sectes entrent à l’hôpital » N°789 de la revue « Sciences et avenir » démontre avec force les risques de dérives sectaires liées à ces pratiques qui tentent également d’infiltrer l’Université.

•Ce qui nous inquiète ce sont les méthodes qui excluent résolument la médecine conventionnelle. D’autres thérapies plus ou moins charlatanesques servent souvent de paravent à des groupes sectaires : la psycho généalogie, le décodage biologique… les thérapies dites « chrétiennes » mise en œuvre dans les « centres chrétiens » proposant un « travail de guérison « trans- générationnelle » relèvent plus d’une religiosité -doctrine : le « psycho spirituel » que de la foi chrétienne en tant que telle. J’y reviendrai plus tard.

•Un fléau : la « médecine germanique » préconisée par un médecin allemand le docteur HAMER qui depuis la Norvège continue à exercer ses activités via INTERNET. Aujourd’hui, il s’adresse aux enfants atteints d’un cancer. Ce qui le rend encore plus dangereux. Sa méthode repose sur le postulat selon lequel, toute maladie est le produit d’un choc psychologique intense et d’un conflit intérieur non résolu.

HAMER a formé de nombreux élèves à sa méthode. L’un d’eux, Claude SABBAH avec sa technique dite de « biologie totale des êtres vivants » affirme soigner le cancer.

Un site INTERNET a été créé par les tenants de la méthode HAMER qui créée la confusion avec le site de l’INCA « e- cancer ».

Toutes les pratiques assimilées à « la nouvelle médecine germanique » sont extrêmement dangereuses. L’appellation « centre de santé en décodage biologique » induit en erreur de nombreuses personnes en quête de soins. Toutes les consultations sont très chères.

•Le CCMM enregistre de nombreux témoignages de parents accusés par leur enfant adulte, de violences qu’ils lui auraient infligées dans leur petite enfance. La pratique des faux souvenirs est utilisée par des thérapeutes qui considèrent que tous les problèmes existentiels rencontrés chez leurs patients, sont liés à un traumatisme résultant de violences survenues dans leur petite enfance. Ils induisent, volontairement ou non, par le biais de techniques d’entretiens psychothérapeutiques, de faux souvenirs d’abus ou de maltraitances chez leur patient. Le résultat est appelé syndrome des faux souvenirs, c’est-à-dire l’apparition du souvenir d’un évènement qui ne s’est jamais produit ou bien le souvenir altéré d’un évènement réel. Ces « dérapeutes » selon le terme de Guy Rouquet de « Psychologie –Vigilance » exercent leurs méfaits soit au sein d’un groupe soit à titre individuel. Dans les deux cas, il s’agit de dérives sectaires utilisant le même mécanisme de manipulation mentale ; et aboutissent le plus souvent à des drames humains. Cette technique est répandue dans toutes les sectes, il n’y a donc pas de différence entre les adeptes d’une secte et des charismatiques prétendument catholiques faisant du psycho- spirituel, à partir du moment où les uns comme les autres violent la personne humaine dans sa conscience par la manipulation mentale. Je reviendrai peut-être, plus en détail sur le psycho spirituel et l’agapè- thérapie.

Le guide « Santé et dérives sectaires » produit récemment par la MIVILUDES recense avec précision les méthodes les plus répandues et les plus toxiques.

Je ne ferai pas ici la liste de tous les cas auxquels nous avons été confrontés ces dernières années.

Nous préparons au CCMM un outil de travail qui sera opérationnel début 2013, essentiellement réservé aux acteurs de la lutte contre les dérives sectaires sur l’étude des méthodes et pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique : le concept, les dérives rencontrées, les témoignages et procès éventuels…

•Je voudrais souligner ici, la dangerosité de certaines pratiques de détoxination, notamment sur les enfants, les femmes enceintes et les personnes malades ou âgées.

Je dénonce l’utilisation de troubles psychologiques chez l’enfant par des pseudos psychothérapeutes, des charlatans. Ils proposent aux parents désorientés par des troubles hyperactifs, des problèmes de dyslexie, d’autisme, des méthodes à visée thérapeutique dites « alternatives » qui non seulement font courir des risques à l’enfant mais conduisent souvent une famille entière à être mise sous emprise (on parle de channeling, d’enfant indigo, de communication facilitée…)

En 2006, les conclusions qui se dégagent des travaux de la commission d’enquête parlementaire relative à « l’influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs » ont permis de dresser un double constat :

- d’une part, les enfants constituent une proie de plus en plus facile pour les sectes ;

- d’autre part, l’engagement des pouvoirs publics contre l’influence des dérives sectaires sur les enfants s’avère très inégal.

C’était en 2006. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le CCMM aimerait qu’une nouvelle enquête parlementaire soit diligentée dès 2013 permettant non seulement de faire un nouveau constat mais surtout de vérifier les réponses apportées par les Pouvoirs Publics aux questions soulevées en 2006.

Par exemple où en est-on avec Tabitha’s Place ?

Dans le cadre des dérives thérapeutiques, il faut aussi parler des dérives du psycho spirituel. Le CCMM a publié en septembre 2012 un livre dit « Livre noir de l’emprise psycho- spirituelle ». Ce livre écrit par le Collectif CCMM des victimes du psycho spirituel est un signal d’alarme. C’est un appel aux responsables de l’Eglise catholique et aux Pouvoirs Publics. Il présente des témoignages circonstanciés de familles catholiques ; témoignages simples et émouvants par leur sincérité et par la détresse qu’ils dépeignent.

Si l’on applique les critères communément admis pour définir une dérive sectaire, il en ressort clairement que la réponse est déplorablement positive !

•déstabilisation mentale •exigences financières •rupture familiale •atteinte à l’intégrité physique : méthode de soins charlatanesques, dérives sexuelles, conditions de vie destructrices •embrigadement des enfants La plupart des témoignages, viennent de victimes brisées et de familles détruites par les sessions de l’Agapè du Puy en Velay. Ces sessions ont été initiées par Bernard Dubois, pédiatre, alors qu’il était berger (responsable) de la Communauté des Béatitudes de Château St Luc près de Castres. Au fur et à mesure des témoignages, nous retrouvons toujours les mêmes personnes autour desquelles s’organisent les pratiques du psycho- spirituel et des sessions dites de guérison : le Docteur Bernard Dubois, Anne Merlo, Fernand Sanchez, Philippe Madre, Gérard Croissant, les Fourchaud, tous membres de la Communauté des Béatitudes – au moins au début- et à l’origine de pratiques pour le moins douteuses et déviantes.

Est-il du rôle de l’Eglise de réaliser des psychothérapies sauvages avec des psychothérapeutes auto proclamés ?

A ce stade, le silence assourdissant de l’Eglise et des Pouvoirs Publics n’est plus acceptable. On comprend que les familles ne puissent se contenter du déni ou au mieux des prières de certains évêques !

Le CCMM demandent que les évêques de France condamnent fermement et sans ambiguïté, certaines pratiques en usage dans le renouveau charismatique, et, tout particulièrement, celles qui renvoient au psycho spirituel et à la pratique de l’agapè thérapie.

Ainsi, fidèle à ses principes qui le conduisent à dénoncer ce qui est susceptible de déstabiliser les individus et de les placer dans un état de déséquilibre et de dépendance physique et psychologique, le CCMM réclame la condamnation du psycho spirituel et de tous ceux qui continuent à le promouvoir. Le CCMM réclame instamment la condamnation et la fin des sessions dites « de guérison ». Nous comptons sur les Pouvoirs Publics pour renforcer nos exigences !

Je laisse à madame TELO membre du Collectif, le soin de conclure sur ce point :

« L’Eglise catholique doit admettre publiquement le déni dont elle a fait preuve depuis de trop longues années à l’égard de ces pratiques condamnables. Ce qui importe avant tout, c’est la prise en charge des victimes, et de leur légitime besoin de justice et de réparation. Les autorités ecclésiales doivent donc rapidement non seulement reconnaître l’ampleur des dégâts occasionnés par des pratiques psycho- spirituelles tolérées en son sein, mais aussi accepter de prendre en charge la reconstruction physique, psychologique et sociale des victimes directes et de leurs proches pour qu’elles parviennent à reconstruire leur vie et à renouer les liens familiaux qui ont été brisés ».

Annie Guibert : Monsieur le Président, Monsieur le Rapporteur, Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, je voudrais attirer votre attention sur une de nos préoccupations les plus frustrantes :

Comment sortir une personne de l’emprise mentale d’une secte ou d’un individu manipulateur ?

•Tous les acteurs de la lutte contre les dérives sectaires semblent avoir des idées pour prendre en charge les « sortants ». Encore faut-il être sort ! Tout n’est pas au point, tout n’est pas fait ! Mais tous, nous y pensons et nous faisons de notre mieux.

Mais comment répondre aux familles accablées qui s’adressent à nous ? Quel statut légal donner à ces familles. Elles ne sont pas victimes aux yeux de la loi, elles ne sont pas témoins puisqu’il n’y a pas de procès en cours. Elles ne peuvent que faire une demande auprès du RIF, d’une recherche dans l’intérêt des familles. Dans le cas ou la ou les personnes sont retrouvées et si elles refusent la mise en relation, alors l’affaire s’éteint.

Nous leur donnons des conseils, les aidons à rédiger leurs démarches auprès des pouvoirs publics ; nous les soutenons moralement et psychologiquement, nous les accompagnons parfois pendant de longues années.

Nous attendons tous « le déclic » qui permettra à leur parent ou ami de se libérer.

Mais le fameux déclic ne vient pas si souvent !

•Le constat est cruel : l’arsenal législatif actuel ne protège pas suffisamment les victimes d’emprise mentale. Sur le terrain, force est de constater, encore aujourd’hui, que les victimes sont souvent laissées pour compte ! La loi ne protège pas suffisamment les victimes ; les familles se heurtent, au plan juridique, à l’absence d’intérêt à agir.

Si le dispositif juridique français est tout à la fois exceptionnel et pragmatique, il me faut en souligner les limites.

Certes, la loi About – Picard a fait entrer l’emprise mentale dans le champ législatif, et ce texte constitue un véritable progrès.

•Dans une publication récente adressée à tous les parlementaires français, « Le Manifeste pour une législation efficace de protection des victimes d’emprise mentale », le CCMM souligne, les difficultés d’application de la loi About- Picard et ses limites.

En effet, actuellement, la quasi totalité de la jurisprudence estime que la plainte n’est recevable que par l’adepte – victime, une fois qu’elle a pris conscience du fait qu’elle était abusée… Or, pour cela, encore faut-il être sorti de l’emprise mentale. La jurisprudence est à étendre !

Ce manifeste milite en faveur de l’extension de la jurisprudence, notamment pour la recevabilité des familles à déposer plainte pour abus de faiblesse :

Les propositions formulées dans ce manifeste répondent à un constat simple et récurrent : lorsqu’un proche est placé sous emprise mentale changeant du jour au lendemain son mode de vie et coupant les ponts avec tous, au risque de se mettre en danger, les familles sont impuissantes à agir.

Il a déjà été rappelé qu’une des difficultés pour les familles face à un proche placé sous emprise mentale, réside dans le fait que leur plainte n’était pas prise en compte au prétexte qu’une personne majeure était libre de faire ce qu’elle voulait…

Les propositions du CCMM pour de nouvelles avancées législatives :

- Jurisprudence à étendre : la recevabilité des familles à déposer plainte pour abus de faiblesse

- Pour un nouveau mode de protection civile : le recours au juge des majeurs protégés,

- L’introduction de la manipulation mentale dans le code civil comme vice du consentement

- L’introduction de la mise sous emprise mentale préjudiciable comme délit autonome.

J’ajoute que le CCMM est fortement opposé au « déprogramming » cette pratique controversée, utilisant l’enlèvement et la séquestration.

Aujourd’hui, le CCMM s’intéresse aux travaux du collectif SFRAEM (Société de Recherche et d’Analyse de l’Emprise Mentale) qui semble avoir adapté à la française l’expérience d’Exit Counseling initiée aux Etats unis par Steve Hassan. Je suggère que cette commission puisse auditionner Maître Daniel PICOTIN qui encadre juridiquement cette équipe.

Je vais exprimer un regret : le CCMM déplore les différents niveaux d’interventions des conseils départementaux de prévention de la délinquance ,d’aide aux victimes et de lutte contre la drogue, les dérives sectaires et les violences faites aux femmes.

Si les préfets impulsent, les affaires sont prises en compte, stimulent les différents acteurs du terrain et un certain nombre de victimes peuvent être soutenues. Trop peu de préfectures respectent les directives du Ministère de l’Intérieur.

Je laisserai à Jean- Claude DUBOIS le soin de développer cette position :

« UN VRAI PROBLEME : « Les Conseils Départementaux de Prévention de la Délinquance, d’aide aux victimes et de lutte contre la drogue, les dérives sectaires et les violences faites aux femmes » instaurées par Décret du 1er avril 2008.

POURQUOI cette création est-elle un problème au regard de la prévention et de la lutte contre les dérives sectaires ?

1.1. Parce que la problématique sectaire est noyée au milieu d’autres thèmes tels que la délinquance, les violences et incivilités de toute nature, la drogue, les violences faites aux femmes, l’insécurité routière etc.… perdant ainsi son évidente spécificité de traitement 2.2. Parce que depuis la création des ces Conseils, par circulaire du Ministère de l’Intérieur, les associations spécialisées sont exclus des groupes de travail issus de ces conseils. Circulaire Michèle Alliot- Marie du 23 janvier 2009 .VRAI PROBLEME que la MIVILUDES elle-même reconnaît lorsqu’elle évoque dans son rapport 2009 au Premier Ministre la préconisation du rapporteur de la Commission des lois du Sénat selon laquelle : « il conviendrait d’accorder une place aux associations spécialisées dans une première partie de la réunion des groupes de travail restreints (GTRDO), plutôt de les cantonner à la réunion générale des Conseils départementaux de prévention de la délinquance ».

DE L’ESPOIR A LA DECEPTION DES ASSOCIATIONS :

Suite aux remarques conjointes du Sénat, de la MIVILUDES et des Associations, une nouvelle circulaire du Ministère de l’Intérieur en date du 2 avril 2011 rappelait aux Préfets la nécessité de renforcer les liens avec tous les acteurs de la société civile dont les associations d’aide aux victimes :

Je cite :

« Vous veillerez donc à maintenir une relation soutenue avec les acteurs de la société civile en constituant, si le besoin s’en fait sentir localement, une cellule de suivi émanant du conseil départemental de prévention de la délinquance où siègent ces différents acteurs. Une telle relation permettra d’éviter le sentiment de certaines associations de voir la question des dérives sectaires diluée lors de réunions plénières du conseil départemental de prévention de la délinquance ».

ESPOIRS déçus car trop peu de Préfets appliquent cette circulaire sur le fond, comme sur la forme.

Les propos de terrain suivants émanent de responsables de différentes associations et illustrent le niveau de la désillusion ressentie : •« La lutte contre les dérives sectaires n’est pas une priorité de nos dirigeants alors qu’elles font partie de l’incivilité organisée » •« Je pense que la lutte contre les dérives sectaires n’est plus perçue par les autorités comme une priorité, ce qui donne de plus en plus d’aplomb à nos adversaires » •« Il faut que ça change, les circulaires ne sont pas appliquées » •« Alors qu’il y a quelques années j’étais sollicité… Aujourd’hui c’est un silence impressionnant, comme si les dérives sectaires et leurs victimes n’existaient plus ! »

Annie Guibert : Monsieur le Président, monsieur le Rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs, je vous ai présenté le CCMM et ses missions, j’ai donné notre conception de l’emprise mentale, évoqué les principales dérives des thérapies non conventionnelles à visée thérapeutique, stigmatisé quelques situations tragiques. J’ai insisté sur l’agapè thérapie et ses désastres humains.

Le CCMM vous a fait des propositions pour une législation efficace de protection des victimes d’emprise mentale.

Jean- Claude Dubois a insisté sur la nécessaire mise en œuvre d’une politique départementale de prévention des dérives sectaires associant tous les acteurs concernés, au sein de cellules de vigilance.

Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos interrogations.

Je terminerai par des souhaits :

•Renforcement et développement de la MIVILUDES ; •que les ARS (agences régionales de santé) qui sont dans une phase d’installation soient plus performantes et mieux préparées à la problématique sectaire ; •Que le groupe d’appui technique du Ministère de la Santé sur les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique, créé en 2009 et chargé de l’évaluation des pratiques afin de connaître les preuves de l’action thérapeutiques ou la présence de leurs effets indésirables puisse accélérer l’information au public de ses conclusions ; •Que l’encadrement du titre de psychothérapeute soit effectif ; •Une dernière difficulté doit être mise en exergue : la réduction sensible des subventions allouées par l’Etat aux associations. En conclusion, je voudrais rendre hommage au travail considérable des permanences du CCMM, à l’innovation dont certaines font preuve et au courage des familles qui viennent témoigner.

Je vous remercie.

Annie GUIBERT

Présidente

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> Le CCMM. les dérange ! elles portent plainte contre son Président !
> Bonne Année
> Bonne nouvelle : les défenseurs des sectes sont inquiets !
> La scientologie : du grand art … de tromper le monde !
> Le CCMM se réjouit de la décision de l’Assemblée Nationale
> C’était il y a 25 ans…
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15 septembre, 2012

15 septembre Notre-Dame des Douleurs Chapelet des Sept Douleurs de Notre-Dame

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 14:38

Le chapelet des Sept Douleurs de Notre-Dame.

Le chapelet – ou couronne -  des Sept Douleurs de la Vierge Marie permet de méditer sur la manière dont Notre-Dame fut associée en toute sa vie à l’oeuvre rédemptrice accomplie par son divin Fils. Il est lié depuis les XIVèmes et le XVèmes siècles à l’approfondissement du mystère de la Compassion de Marie et  a été diffusé spécialement par les mystiques rhénans et par l’Ordre des Servites de Marie (fondé au XIIIème siècle à Florence Italie)

Ce chapelet se compose non pas de dizaines mais de « septaines », c’est-à-dire de séries de sept « Ave, Maria ». La plupart du temps, ces septaines sont séparées non pas par un gros grain (comme dans les chapelets ordinaires) mais par une médaille : chaque médaille représentant l’une des douleurs de Marie. Sur la médaille on énonce donc la douleur sur laquelle on va méditer et on récite le « Pater noster » puis sur chacun des grains de la septaine on récite un « Ave, Maria » (qu’on peut aussi remplacer par le « Je vous salue » particulier pour honorer la Vierge de Compassion attribué à Saint Bonaventure, dont on trouvera ici le texte > www); à la fin de la septaine on récite ou on chante la strophe du « Stabat Mater » : « Sancta Mater istud agas Crucifixi fige plagas cordi meo valide : O Mère Sainte imprimez profondément dans mon coeur les plaies de Jésus crucifié! »

On termine la couronne des Sept Douleurs par trois « Ave, Maria » dans l’intention de consoler Notre-Dame des larmes qu’elle a versées pour nous et pour demander une vraie contrition de nos péchés, enfin on récite un « Pater noster » sur la médaille principale représentant la Vierge Marie au coeur percé de sept glaives.

15 septembre Notre-Dame des Douleurs   Chapelet des Sept Douleurs de Notre-Dame servi-di-maria-vierge-des-sep-tdouleurs-169x300

Voici une proposition pour aider à prier le chapelet des Sept Douleurs:

- 1ère douleur de Marie la prophétie du vieillard Siméon : « Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque Siméon vous a prédit qu’un glaive de douleurs vous transpercerait le coeur, et je vous demande la grâce de la force d’âme en toutes les épreuves de cette vie! »

- 2ème douleur de Marie la fuite en Egypte : « Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez dû fuir la colère d’Hérode et subir l’exil, et je vous demande la grâce de savoir supporter avec patience les persécutions et les contrariétés qui viennent de la méchanceté des hommes! »

- 3ème douleur de Marie la perte de Jésus pendant trois jours :  » Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque, remplie d’angoisse, vous avez cherché Jésus pendant trois jours, et je vous demande la grâce de ne jamais être séparé de Lui par le péché! »

- 4ème douleur de Marie la rencontre sur le chemin du Calvaire : « Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez rencontré Jésus chargé de sa Croix et que vous l’avez vu tomber, hué et insulté sur le chemin du Calvaire, et je vous demande la grâce de ne jamais me décourager en face de l’adversité! »

- 5ème douleur de Marie la mort de Jésus sur la Croix : « Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous vous êtes tenue debout au pied de la Croix, témoin de son horrible agonie, de sa mort et de l’ouverture de son Coeur, et je vous demande la  très grande grâce de la compassion aux souffrances de Jésus et de mes frères! »

- 6ème douleur de Marie la descente de Croix : « Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez reçu sur vos genoux le corps de Jésus descendu de la Croix, et je vous demande la grâce de savoir comme vous offrir mes peines et les souffrances de cette vie en union avec celles de mon Sauveur pour le salut et la sanctification des âmes! »

- 7ème douleur de Marie l’ensevelissement de Notre-Seigneur : « Ô Mère affligée, je compatis à votre douleur lorsque vous avez vu le  corps de votre Jésus enfermé dans le sépulcre, et je vous demande la grâce d’être à mes côtés à l’heure de ma mort et de recevoir mon âme pour la présenter à Dieu quand je rendrai le dernier soupir! »

15 septembre 2012 Notre-Dame des Douleurs Sainte Patronne de l’ Ordre des Servites de Marie adresse: Prieuré de Saint-Ortaire 61600 St Michel-des-Andaines 02 33 37 81 28 servir-marie-osm@wanadoo.fr

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== AELF - http://aelf.org == 

Sommaire
* Office des lectures

        ------------------
        Date: 15 septembre 2012
        Samedi, 23ème Semaine du Temps Ordinaire
        Couleur: blanc - Notre-Dame des Douleurs

        ------------------

        15 septembre 2012 Notre-Dame des Douleurs Sainte Patronne de l' Ordre des Servites de Marie  adresse: Prieuré de Saint-Ortaire 61600 St Michel-des-Andaines 02 33 37 81 28 servir-marie-osm@wanadoo.fr  servi-di-maria-mater-dolorosa-calvaire-210x300

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Hymne :Entendez-vous tous ces cœurs battre

Entendez-vous tous ces cœurs battre,
Comme s'ils n'étaient que d'un corps,
D'un glas navrant dans sa tristesse :
L'Église pleurant son Christ mort !

Regardez-la qui le regarde : 
Celui qu'elle aimait n'est-il plus ? 
Avant d'avoir touché ses lèvres, 
Est-elle veuve de Jésus ?

Les yeux qu'elle adorait se ferment,
Le dernier soupir est lâché !
Elle était vaine, la promesse
De ne jamais l'abandonner !

Console-toi, fille des hommes, 
Dans sa mort ton Christ te rejoint : 
Si tu voyais au sein du Père, 
Tu verrais son Fils dans le tien.

Il reprend tout de vie nouvelle, 
Il reprend tout, même la mort ! 
Et toi, tu vas au long des siècles 
Lui former vraiment tout son corps.

Entendez-vous tant de cœurs battre, 
Comme s'il n'était qu'un sonneur ? 
Pour un tel chant de l'espérance : 
L'Église recevant son cœur !

Antienne

Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour, de ses merveilles pour les hommes.

Psaume -( 106 - I)

1Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour ! 

2Ils le diront, les rachetés du Seigneur,
qu'il racheta de la main de l'oppresseur,
3qu'il rassembla de tous les pays,
du nord et du midi, du levant et du couchant.

4Certains erraient dans le désert sur des chemins perdus, *
sans trouver de ville où s'établir :
5ils souffraient la faim et la soif,
ils sentaient leur âme défaillir.

R/1 6 Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse :
7il les conduit sur le bon chemin,
les mène vers une ville où s'établir.
R/2 8 Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes :
9car il étanche leur soif,
il comble de bien les affamés ! 

10Certains gisaient dans les ténèbres mortelles,
captifs de la misère et des fers :
11ils avaient bravé les ordres de Dieu
et méprisé les desseins du Très-Haut ;
12soumis par lui à des travaux accablants,
ils succombaient, et nul ne les aidait. 

R/1 13 Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse :
14il les délivre des ténèbres mortelles,
il fait tomber leurs chaînes. 

R/2 15 Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes :
16car il brise les portes de bronze,
il casse les barres de fer !

Antienne

Psaume -( 106 - II)

17Certains, égarés par leur péché,
ployaient sous le poids de leurs fautes :
18ils avaient toute nourriture en dégoût,
ils touchaient aux portes de la mort.

R/1 19 Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse :
20il envoie sa parole, il les guérit,
il arrache leur vie à la fosse.

R/2 21 Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes ;
22qu'ils offrent des sacrifices d'action de grâce,
à pleine voix qu'ils proclament ses oeuvres !

23Certains, embarqués sur des navires,
occupés à leur travail en haute mer,
24ont vu les oeuvres du Seigneur
et ses merveilles parmi les océans. 

25Il parle, et provoque la tempête,
un vent qui soulève les vagues :
26portés jusqu'au ciel, retombant aux abîmes,
ils étaient malades à rendre l'âme ;
27ils tournoyaient, titubaient comme des ivrognes :
leur sagesse était engloutie.

R/1 28 Dans leur angoisse, ils ont crié vers le Seigneur,
et lui les a tirés de la détresse,
29réduisant la tempête au silence,
faisant taire les vagues.
30Ils se réjouissent de les voir s'apaiser,
d'être conduits au port qu'ils désiraient. 

R/2 31 Qu'ils rendent grâce au Seigneur de son amour,
de ses merveilles pour les hommes ;
32qu'ils l'exaltent à l'assemblée du peuple
et le chantent parmi les anciens !

Antienne

Psaume -( 106 - III)

33C'est lui qui change les fleuves en désert,
les sources d'eau en pays de la soif,
34en salines une terre généreuse
quand ses habitants se pervertissent. 

35C'est lui qui change le désert en étang,
les terres arides en source d'eau ;
36là, il établit les affamés
pour y fonder une ville où s'établir.
37Ils ensemencent des champs et plantent des vignes :
ils en récoltent les fruits.

38Dieu les bénit et leur nombre s'accroît,
il ne laisse pas diminuer leur bétail.
39Puis, ils déclinent, ils dépérissent,
écrasés de maux et de peines.

40Dieu livre au mépris les puissants,
il les égare dans un chaos sans chemin.
41Mais il relève le pauvre de sa misère ;
il rend prospères familles et troupeaux.

42Les justes voient, ils sont en fête ;
et l'injustice ferme sa bouche.
43Qui veut être sage retiendra ces choses :
il y reconnaîtra l'amour du Seigneur.

V/ Ta justice est pareille aux plus hautes montagnes, tes jugements aux plus profonds abîmes.

Lecture : Dieu n'oubliera pas son peuple- ( Lm 5, 1-22)

Le martyre de la Vierge nous est connu tant par la prophétie de Siméon que par le récit même de la Passion du Seigneur. De l'enfant Jésus, ce vieillard disait : Il sera un signe de division ; et toi, disait-il à Marie, une épée transpercera ton âme.Oui, Mère bénie, un glaive a transpercé ton âme : il n'aurait pu, sans transpercer celle-ci, pénétrer dans la chair du Fils. C'est vrai : ce Jésus qui est le tien — qui est à tous, certes, mais à toi tout particulièrement — , après avoir remis son esprit, ne fut pas atteint dans son âme par la lance meurtrière sans épargner un mort, auquel elle ne pouvait pourtant plus faire de mal, elle lui ouvrit le côté ; mais c'est ton âme qu'elle transperça. La sienne assurément n'était plus là mais la tienne ne pouvait s'enfuir. Ton âme, c'est la force de douleur qui l'a transpercée, aussi pouvons-nous très justement te proclamer plus que martyre, puisque ta souffrance de compassion aura certainement dépassé la souffrance qu'on peut ressentir physiquement.N'a-t-elle pas été plus qu'une épée pour toi, n'a-t-elle pas percé ton âme et atteint jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, cette  parole :  Femme,  voilà ton fils ?  Ô  quel échange ! Jean t'est donné en lieu et place de Jésus, le serviteur à la place du Seigneur, le disciple au lieu du Maître, le fils de Zébédée à la place du Fils de Dieu, un simple homme au lieu du vrai Dieu. Comment l'écoute de cette parole ne transpercerait-elle pas ton âme pleine d'affection, quand le seul souvenir de cette parole brise déjà nos cœurs, qui sont pourtant de roc et de fer ?Ne vous étonnez pas, frères, qu'on puisse dire de Marie qu'elle a été martyre dans son âme. S'en étonnerait celui qui aurait oublié comment Paul mentionne, parmi les fautes les plus graves des païens, le fait qu'ils ont été sans affection. Un tel péché était bien loin du cœur de Marie ; qu'il le soit aussi de ses modestes serviteurs.Mais on dira peut-être : ne savait-elle pas d'avance qu'il devait mourir ? — Sans nul doute. N'espérait-elle pas qu'il ressusciterait aussitôt ? — Oui, assurément. Et malgré cela elle souffrit de le voir crucifié ? — Oui, et violemment. Qui donc es-tu, frère, et d'où vient ta sagesse, pour que tu puisses t’étonner davantage de la compassion de Marie que de la passion du fils de Marie ? Lui a pu mourir dans son corps, et elle, n'aurait-elle pas pu mourir avec lui dans son cœur? Voilà (dans la passion du Christ) ce qu'a accompli une charité telle que personne n'en a éprouvé de plus grande ; et voici (dans la compassion de Marie) ce qu'a accompli une charité qui, après celle de Jésus, n'a pas son pareil.

 R/Tu es la gloire de notre peuple, Vierge Marie !Ton nom sera, de par Dieu, pour toujours ; « Celle qui a trouvé grâce devant lui ».Lève-toi, tiens-toi sur la hauteur, debout près de la croix !  Vois tes enfants, du levant au couchant rassemblés, car ton Fils attire tout à lui !

Oraison

Tu as voulu, Seigneur, que la Mère de ton Fils, debout près de la croix, fut associée à ses souffrances ; accorde à ton Église de s'unir, elle aussi, à la passion du Christ, afin d'avoir part à sa résurrection. Lui qui règne.

© AELF, Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones

Le culte de la Mater Dolorosa apparaît officiellement en 1221, au Monastère de Schönau, en Allemagne. En 1239, dans le diocèse de Florence en Italie, l’Ordre des Servites de Marie (Ordo Servita), dont la spiritualité est très attachée à la Sainte Vierge, fixe la fête de Notre-Dame des douleurs au 15 septembre. Ce titre doit son nom aux sept Douleurs dites éprouvées par la Vierge Marie

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Notre-Dame des Douleurs (aussi appelée Notre-Dame de la Miséricorde, Notre-Dame du Soledade, Notre-Dame des Angoisses, Notre-Dame des Larmes, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, Notre-Dame du Calvaire ou encore Notre-Dame du Pranto, et invoquée en latin comme Beata Maria Virgo Perdolens, ou Mater Dolorosa) est l’un des titres par lesquels l’Église catholique vénère la Vierge Marie. Elle est fêtée le 15 septembre.

Sous ce vocable (Notre-Dame des Douleurs), la Sainte Vierge est la patronne la Congrégation de la Sainte-Croix, de la Slovaquie, de la région italienne du Molise, de l’État du Mississippi, de plusieurs villes des Philippines et des communes italiennes d’Accumoli, Ressort di Bari, Paroldo et Villanova Mondovì. Au Québec, un petit village, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, porte aussi son nom. De plus, au Portugal où son culte est particulièrement répandu, un grand nombre de paroisses sont consacrées au vocable latin de la mère des douleurs (exemple : Poço do Canto).

Sommaire

Histoire de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

Le culte de la Mater Dolorosa apparaît officiellement en 1221, au Monastère de Schönau, en Allemagne. En 1239, dans le diocèse de Florence en Italie, l'Ordre des Servites de Marie (Ordo Servita), dont la spiritualité est très attachée à la Sainte Vierge, fixe la fête de Notre-Dame des douleurs au 15 septembre. Ce titre doit son nom aux sept Douleurs dites éprouvées par la Vierge Marie  220px-Asseenfromthecross-vi

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Mater Dolorosa vue de la Croix par Jésus (tableau de Tissot)

Le culte de la Mater Dolorosa apparaît officiellement en 1221, au Monastère de Schönau, en Allemagne. En 1239, dans le diocèse de Florence en Italie, l’Ordre des Servites de Marie (Ordo Servita), dont la spiritualité est très attachée à la Sainte Vierge, fixe la fête de Notre-Dame des douleurs au 15 septembre. Ce titre doit son nom aux sept Douleurs dites éprouvées par la Vierge Marie :

Dévotions aux Sept Douleurs de Marie

À partir du XVe siècle siècle, de la méditation sur les Douleurs de Marie, ont éclos divers ordres et pratiques. L’Ordre des Servites de Marie a d’ailleurs développé les formes populaires de cette dévotion au cours des siècles dont le Chapelet des Sept Douleurs de Marie et le Scapulaire Noir des Sept Douleurs de Marie

Chapelet aux Sept Douleurs de Marie

  • Son histoire

Le Chapelet aux Sept Douleurs (quelques fois appelé le Rosaire aux Sept Douleurs ou le Rosaire des Servites) a donc été développé par l’Ordre des Servites de Marie et son nom est issu du fait qu’il se réfère au sept évènements particulièrement tristes, ou douloureux, précédemment cités.
C’est un chapelet formant un collier de sept septaines de grains, séparées chacune par une petite médaille illustrant une des douleurs de Marie, ces médailles pouvant être remplacées par des grains plus gros que les quarante-neuf autres. Une « queue », composée de trois grains et d’une médaille, est fixée au collier principal (avant la première « douleur »); elle sert à débuter le chapelet mais aussi à dédier ses prières aux Larmes de Marie. Traditionnellement, les grains sont en bois noir (ou matériau noir) de manière à symboliser la tristesse la plus profonde.
Il est parfois appelé le Chapelet aux Sept Épées en référence à la prophétie de Syméon:

« Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées. » (Lc 2, 34-35).

Par sa lettre Redemptoris du 26 septembre, le pape Benoît XII enrichit la pratique, grâce à des indulgences. Le pape Clément XII confirma et augmenta celles-ci par sa bulle Unigeniti du 12 décembre 1734. Toutes ces indulgences furent de nouveau confirmées par un décret de la Congrégation Sacrée des Indulgences, émis selon la volonté du pape Clément XIII, du 13 mars 1763.

  • La manière de le prier

En fait, cela varie. Certains débutent par la Première Douleur et donc au premier grain du collier et finissent par la « queue »; d’autres commencent par la médaille et la « queue » puis font le tout du collier. Cependant, la méthode la plus répandue est celle qui fut détaillée dans la Raccolta (publiée en 1807) et suit le schéma ci-dessous:

 

1 Stabat Mater dolorosa iuxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius

Debout, la mère des douleurs se dresse, le visage en pleurs, sous la croix ou son fils pend
Debout, la mère douloureuse serrait la Croix, la malheureuse, où son pauvre enfant pendait
Debout, la Mère des douleurs, au pied de la Croix, tout en pleurs, regardait Jésus mourir

2 Cuius animam gementem contristatam et dolentem pertransivit gladius

Sa pauvre âme tant gémissante, et tant navrée et tant dolente, un glaive aigu la pourfend
Et dans son âme gémissante, inconsolable, défaillante, un glaive aigu s’enfoncait
Et sa tristesse et son malheur plonge un glaive dans son coeur; sa grande âme va souffrir.

3 O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti

Quelles peines, quelle agonie subit cette mère bénie près de son unique enfant
Ah! qu’elle est triste et désolé, la Mère entre toutes comblées, il était le Premier-Né
Oh, combien triste et combien cruel fut, pour son coeur si maternel, le calvaire de Jésus!

4 Quae moerebat et dolebat et tremebat cum videbat nati poenas incliti
Quae moerebat et dolebat
Pia Mater dum videbat nati poenas incliti

Dans l’angloisse la plus amère, elle voit, cette bonne mère, de son doux fils les tourments
Elle pleure, pleure, la Mère, pieusement qui considère son enfant assassiné
Quel tourment, quel supplice affreux de voir les coups si douloureux que son Fils avait reçus!

5 Quis est homo qui non fleret Matri Christi si videret in tanto supplicio?

Quel homme ne fondrait en pleurs à voir la mère du Seigneur dans un supplice si grand?
Qui pourrait retenir son pleurs à voir la Mère du Seigneur endurer un tel Calvaire?
Quel homme, sans verser des pleurs, verrait la Mère des douleurs dans un si cruel tourment?

6 Quis non posset contristari Matrem Christi contemplari dolentum cum filio?

Qui n’aurait le coeur abattu devant la mère de Jésus souffrant avec son Enfant?
Qui peut, sans se sentir contrit, regarder près de Jésus-Christ pleurer tristement sa Mère?
Quel coeur ne pourrait s’attendrir de la voir si bien compatir aux douleurs de son enfant?

7 Pro peccatis suae gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum

Pour son peuple qui a péché, elle voit Jésus torturé et les fouets qui le déchirent
Pour péchés de sa nation, elle le voit, dans sa Passion, sous les cinglantes lanièrent
Pour les pécheurs Il s’est livré; son corps mourant tout déchiré devant elle souffre encore.

8 Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum dum emisit spiritum

Elle voit son fils bien-aimé, seul et de tous abandonné, qui, dans un grand cri, expire
Elle voit son petit garçon qui meurt dans un grand abandon et remet son âme à son Père
Elle voit son enfant chéri, dans la détresse d’un grand cri, s’abandonner à la mort.

9 Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac ut tecum lugeam

Bonne mère, ô source d’amour, faites-moi souffrir à mon tour pour que je pleure avec vous
Pour que je pleure avec toi, Mère, source d’amour, fais-moi ressentir ta peine amère
Fais-nous sentir à notre tour, Mère au grand coeur, source d’amour, la vertu de la douleur.

10 Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum ut sibi complaceam

Allumez en mon coeur le feu de l’amour pour le Christ mon Dieu; que cet amour lui soit doux!
Fais qu’en mon coeur brûle un grand feu. L’amour de Jésus-Christ mon Dieu; pour que je puisse lui plaire
Et fais surtout que notre coeur enfin se donne avec ardeur à l’amour du Rédempteur.

11 Sancta Mater, istud agas crucifixi fige plagas cordi meo valide

Mère sainte, faites que j’aie en mon coeur à jamais les plaies du divin Crucifié
Exauce moi, ô sainte Mère, et plante les clous du Calvaire dans mon coeur, profondément
O sainte Mère, dans nos coeurs fixe l’empreinte des douleurs dont souffrit le Christ en Croix.

12 Tui nati vulnerati tam dignati pro me pati poenas mecum divide

Au martyre de votre Enfant, qui pour moi souffrit ces tourments faites-moi participer
Pour moi ton Fils, couvert de plaies, à voulu tous souffrir. Que j’aie une part de ses tourments
Il nous aima jusqu’à mourir. Fais-nous la grâce de souffrir comme Il souffrit autrefois.

13 Fac me vere tecum flere crucifixo condolere donec ego vixero
Fac me
tecum, pie, flere crucifixo condolere donec ego vixero

Qu’avec vous je pleure d’amour, et qu’en croix je sois, tout au cours de ma vie, à ses côtés
Que je pleure en bon fils avec toi, que je souffre avec lui sur la Croix, tant que durera ma vie
Fais-nous pleurer près de ton coeur et compatir à Sa douleur, Mère, jusqu’à notre mort.

14 Iuxta crucem tecum stare te libenter sociare in planctu desidero
Iuxta crucem tecum stare
et me tibi sociare in planctu desidero

Près de vous, au pied de la croix, à vos pleurs associez-moi: c’est là mon pieux souhait
Je veux contre la Croix rester debout près de toi, et pleurer ton fils en ta compagnie
Pécheurs debout près de la Croix, à tes pleurs nous mêlons nos voix, dans l’amour et le remords.

15 Virgo virginum praeclara mihi iam non sis amara fac me tecum plangere

Vierge entre toutes glorieuse, ne soyez pas rigoureuse; au vôtres mêlez mes pleurs
O Vierge, entre les vierges claire, pour moi ne sois plus amère: fais que je pleure avec toi
Laisse-nous, Vierge de bonté, Vierges de grâce et de clarté, nous repentir près de toi.

16 Fac ut portem Christi mortem passionis eius sortem et plagas recolere
Fac ut portem Christi mortem passionis
fac consortem et plagas recolere

Puissé-je avec le Christ mourir, à sa passion compatir, et revivre ses douleurs!
Fais que me marque son supplice, qu’à sa Passion je compatisse, que je m’applique à sa Croix
Fais-nous porter le souvenir de tout ce qu’Il voulut souffrir et de Sa mort sur la Croix.

17 Fac me plagis vulnerari cruce hac inebriari ob amorem filii
Fac me plagis vulnerari
fac me cruce inebriari et cruore filii

Blessez mon coeur de ses blessures, ennivrez-moi des meurtrissures et du sang de votre Enfant
Fais que ses blessures me blessent, que je goûte à la Croix l’ivresse et le sang de ton enfant
Que notre coeur compatissant s’échauffe encore par le sang que nous donna Son amour.

18 Inflammatus et accensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
     Flammis ne urar succensus, per te, Virgo, sim defensus in die iudicii
     Flammis orci ne succendar, per te, Virgo, fac, defendar in die iudicii

L’enfer me jette dans l’effroi, de ses flammes défendez-moi au grand jour du jugement
Pour que j’échappe aux vives flammes, prends ma défense, ô notre Dame, au grand jour du jugement
Toi qui pour nous as tant souffert, viens me défendre de l’enfer Sainte Vierge,au dernier jour.

19 Fac me cruce custodiri morte Christi praemuniri confoveri gratia
     Christe cum sit hinc (iam) exire da per matrem me venire ad palmam vicoriae

Puissé-je, à l’heure du départ, Christ, par votre mère, avoir part aux palmes de la victoire!
Jésus, quand il faudra partir, puisse ta Mère me obtenir la palme de la victoire!
O Christ, lorsqu’il faudra mourir, par elle daigne m’acceuillir dans la gloire de Ton ciel.

20 Quando corpus morietur fac ut animae donetur paradisi gloria. Amen

Et quand mourra mon pauvre corps, faites entrer mon âme alors dans le paradis de gloire. Amen
Et quand mon corps aura souffert, fais qu’à mon âme soit ouvert le beau paradis de gloire. Amen
O Mère, quand mon corps mourra, par toi, mon âme s’en ira dans le bonheur éternel. Amen

 E-mail: stabatmater@dds.nl

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fichier mp3 quand jesus mourait au calvaire

 

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