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20 mars, 2015

Mission orthodoxe pour l’union des Chrétiens

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MISSION ORTHODOXE POUR L’UNION DES CHRETIENS

Organisation religieuse déclarée le 01 mars 1996

dominique02
1

Métropolite Primat

Évêque Visiteur Apostolique
+++ S.B Vladika Dominique
+++ Vladika Paul Marie

A Antioche, il existe trois Patriarcats :

Patriarcat latin

Patriarcat orthodoxe

Patriarcat Jacobite

Ne pas confondre avec l’Eglise SYRIAQUE-ANTIOCHIENNE

NOUS NE FAISONS PAS PARTIE DE CETTE JURIDICTION

Nous sommes indépendant du patriarcat des églises syro-antiochienne en Europe

du manoire de Kernerguez ( Bretagne France )

 

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23 février, 2014

PELERINAGE ISLAMO-CHRETIEN DES SEPT-SAINTS DE VIEUX-MARCHE EN BRETAGNE – 27-28 JUILLET 2013

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 23:53

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Le pèlerinage des 7 dormants se termine par une réunion dans l’église avec les invités.
PELERINAGE ISLAMO-CHRETIEN DES SEPT-SAINTS DE VIEUX-MARCHE EN BRETAGNE – 27-28 JUILLET 2013
Avec les 7 martyrs mettons le cap vers le Paradis et osons le dialogue inter-religieux
Sept jeunes hommes furent condamnés à mort pour ne pas avoir voulu se soumettre aux idoles de leur temps et ils s’endormirent pour l’éternité emmurés dans une caverne avec leur petit chien. Dieu les ressuscita, plus de cent ans après. Cette histoire est fêtée par les catholiques, les chrétiens orthodoxes et les musulmans. Cette histoire des 7 saints a été étudiée par Louis Massignon.
Le Tantad, le feu des pères, est béni par l’évêque.
Le Tantad, béni par le « Pardonneur » s’enflamme d’Amour en 2012

Le feu sacré est intégré à la cérémonie catholique, en lui donnant un sens Christique. Le Feu des Pères, n’est autre que l’héritage du culte zoroastrien transmis par le peuple celte qui était le balbuciement de la recherche du Dieu unique, le Créateur de toute chose. En 2012, le père Jean-Jacques Pérennes, Dominicain au Caire, a été le « Pardonneur ». Ce prêtre Dominicain allum et béni le feu du Tantad, anticipant ainsi l’Année de la Foi, voulue par le Pape Benoît XVI, sur la place Louis Massignon du Hameau des Sept-Saints, en Vieux-Marché dans le Trégor en Bretagne. La Splendeur de Dieu va se manifester et nous n’aurons rien à faire sinon de contempler.

Dans le Motu Proprio « Porta Fidei », le pape Benoît XVI a annoncé une « Année de la foi ». Elle débutera le 11 octobre 2012, pour le cinquantième anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, et se conclura en la solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013.
Bienheureux les coeurs purs.
Un pardon millénaire en Bretagne

Le pardon breton de Vieux-Marché, a lieu chaque année, le premier dimanche qui suit le jour de la Sainte Marie Magdeleine, apôtre des apôtres. Il célèbre la résurrection de sept martyrs avec leur petit chien. Les traditions chrétiennes catholique et orthodoxe et la Sourate 18 du Coran parlent de la Résurrection finale. C’est autour de Notre-Dame-de-Miséricorde (Vierge Marie à l’Enfant) que le peuple breton célèbre les Sept Saints. Croire au Paradis est un acte de Foi.

L’Eglise construite sur un dolmen rappelle qu’en Bretagne les moines irlandais n’ont pas rejeter les traditions pré-abrahammiques. Le Pardon breton est un évènement à la fois individuel et collectif. La Miséricorde de Dieu est donnée à la communauté toute entière qui se met en marche et suis le bon Berger. Cela suscite donc mille joies, exprimées par les repas et les danses. La foi des bretons s’exprime par ces « pardons » qui sont des mini-pèlerinages festifs, qui font revivre.
Comment cette histoire est arrivée en Bretagne

L’histoire est racontée en Bretagne dans un chant moyenageux en langue bretonne, Ar Seiz sants. Ce type de chant est appelé « Gwerz », ou chant profond de Bretagne (Breizh), chanté par Yann-Fanch Kéméner ou par les frères Morvan. Plusieurs hypothèses pour l’origine de la venue de cette histoire en Bretagne. La première est celle du retour des chevaliers de Terre Sainte aprés les croisades. La deuxième par la mer : les mines d’Etain firent venir des commerçants du Maroc ou des marins grecs venant d’Ephèse ?. La troisième hypothèse : l’histoire fut transmise par le saint franc Grégoire de Tours (VIe siècle), Jacques de Voragine (XIIIe, Légende dorée) et Ibn Abbas (618, conpagnon de Mohamed, prophète de l’Islam).

Liste de lieux non-exaustive : Abrîq (haut euphrate, Arabissos (près de Tarse), Amorium (Turquie), Azeffoun (Gde Kabylie) Baysan (Célius), Béja (Tunisie) Biskra, Boghari (Autun), Le Caire, Chnini (Tataouine, Tunisie), Comores, Damas (Syrie), au Liban, en Allemagne, El Arrouch (Algérie), El Oudiane (Tunisie), Foum el Toub (Aurès, Algérie), Gandia (Valence, Espagne), Germia (Galatie-Turquie), Guidjel (Algérie), Gandia (Valence, Espagne), Hamad des Oulad Ayar, Guabala (Tunisie), Harar (Ethiopie), Istanbul, Jânan al Ward, (Cordoue), Jîruft, Kara-Khodja (Turkestan chinois), Loja de Grenade, Cap Matifou (Alger), Meïméné (Upiyan, Afghanistan), Midès (Tunisie) Najrân (Arabie), Paphos (Chypre), Perdiwar (Kurdistan), Qodjo (Gaochang-Mongolie), Rabat – Sefrou – Sidi Hazarem à Fès (Maroc), Raquîm (Amman, Jordanie), Tarse (Turquie), Tebessa (Bakrî), Tolède, Toyoq (Turkestan chinois), Tozeur (Tunisie), Vieux-Marché (Bretagne – Breizh), Wadi Mûsa (Pétra, Jordanie).
50 ans de la mort de Louis Massignon

Il y a 58 ans, Louis Massigon, orientaliste et homme de paix, aidé par sa fille linguiste, fit le rapprochement entre les 7 Dormants de la Sourate 18 de la Caverne et le chant de Gwerz : Ar seizh saint. Un an avant la guerre d’Algérie, le Trégor vit naître le pèlerinage islamo-chrétien, greffé sur le Pardon ancestral. Cette année, le 22 juillet tombe un dimanche en début de Ramadan, un Imam a organisé la prière de rupture du jeûne et offert les dattes, le lait puis la chorba. Cette année la nuit du Destin (fête musulmane) tombe dans le nuit du 14 août, nuit de la fête de l’Assomption, chez les chrétiens. Une autre occasion de vivre ensemble et distinctement des heures de veille. Confions cette nuit du Destin 2012 à Myriam, mère de Jésus. Le monde n’a-t-il pas besoin de veilleurs. Que Saint Michel archange déploie toute son armée céleste et protège tous les hommes de bonnes volonté du monde entier qui ose allé contre les logiques de guerre inspirées par satan. Rien n’est pire que la guerre.

Louis Massignon organisa pendant la guerre d’Algérie, un jeûne pour la Paix dans l’esprit des jeûnes du Mahatma Gandhi. « La non-violence et la rencontre de l’Autre » est au coeur du message des rencontres de Vieux-Marché. Lanza Del Vasto fut un pionner en matière de non-violence en France en créant la communauté de l’Arche de La Borie Noble à Roqueredonde dans l’Hérault (34). Un autre pionner est Jean Vanier qui fonda les communautés de l’Arche, avec un esprit de « vivre ensemble » en acceptant les fragilités de chacun et proclamant le respect de la Vie.

A l’époque de la guerre d’Algérie Vieux-Marché fut déjà un refuge, lieu de rencontre et de réflexion face à la cruauté de cette guerre. Le gros « bourdon » de la cathédrale d’Alger est visible dans l’Eglise de Vieux-Marché.

Des personnes athées et des agnostiques viennent à Vieux Marché car ils s’intéressent à la démarche de Louis Massignon pour « une paix sereine ». Le père Jean-Jacques Pérennes, disciple de Saint Dominique, a rendu grâce pour l’héritage spirituel et littéraire de Louis Massignon qui sert de référence aujourd’hui à l’institut du Caire, l’IDEO.
50 ans de l’indépendance de l’Algérie

Les territoires de l’Algérie était en 1958 des départements français. Une guerre civile démarra alors. Cette guerre civile revendiquait un statut égal pour tous les habitants de l’Algérie. Des conceptions politiques diverses s’affrontèrent alors. C’est l’indépendance de l’Algérie permit le rétablissement de la paix. Beaucoup d’algériens vivents en France aujourdh’ui et des mariages mixtes ont eu lieu. Confions à Saint Augustin, d’Annaba, l’avenir de la France et de l’Algérie. L’Algérie fût consacrée à La Vierge Marie, en témoigne une plaque à ND des Victoires à Paris. La France fut consacrée à la Vierge Marie par Louis XIII. Il obtint de Dieu un héritier : Louis XIV.

Alors que l’Europe se reconstruisait après la seconde guerre mondiale, la France fut cruxifiée par cette guerre en Algérie. Des attentats et des affrontement firent couler le sang tant dans les départements d’Afrique du Nord que sur le continent. Il sagissait d’une guerre civile qui devint une guerre entre deux nations. Or ces peuples qui contituaient la France à cette époque s’était battus ensemble dans les tranchées pendant la guerre 1914-18, puis lors de la guerre 39-45, ce qui a toujours donné aux soldats algériens, maliens… et à leur descendants un droit à la nationalité française par le sang-versé pour la France.

L’Algérie est indépendante depuis 1962. Beaucoup d’algériens sont habités par l’esprit de la France Libre que certains français eux-même ont oublié. Le sang des combattants durant les guerres a lié les peuples. Beaucoup de couples dit mixtes se sont unis depuis plus de 150 ans.
L’esprit de « La Caverne » aujourd’hui

Actuellement, l’histoire des sept dormants peut être un enseignement, alors que des évènements violents ont lieu dans le monde entier. Les Hommes sont confrontés à la tyrannie de la mondialisation économique qui déracinent les peuples de leurs histoires. L’Homme de Foi croit en la Résurrection des morts après le jour du Jugement dernier qui verra le retour de Jésus-Christ dans sa Gloire. Tout être humain toujours se préparer pour le départ vers la Paradis après le pèlerinage terrestre. Les hommes et femmes qui cherchent Dieu d’un cœur sincère sont incités et souvent contraints de vivre leur foi de manière souterraine, alors que le monde, lui court à sa perte. La France, l’Europe et le monde sont confrontés à de graves injustices. Les dirigeants doivent gérer la misère galoppantes. Que l’Esprit de Dieu inspire les gouvernants de France et du monde entier !
La tradition non-transmise

La modernité après la seconde guerre mondiale a suscité une rupture dans la transmission de la tradition. Les générations nouvelles sont confrontées au vertige de l’absence de racines intérieures et extérieures. Dans ce désert, seule la manne donnée par Dieu nourrira ces générations assoiffées d’Amour et de Miséricorde divine. Le Monde et ses richesses fut confié à l’Homme, objet de l’infinie tendresse de Dieu. Le fait que l’Homme ne soit plus enraciné, dans la prière, la Parole de Dieu, la liturgie, et les sacrements entraîne que Dieu ne gouverne plus les actes des hommes. Pèchés individuels ou collectifs empêche l’Homme d’agir pour le bien commun.
Al Hallaj, un mystique syrien, martyr en 922

Al-Hallaj, le grand mystique soufi, fut emprisonné neuf ans, puis il fut torturé et exécuté le 27 mars 922 à Bagdad, en l’année 309 de l’Hégire. Louis Massignon fit une étude approfondie sur ce martyr perse qui vécu une véritable Passion. Louis Massignon fit ses études au Caire en Egypte puis alla vivre en Syrie. Il devint prêtre dans une église de rite araméen. Les personnes qui nous ont précédé peuvent nous aider à réveiller nos consciences et rappeler que nous ne sommes que de passage sur cette terre et que le but ultime est le Paradis.
Des chemins d’espèrance au pays de Saint Yves

Ces rencontres interreligieuses ou interculturelles peuvent ainsi mettre en avant l’héritage commun des religions. Souvenons-nous que Saint Augustin, grand apôtre de la Liberté en Dieu et qui combattit les hérésies, était de Annaba. Vieux-Marché se trouve dans le Trégor en Bretagne, pays de Saint Yves, patron des bretons et des avocats car célèbre pour sa charité et la défense des pauvres.

A Rome, dans les catacombes de Rome au temps des persécutions, un tableau au dessus de sépultures des premières sépultures chrétienne : sept hommes attablés au Festin céleste associé avec la représentation du Bon Berger (Jésus). La symbolique du chiffre sept contient donc une espérance universelle. La perspective du Salut et du Paradis s’ouvre pour tous les Hommes par Grâce et par Miséricorde. Lorsque vous viendrez à Vieux-Marché, la tradition est de faire un voeux en buvant à la sainte fontaine, et d’espérer le meilleur pour vous et pour le monde.

En ces temps, qui sont peut-être les derniers, comment convertire les âmes sinon par la simplicité, la joie et la clarté de cette rencontre. Le feu du Tantad était cette année exceptionnel et invitait les personnes présentent à contempler la spendeur de Dieu.
Le dialogue inter-religieux

La résurrection est universelle comme le sont les symboles du feu et de l’eau. Le dialogue interreligieux n’est pas un meeting fusionnel ; c’est une rencontre de personnes de bonne volonté cherchant à affronter les défis de notre temps. Chacun garde son identité et réfléchit avec l’Autre. Différents regards sont posés sur l’actualité que vit l’Humanité.
Informations pratiques

Cette année le pèlerinage à eu lieu au début du Ramadan. L’esprit d’hospitalité des habitants de Vieux-Marché a tout prévus l’accueil et le respect de chacun.

1. Le pardon catholique : Procession de la Vierge et Tantad (feu sacré) dans le hameau, suivi de la messe et du Fest-Noz le samedi soir. Le dimanche matin messse à 10h suivie de la marche vers la source sacrée où on lira la Sourate 18 du Coran en français et psalmodié en arabe.

2. Rencontres islamo-chrétiennes par l’association »les Sources des Sept Dormants »le 21 juillet 2012, dans la salle municipale de ville de Vieux-Marché. Au programme des 50 ans – 1962-2012 :
- Disparition de Louis Massignon,
- Accords d’Evian entre l’Algérie et la France,
- Indépendance de l’Algérie,
- 2012 : Quel impact aujourd’hui ?

3. Une exposition de photographies sur le pardon des sept saints organisée par Louis-Claude Duchesne

4. Animations organisées par « Tud Ar Seiz Sant »: (Gens des sept saints) :
- Vide-grenier le samedi (3 euros le mètre),
- Jeux divers, jeux de boules,
- Balades à dos d’ânes avec l’association Méné Brait,
- Repas le samedi midi et le soir,
- Pardon à 21h puis Procession à la Vierge Marie, Tantad sur la place Massignon,
- Fest-Noz (fête de nuit), danses et chants bretons, jusqu’au bout de la nuit.
- Messe du dimanche des Sept Saints à 11h, suivie de la procession à la source bénie : Ar Stiffel.
Boire à la fontaine de l’eau et faire un voeu, en se confiant au Dieu Miséricordieux,
- Le dimanche midi, un repas « méchoui »hallal, fontaine aux sept trous (Ar Stiffel en breton)

5. Balade contée des « Moines Celtiques » à 17h. 5000 ans d’histoire à Vieux-Marché.

Pour venir à Vieux-Marché : en train ou en voiture Paris-Brest jusqu’à Plouaret-Trégor en Bretagne (22). tourner à droite vers Vieux-Marché, à l’entrée de Plouaret. Le hameau des Sept-Saints est accessible à pied de Vieux-Marché.

Gourmandise à Vieux Marché

« Les Roches des 7 saints » sont des gâteaux fabriqués M. Geoffroy Galerne, boulanger place des déportés. Le petit plus pour un pèlerinage d’un jour.
Aux environs

Aux environs de Vieux-Marché :A vol d’oiseau, on est proche de Saint-Michel-en-Grève au bord de la mer (Lokmikael-an-Traezh) ou à Saint-Efflam réputé pour la pratique du char à voile. Il est bon de visiter les château de Rosambeau et de Tonquédec. Les abbayes de la région : Abbaye Notre-Dame de Beaulieu, Abbaye de Beauport, Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos, Abbaye Notre-Dame de Boquen, Abbaye de Bégard, Abbaye Notre-Dame de Coatmalouen, Abbaye Notre-Dame de Lanthénac, Abbaye Saint-Aubin des Bois, Abbaye de Saint-Jacut, Abbaye Saint-Magloire de Léhon.

Les documents à télécharger (au format pdf) :

- L’affiche du Pardon 2012

- Le programme des rencontres

- Les Cahiers d’Orient et d’Occident

- Ecrit de Louis Massignon sur les sept dormants

- Chant profond de Bretagne : gwerz »Ar seiz Sant »

- La méditéranée des sept Dormants

- « Notre Père » en langues dont le breton

- Basilique Saint Augustin à Annaba en Algérie

- Livre sur Ghandi

Illustrations : Place Louis Massignon au hameau des Sept-Saints en Vieux-Marché (22). L’icône des sept saints Orthodoxe. de Le dialogue dans la chapelle des sept-saints. La fontaine sacrée des 7 saints où l’on fait un voeux. Mohammed Idali, calligraphe breton d’origine marocaine, proposait d’écrire un nom ou une parole en arabe calligraphié. Le colloque islamo-chrétien. La récitation du Coran par l’Immam. Autel des moissons : Saint-Isodore, martyr et patron des cultivateurs et laboureurs. L’icône orthodoxe des 7 dormants. Bal breton le dimanche après-midi. Ballade en carriole tirée par un âne grâce à l’association Méné-Brait. La bénédiction du Tantad (feu) par le prêtre symbolisant la lumière de Dieu jaillissant dans nos ténèbres.

Vidéos : Pèlerinage Islamo-chrétien de Vieux Marché, Benoît XVI, Les rencontres d’Assise 2011, Soeur Marie Keyrouz chante « Les Béatitudes », Evangile de Saint Mathieu, Mahatma Gandhi, le mystique iraquien Al Hallaj, Michael Lonsdale conte l’histoire, Sourate 18 du Coran récitée chaque vendredi dans les mosquées.
place Louis Massignon Boire à la source des sept trous : ar Stiffel La récitation de la Sourate 18. Le Pardonneur de l’année 2012 à Vieux-Marché. place Louis Massignon Saint Isidore, patron des laboureurs, nous rappelle que le pardon se passe pendant les moissons. Dimanche après-midi : le bal breton.

Pèlerinage islamo-chrétien

Rencontres d’Assise

« La Prière de Jésus » en arabe

« Le Notre Père » en araméen

Sourate 18 du coran

Gandhi

Al Allaj

Mickael Lonsdale
En savoir plus

Louis Massignon
Jean-Jacques Pérennes
Idéo du Caire
Diwan
Le mot du Curé
Armor TV
Reportage INA-1957
L’évangile du jour
Yann Fanch Kemener
Philosophie du pèlerinage
Livres de L. Massignon
Pèlerinage Islamo-chrétien
7 dormants à Tataouine
Texte du Gwerz
Calligraphie, M. Idali
Université de Toulouse
Les Baladins de la Tradition
Spiritualité

La Caverne
Rosaire avec ND de Miséricorde
Eglise catholique d’Algérie
La Nuit du Destin
Saint François d’Assise
Saint Isidore
Saint Yves
Charles de Foucauld
Lanza del Vasto
Martin Luther King
Notre Père en langues
Pardon breton catholique
Marie Madeleine
Saint Augustin
Sainte Monique
Grégoire de Tours
Jacques de Voragine
Salman le Perse
Al-Hallâj
Ibn Abbas
Abdu’l-Bahá
Inter-religieux

Définition
Pèlerinage Inter-religieux
L’Esprit d’Assise
Abd El Jalil
Dialogue en Marche
Les Morts de la Rue
L’Arche de Jean Vanier
Fraternité d’Abraham
Chrétiens de Méditéranée
Revue « Se comprendre »
GRIC : Groupe de Recherche
Foyers Islamo-chrétiens
Amitiés Islamo-chrétiennes
L’Algérie

Algérie : le temps du dialogue
La guerre d’Algérie
Histoire-géo
Les Accords d’Evian
Service Relations avec l’Islam
L’Algérie de St Augustin
Mosquée de Paris
Les Amis de l’Algerie
Patrimoine algérien
Patrimoine rapatrié
Breizh – Bretagne

La Bretagne
Tourisme catholique
Caritas 22
Le Tro-Breizh
Provinces de France
Diocèse de Saint-Brieuc
La langue bretonne
Diwan – Breizh
Breton : langue vivante
Livres en breton
Anjela Duval
Office de Tourisme à Lannion
Commune de Vieux-Marché
Festival inter-celtique
Les bretons de Paris
Château de Rosambeau
Château de Tonquédec
A lire

Louis Massignon :
- »Les Sept Dormants d’Éphèse (Ahl al-Kahf) »Revue des Études Islamiques, Paul Geuthner, Paris, 1954 à 1963.
- »Écrits Mémorables », Ed. Robert Laffont,2009.
« Les Sept Dormants, Apocalypse de l’Islam », in Analecta Bollandiana, Bruxelles,1950.

François Jourdan :Tradition des Sept Dormants. Ed. Maisonneuve & Larose
Jacques Keryell : Louis Massignon, au coeur de notre temps. Ed. Karthala
John Tolain :
Le Saint chez le Sultan. St François d’Assise en 1219 rencontre le Sultan d’Egypte.
A écouter

Yann Fanch Kemener : Gwerz, chants profonds de Bretagne.
Aqdas Al-Mouloq : Marie (Myriam), Sourate XIX. Ed. Al Sur.

M

 

27 janvier, 2013

Liens Blog http://andreadicaffa02.unblog.fr

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23 septembre, 2012

L’archevêque de Cantorbéry, le Dr Rowan Williams, et le patriarche orthodoxe de Constantinople, Bartholomeos Ier , se joindront à la célébration du 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II le jeudi 11octobre 2012

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18/9/12 – 16 h 25 LA CROIX – ROME lacroix

Le Dr Rowan Williams et Bartholomeos Ier célébreront aussi le 50e anniversaire de Vatican II

 

 

L’archevêque de Cantorbéry, le Dr Rowan Williams, et le patriarche orthodoxe de Constantinople, Bartholomeos Ier , se joindront à la célébration du 50e  anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II le jeudi 11octobre 2012,  date de l’ouverture de l’Année de la foi, selon une source officielle vaticane reprise par le site Internet du Catholic Herald. Le primat de la Communion anglicane et le primat de l’Église orthodoxe de Constantinople assisteront tous deux à la messe qui commémorera l’ouverture du Concile il y a 50 ans, le 11 octobre 1962.

Des représentants de l’Église orthodoxe et la Communion anglicane étaient présents au Concile en qualité d’observateurs, entre 1962 et 1965. Lors de la célébration de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens en janvier 2012, Benoît XVI avait rappelé combien le concile Vatican II avait placé la recherche de l’unité chrétienne « au centre de la vie et l’œuvre de l’Église, parce que c’était la volonté du Christ que ses disciples soient unis ». Avant d’ajouter : « le manque d’unité entre les chrétiens empêche une annonce plus efficace du Christ, car il met en danger notre crédibilité… Comment pouvons-nous donner un témoignage convaincant si nous sommes divisés ? »

La coopération œcuménique pour l’annonce du message chrétien devrait être un sujet clé du Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation, qui se tiendra au Vatican du 7 au 28 octobre.

 

(Avec Catholic Herald)    

 

 

CONCILE VATICAN II
Schéma des textes
4 constitutions
9 décrets
3 déclarations
Constitution sur la Sainte Liturgie
Sacrosanctum Concilium -
4 décembre 1963
Constitution dogmatique sur l’Eglise
Lumen Gentium -
21 novembre 1964 

Constitution dogmatique sur la révélation divine
Dei Verbum -
18 novembre 1965

Constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps
Gaudium & Spes -
7 décembre 1965
Orientalum Ecclasiarum
Décret du 21 novembre 1964 sur les Eglises orientales catholiques

Christus Dominus
Décret du 28 octobre 1965
Charge pastorale des évêques
Unitatis Redintegration
Décret  du 21 novembre 1964 sur l’œcuménisme
Presbyterorum Ordinis
Décret du 7 décembre 1965 sur le ministère et la vie des prêtres
Perfectae Caritatis
Décret du 28 octobre 1965 sur la rénovation et l’adaptation de la vie religieuse
Optatam totius ecclesia renovationem
Décret du 28 octobre 1965 sur la formation des prêtres
Inter Mirifica
Décret du 4 décembre 1963
sur les moyens de communication
Gravissimus educationis
Déclaration du 28 octobre 65 sur l’éducation chrétienne
Apostolicam Actuositatem
Décret du 18 novembre 1965 sur l’Apostolat des laïcs

Nostra Aetate
Déclaration du 28 octobre 1965 sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes
Ad Gentes
Décret du 7 décembre 1965
sur l’Activité missionnaire

Dignitatis Humanae
Déclaration du 7 décembre 1965 sur la liberté religieuse

Autres textes- fruits du concile

CODE DE DROIT CANON
-1983 -
Dernier texte du Concile

CATECHISME DE L’EGLISE CATHOLIQUE

-1992 –
Fruit du Concile

21 novembre, 2011

Oecuménisme où en est l’ unité des chrétiens ?

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Oecuménisme

Où en est l’unité des chrétiens ?

À l’occasion du 40e anniversaire du décret du
Concile Vatican II sur l’unité des chrétiens
s’est tenue une conférence internationale
à Rome (11-13 novembre 2004). Le Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens
a proposé aux Editions Nouvelle Cité (*)
de publier les actes de cette conférence historique
qui a fait le point de la situation sur l’œcuménisme aujourd’hui.

Le mouvement œcuménique qui vise à promouvoir l’unité entre chrétiens ne date pas du Concile Vatican II. Déjà en 1910, la Conférence missionnaire mondiale d’Edimbourg traitait de la question, mais uniquement entre protestants. À partir de 1935, l’action du Père Paul Couturier a marqué une avancée remarquable avec la création de la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens (qui marque cette année ses 70 années d’existence !). En 1948, le Conseil Œcuménique des Églises – « association fraternelle d’Églises » – voit le jour (cf. encadré Repères). Quant à l’Église catholique, elle accomplit des pas décisifs en 1960 avec la création du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et en 1964, avec la publication du décret conciliaire Unitatis redintegratio (La restauration de l’unité), pièce maîtresse tant dans son contenu que dans sa mise en pratique.
« On lit à la première ligne de ce décret que promouvoir le rétablissement de l’unité entre tous les chrétiens est l’un des objectifs majeurs du Concile » soulignait le cardinal Walter Kasper, Président du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, en ouverture du colloque tenu en novembre 2004 à Rome – à l’occasion du 40e anniversaire d’Unitatis redintegratio – qui a fait le point sur la situation actuelle de l’œcuménisme. « Une seule et unique Église a été instituée par le Christ. La division s’oppose ouvertement à la volonté du Christ. Elle est pour le monde un objet de scandale et fait obstacle à la prédication de l’Évangile ». Le rétablissement de l’unité « n’est en aucun cas secondaire ». C’est donc une priorité pour toute l’Église catholique, comme l’ont démontré en particulier les pontificats de Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II et comme vient de le rappeler le pape Benoit XVI, la qualifiant « d’engagement irréversible » et la plaçant parmi les principales priorités pastorales de son pontificat. « La sensibilité œcuménique de l’Église catholique s’est accrue » a commenté encore le cardinal Kasper, énumérant des événements « inimaginables avant Vatican II » tels que la rencon-tre de Paul VI et du Patriarche orthodoxe Athénagoras, la Déclaration de 1999 avec les Luthériens sur la Doctrine de la Justification, la signature d’une Charte œcuménique européenne en 2001 ou le retour à Moscou de l’icône de Kazan.

Nécessité de revitaliser l’élan œcuménique

À l’actif du mouvement œcuménique, on compte certes de nouvelles structures (groupes mixtes de dialogue et de travail, conseils nationaux d’Églises, unions et alliances diverses entre instances…) mais le fruit principal en est la redécouverte de la fraternité chrétienne entre membres des différentes communautés chrétiennes. L’œcuménisme a connu des temps forts mais aussi des difficultés, des malentendus, des ralentissements, des illusions… au point de se trouver aujourd’hui dans une « période de transition ». Pour le cardinal Kasper, « en ce début de XXIe siècle, le mouvement œcuménique a besoin d’une vision œcuménique revitalisée, d’un esprit renouvelé et d’un nouvel engagement de tous les partenaires » conscient que « des réponses uniformes sont impossibles du fait de la grande variété de situations de par le monde ».

Dans le livre Où en est l’unité des chrétiens ? (*) le cardinal Kasper rappelle que « l’idée fondamentale du Concile Vatican II, et en particulier du Décret sur l’œcuménisme, tient en un seul mot : communio. » Les Églises et communautés ecclésiales séparées sont considérées comme un tout dans la diversité : « L’unique Église existe dans toutes les Églises particulières et par elles et, inversement, les Eglises particulières existent dans l’unique Église et par elle. » « L’unité œcuménique recherchée signifie quelque chose de plus qu’un réseau d’Églises […] L’œcuménisme ne vise pas à créer une association mais une communio qui ne signifie ni absorption réciproque ni fusion. » Cette formulation est la contribution théologique la plus importante du Concile à la question œcuménique. Ainsi est-il « significatif que le terme dialogue revienne comme un refrain dans la conclusion de divers paragraphes du Décret. C’est cela qui exprime, une fois de plus, le nouvel esprit dans lequel le Concile entend surmonter les différences. »

Prière pour l’unité et œcuménisme de la vie

« Dans presque toutes les Églises la question d’une identité confessionnelle propre est redevenue virulente » constate Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, dans son intervention « Développements œcuméniques et nouveaux défis ». Ce besoin d’assurance se justifie car rencontre et dialogue présupposent chez chacun la conscience d’une identité propre. En même temps, ce processus peut devenir un obstacle lorsque préjugés et animosités du passé pèsent encore sur les relations entre chrétiens. Mais encore, les tendances dominantes à l’individualisme et au pluralisme dans notre société rendent suspecte toute recherche d’unité.
« Mon grand regret dans la situation œcuménique d’aujourd’hui est que tant de chrétiens et de chrétiennes ne souffrent plus comme il conviendrait devant cet état profondément anormal du monde chrétien. Car là où la division de l’unique corps du Christ n’est plus perçue comme un scandale et ne cause plus aucune souffrance, l’œcuménisme lui-même devient superflu. […] Beaucoup semblent s’être résignés à la diversité actuelle et se contenter du pluralisme effectif d’Églises différentes. La diversité tolérée entre les Églises leur suffit déjà et ils ne voient pas pourquoi elle devrait être remplacée par une diversité réellement réconciliée » constate Mgr Koch.

Et de conclure : « Il s’agit aujourd’hui de revitaliser cette motivation, c’est-à-dire de donner priorité à la prière pour l’unité et à l’œcuménisme de la vie, dont le cœur est une spiritualité œcuménique. »

Alain BOUDRE
(*) Où en est l’unité des chrétiens ? Ouvrage collectif (Cardinal Walter Kasper, Métropolite Johannis Zizioulas, Révérend Geoffrey Wainwright, Mgr Kurt Koch, Mgr Eleuterio Fortino, Mgr Brian Farrell, Cardinal Ivan Diaz, Cardinal Cormac Murphy-O’Connor, Chiara Lubich, Enzo Bianchi et homélie de Jean-Paul II). En appendice : Le texte du document conciliaire Unitatis redintegratio, « Le directoire pour l’application des normes et des principes sur l’œcuménisme » et « La dimension œcuménique dans la formation de ceux qui travaillent dans le ministère pastoral ». Collection Racines. Éditions Nouvelle Cité. 448 p. 25 euros.

Réflexions protestante et orthodoxe

Le Rév. Pr Geoffrey Wainwright
du Conseil méthodiste mondial
écrit dans son intervention
« Unitatis redintegratio –
Une réflexion protestante »

Dans le protestantisme moderne, même lorsqu’il est enclin à l’œcuménisme, le danger est de se contenter d’un « réajustement interconfessionnel », ou encore selon une traduction de l’allemand encore plus crue, de « coexistence pacifique en régime de guerre froide ». La réalisation de l’unité comporte rien moins que la mort et la renaissance de nombreuses formes de vie ecclésiale, telles que nous les avons connues […] Il peut y avoir des aspects de l’Église catholique, développés et formés durant la période de la séparation, qui devront être abandonnés – ou tout au moins configurés selon les nouvelles circonstances. […] Jean-Paul II a reconnu généreusement que, dans d’autres communautés ecclésiales, « certains aspects du mystère chrétien ont parfois été mieux mis en lumière » que dans l’Église catholique et il a souligné que le dialogue ne se limite pas à un échange d’idées, mais implique également un « échange de dons ».

Son Eminence Ioannis Zizioulas,
Métropolite de Pergame (patriarcat de Constantinople) commente dans sa « réflexion orthodoxe »

La « séparation » qui existe entre nos deux Eglises est attribuée à des « motifs d’ordre extérieur » et à un « manque de compréhension mutuelle et de charité ». Le silence du Concile sur une question qui a si longtemps divisé l’Orient et l’Occident réside dans le fait que la manière de remplir la condition de la « nécessaire unité de toute l’Église » est laissée ouverte au dialogue et n’est pas prédéfinie par le Concile. Les orthodoxes sont invités à exprimer leur point de vue sur la manière de maintenir l’unité universelle et sur le rôle du ministère pétrinien dans cette unité. C’est la question la plus décisive que doit affronter le dialogue entre catholiques et orthodoxes […] Nous ne pouvons ni ne devons préjuger de la tournure que prendra ce débat. Le Décret sur l’œcuménisme nous laisse toute la liberté de mouvement nécessaire.

19 août, 2011

Entretien avec mgr Serge Konovalov un témoignage qui nourrit nos âmes.

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 11:44

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« Agacer la conscience du monde »
Entretien avec Mgr Serge (Konovalov), archevêque des églises russes d’Europe occidentale

- Monseigneur, parlez-nous, s’il vous plaît, de votre diocèse.

Le diocèse qui m’a été confié fut créé au début des années 20, quand le patriarche Tikhon a chargé l’archevêque Euloge (Guéorguievsky) de superviser toutes les paroisses de la diaspora russe en Europe Occidentale. Le diocèse de Mgr Euloge était très étendu : y entraient les paroisses orthodoxes des pays scandinaves, de l’Angleterre, de la Finlande, de la Tchécoslovaquie, de la Hongrie, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Suisse, de la Belgique, de la Hollande, du Luxembourg, de France, ainsi que des possessions françaises d’Afrique du Nord : le Maroc et la Tunisie. Pendant un temps il eut même une mission en Inde, qui ensuite périclita. J’ai donc hérité des restes de cet immense diocèse.

Notre diocèse dépend du trône de Constantinople. Je dois dire que c’est un « sur-diocèse » assez unique dans l’histoire de l’Eglise, qui a des paroisses en France, en Italie, en Hollande, en Suède, en Norvège et en Allemagne. Par son origine il est russe et ses usages liturgiques sont russes, mais avec le temps de plus en plus de Russes perdent leur caractéristiques nationales ; du fait notamment des mariages mixtes, ils perdent la langue russe et, bien qu’ils continuent à être orthodoxes, les célébrations qui leurs sont destinées doivent se faire dans les langues locales. Par exemple, à Bruxelles, nous avons deux paroisses ; dans l’une, les offices sont en slavon et les sermons en russe, dans l’autre, tout est en français. Dans notre cathédrale Saint Alexandre Nevsky, l’office est en slavon et la prédication en russe, mais en dessous, il y a une communauté francophone. En Hollande, l’office est uniquement en hollandais dans toutes les paroisses.

Actuellement, nous cherchons à obtenir du Patriarcat de Constantinople l’exarchat supprimé par lui dans les années 50 [1]. En pratique, cela signifie que nos contacts avec notre centre ecclésial, c’est-à-dire avec Constantinople, s’effectueront directement et non plus par l’intermédiaire des métropolites grecs locaux.

- Comment voyez-vous l’avenir de votre diocèse et plus généralement de l’orthodoxie en Europe Occidentale ?

Je pense que nous devenons l’embryon d’une Eglise locale orthodoxe d’Europe Occidentale à venir, multinationale, célébrant en de nombreuses langues, mais qui apparemment aura tout de même une pratique liturgique russe.

Les orthodoxes de souche ont inoculé le « virus » de l’orthodoxie aux gens d’Europe Occidentale : beaucoup deviennent orthodoxes, se dirigent même vers la prêtrise, suivant au préalable les cours de théologie par correspondance de l’Institut de Saint Serge. Ainsi, il apparaît que l’orthodoxie s’enracine en Occident, devient autochtone, et n’est plus une importation de l’Orient. Il est intéressant de noter que c’est l’office russe et non pas le grec qui est le plus compréhensible et le plus naturel pour un Européen. Aussi n’avons-nous pas de craintes à avoir à propos de notre avenir. Le fait qu’avec le temps, dans deux ou trois générations, nous aurons perdu notre « russité » est, à mon sens, inévitable. Mais l’essentiel n’est pas d’être russe, mais d’être orthodoxe. Ce n’est pas la nationalité qui compte, mais la foi.

- Pouvez-vous nous parler, s’il vous plaît de la vie de vos paroisses ?

Comment vivent nos paroisses ? La main sur le cœur, elles sont extrêmement pauvres.

Nos ancêtres, une fois qu’ils eurent émigré, ont tenté de toutes les forces d’assurer la subsistance de leurs serviteurs du culte. Avec le temps, le nombre des paroissiens diminuant, les paroisses n’ont plus été en mesure de le faire à l’exception de deux trois dans tout le diocèse. Actuellement, nos prêtres sont contraints de travailler et de concilier leur travail avec le service sacerdotal. Moi-même, j’ai pendant trente ans enseigné dans une école secondaire, et je priais pour que je sois capable de me libérer à temps si un de mes paroissiens tombait gravement malade ou mourait. Je dois dire, il est vrai, que la direction de l’école catholique où je travaillais comprenait très bien ma situation, et ne m’a jamais empêché d’interrompre mes cours en donnant un travail à faire à mes élèves pour accomplir mon devoir pastoral.

Nos prêtres ne sont en réalité prêtres que les samedis et les dimanches ; les autres jours, ils sont ingénieurs, médecins, enseignants…

- Comment faire alors pendant les périodes si riches en offices liturgiques comme la Semaine Sainte ou la Semaine Radieuse ?

Ce sont les périodes les plus difficiles. Beaucoup de prêtres parviennent à prendre des congés pour ces périodes, afin d’être à l’église tous les jours. Mais dans certains endroits il n’y a pas de prêtre, et l’on est déjà bien heureux si des paroissiens musicalement doués et connaissant la rubrique, peuvent célébrer l’office en l’absence du prêtre.

Au début de l’émigration, jusque dans les années 60, la paroisse était une grande famille : on priait ensemble et on partageait la même vie. Aujourd’hui, on observe un affaiblissement des contacts entre les gens. Les gens sont trop pris par leurs occupations quotidiennes : ils viennent à l’office, puis se dispersent. N’idéalisons pas la situation : seules quelques paroisses sont restées de véritables familles, ces communautés ecclésiales. Dans la plupart, cela s’est perdu.

Lorsqu’il se trouve un peintre dans une paroisse, autour de lui naît parfois un cercle d’iconographie. À Paris, il y a plusieurs chorales orthodoxes qui ne se contentent pas d’assurer les offices, mais préparent des programmes supplémentaires et donnent des concerts. En été, il y a des camps de vacances pour les enfants et les adolescents.

Certaines paroisses organisent des écoles où l’on enseigne aux enfants le catéchisme, la langue, la littérature et la culture russes. Par exemple, chez nous, à la cathédrale, il y a une école, avec des classes parallèles pour ceux qui parlent et pour ceux qui ne parlent pas russe, où les enfants apprennent la langue de leurs ancêtres. Certains découvrent ainsi leur « russité » et commencent à s’intéresser à la culture, aux traditions, à l’histoire russes et se mettent même à propager la « russité » parmi les non russes.

- Est-ce qu’il existe des traits spécifiques distinguant les orthodoxes de l’Occident des orthodoxes russes ?

Nous avons développé ici la pratique de la communion fréquente. Beaucoup de fidèles de l’émigration en sont arrivés à la conclusion qu’assister à la liturgie sans communier, était presque absurde. Cela rejaillit parfois sur la préparation à la communion. Lorsque on communie souvent, on n’a pas toujours le temps pour se préparer réellement et je constate avec douleur que la communion devient un automatisme chez certains. Néanmoins, c’est une véritable joie que de voir qu’un grand nombre de fidèles de nos églises, enfantes et adultes confondus, communient fréquemment tout en gardant une attitude très sérieuse face à la communion et essaient de se confesser avant la liturgie.

Je sais que c’est une règle absolue en Russie : sans confession, on ne s’approche pas du calice. Nous avons une approche quelque différente : si la conscience du fidèle est suffisamment pure et qu’il n’y a aucun obstacle pour la communion, pourquoi ne serait-il pas possible de communier plusieurs fois de suit sans passer par la formalité d’une confession ?

Je pense que la pratique de la communion fréquente telle qu’elle s’est élaborée en Occident, est profitable. Cette pratique soutient les forces des fidèles. Quand un fidèle s’approche consciemment du Saint Calice, il est sanctifié par cette Présence. Il ne peut dès lors mener une vie de pécheur, et s’efforce de garder la pureté. Ainsi, dès lors que la communion devient une nécessité, le résultat d’ensemble est positif.

- Comment se développent les relations des orthodoxes vivant en Occident et les catholiques et les protestants ?

Le temps est depuis longtemps passé où les autorités ecclésiales catholiques voyaient dans tous les nouveaux arrivants de l’Est, des candidats à la conversion au catholicisme. J’enseignais dans une catholique quand vint le temps de mon ordination sacerdotale. (Avant cela, j’étais diacre, et beaucoup de mes collègues étaient au courant, comme était au courant mon directeur, un prêtre catholique, et cela ne dérangeait personne.) Avant mon ordination, je demandai à mon directeur si je devais chercher un autre travail, car il n’est pas logique qu’un prêtre orthodoxe enseigne dans une école catholique. Le directeur souhaitait me garder, mais il devait en référer à ses supérieurs ecclésiastiques, qui dépêchèrent le vicaire archiépiscopal chargé de l’éducation. Nous avons eu un long entretien, et il l’expliqua qu’il ne voulait pour rien au monde me licencier, qu’au contraire il était très important pour eux que parmi le personnel de l’école il y eût des hommes croyants. J’ai été très étonné : c’était une école catholique. Cela se passait dans les années soixante.

Voilà donc qu’elle est la situation où nous nous trouvons : le christianisme en Europe Occidentale s’est beaucoup affaibli. Et c’est pourquoi, en notre temps, au lieu de nous accuser les uns les autres d’hérésies et autres errements, nous en arrivons à une sorte d’œcuménisme « automatique », c’est-à-dire que nous essayons de former ensemble une espèce de front commun. Cela ne réussit pas toujours, parce que souvent prévaut une mentalité semblable à celle des vieux croyants qui disaient en leur temps : notre foi est véridique, parce que nos livres sont plus épais… Nous vivons pour l’essentiel dans un milieu sécularisé, athée. Il n’est plus si facile, de notre temps, de tomber sur un chrétien, et lorsque nous nous rencontrons entre chrétiens, nous avons bien entendu une langue commune.

Il y a à Paris un Conseil d’Églises Chrétiennes en France [2]. Il se réunit rarement, deux fois l’an, pour débattre des questions actuelles. Nous y prenons part nous aussi, bien sûr. Il arrive que ce conseil soit la voix de l’ensemble des chrétiens, qu’il exprime notre position commune de chrétiens.

Mais nous nous retrouvons parfois dans une position très pénible, quand des protestants essaient de nous imposer quelque chose d’étranger à l’orthodoxie lors des rencontres œcuméniques. Là, nous somme obligés de dire qu’il est très bien de lire ensemble le Notre père, mais que nous ne pouvons pas aller plus loin pour le moment. Il faut, bien entendu, éviter de blesser les gens, mais nous n’avons pas non plus l’intention de céder nos positions. Si quelqu’un doit changer ses positions, ce sont eux plutôt que nous…

- Quelles sont les relations des chrétiens d’Occident avec le monde non chrétien ?

Avec le monde non chrétien, nous n’avons presque pas de langue commune. Il y a des commissions pour le dialogue, avec le judaïsme et l’islam, et les autres grandes religions du monde, mais on en reste à de l’échange d’idées générales, et ne débouche, pour l’essentiel, sur rien.

- Quels sont les relations de votre Archevêché avec l’Eglise Orthodoxe de Russie, les autres églises locales et l’Eglise Hors-Frontières ?

En 1995, Dieu m’a permis de rencontrer le patriarche Alexis II et de concélébrer avec lui la Divine Liturgie dans la cathédrale de la Dormition au Kremlin. Ainsi a été restaurée la communion eucharistique normale avec l’EOR, bien que nous demeurions dans la juridiction du Patriarcat de Constantinople. En effet, nous sommes à la fois russes et non russes ; « sous les grecs », mais en Europe occidentale…

Avec les autres Églises locales, nous ne rencontrons aucun obstacle dans la communion eucharistique, étant donné notre lien avec le Patriarcat de Constantinople. Nous recevons des visites de prêtres, d’évêques qui célèbrent dans nos églises. Il n’y a de difficulté qu’avec l’Église Hors-Frontières, la juridiction de « Karlovtsy », dite encore synodale. Nous avons beau essayer d’établir avec eux des relations amicales, nos recevons toujours un refus. Ils nous considèrent comme des âmes vénales, traîtres à l’orthodoxie etc. etc. J’ai de mes yeux lu l’écrit de l’un de leurs théologiens qui appelait le patriarche de Constantinople d’hérésiarque, parce que le patriarche avait eu l’outrecuidance d’embrasser le Pape de Rome. Bien entendu, il y a sur le plan personnel des relations très amicales avec certains représentants de cette église. Il est très douloureux de ne pas pouvoir avoir de communion eucharistique entre nous.

- Quelles voies de dépassement des divergences entre les chrétiens vous paraissent les plus prometteuses ?

Par ma foi, je n’en sais rien. Je pense que la seule chose qui peut nous sauver est une intervention directe de l’Esprit Saint. Dans notre infirmité humaine nous sommes incapables de dépasser les divisions. Il faut que le Seigneur intervient, qu’ils nous envoient des gens supérieurement intelligents, pour qu’il puisse y avoir une véritable conversation, et non un échange de généralités et de lieux communs théologiques, pour que nous puissions mener véritablement les pourparlers jusqu’au bout. Mais cela veut dire que quelqu’un devra admettre qu’il s’est trompé pendant des siècles. Je n’imagine pas comment c’est possible.

Mon point de vue personnel est actuellement le suivant : la coexistence pacifique, chacun à sa façon, mais sans revenir aux anathèmes contre ceux qui ne pensent pas comme nous. Nous sommes capables aujourd’hui de vivre dans cet état de tolérance entre nous. Même si nous n’avons pas un accord complet, nous avons beaucoup de choses en commun. Lorsque nous nous rencontrons, parlons plutôt de ce qui nous unit, que de ce qui nous sépare.

- Qu’est ce qui dans l’héritage si abondant des années 20-40, apogée de la vie ecclésiale en France, se perpétue aujourd’hui ?

À Paris existe toujours l’Institut Saint-Serge fondé en 1925. On peut dire qu’après les grands luminaires de la pensée philosophique et théologique dont beaucoup sont morts dans les années 40 ou 50, sont restés leurs héritiers, mais il n’existe plus rien qui approche le niveau d’autrefois. Je dirais que notre Institut continue à vivre sur ses lauriers. Dernièrement, on fait quelques efforts : on publie les cours des professeurs d’avant guerre en français et en russe, y compris à Moscou, à l’Institut Saint-Tikhon.

Avons-nous besoin aujourd’hui d’un Institut théologique ? Bien sûr que oui, mais il est regrettable que si peu de prêtres sortent de notre Institut, alors que nous en manquons d’une manière catastrophique. On peut cependant se féliciter de ce que les théologiens diplômés de l’Institut soient en mesure de défendre avec compétence le point de vue orthodoxe dans le dialogue avec les autres confessions.

- Quelles sont les nationalités représentées parmi les étudiants ?

Nous avons beaucoup de roumains, de serbes, de français, d’arabes. Il y a parfois des étudiants de Pologne, de Russie, de Biélorussie, d’Ukraine. L’enseignement est dispensé entièrement en français. L’Institut organise aussi des cours par correspondance. En tout, en incluant les doctorants, nous avons actuellement autour de 50 étudiants.

- Quelle est aujourd’hui le rôle de l’Église dans la destinée de l’émigration et dans la vie du « Paris russe » ?

L’émigration est en train de se dissoudre. L’Eglise revient aujourd’hui à son rôle initial, celui d’être un lieu de prière. Il y a de moins en moins de gens, parmi ceux qui ont grandi dans l’émigration, qui possèdent les deux cultures. L’Eglise reste un lieu de prière, mais ne joue presque plus aucun rôle culturel. Quant à son rôle dans le débat public, il appartient aussi, je pense, au passé. Si l’Eglise devient un lieu de prière, un lieu de transfiguration intérieure de l’homme, elle accomplira, à mon avis, son rôle essentiel.

Mais le rôle unificateur de l’Église renaît dans de nouvelles circonstances. Beaucoup de gens arrivent de Russie. Ils sont très différents de ceux de l’ancienne émigration, c’est une autre couche culturelle. Et pour tenter de les comprendre, il faut faire preuve de beaucoup de patience. Comme l’Église attire l’ancienne émigration et la nouvelle, on peut espérer qu’au sein de l’Église les deux trouverons le moyen de se comprendre.

- Est-ce que la canonisation de mère Marie Skobtsov aura lieu ? [3]

Pendant assez longtemps, plus d’un an, Mme Hélène Arjakovsky, qui est la fille du père Dimitri Klépinine, compagnon de souffrance de mère Marie (lui aussi est mort dans un camp de concentration), a réuni des matériaux, notamment biographiques concernant mère Marie. Avec ma bénédiction elle a constitué un dossier selon tous les critères de la canonisation, que je m’apprête à soumettre très prochainement à l’examen du Synode du Patriarcat de Constantinople en lui demandant de procéder à la canonisation de mère Marie.

- Monseigneur, pouvez-vous ne parler des communautés monastiques de votre diocèse, et du type de monachisme qui est caractéristique pour l’orthodoxie d’Europe Occidentale, de votre vision du rôle du monachisme dans le monde ?

Nous avons dans notre diocèse deux monastères d’hommes et deux de femmes. Les monastères d’hommes se trouvent en Norvège et en Hollande. Chacun ne comprend que deux moines qui vivent dans le respect de la règle de prière monastique et de tout ce à quoi les obligent leurs vœux tout en desservant des paroisses.

En France, nous avons une communauté, de femmes, le monastère de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu à Bussy-en-Othe, fondé en 1946. Elle rassemble actuellement quatorze moniales et vit selon son propre règlement. Les services y sont quotidiens.

On peut noter avec intérêt que les chants au cours des services sont exécutés en slavon, sur ces mélodies russes, mais que toutes les lectures – lectures du psautier, de l’ancien testament, des heures – sont lues par les sœurs dans leur langue d’origine : la moniale d’origine anglaise lit en français, celle qui est d’origine égyptienne en arabe etc. L’Évangile et l’Apôtre sont lus généralement dans les deux langues, en slavon et en français, et tout cela se marie très bien.

Mais le plus important est qu’en dépit de la vie spirituelle intense du monastère, on y sent un intérêt pour l’homme, une ouverture aux besoins du monde, aux problèmes des gens. Il y a toujours beaucoup de visiteurs laïcs, venus là pour se reposer spirituellement de la tension de la vie dans les grandes villes. Il y a des malades qui font de longs séjours au monastère. Certains viennent non seulement pour prier, mais aussi pour travailler pour le monastère. Des russes se sont installés autour du monastère et, à l’heure d’aujourd’hui, dans ce modeste village de Bourgogne, déjà dix-sept familles russes ont acquis des maisons, si bien que la présence du monastère a fini par changer le caractère de la population.

Mais le plus remarquable est la façon dont les sœurs accueillent les gens. On ne considèrent pas les visiteurs comme une gêne troublant le rythme habituel de la vie, comme cela s’observe, hélas, aussi bien dans les monastères russes que dans les monastères grecs. Ici, l’approche est différente : si un visiteur vient au monastère, c’est qu’une nécessité l’y pousse, c’est qu’il doit trouver un interlocuteur.

Le commandement le plus important de l’Évangile est l’amour pour le prochain. Et c’est bien cet amour et cette abnégation dont les gens sont constamment entourés dans le monastère de la Protection. Lorsqu’on a besoin de quelque chose, on n’a pas à chercher quelqu’un, on vient spontanément vers vous et on vous écoute et on cherche à comprendre, en dépit de la fatigue, comment vous consoler, comment vous aider. Selon moi, c’est là le sens principal du monachisme dans toute sa beauté. Le vrai monachisme se trouve là où l’on ne se détourne pas de l’homme. Là où l’on ne cherche que son propre salut, il y a une approche du monachisme qui me semble dangereuse.

Cela rappelle la figure lumineuse de mère Marie (Skobtsov), qui n’a jamais vraiment vécu dans un monastère, mais qui était une moniale aussi dans sa chambre qu’à l’extérieur, ayant pleinement renoncé à soi, s’étant entièrement donnée au prochain.

- Quelles sont selon vous les perspectives de l’orthodoxie dans le millénaire qui commence ?

Je ne sais pas si nous devons nous attendre à ce que le troisième millénaire voit nécessairement arriver le « triomphe de l’orthodoxie ». Ce que je sais, c’est que notre tâche est une tâche de fourmi, nous devons pas à pas construire autour de nous un monde fondé sur l’Évangile, sur l’amour, sur le respect de l’autre. Et cela doit commencer par la famille.

C’est qu’en fait, rien ne change pour nous. À toute époque, en toute circonstance, nous devons, nous, les chrétiens être en ce monde un principe irritant… Qu’on se fâche contre nous, qu’on nous batte, mais tant que le monde continuera à sentir que nous lui apportons une sorte de démangeaison morale, c’est que notre travail continue à se faire.

Nous devons être la conscience vivante de ce monde. Cela pourra paraître naïf ou grandiloquent, mais je pense que c’est véritablement là la vocation du christianisme : de toujours agacer la conscience du monde.

Comme tout chrétien, je suis un optimiste : je ne puis croire que le monde ira de mal en pis ; je crois que le monde va se développer dans le sens du bien. Il n’a pas été créé pour disparaître stupidement, il a été créé en vue du salut, et ce en dépit des faiblesses humaines. Et c’est là que se dissimule notre rôle, notre travail, qui, tel celui de la taupe, est parfois imperceptible, souterrain, mais néanmoins continu. Nous devons être quelque chose comme l’ortie, qui est urticante. Lorsqu’on approche de près un chrétien, on doit en conserver une empreinte. Si nous n’étions pas aussi tiède, aussi peureux, si ce n’était notre crainte de paraître ridicules aux yeux des autres (c’est justement ce qu’il faut craindre le moins), nous pourrions faire beaucoup plus en ce monde.

Propos recueillis par Nathalie Bolchakov – La Pensée Russe N° 4265, Paris, le 15 avril 1999

Source : http://www.la-france-orthodoxe.net/…

7 août, 2011

Nouveau Blog Ordre de Saint André de Caffa ancien http://ordredesaintandredecaffa.unblog.fr

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Origines de l´Ordre Souverain et Militaire de Saint´André de Caffa

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L´Ordre de Saint`André de Caffa a été une institution nobiliaire, chevaleresque, internationale, fondé pour honorer les vertus chrétiennes de Saint´André de Caffa de la noble famille des Benincasa ,martyrisé a Caffa (Tartarie) en 1300.L´Ordre a été reconstitué en 1687 pour assurer la continuation légitime et historique de l´Ordre militaire et chevaleresque et hospitalier fondé par le Duc Benincasa, approuvé par Charles IV , roi de Naples et par Pape Innocent XI et jamais aboli. Sa légitimité a été reconnue en plusieurs jugements émanant de nombreux magistrats parce que Ordre indépendant et international. En 1945 le Marquis Luca Benincasa a voulu officialiser le statut de l´Ordre en tant qu´Ordre indépendant et en 1952 l´Ordre de Saint´André de Caffa a été enregistré dans l´Historical File dont le siège est sis à Atlanta dans l´État de Géorgie (USA). L´Historical File est un organisme américain reconnu d´utilité publique et il a été fondé par le prince Hugo-José chef de nom et d´armes de la Dynastie de Constantinople Leopardi Tomasi Tomassini Paternò. Avec la mort du marquis Luca Benincasa survenue en 1960 cet Ordre ne vient plus conféré. En 1980 une cinquantaine de chevaliers appartenant à l´Ordre Militaire de Saint´André de Caffa se sont adressés à Sa Béatitude Boris 1er ,patriarche de l´Église orthodoxe autocéphale Syro-Antiochienne en Europe pour demander la protection perpétuelle de l´église Syrienne orthodoxe d´Antioche en Europe. Dans les siècles passés, l´Ordre de Saint´André de Caffa a toujours été au service de Dieu et des hommes en vivifiant la Foi à travers la pratique de la pitié et de la véritable justice sociale. Dans les périodes plus récentes, l ´Ordre Souverain et Militaire de Saint´André de Caffa n´a pas cessé d´accomplir sa mission évangélique et il s ´est toujours adapté aux conditions actuelles de l´apostolat chevaleresque renouvelé. L´Ordre de Saint´André de Caffa a été déclaré à la Préfecture de Lannion le 26 novembre 1980 et le 5 décembre 1980 il est érigé en Ordre Apostolique de Droit Patriarcal. Ainsi l´Ordre de Saint´André de Caffa s´est uni à la Terre Sainte et à l´Orient Chrétien par des liens spirituels, historiques et juridiques. Pour sa nature et pour ses buts statutaires l´Ordre de Saint´André de caffa soutient les Églises Apostolique et Orthodoxes et plus spécialement les Églises de Syrie et du Liban avec lesquelles il a noué des relations fraternelles. L´Ordre de Saint´André de Caffa fidèle à sa mission, veut défendre la Foi contre l´athéisme et le matérialisme et veut aussi promouvoir la sanctification de ses membres en les aidant à mieux vivre leur engagement chrétien dans l´amour , la tolérance et la fraternité. L´Ordre cherche également à assurer sa vocation hospitalière en aidant le sans-abris, ce qui souffrent physiquement ou moralement., les victimes des catastrophe , les jeunes abandonnés ou vivant dans l´errance. Promouvoir la Chevalerie au XXI ème siècles peut sembler anachronique parce que le vocable correspondant semble obsolète. Il faut dire que ce mot évoque des images de « Moyen Age » sans relation à ce qui vient vécu en nos jours. L´Ordre de Saint´André de Caffa a dégagé l´essence de l´Esprit chevaleresque et sait comment le pratiquer dans notre civilisation actuelle. Le monde souffre en effet de nombreux échecs, mais certains dis-fonctionnements peuvent être corrigé par la mise en pratique de la Chevalerie authentique. Chaque personne est appelée à la perfection « (Matthieu V,48) » : nous désirons que le caractère régulier et militant de notre « société de perfection évangélique » continue à interroger ,à appeler , et qui aie aussi la force de persévérer , en particulier , consacrer une chevalerie spirituelle dont le but est d´élargir ici sur terre les frontières du Royaume de Dieu et de s´efforcer à vivre l´union de tous les chrétiens ne Notre Seigneur Jésus Christ , comme réalisation de la volonté divine clairement exprimée en Jean 17 : 21-23. Il est nécessaire de préciser que l´Ordre de Saint´ André de Caffa appartient au Patriarcat Orthodoxe des Églises autocéphales Syro-Antiochiennes en Europe (Saint Synode de Lannion) totalement indépendant , même si apostolique, de l´Église Catholique Romaine. Il est vrai que nous vivons aujourd´hui dans une confusion totale, et il est également vrai que aujourd´hui il y a des gens qui utilisent la Chevalerie, même pour des fins personnels et vénaux. Il faut aussi souligner que la vénérable Église Catholique de Rome ou Saint Siège n´a pas le monopole des ordres de chevalerie. D´autres Églises ont le pouvoir légitime, dans leurs juridictions bien sur, de reconnaître les Ordres de Chevalerie et il n´est pas beau que tous les Ordres (hors Rome) soient définis des simples initiatives privées. L´Ordre Souverain et Militaire de Saint´André de Caffa n´est pas un Ordre « Romain » et que, même si il n´est pas connu ou reconnu il a la même dignité et la même valeur des autres Ordres de Chevalerie parce qu´il appartient à une Église dont sa succession apostolique, qui remonte à Saint Pierre Apôtre, est incontestable et indubitable.

Bureau Coopération et Missions Humanitaires

BUREAU COOPÉRATION ET MISSIONS HUMANITAIRES
Centre Services pour le Volontariat
Ordre Souverain et Militaire de Saint´André de Caffa
Notre Engagement.

L´Ordre de Saint´André de Caffa est aussi un´organisation de solidarité internationale.
Il apporte des réponses concrètes aux situations inacceptables des populations en souffrance.
Il participe à la lutte contre la pauvreté et pour l´intégration sociale.
Il apporte son soutien à des groupes de personnes victimes de conflits , de catastrophes naturelles ou de tout type de situation les plongeants dans un état de précarité.
Ses interventions se caractérisent par une approche globale de l´aide humanitaire intégrant l´urgence et le développement.
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L´Ordre de Saint´André de Caffa s´est lancé depuis le 2001 dans l´aventure de l´humanitaire.
Huit années de projets, de bonheurs, de crises, de désaccords ou de succès .
Huit années de vie d´un ordre engagé dans la solidarité international

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Depuis 2003 , les projets d´amélioration des conditions de vie liées à l´eau sont directement supervisés par la Cellule technique Eau-Hygiène-Assainissement du Bureau Coopération et Missions Humanitaires de l´Ordre de Saint´André de Caffa.
L´objectif principal est de lutter contre la propagation des maladies hydriques quelque soit le contexte.
La nature des interventions varie ainsi selon le niveau des réponses à apporter ;elle est également adaptée pour répondre de la manière plus efficace aux besoins locaux des populations.
L´approche communautaire est l´une des clés de la réussite des actions , elle st la garantie la plus fiable d´un impact à long terme.

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Développement rural.

L´objectif de la Cellule technique Développement Rural du Bureau Coopération et Missions Humanitaires Union Blue Bérets est d´aider des populations rendues vulnérables suite à des crises humanitaires ou des situations économiques difficiles, à se nourrir de manière autonome.
Pour comprendre le fonctionnement des systèmes alimentaires de ces populations et garantir l´efficacité de ses interventions, la Cellule technique Développement Rural s´appuie sur une approche systémique qui met en évidence la place des stratégies et des savoirs locaux, l´économie des ménages et l´organisation des filières alimentaires locales.
Dialogue et concertation avec les communautés , implication des acteurs locaux , sont des principes qui garantissent la pertinence des projets.

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L´Ordre de Saint´André de Caffa est une organisation de solidarité internationale généraliste qui intègre dans ses programmes urgence, réhabilitation et développement.
L´Ordre est moteur de projets qu´ il élabore avec des partenaires nationaux notamment en identifiant et en mobilisant les ressources et les compétences locales.
Cette approche vise à répondre au plus près des besoins exprimés par les populations bénéficiaires en apportant des réponses globales et durables qui tendent vers l´autonomie des groupes de personnes aidés.

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L´Ordre de Saint´André de Caffa recrute pour ses missions de solidarité internationale : des coordinateurs techniques, administrateurs, chefs de projet, chefs de mission et consultants.
Nous proposons un « contrat d´engagement volontaire à l´étranger »pour une durée de 6 mois , évaluant vers un statut de salarié avec un contrat à durée déterminée dit d´usage ».
L´expérience antérieure en ONG, sur le terrain est prise en compte pour l´accès au statut salarié ,l´ a durée de la période de volontariat pourra être réduite en fonction.
Les candidats sont invités à envoyer un curriculum vitae + une lettre de motivation par courrier électronique à l´adresse suivante : ordresaintandredecaffa@orange.fr
ou au numéro de fax : 0033(0)982638673

 

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