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20 novembre, 2016

Eglise d’ Antioche Saint Jacques Baradai

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SAINT JACQUES BARADAI LE ROCHER QUI DIVISE.

 

La population de la ville se divisa: les uns étaient du côté des Juifs,les autres du côté des apôtres. ( Actes 14,4).

Il y a juste au milieu des chutes du fleuve Rhin un immense rocher. Les eaux du fleuve qui maîtrisent les lieux se jettent nuit et jour contre ce rocher. Il est facile penser que à tout moment que les eaux du Rhin peuvent briser ou renverser ce rocher. Eh bien, non! Il est toujours là et separe les eaux en deux . Il les oblige à passer à sa gauche ou à sa droite.

Ainsi en est-il de Saint Jacques Baradai au milieu de l’agitation qui angoisse la réalité des Églises canoniques ou non canoniques issues du grand et douloureux marasme schismatique provoqué par le Concile locale (non oecuménique)de Calcédoine du 451 à.J. C.

On a l’impression que le tumulte des « oecumenistes » finira pour renverser le ROCHER SAINT JACQUES BARADAI. Il n en est rien ! Ses successeurs qui sont les Patriarches d’ Alexandrie et Antioche résistent et depuis plus de 1500 ans sont encore là à transmettre la vrai FOI catholique dogmatique comme à été définie par les Saints Pères qui ont ,illuminés par le Saint-Esprit,celebré les Trois Premiers Conciles qui sont les seuls vraiment OECUMENIQUES.

Cette FOI encore aujourd’hui oblige les chrétiens ou tous ceux qui entendent parler d’elle ,à passer d’un côté ou de l’ autre. Tous ceux qui tôt ou tard la rencontreront devront se positionner par rapport à ELLE ,par rapport à Saint Jacques Baradai. Il ne s’agit pas d être pour ou contre certaines églises mais d’être du côté de ceux qui manipulent la Foi des Trois Premiers Conciles OECUMENIQUES ou parmi ceux qui l’acceptent. Êtres successeurs de Saint Jacques veut dire embrasser la Croix de Jésus Christ qui est encore aujourd’hui SCANDALE E FOLIE ou BIEN PUISSANCE DE DIEU.

Saint Jacques Baradai en fit l’ expérience pendant son ministère de gardien du Peuple de Dieu persecuté: la SAINTE EGLISE DE JESUS CHRIST SE DIVISA. Les uns ,accompagnés par Saint Jacques , voulaient être sauvés et saisirent le salut qui leur était offert en Christ en acceptant la Foi inalterée de l’Église Chrétienne Primitive.

 

Les autres (Mekites Byzantins Empereur et Église de Constantinople) préférèrent imposer un Concile schismatique qui a fractionné l Unité apostolique de la Sainte Église fondée par notre Seigneur Jésus Christ. Saint Jacques Baradai continue encore aujourd’hui sa mission et il est devant TOI comme il est devant nous.

Puisse son ministère apostolique être pour toi,pour nousunnamed et pour beaucoup d hommes et femmes LUMIERE,PARDON,ASCESE,COMMUNION,SALUT ET PAIX. Amen!

29 mars, 2015

Profession de Foi de Sa Sainteté Paul VI Pape de Rome

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 7:22

PROFESSION DE FOI DE PAUL VI

Credo

 

 

Profession de Foi du Pape Paul VI- 30 juin 1968

A la gloire du Dieu très saint et de Notre-Seigneur Jésus-Christ, confiant en l’aide de la Très Sainte Vierge Marie et des bienheureux apôtres Pierre et Paul, pour l’utilité et l’édification de l’Église, au nom de tous les pasteurs et de tous les fidèles, Nous prononçons maintenant cette profession de foi, dans la pleine communion spirituelle avec vous tous, chers frères et fils.
UN SEUL DIEU, PÈRE, FILS ET SAINT-ESPRIT.

Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, Créateur des choses visibles comme ce monde où s’écoule notre vie passagère, des choses invisibles comme les purs esprits qu’on nomme aussi les anges, et Créateur en chaque homme de son âme spirituelle et immortelle. Nous croyons que ce Dieu unique est absolument un dans son essence infiniment sainte comme dans toutes ses perfections, dans sa toute-puissance, dans sa science infinie, dans sa providence, dans sa volonté et dans son amour. Il est Celui qui est, comme il l’a révélé à Moïse ; et il est Amour, comme l’apôtre Jean nous l’enseigne : en sorte que ces deux noms, Etre et Amour, expriment ineffablement la même divine réalité de Celui qui a voulu se faire connaître à nous, et qui, « habitant une lumière inaccessible », est en lui-même au-dessus de tout nom, de toutes choses et de toute intelligence créée. Dieu seul peut nous en donner la connaissance juste et plénière en se révélant comme Père, Fils et Esprit Saint, dont nous sommes par grâce appelés à partager, ici-bas dans l’obscurité de la foi et au-delà de la mort dans la lumière éternelle, l’éternelle vie.

Les liens mutuels constituant éternellement les trois personnes, qui sont chacune le seul et même Être divin, sont la bienheureuse vie intime du Dieu trois fois saint, infiniment au-delà de ce que nous pouvons concevoir à la mesure humaine. Nous rendons grâce cependant à la bonté divine du fait que de très nombreux croyants puissent attester avec Nous devant les hommes l’unité de Dieu, bien qu’ils ne connaissent pas le mystère de la Très Sainte Trinité. Nous croyons donc au Père qui engendre éternellement le Fils, au Fils, Verbe de Dieu, qui est éternellement engendré, au Saint-Esprit, personne incréée qui procède du Père et du Fils comme leur éternel amour. Ainsi en les trois personnes divines, coaeternae sibi et coaequales, surabondent et se consomment, dans la surexcellence et la gloire propres à l’être incréé, la vie et la béatitude de Dieu parfaitement un, et toujours « doit être vénérée l’unité dans la trinité et la trinité dans l’unité ».
LE CHRIST, DIEU FAIT HOMME

Nous croyons en Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le Fils de Dieu. Il est le Verbe éternel, né du Père avant tous les siècles et consubstantiel au Père, homoousios to Patri, et par lui tout a été fait. Il s’est incarné par l’œuvre du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie et s’est fait homme : égal donc au Père selon la divinité, et inférieur au Père selon l’humanité et un lui-même, non par quelque impossible confusion des natures mais par l’unité de la personne. Il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. Il a annoncé et instauré le Royaume de Dieu et nous a fait en lui connaître le Père. Il nous a donné son commandement nouveau de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimés. Il nous a enseigné la voie des béatitudes de l’Evangile : pauvreté en esprit, douleur supportée dans la patience, soif de la justice, miséricorde, pureté du cœur, volonté de paix, persécution endurée pour la justice. Il a souffert sous Ponce Pilate, Agneau de Dieu portant sur lui les péchés du monde, et il est mort pour nous sur la croix, nous sauvant par son sang rédempteur. Il a été enseveli et, de son propre pouvoir, il est ressuscité le troisième jour, nous élevant par sa résurrection à ce partage de la vie divine qu’est la vie de la grâce. Il est monté au ciel et il viendra de nouveau, en gloire cette fois, pour juger les vivants et les morts : chacun selon ses mérites – ceux qui ont répondu à l’amour et à la pitié de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu’au bout allant au feu qui ne s’éteint pas. Et son règne n’aura pas de fin.
L’ESPRIT SAINT ET LA VIERGE MARIE.

Nous croyons en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils. Il nous a parlé par les Prophètes, il nous a été envoyé par le Christ après sa Résurrection et son Ascension auprès du Père ; il illumine, vivifie, protège et conduit l’Église ; il en purifie les membres s’ils ne se dérobent pas à la grâce. Son action qui pénètre au plus intime de l’âme, rend l’homme capable de répondre à l’appel de Jésus : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48). Nous croyons que Marie est la Mère demeurée toujours vierge du Verbe incarné, notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, et qu’en raison de cette élection singulière elle a été, en considération des mérites de son Fils, rachetée d’une manière plus éminente, préservée de toute souillure du péché originel et comblée du don de la grâce plus que toutes les autres créatures. Associée par un lien étroit et indissoluble aux mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, la Très Sainte Vierge, l’Immaculée, a été, au terme de sa vie terrestre, élevée en corps et en âme à la gloire céleste et configurée à son Fils ressuscité en anticipation du sort futur de tous les justes ; et Nous croyons que la Très Sainte Mère de Dieu, nouvelle Ève, mère de l’Église, continue au ciel son rôle maternel à l’égard des membres du Christ, en coopérant à la naissance et au développement de la vie divine dans les âmes des rachetés.
LE PÉCHÉ, LA CROIX ET LE BAPTÊME.

Nous croyons qu’en Adam tous ont péché, ce qui signifie que la faute originelle commise par lui a fait tomber la nature humaine, commune à tous les hommes, dans un état où elle porte les conséquences de cette faute et qui n’est pas celui où elle se trouvait d’abord dans nos premiers parents, constitués dans la sainteté et la justice, et où l’homme ne connaissait ni le mal ni la mort. C’est la nature humaine ainsi tombée, dépouillée de la grâce qui la revêtait, blessée dans ses propres forces naturelles et soumise à l’empire de la mort, qui est transmise à tous les hommes et c’est en ce sens que chaque homme naît dans le péché. Nous tenons donc, avec le Concile de Trente, que le péché originel est transmis avec la nature humaine, « non par imitation, mais par propagation », et qu’il est ainsi « propre à chacun ». Nous croyons que Notre-Seigneur Jésus-Christ, par le sacrifice de la croix, nous a rachetés du péché originel et de tous les péchés personnels commis par chacun de nous, en sorte que, selon la parole de l’Apôtre, « là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé ». Nous croyons à un seul baptême institué par Notre-Seigneur Jésus-Christ pour la rémission des péchés. Le baptême doit être administré même aux petits enfants qui n’ont pu encore se rendre coupables d’aucun péché personnel, afin que, nés privés de la grâce surnaturelle, ils renaissent « de l’eau et de l’Esprit Saint » à la vie divine dans le Christ Jésus.

 

L’ÉGLISE, ÉDIFIÉE PAR JÉSUS-CHRIST

Nous croyons à l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique, édifiée par Jésus-Christ sur cette pierre qui est Pierre. Elle est le corps mystique du Christ, à la fois société visible instituée avec des organes hiérarchiques et communauté spirituelle, l’Eglise terrestre ; elle est le peuple de Dieu pérégrinant ici-bas et l’Eglise comblée des biens célestes ; elle est le germe et les prémices du Royaume de Dieu, par lequel se continuent, au long de l’histoire humaine, l’œuvre et les douleurs de la Rédemption et qui aspire à son accomplissement parfait au-delà du temps dans la gloire. Au cours du temps, le Seigneur Jésus forme son Eglise par les sacrements qui émanent de sa plénitude. C’est par eux qu’elle rend ses membres participants au mystère de la mort et de la résurrection du Christ, dans la grâce du Saint-Esprit qui lui donne vie et action. Elle est donc sainte tout en comprenant en son sein des pécheurs, parce qu’elle n’a elle-même d’autre vie que celle de la grâce : c’est en vivant de sa vie que ses membres se sanctifient ; c’est en se soustrayant à sa vie qu’ils tombent dans les péchés et les désordres qui empêchent le rayonnement de sa sainteté. C’est pourquoi elle souffre et fait pénitence pour ses fautes, dont elle a le pouvoir de guérir ses enfants par le sang du Christ et le don de l’Esprit Saint. Héritière des divines promesses et fille d’Abraham selon l’Esprit, par cet Israël dont elle garde avec amour les Écritures et dont elle vénère les patriarches et les prophètes ; fondée sur les apôtres et transmettant de siècle en siècle leur parole toujours vivante et leurs pouvoirs de pasteur dans le successeur de Pierre et les évêques en communion avec lui ; perpétuellement assistée par le Saint-Esprit, elle a charge de garder, enseigner, expliquer et répandre la vérité que Dieu a révélée d’une manière encore voilée par les prophètes et pleinement par le Seigneur Jésus. Nous croyons tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise, et que l’Eglise propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel. Nous croyons à l’infaillibilité dont jouit le successeur de Pierre quand il enseigne ex cathedra comme pasteur et docteur de tous les fidèles, et dont est assuré aussi le corps des évêques lorsqu’il exerce avec lui le magistère suprême.
L’UNITÉ ET LA CATHOLICITÉ DE L’ÉGLISE

Nous croyons que l’Église, fondée par Jésus-Christ et pour laquelle il a prié, est indéfectiblement une dans la foi, le culte et le lien de la communion hiérarchique. Au sein de cette Église, la riche variété des rites liturgiques et la légitime diversité des patrimoines théologiques et spirituels et des disciplines particulières, loin de nuire à son unité, la manifestent davantage. Reconnaissant aussi l’existence, en dehors de l’organisme de l’Église du Christ, de nombreux éléments de vérité et de sanctification qui lui appartiennent en propre et tendent à l’unité catholique, et croyant à l’action du Saint-Esprit qui suscite au cœur des disciples du Christ l’amour de cette unité, Nous avons l’espérance que les chrétiens qui ne sont pas encore dans la pleine communion de l’unique Église se réuniront un jour en un seul troupeau avec un seul pasteur. Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes ; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Evangile du Christ et son Église mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir sa volonté reconnue par les injonctions de leur conscience, ceux-là, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut.
LE CORPS ET LE SANG DU SEIGNEUR

Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son Corps et son Sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle. Le Christ ne peut être ainsi présent en ce sacrement autrement que par le changement en son corps de la réalité elle-même du pain et par le changement en son sang de la réalité elle-même du vin, seules demeurant inchangées les propriétés du pain et du vin que nos sens perçoivent. Ce changement mystérieux, l’Église l’appelle d’une manière très appropriée transsubstantiation. Toute explication théologique, cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que, dans la réalité elle-même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique. L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.
ROYAUME DE DIEU ET CIVILISATION.

Nous confessons que le royaume de Dieu commencé ici-bas en l’Église du Christ n’est pas de ce monde, dont la figure passe, et que sa croissance propre ne peut se confondre avec le progrès de la civilisation, de la science ou de la technique humaines, mais qu’elle consiste à connaître toujours plus profondément les insondables richesses du Christ, à espérer toujours plus fortement les biens éternels, à répondre toujours plus ardemment à l’amour de Dieu, à dispenser toujours plus largement la grâce et la sainteté parmi les hommes. Mais c’est ce même amour qui porte l’Église à se soucier constamment du vrai bien temporel des hommes. Ne cessant de rappeler à ses enfants qu’ils n’ont pas ici-bas de demeure permanente, elle les presse aussi de contribuer, chacun selon sa vocation et ses moyens, au bien de leur cité terrestre, de promouvoir la justice, la paix et la fraternité entre les hommes, de prodiguer leur aide à leurs frères, surtout aux plus pauvres et aux plus malheureux. L’intense sollicitude de l’Église, épouse du Christ, pour les nécessités des hommes, leurs joies et leurs espoirs, leurs peines et leurs efforts, n’est donc rien d’autre que son grand désir de leur être présente pour les illuminer de la lumière du Christ et les rassembler tous en lui, leur unique Sauveur. Elle ne peut signifier jamais que l’Eglise se conforme elle-même aux choses de ce monde, ni que diminue l’ardeur de l’attente de son Seigneur et du royaume éternel.
LES VIVANTS ET LES MORTS

Nous croyons à la vie éternelle. Nous croyons que les âmes de tous ceux qui meurent dans la grâce du Christ, soit qu’elles aient encore à être purifiées au purgatoire, soit que dès l’instant où elles quittent leur corps, Jésus les prenne au paradis comme il a fait pour le bon larron, sont le peuple de Dieu dans l’au-delà de la mort, laquelle sera définitivement vaincue le jour de la résurrection où ces âmes seront réunies à leur corps. Nous croyons que la multitude de celles qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au paradis forme l’Église du ciel, où dans l’éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu’il est et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et en aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle.

Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et Nous croyons que dans cette communion l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières, comme Jésus nous l’a dit : Demandez et vous recevrez. Aussi est-ce avec foi et dans l’espérance que Nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.
Béni soit le Dieu trois fois saint . Amen Papa Paolo VI

 

20 mars, 2015

Mission orthodoxe pour l’union des Chrétiens

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 13:43

 

 

 

 

 

 

 

MISSION ORTHODOXE POUR L’UNION DES CHRETIENS

Organisation religieuse déclarée le 01 mars 1996

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1

Métropolite Primat

Évêque Visiteur Apostolique
+++ S.B Vladika Dominique
+++ Vladika Paul Marie

A Antioche, il existe trois Patriarcats :

Patriarcat latin

Patriarcat orthodoxe

Patriarcat Jacobite

Ne pas confondre avec l’Eglise SYRIAQUE-ANTIOCHIENNE

NOUS NE FAISONS PAS PARTIE DE CETTE JURIDICTION

Nous sommes indépendant du patriarcat des églises syro-antiochienne en Europe

du manoire de Kernerguez ( Bretagne France )

 

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26 décembre, 2014

l’ouvrage de Bernard Vignot un gps très utile …pour ne pas se tromper de chemin

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 10:06
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Livre: le phénomène des évêques indépendants
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Jean-François Mayer
10 Apr 2011

A l’occasion de la récente parution du nouveau livre de Bernard Vignot sur les «Eglises parallèles», un compte rendu de celui-ci et quelques réflexions sur les communautés épiscopales indépendantes, en élargissant le regard vers le monde anglophone.

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Tous les chercheurs de langue française qui s’intéressent aux groupes religieux constitués autour d’évêques indépendants des Eglises historiques, connaissent le nom de Bernard Vignot. Et les responsables de ces communautés aussi! Depuis plusieurs dizaines d’années, Bernard Vignot prête attention aux évolutions (en France) de ce petit milieu dont il a acquis une connaissance encyclopédique. Dès les années 1970, il a publié, sous forme polycopiée et à compte d’auteur, plusieurs répertoires de «petites Eglises catholiques non romaines», puis également orthodoxes, bien utiles pour les curieux en quête de renseignements sur ces groupes.

En 1991, Bernard Vignot avait publié un petit volume introductif sur Les Eglises parallèles aux Editions du Cerf. C’est chez le même éditeur qu’est paru un nouvel ouvrage de même nature,Le phénomène des Eglises parallèles. Celui-ci s’inscrit dans la ligne de ses publications antérieures. Il s’ouvre par quelques anecdotes pour faire entrer le lecteur dans le petit monde des évêques indépendants qui sont au coeur de ces initiatives — puisque le principe de la succession apostolique est fortement mis en avant dans ces groupes: seul un évêque consacré par d’autres évêques et pouvant ainsi, en théorie, faire remonter leur ligné jusqu’aux apôtre du 1er siècle de l’ère chrétienne peut validement ordonner des prêtres, et seuls des prêtres validement ordonnés peuvent ensuite, selon la compréhension traditionnelle des Eglises catholiques et orthodoxes, célébrer l’Eucharistie.

Evêques indépendants et succession apostolique

Ce qui frappe souvent, dans ces communautés épiscopales indépendantes, est une compréhension de la succession apostolique et des consécrations épiscopales dans un sens que des observateurs qualifient de «mécanique»: du moment que la lignée existe et que la consécration de l’évêque a été effectuée en respectant toutes les formes rituelles, elle est «valide»; tous les actes qui en découleront (ordinations de prêtres, etc.) seront donc également valides. Ce qui devient crucial, dans cette perspective, est la solidité «formelle» de la succession apostolique: cela a conduit certains évêques indépendants à se faire reconsacrer plusieurs fois, sub conditione, afin de cumuler des successions et de créer ainsi une succession incontestable (il explique même des cas d’ordinations sub conditione réciproques). Illustration pittoresque: l’évêque indépendant américain Lewis Keizer, évêque président du Home Temple et promoteur d’approches assez originales, a excommunié Benoît XVI en 2010 (en raison des condamnations de ce dernier contre les ordinations de femmes) et, procédant à cet acte dans sa chapelle, souligne: «Je suis un évêque indépendant avec vingt-deux lignages de succession apostolique valides, même plus de lignages de succession que le Pape, car les miens incluent des lignages dit hérétiques.»

A l’opposé, dans les Eglises historiques, les critiques de cette approche de la succession apostolique estiment qu’elle réduit celle-ci à une automaticité liée uniquement aux formes, voire en font une opération « magique »: ils soutiennent que la succession apostolique n’a de sens que dans la communion de l’Eglise et au service de celle-ci, un épiscopat à l’usage d’un individu et « propriété » de celui-ci se trouvant dénué de toute valeur. L’approche de bien des évêques indépendants est liée à une notion de l’épiscopat et du sacerdoce comme conférant des «pouvoirs» (cf. pp. 74-75), un aspect important pour des évêques et prêtres indépendants exerçant des activités d’exorcistes et guérisseurs.

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Mgr Joseph-René Vilatte (1854-1929)

Quoi qu’il en soit, par suite de diverses circonstances dans le détail desquelles nous ne pouvons entrer ici, des évêques ont, à différents moments de l’histoire, pris l’initiative de consacrer à l’épiscopat des personnages qui, par la suite, ont entamé des carrières indépendantes et ont, dans certains cas, eu une abondante progéniture épiscopale, chacun de ces évêques en créant d’autres à leur tour. L’un des cas les plus connus a été celui, de Mgr Joseph-René Vilatte (1854-1929), auquel Bernard Vignot consacre légitimement une section (pp. 49-60), à côté de la biographie de deux autres figures importantes de l’histoire de ces courants. Il émigre au Canada, se rapproche du protestantisme, puis adhère au courant vieux-catholique (né en opposition aux orientations dominantes du catholicisme romain de l’époque et à la proclamation de l’infaillibilité pontificale à l’époque du concile Vatican I), y est ordonné prêtre, puis est sacré évêque en 1892 à Ceylan par un évêque syro-jacobite, avant de se lancer dans des tentatives de création de mouvements catholiques indépendants et de procéder à la consécration de plusieurs évêques.

Il arrive que des évêques catholiques romains procèdent à des consécrations indépendantes: un cas connu a été celui de Mgr Pierre Martin Ngo Dinh Thuc (1897-1984), ancien archevêque de Hué (Vietnam), qui a sacré plusieurs personnages appartenant à des mouvances traditionalistes, ceux-ci ayant à leur tour une postérité épiscopale.

Quelques traits caractéristiques des «Eglises parallèles»

Pour en venir à l’ouvrage de Vignot, certaines parties sont écrites dans un style plus fluide que d’autres (par exemple le chapitre IV). Dans les premières pages, les divisions des paragraphes ne semblent pas toujours des plus logiques. La construction aurait probablement pu être pensée plus rigoureusement. La bibliographie est abondante (pp. 117-127), mais aurait pu être organisée plus clairement. Quant à la liste non exhaustive des Eglises parallèles (pp. 99-105), elle offre un joli florilège de dénominations, mais il aurait été judicieux de préciser que certains des groupes cités n’existent plus.

Cela n’ôte rien à l’intérêt des anecdotes et réflexions que Bernard Vignot partage avec nous, car elles reposent sur une expérience sans équivalent dans le monde francophone. Le ton de l’ouvrage montre qu’il est notamment pensé par rapport à des préoccupations pastorales: c’est d’ailleurs un évêque catholique qui en donne la préface (Bernard Vignot, pour sa part, est prêtre de l’Eglise vieille-catholique - Union d’Utrecht). Les observations partagées par Vignot sont cependant utiles également pour une approche plus sociologique.

Bernard Vignot souligne l’insistance de beaucoup de ces groupes sur le fait que leurs ordinations sont valides, à défaut d’être licites (pp. 68-73). Mais licites ou illicites par rapport à qui? Par rapport à l’Eglise catholique romaine, prise comme référence. Il ne manque pas, en effet, d’évêques indépendants qui rêvent d’être intégrés par Rome, avec reconnaissance de leur épiscopat et sacerdoce. Rêve difficilement réalisable — mais il existe des cas de figures du monde des évêques indépendants qui ont réussi à être intégrés dans des Eglises historiques: l’on se souvient par exemple du cas de Mgr Johannes Van Assendelft (1923-2008), qui se rallia, après une longue carrière dans le milieu des «Eglises parallèles» (y devenant évêque dans les années 1950), à l’Eglise copte, dans laquelle il fut consacré évêque en 1974. Mais de tels cas sont rares.

La dépendance psychologique par rapport à une référence romaine à l’aune de laquelle l’on juge de la validité de son propre épiscopat semble étrange — même s’il est vrai qu’il existe aussi quelques cas d’Eglises épiscopales indépendantes qui s’engagent délibérément dans un chemin propre, sans rêve d’union avec Rome. Mais dans nombre d’entre elles, en France notamment, le visiteur peut même trouver une photographie du Pape bien en évidence: autant dire qu’une personne peu informée ne se rendra pas vraiment compte du statut du groupe (p. 85). Vignot y voit une manière de «calmer les inquiétudes de leurs fidèles» (p. 69): la plupart de ceux-ci ne viennent pas dans de telles chapelles, en effet, parce qu’ils voudraient rompre avec l’Eglise romaine, mais parce qu’ils sont en quête d’un lieu où ils seront écoutés, où ils pourront recevoir des bénédictions, éventuellement un exorcisme, ou encore en quête d’un prêtre disposé à célébrer le remariage de personnes divorcées.

Il s’agit donc rarement de groupes avec une doctrine originale, ni d’ailleurs un clergé bien formé: Vignot souligne qu’il ne manque pas, dans ces milieux, d’hommes qui avaient aspiré à devenir prêtres, mais, pour différentes raisons, n’ont pu réaliser cette aspiration, et ayant plus d’une fois exercé des professions sans qualifications élevées. Là encore, bien sûr, il y a des exceptions.

En outre, le milieu des évêques indépendants est loin d’être homogène. Il convient de veiller à ne pas les réduire à un modèle unique. Il en est qui souhaitent avant tout cultiver un type de piété populaire. D’autres groupes se forment autour de visions ou messages (c’est le cas de l’Eglise catholique palmarienne, en Espagne, autour d’un pape espagnol, et maintenant de son successeur, pour ne citer que cet exemple). Certains «prélats» indépendants manifestent un goût prononcé pour l’occultisme et autres doctrines secrètes (ainsi, à l’enseigne de «spécialiste et conseil en exorcisme», l’un — très actif — donne des cours sur la Kabbale, le magnétisme personnel, la bio-respiration, et même la création d’un élémental servant ou «esprit familier»…).

Un autre point à noter: il existe des groupes qui attirent un nombre de fidèles substantiels, comme l’Eglise Sainte-Marie du Mont-Saint-Aignan, près de Rouen, dirigée par Mgr Maurice Cantor, un ancien bénédictin et prêtre de paroisse catholique romain, dont la communauté se veut «une Eglise autocéphale de tradition catholique au service d’un accueil pastoral pour tous»; bien d’autres, en revanche, restent très petits (ce qui n’empêche pas de multiplier les ordinations), et ont parfois plutôt un public de «clients», en quête de bénédictions et exorcismes.

La question que l’on peut poser, en refermant le livre de Bernard Vignot et en réfléchissant à ce monde dans lequel il nous fait entrer, est de savoir s’il y a d’autres angles d’approche possibles? Et aussi dans quelle mesure le terrain français est semblable, ou se distingue au contraire, du milieu des évêques indépendants dans d’autres pays?

Evêques indépendants… Eglises parallèles… quelle étiquette?

Avant d’aller plus loin, quelques remarques rapides sur le vocabulaire. Dans les cercles francophones spécialistes des minorités religieuses, l’on avait d’abord parlé d’Eglises et évêque catholiques non romains, selon le titre d’un ouvrage publié en 1962 par Ivan Drouet de la Thibauderie, lui-même évêque indépendant. Quant au P. Chéry, un dominicain qui mena dans les années 1950 une remarquable et vaste enquête sur les mouvements religieux minoritaires en France, il parlait semblablement, mais avec un adjectif, de «petites Eglises françaises ‘catholiques non romaines’» (L’Offensive des Sectes, 3e éd., Paris, Ed. du Cerf, 1961, p. 471). L’expression de «petites Eglises catholiques non romaines» fut consacrée par la publication de l’érudit article de Jean-Michel Hornus utilisant cette expression comme titre de son article en deux parties dans la Revue d’histoire et de philosophie religieuse (50/2 et 3, 1970).

Dans ses répertoires polycopiés des années 1980, Vignot parlait de «petites Eglises catholiques non romaines et orthodoxes non canoniques», tenant compte d’un nombre croissant de groupes se référant à l’héritage orthodoxe. Son livre de 1991 introduit dans le discours sur le sujet le terme d’Eglises parallèles, qui présente l’avantage de la concision. Il ne l’utilise cependant pas comme titre de ses fascicules, Dans les années 1990, une nouvelle série de répertoires utilise l’expression neutre d’«Eglises et communautés indépendantes d’origine catholique». Puis les répertoires des années 2000, préparés en coopération avec Marc Béret-Allemand, parlent d’Eglises et de communautés sans liens canoniques avec les Eglises catholiques et orthodoxes.

Chacune de ces expressions met l’accent sur une facette du sujet, tout en soulignant le rapport généalogique de ces groupes (ou plus exactement de leur épiscopat, à l’origine) avec les grandes Eglises historiques à structure épiscopale. Chacune révèle aussi des efforts pour essayer d’adopter une désignation si possible «neutre». Bien entendu, chaque étiquette pourrait aussi être soumise à discussion.

Dans le présent compte rendu, l’expression «évêques indépendants» a été utilisée à plusieurs reprises, comme une tentative de plus de cerner le sujet de façon adéquate et n’impliquant pas d’emblée un jugement de valeur; dans la même ligne, l’on pourrait parler de communautés (ou Eglises) épiscopales indépendantes. Il n’est pas sûr que ce soit la meilleure solution. Mais elle a été inspirée par les travaux de John P. Plummer, un évêque indépendant américain, qui a produit quelques intéressants ouvrages pour essayer d’analyser les mouvements qui retiennent ici notre attention — à partir d’un contexte américain, religieusement pluraliste au départ, ce qui permet de proposer un angle un peu différent d’une approche française. Plummer a également parlé de «mouvement sacramentel indépendant»: un indice de plus d’une étiquette adéquate qui se cherche.

Regard comparatif sur le monde anglophone

Dans un petit volume intitulé Who Are the Independent Catholics? An Introduction to the Independent and Old Catholic Churches (Berkeley, Apocryphile Press, 2006), John Plummer et un co-auteur, John R. Mabry, ont voulu répondre au besoin d’une introduction simple et pour un large public, à un moment où, selon eux, le mouvement catholique indépendant se développe aux Etats-Unis. Ils distinguent quatre types de catholiques indépendants: les libéraux, les traditionalistes, les ésotéristes et les syncrétistes. Ce qui fait une Eglise catholique, selon eux, est l’adhésion aux confessions de foi historiques (bien qu’ils reconnaissent qu’il peut en exister des interprétations variées), la pratique des sept sacrements, un clergé avec des diacres, des prêtres et des évêques, et enfin une succession apostolique ininterrompue. Les groupes catholiques indépendants répondraient à ceux qui se sentent éloignés des grandes Eglises ou rejetés par elles. Selon sa sensibilité, un public souhaitant des formes liturgiques d’inspiration catholique pourrait donc trouver chez tel ou tel prêtre indépendant la réponse à ses besoins ou la célébration d’une cérémonie. Les auteurs soulignent qu’il faut aussi savoir exercer discernement et prudence en s’adressant à des membres de clergés «catholiques indépendants», mais comme on le ferait dans n’importe quel autre cadre: l’image qui ressort est avant tout celle de personnes désireuses de servir les fidèles. L’impression donnée paraît donc différente de celle transmise par Bernard Vignot, tout en laissant le lecteur désireux d’en savoir un peu plus. Mais voyons cela de plus près.

Plummer avait écrit précédemment un autre ouvrage, The Many Paths of the Independent Sacramental Movement. A National Study of Its Liturgy, Docrtine and Leadership (Berkely, Apocryphile Press, 2005). Etude plus volumineuse et de type universitaire, elle permet, avec le récit de nombreuses visites dans des communautés indépendantes américaines, de pénétrer dans leur atmosphère, avec des développements qui mènent à vrai dire parfois assez loin du catholicisme classique. Il reconnaît que le milieu indépendant n’a pas encore beaucoup développé une réflexion théologique propre, mais, en mettant l’accent sur les groupes les plus innovateurs, notamment dans un sens gnostique ou ésotérique, il soutient qu’il contient des éléments potentiellement originaux. Comme Vignot, Plummer reconnaît que beaucoup de membres du clergé indépendant n’ont pas eu de véritable formation et ont acquis leurs connaissances aux côtés d’un mentor, prêtre ou évêque, qu’ils ont assisté. Mais cela n’a pas empêché certains d’entre eux d’avoir une action pastorale de valeur, estime-t-il. L’impression qui se dégage de son étude est celle d’une «diversité anarchique», selon sa propre expression, mais en même temps d’un espace créatif: il resterait à voir si cette évaluation est liée aux différences du contexte américain, ou au regard plutôt sympathique que Plummer porte sur la mouvance à laquelle il appartient lui-même.

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Il existe un autre livre fascinant sur le milieu des évêques indépendants américains: celui d’Alistair Bate, A Strange Vocation. Independent Bishops Tell Their Stories (Berkeley, Apocryphile Press, 2009). Comme l’indique le titre, Alistair Bate, lui-même «évêque indépendant», a pris l’initiative de donner la parole à dix-sept évêques indépendants (la plupart aux Etats-Unis) pour leur permettre de raconter leur histoire. Le recueil n’a pas de prétention représentative: les personnages aux inclinations ésotériques y sont probablement surreprésentés, mais il est éclairant par la richesse de ces itinéraires.

L’éclectisme ressort de beaucoup de témoignages, à commencer par celui de Bate lui-même: il est élevé dans un milieu anglican irlandais, a ensuite des aspirations monastiques, fréquente une variété peu commune des groupes religieux; tout en étant évêque de l’Eglise catholique apostolique libérale, il lui arrive d’exercer un ministère dans une communauté unitarienne (des chrétiens qui n’acceptent pas le dogme de la Trinité et se signalent par des orientations très libérales) ou de donner des cours sur la spiritualité druidique et celtique. Mais il accorde à titre personnel une forte importance à la dimension sacramentelle. Il explique vivre — modestement — de son ministère en Grande-Bretagne, surtout de la célébration de funérailles. Il est peu probable que beaucoup d’évêques indépendants en France puissent dire la même chose. Quoi qu’il en soit, avec Bate et nombre de ses collègues, nous nous trouvons face à de typiques itinéraires de seekers, de chercheurs spirituels — itinéraires qui ne sont d’ailleurs probablement pas encore terminés.

Dans la même ligne de réflexion, plusieurs de ces évêques s’étaient doctrinalement éloignés des interprétations du christianisme telles qu’on les trouve dans le catholicisme romain, les Eglises orthodoxes ou l’anglicanisme traditionnel, mais ressentaient en même temps la nostalgie ou le besoin d’un cadre liturgique ou sacramentel: la voie choisie leur permet de combiner ce qui resterait sinon inconciliable. L’épiscopat indépendant permet de choisir une voie «sur une mesure», en quelque sorte.

Un autre aspect qui frappe est le nombre de ces évêques qui admettent être homosexuels et pour lesquels l’orientation sexuelle a quelques liens avec la voie choisie. L’on sait depuis longtemps que les cas d’homosexuels ne sont pas rares dans le milieu des évêques indépendants, mais aujourd’hui, surtout en contexte nord-américain, l’admettre n’est plus un obstacle dans certains milieux. Dans le contexte français, il est bien connu qu’il en existe plusieurs cas aussi, mais ils semblent généralement plus enclins à cultiver une certaine discrétion sur leurs «préférences sexuelles». Au fur et à mesure de l’évolution du statut public des homosexuels, cependant, cela va probablement changer: dans le dernier Annuaire d’Eglises et de communautés sans liens canoniques avec les Eglises orthodoxes(2009) de Bernard Vignot et Marc Béret-Allemand, on trouve une annexe de Jean Vilbas à ce sujet, sous le titre « En quête d’une pleine catholicité: catholiques indépendants et inclusivité » (texte dans lequel il admet d’ailleurs que ce thème occupe encore peu de place ouvertement dans les «petites Eglises» en France).

L’on observe à travers les témoignages recueillis par Bate une grande fluidité dans les appartenances: nombre de ces évêques passent successivement par plusieurs Eglises indépendantes, voire participent à plusieurs d’entre elles. Assez naturel dans des milieux de petits groupes, et des phénomènes semblables s’observent en Europe: chacun tend finalement à avoir «son» groupe, mais les collaborations avec d’autres évêques sont de rigueur, ne serait-ce que pour procéder à des consécrations épiscopales.

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L’intérêt du livre de Bate est de permettre de suivre, à travers leurs propres descriptions, les itinéraires d’une variété d’évêques indépendants (également quelques femmes évêques, et au moins l’un d’eux né dans une Eglise épiscopale indépendante): des itinéraires parfois assez compliquées, dans lesquels transparaissent aussi hésitations et aspirations spirituelles.

A bien des égards, avec d’inévitables différences dans les accents en fonction des contextes culturels, le phénomène des «Eglises parallèles» ou «évêques indépendants» présente des ressemblances quel que soit l’angle d’approche choisi: les observations de Plummer ou des interlocuteurs de Bate confirment — bien que sur un ton différent — nombre d’observations de Vignot, à commencer par le fait que ces groupes trouvent des fidèles ou «clients» en bonne partie auprès d’un public qui n’a pas le sentiment de recevoir dans les paroisses de «grandes Eglises» les réponses à certaines demandes, d’ailleurs souvent plus pratiques (sacrements, bénédictions…) que théologiques. Même si, une fois de plus, il y a des exceptions.

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Tout cela n’est pas vraiment nouveau, malgré des changements liés à des époques différentes: il suffit de relire ce qu’écrivait Henry R.T. Brandreth,Episcopi Vagantes and the Anglican Church(Londres. SPCK, 1961) ou Peter F. Anson, Bishops at Large (Londres, Faber and Faber, 1964), tous deux réédités récemment par Apocryphile Press et qui demeurent des lectures pleines d’intérêt sur des figures parfois pittoresques.

Les approches de Vignot, d’une part, et des auteurs-acteurs du milieu «sacramentel indépendant» anglophone que nous venons de citer, d’autre part, aboutissent cependant à des évaluations divergentes du potentiel de cette petite mouvance très fragmentée. Sans doute n’y a-t-il d’ailleurs aucun sens à vouloir donner une réponse d’ensemble. Entre une chapelle indépendante où l’on offre avant tout des services en parallèle à ceux des paroisses classiques, mais en s’efforçant de rappeler autant que possible ceux-ci, d’une part, et des groupes — plus rares — théologiquement ou liturgiquement novateurs, d’autre part, les perspectives ne sont pas les mêmes. Pour les uns et pour les autres, cependant, et pour leur perpétuation au delà de l’initiative d’un homme, pour ancrer des fidèles, se pose tôt ou tard la question soit de réussir à grandir suffisamment pour atteindre une masse critique garantissant leur pérennité, soit de trouver d’autres moyens de briser l’isolement: les tentatives occasionnelles d’organiser des ententes entre plusieurs «petites Eglises» en témoignent.

Jean-François Mayer

Bernard Vignot, Le phénomène des Eglises parallèles, Paris, Ed. du Cerf, 2010, 128 p.

Les répertoires et annuaires d’Eglises et communautés établis par Bernard Vignot et Marc Béret-Allemand peuvent être commandés chez l’auteur: 206 rue Léonard de Vinci, F-76960 Notre Dame de Bondeville.


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3 juillet, 2014

Françoise Breynaert docteur en Théologie qui a aussi puisé dans l’ enseignement doctrinale des Pères Servites de Marie

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 18:51

Vivre le baptême avec Marie

                                                         Origine et développement du culte envers Marie                                                         La Tradition apostolique (vers l’an 215)                                                         Vivre le baptême avec Marie                                                         Marie dans la liturgie du dimanche                                                         Vivre la sainte Messe avec Marie                                                         Les prières liturgiques, une anthologie mariale

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L’expérience du baptême :

Notre baptême est une participation à la victoire de Jésus sur la mort et sur le péché qui est la cause de la mort. C’est pourquoi les baptêmes d’adulte ont lieu durant la nuit pascale ou le jour de Pâques.

Vivre en se sachant aimé(e) de Dieu.
Le baptême est une manière de vivre parce qu’on se sait aimé(e) de Dieu.
Se savoir aimé(e) de Dieu est la victoire sur le péché qui est toujours un manque d’amour, et c’est la victoire sur la mort, car la vie d’union à Dieu est victorieuse de la mort.
Les paroles adressées à Jésus le jour de son baptême s’adressent aussi à nous.
« Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau; et voici que les cieux s’ouvrirent: il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu’une voix venue des cieux disait: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur. » » (Matthieu 3, 16-17)

On ne prend pas le baptême, on le reçoit : c’est un cadeau.
De la part du Fils, : veux-tu être Fils du Père comme moi ?
De la part du Père : consens-tu à être mon enfant et que je sois ton Père ?
De la part de l’Esprit Saint : Veux-tu être saisi, marqué d’un sceau par l’Esprit de la promesse ? (Soulignons l’image du sceau : par le sceau de l’Esprit Saint, Dieu peut nous reconnaître sien).

Il ne faut pas parler du baptême au passé mais au présent.
Dieu ne dit pas « tu as été mon enfant ».
Dieu dit : « tu es mon enfant ».
« Car tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t’aime. » (Isaïe 43, 4)

Vivre le baptême, c’est vivre une expérience de l’Alliance.
La grâce du baptême, c’est le regard d’amour du Père posé sur moi avec fidélité.
Un exemple nous le fait comprendre :
Un enfant était adopté. Un jour, il commis beaucoup de fautes. Son père le réprimanda vivement et l’enfant s’en alla bouder en criant : de toute façon, tu n’es pas mon père !
Le père adoptif attendit puis il l’approcha et lui dit : c’est vrai, je ne suis pas ton père, mais je t’ai choisi.
A ces mots, la glace qui était dans le cœur ce cet enfant fondit.

 

Comment Marie est-elle présente au baptême?

Le baptême nous fait entrer dans la famille de l’Eglise, qui est le Corps mystique du Christ. La Mère du Christ est présente dans notre incorporation au Corps mystique du Christ. Le Corps mystique vit de la vie divine. En effet,

 

Cette vie divine nous est révélée et communiquée parce que Dieu s’est fait homme, et cela s’est réalisé par Marie, c’est le mystère de l’Incarnation (Lc 1, 26-38).

 

Pour entrer dans le Corps mystique du Christ, il faut mourir au péché pour renaître à la vie de la grâce, c’est une Pâque, là encore, Marie est présente, elle qui fut debout au pied de la croix, elle que Jésus a donnée à chaque disciple au moment crucial de ce passage qui est une nouvelle naissance.

 

Marie et le baptême dans la pratique de l’Eglise primitive

La Tradition apostolique, document liturgique romain de l’an 215 environ, témoigne que dans le rite de l’attribution du baptême, la nuit de Pâques, lors de la seconde immersion du catéchumène, il lui est demandé : « Crois-tu en Christ Jésus, Fils de Dieu, né par l’Esprit Saint de Marie la Vierge ? » [1]

Le motif est évident : la vraie maternité de Marie vis-à-vis du Fils de Dieu et sa fécondité virginale sont la base historique et la garantie du salut.

 

Dès le troisième siècle, la catéchèse et la solennisation du jour anniversaire du baptême avec renouvellement des promesses se sont développées afin de rendre les chrétiens plus persévérants.

 

Marie et le baptême dans l’Eglise catholique romaine

En 829, le concile de Sens renoue avec l’antique pratique du renouvellement des promesses baptismales.

Mais la Renaissance infiltra une sagesse humaine et même mondaine.

Luther puis la réforme catholique réagissent et rappellent à nouveau la grandeur du baptême. Saint Charles de Borromée, évêque de Milan, reprend la pratique du renouvellement des vœux du baptême.

Le pape Clément XI envoya le père de Montfort « faire renouveler partout l’esprit du christianisme par le renouvellement des vœux du baptême. »

 

Fort de son expérience spirituelle de terrain, saint Louis Marie de Montfort propose un don de soi-même au Christ par les mains de Marie dans la cérémonie du renouvellement des vœux du baptême (Contrat d’Alliance 1-3), et il identifie les deux démarches spirituelles (Traité 120). [2]

 

C’est l’Eglise qui baptise, et Marie est présente à ce moment là, elle accompagne le baptisé, elle accompagne l’Eglise qui baptise. C’est ainsi que le concile Vatican II dit que Marie coopère à la naissance des croyants. Voici la phrase du concile Vatican II :

 

« [Marie] engendra son Fils, dont Dieu a fait le premier-né parmi beaucoup de frères (Rm 8, 29), c’est-à-dire parmi les croyants, à la naissance et à l’éducation desquels elle apporte la coopération de son amour maternel. »

(Lumen gentium 63)

Le concile Vatican II a été suivi d’une réforme liturgique. Et le rituel du baptême indique dans une rubrique finale que le Magnificat d’action de grâces et la consécration à Notre-Dame peuvent avoir leur place, à la fin de la cérémonie (Rituel du baptême, n°80).

Exemples d’application :

  • Les mouvements néo-catéchuménaux, qui prennent le temps de refaire, avec des adultes, le cheminement pré-baptismal, donnent à Notre-Dame, et de façon explicite, la place qui lui revient.
  • Dans le même esprit, un certain nombre de sanctuaires marials célèbrent actuellement une consécration à Marie pour les enfants baptisés dans l’année, par exemple, Notre Dame de Grâce à Honfleur, Notre Dame de la Délivrande à Douvres-la-Délivrande, etc.
  • La spiritualité de saint Louis-Marie de Montfort : Marie est un moule vivant où nous sommes façonnés, chacun de manière unique.

[1] La Tradition Apostolique §21, par B.BOTTE, SC 11 bis, Le Cerf Paris 1968, p. 84

[2] F. Breynaert, L’arbre de vie, Parole et Silence, Paris 2006 ; ou A l’écoute de Marie, tome II, Brive 2007.

Lire aussi : Ignazio Calabuig, Il culto di Maria in occidente, In Pontificio Istituto Liturgico sant’Anselmo, Scientia Liturgica, sotto la direzione di A.J. Chupungco, vol V, Piemme 1998. p. 270-271


Mgr Jean Ntagwarara (Burundi)

 

 

Breynaert (Françoise Breynaert)


A propos de l’auteur

Françoise Breynaert docteur en Théologie qui a aussi puisé dans l' enseignement doctrinale des Pères Servites de Marie

Breynaert (Françoise Breynaert)Voir toutes ses publications

Née en 1963. Docteur en théologie (Marianum, Rome). J’ai rencontré les fondateurs du projet « Marie de Nazareth » en septembre 2001 et je me suis mise à leur service en partant à Rome dès le mois d’octobre. J’ai étudié à la faculté pontificale de théologie « Marianum », en apportant au projet des fiches de synthèse en français, entre les années 2002 et 2005. Pendant ces années à Rome, en 2004, j’ai soutenu une thèse de doctorat « L’arbre de vie, symbole de la spiritualité de saint L-M de Montfort », avec la mention Summum cum laude (mention suprême).
En 2006, j’ai donné la formation mariologique au séminaire franciscain de Jérusalem (en italien). Entre temps, j’ai aussi parfois donné des sessions de formations dans des communautés classiques ou dans d..

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23 février, 2014

PELERINAGE ISLAMO-CHRETIEN DES SEPT-SAINTS DE VIEUX-MARCHE EN BRETAGNE – 27-28 JUILLET 2013

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 23:53

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Le pèlerinage des 7 dormants se termine par une réunion dans l’église avec les invités.
PELERINAGE ISLAMO-CHRETIEN DES SEPT-SAINTS DE VIEUX-MARCHE EN BRETAGNE – 27-28 JUILLET 2013
Avec les 7 martyrs mettons le cap vers le Paradis et osons le dialogue inter-religieux
Sept jeunes hommes furent condamnés à mort pour ne pas avoir voulu se soumettre aux idoles de leur temps et ils s’endormirent pour l’éternité emmurés dans une caverne avec leur petit chien. Dieu les ressuscita, plus de cent ans après. Cette histoire est fêtée par les catholiques, les chrétiens orthodoxes et les musulmans. Cette histoire des 7 saints a été étudiée par Louis Massignon.
Le Tantad, le feu des pères, est béni par l’évêque.
Le Tantad, béni par le « Pardonneur » s’enflamme d’Amour en 2012

Le feu sacré est intégré à la cérémonie catholique, en lui donnant un sens Christique. Le Feu des Pères, n’est autre que l’héritage du culte zoroastrien transmis par le peuple celte qui était le balbuciement de la recherche du Dieu unique, le Créateur de toute chose. En 2012, le père Jean-Jacques Pérennes, Dominicain au Caire, a été le « Pardonneur ». Ce prêtre Dominicain allum et béni le feu du Tantad, anticipant ainsi l’Année de la Foi, voulue par le Pape Benoît XVI, sur la place Louis Massignon du Hameau des Sept-Saints, en Vieux-Marché dans le Trégor en Bretagne. La Splendeur de Dieu va se manifester et nous n’aurons rien à faire sinon de contempler.

Dans le Motu Proprio « Porta Fidei », le pape Benoît XVI a annoncé une « Année de la foi ». Elle débutera le 11 octobre 2012, pour le cinquantième anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II, et se conclura en la solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013.
Bienheureux les coeurs purs.
Un pardon millénaire en Bretagne

Le pardon breton de Vieux-Marché, a lieu chaque année, le premier dimanche qui suit le jour de la Sainte Marie Magdeleine, apôtre des apôtres. Il célèbre la résurrection de sept martyrs avec leur petit chien. Les traditions chrétiennes catholique et orthodoxe et la Sourate 18 du Coran parlent de la Résurrection finale. C’est autour de Notre-Dame-de-Miséricorde (Vierge Marie à l’Enfant) que le peuple breton célèbre les Sept Saints. Croire au Paradis est un acte de Foi.

L’Eglise construite sur un dolmen rappelle qu’en Bretagne les moines irlandais n’ont pas rejeter les traditions pré-abrahammiques. Le Pardon breton est un évènement à la fois individuel et collectif. La Miséricorde de Dieu est donnée à la communauté toute entière qui se met en marche et suis le bon Berger. Cela suscite donc mille joies, exprimées par les repas et les danses. La foi des bretons s’exprime par ces « pardons » qui sont des mini-pèlerinages festifs, qui font revivre.
Comment cette histoire est arrivée en Bretagne

L’histoire est racontée en Bretagne dans un chant moyenageux en langue bretonne, Ar Seiz sants. Ce type de chant est appelé « Gwerz », ou chant profond de Bretagne (Breizh), chanté par Yann-Fanch Kéméner ou par les frères Morvan. Plusieurs hypothèses pour l’origine de la venue de cette histoire en Bretagne. La première est celle du retour des chevaliers de Terre Sainte aprés les croisades. La deuxième par la mer : les mines d’Etain firent venir des commerçants du Maroc ou des marins grecs venant d’Ephèse ?. La troisième hypothèse : l’histoire fut transmise par le saint franc Grégoire de Tours (VIe siècle), Jacques de Voragine (XIIIe, Légende dorée) et Ibn Abbas (618, conpagnon de Mohamed, prophète de l’Islam).

Liste de lieux non-exaustive : Abrîq (haut euphrate, Arabissos (près de Tarse), Amorium (Turquie), Azeffoun (Gde Kabylie) Baysan (Célius), Béja (Tunisie) Biskra, Boghari (Autun), Le Caire, Chnini (Tataouine, Tunisie), Comores, Damas (Syrie), au Liban, en Allemagne, El Arrouch (Algérie), El Oudiane (Tunisie), Foum el Toub (Aurès, Algérie), Gandia (Valence, Espagne), Germia (Galatie-Turquie), Guidjel (Algérie), Gandia (Valence, Espagne), Hamad des Oulad Ayar, Guabala (Tunisie), Harar (Ethiopie), Istanbul, Jânan al Ward, (Cordoue), Jîruft, Kara-Khodja (Turkestan chinois), Loja de Grenade, Cap Matifou (Alger), Meïméné (Upiyan, Afghanistan), Midès (Tunisie) Najrân (Arabie), Paphos (Chypre), Perdiwar (Kurdistan), Qodjo (Gaochang-Mongolie), Rabat – Sefrou – Sidi Hazarem à Fès (Maroc), Raquîm (Amman, Jordanie), Tarse (Turquie), Tebessa (Bakrî), Tolède, Toyoq (Turkestan chinois), Tozeur (Tunisie), Vieux-Marché (Bretagne – Breizh), Wadi Mûsa (Pétra, Jordanie).
50 ans de la mort de Louis Massignon

Il y a 58 ans, Louis Massigon, orientaliste et homme de paix, aidé par sa fille linguiste, fit le rapprochement entre les 7 Dormants de la Sourate 18 de la Caverne et le chant de Gwerz : Ar seizh saint. Un an avant la guerre d’Algérie, le Trégor vit naître le pèlerinage islamo-chrétien, greffé sur le Pardon ancestral. Cette année, le 22 juillet tombe un dimanche en début de Ramadan, un Imam a organisé la prière de rupture du jeûne et offert les dattes, le lait puis la chorba. Cette année la nuit du Destin (fête musulmane) tombe dans le nuit du 14 août, nuit de la fête de l’Assomption, chez les chrétiens. Une autre occasion de vivre ensemble et distinctement des heures de veille. Confions cette nuit du Destin 2012 à Myriam, mère de Jésus. Le monde n’a-t-il pas besoin de veilleurs. Que Saint Michel archange déploie toute son armée céleste et protège tous les hommes de bonnes volonté du monde entier qui ose allé contre les logiques de guerre inspirées par satan. Rien n’est pire que la guerre.

Louis Massignon organisa pendant la guerre d’Algérie, un jeûne pour la Paix dans l’esprit des jeûnes du Mahatma Gandhi. « La non-violence et la rencontre de l’Autre » est au coeur du message des rencontres de Vieux-Marché. Lanza Del Vasto fut un pionner en matière de non-violence en France en créant la communauté de l’Arche de La Borie Noble à Roqueredonde dans l’Hérault (34). Un autre pionner est Jean Vanier qui fonda les communautés de l’Arche, avec un esprit de « vivre ensemble » en acceptant les fragilités de chacun et proclamant le respect de la Vie.

A l’époque de la guerre d’Algérie Vieux-Marché fut déjà un refuge, lieu de rencontre et de réflexion face à la cruauté de cette guerre. Le gros « bourdon » de la cathédrale d’Alger est visible dans l’Eglise de Vieux-Marché.

Des personnes athées et des agnostiques viennent à Vieux Marché car ils s’intéressent à la démarche de Louis Massignon pour « une paix sereine ». Le père Jean-Jacques Pérennes, disciple de Saint Dominique, a rendu grâce pour l’héritage spirituel et littéraire de Louis Massignon qui sert de référence aujourd’hui à l’institut du Caire, l’IDEO.
50 ans de l’indépendance de l’Algérie

Les territoires de l’Algérie était en 1958 des départements français. Une guerre civile démarra alors. Cette guerre civile revendiquait un statut égal pour tous les habitants de l’Algérie. Des conceptions politiques diverses s’affrontèrent alors. C’est l’indépendance de l’Algérie permit le rétablissement de la paix. Beaucoup d’algériens vivents en France aujourdh’ui et des mariages mixtes ont eu lieu. Confions à Saint Augustin, d’Annaba, l’avenir de la France et de l’Algérie. L’Algérie fût consacrée à La Vierge Marie, en témoigne une plaque à ND des Victoires à Paris. La France fut consacrée à la Vierge Marie par Louis XIII. Il obtint de Dieu un héritier : Louis XIV.

Alors que l’Europe se reconstruisait après la seconde guerre mondiale, la France fut cruxifiée par cette guerre en Algérie. Des attentats et des affrontement firent couler le sang tant dans les départements d’Afrique du Nord que sur le continent. Il sagissait d’une guerre civile qui devint une guerre entre deux nations. Or ces peuples qui contituaient la France à cette époque s’était battus ensemble dans les tranchées pendant la guerre 1914-18, puis lors de la guerre 39-45, ce qui a toujours donné aux soldats algériens, maliens… et à leur descendants un droit à la nationalité française par le sang-versé pour la France.

L’Algérie est indépendante depuis 1962. Beaucoup d’algériens sont habités par l’esprit de la France Libre que certains français eux-même ont oublié. Le sang des combattants durant les guerres a lié les peuples. Beaucoup de couples dit mixtes se sont unis depuis plus de 150 ans.
L’esprit de « La Caverne » aujourd’hui

Actuellement, l’histoire des sept dormants peut être un enseignement, alors que des évènements violents ont lieu dans le monde entier. Les Hommes sont confrontés à la tyrannie de la mondialisation économique qui déracinent les peuples de leurs histoires. L’Homme de Foi croit en la Résurrection des morts après le jour du Jugement dernier qui verra le retour de Jésus-Christ dans sa Gloire. Tout être humain toujours se préparer pour le départ vers la Paradis après le pèlerinage terrestre. Les hommes et femmes qui cherchent Dieu d’un cœur sincère sont incités et souvent contraints de vivre leur foi de manière souterraine, alors que le monde, lui court à sa perte. La France, l’Europe et le monde sont confrontés à de graves injustices. Les dirigeants doivent gérer la misère galoppantes. Que l’Esprit de Dieu inspire les gouvernants de France et du monde entier !
La tradition non-transmise

La modernité après la seconde guerre mondiale a suscité une rupture dans la transmission de la tradition. Les générations nouvelles sont confrontées au vertige de l’absence de racines intérieures et extérieures. Dans ce désert, seule la manne donnée par Dieu nourrira ces générations assoiffées d’Amour et de Miséricorde divine. Le Monde et ses richesses fut confié à l’Homme, objet de l’infinie tendresse de Dieu. Le fait que l’Homme ne soit plus enraciné, dans la prière, la Parole de Dieu, la liturgie, et les sacrements entraîne que Dieu ne gouverne plus les actes des hommes. Pèchés individuels ou collectifs empêche l’Homme d’agir pour le bien commun.
Al Hallaj, un mystique syrien, martyr en 922

Al-Hallaj, le grand mystique soufi, fut emprisonné neuf ans, puis il fut torturé et exécuté le 27 mars 922 à Bagdad, en l’année 309 de l’Hégire. Louis Massignon fit une étude approfondie sur ce martyr perse qui vécu une véritable Passion. Louis Massignon fit ses études au Caire en Egypte puis alla vivre en Syrie. Il devint prêtre dans une église de rite araméen. Les personnes qui nous ont précédé peuvent nous aider à réveiller nos consciences et rappeler que nous ne sommes que de passage sur cette terre et que le but ultime est le Paradis.
Des chemins d’espèrance au pays de Saint Yves

Ces rencontres interreligieuses ou interculturelles peuvent ainsi mettre en avant l’héritage commun des religions. Souvenons-nous que Saint Augustin, grand apôtre de la Liberté en Dieu et qui combattit les hérésies, était de Annaba. Vieux-Marché se trouve dans le Trégor en Bretagne, pays de Saint Yves, patron des bretons et des avocats car célèbre pour sa charité et la défense des pauvres.

A Rome, dans les catacombes de Rome au temps des persécutions, un tableau au dessus de sépultures des premières sépultures chrétienne : sept hommes attablés au Festin céleste associé avec la représentation du Bon Berger (Jésus). La symbolique du chiffre sept contient donc une espérance universelle. La perspective du Salut et du Paradis s’ouvre pour tous les Hommes par Grâce et par Miséricorde. Lorsque vous viendrez à Vieux-Marché, la tradition est de faire un voeux en buvant à la sainte fontaine, et d’espérer le meilleur pour vous et pour le monde.

En ces temps, qui sont peut-être les derniers, comment convertire les âmes sinon par la simplicité, la joie et la clarté de cette rencontre. Le feu du Tantad était cette année exceptionnel et invitait les personnes présentent à contempler la spendeur de Dieu.
Le dialogue inter-religieux

La résurrection est universelle comme le sont les symboles du feu et de l’eau. Le dialogue interreligieux n’est pas un meeting fusionnel ; c’est une rencontre de personnes de bonne volonté cherchant à affronter les défis de notre temps. Chacun garde son identité et réfléchit avec l’Autre. Différents regards sont posés sur l’actualité que vit l’Humanité.
Informations pratiques

Cette année le pèlerinage à eu lieu au début du Ramadan. L’esprit d’hospitalité des habitants de Vieux-Marché a tout prévus l’accueil et le respect de chacun.

1. Le pardon catholique : Procession de la Vierge et Tantad (feu sacré) dans le hameau, suivi de la messe et du Fest-Noz le samedi soir. Le dimanche matin messse à 10h suivie de la marche vers la source sacrée où on lira la Sourate 18 du Coran en français et psalmodié en arabe.

2. Rencontres islamo-chrétiennes par l’association »les Sources des Sept Dormants »le 21 juillet 2012, dans la salle municipale de ville de Vieux-Marché. Au programme des 50 ans – 1962-2012 :
- Disparition de Louis Massignon,
- Accords d’Evian entre l’Algérie et la France,
- Indépendance de l’Algérie,
- 2012 : Quel impact aujourd’hui ?

3. Une exposition de photographies sur le pardon des sept saints organisée par Louis-Claude Duchesne

4. Animations organisées par « Tud Ar Seiz Sant »: (Gens des sept saints) :
- Vide-grenier le samedi (3 euros le mètre),
- Jeux divers, jeux de boules,
- Balades à dos d’ânes avec l’association Méné Brait,
- Repas le samedi midi et le soir,
- Pardon à 21h puis Procession à la Vierge Marie, Tantad sur la place Massignon,
- Fest-Noz (fête de nuit), danses et chants bretons, jusqu’au bout de la nuit.
- Messe du dimanche des Sept Saints à 11h, suivie de la procession à la source bénie : Ar Stiffel.
Boire à la fontaine de l’eau et faire un voeu, en se confiant au Dieu Miséricordieux,
- Le dimanche midi, un repas « méchoui »hallal, fontaine aux sept trous (Ar Stiffel en breton)

5. Balade contée des « Moines Celtiques » à 17h. 5000 ans d’histoire à Vieux-Marché.

Pour venir à Vieux-Marché : en train ou en voiture Paris-Brest jusqu’à Plouaret-Trégor en Bretagne (22). tourner à droite vers Vieux-Marché, à l’entrée de Plouaret. Le hameau des Sept-Saints est accessible à pied de Vieux-Marché.

Gourmandise à Vieux Marché

« Les Roches des 7 saints » sont des gâteaux fabriqués M. Geoffroy Galerne, boulanger place des déportés. Le petit plus pour un pèlerinage d’un jour.
Aux environs

Aux environs de Vieux-Marché :A vol d’oiseau, on est proche de Saint-Michel-en-Grève au bord de la mer (Lokmikael-an-Traezh) ou à Saint-Efflam réputé pour la pratique du char à voile. Il est bon de visiter les château de Rosambeau et de Tonquédec. Les abbayes de la région : Abbaye Notre-Dame de Beaulieu, Abbaye de Beauport, Abbaye Notre-Dame de Bon-Repos, Abbaye Notre-Dame de Boquen, Abbaye de Bégard, Abbaye Notre-Dame de Coatmalouen, Abbaye Notre-Dame de Lanthénac, Abbaye Saint-Aubin des Bois, Abbaye de Saint-Jacut, Abbaye Saint-Magloire de Léhon.

Les documents à télécharger (au format pdf) :

- L’affiche du Pardon 2012

- Le programme des rencontres

- Les Cahiers d’Orient et d’Occident

- Ecrit de Louis Massignon sur les sept dormants

- Chant profond de Bretagne : gwerz »Ar seiz Sant »

- La méditéranée des sept Dormants

- « Notre Père » en langues dont le breton

- Basilique Saint Augustin à Annaba en Algérie

- Livre sur Ghandi

Illustrations : Place Louis Massignon au hameau des Sept-Saints en Vieux-Marché (22). L’icône des sept saints Orthodoxe. de Le dialogue dans la chapelle des sept-saints. La fontaine sacrée des 7 saints où l’on fait un voeux. Mohammed Idali, calligraphe breton d’origine marocaine, proposait d’écrire un nom ou une parole en arabe calligraphié. Le colloque islamo-chrétien. La récitation du Coran par l’Immam. Autel des moissons : Saint-Isodore, martyr et patron des cultivateurs et laboureurs. L’icône orthodoxe des 7 dormants. Bal breton le dimanche après-midi. Ballade en carriole tirée par un âne grâce à l’association Méné-Brait. La bénédiction du Tantad (feu) par le prêtre symbolisant la lumière de Dieu jaillissant dans nos ténèbres.

Vidéos : Pèlerinage Islamo-chrétien de Vieux Marché, Benoît XVI, Les rencontres d’Assise 2011, Soeur Marie Keyrouz chante « Les Béatitudes », Evangile de Saint Mathieu, Mahatma Gandhi, le mystique iraquien Al Hallaj, Michael Lonsdale conte l’histoire, Sourate 18 du Coran récitée chaque vendredi dans les mosquées.
place Louis Massignon Boire à la source des sept trous : ar Stiffel La récitation de la Sourate 18. Le Pardonneur de l’année 2012 à Vieux-Marché. place Louis Massignon Saint Isidore, patron des laboureurs, nous rappelle que le pardon se passe pendant les moissons. Dimanche après-midi : le bal breton.

Pèlerinage islamo-chrétien

Rencontres d’Assise

« La Prière de Jésus » en arabe

« Le Notre Père » en araméen

Sourate 18 du coran

Gandhi

Al Allaj

Mickael Lonsdale
En savoir plus

Louis Massignon
Jean-Jacques Pérennes
Idéo du Caire
Diwan
Le mot du Curé
Armor TV
Reportage INA-1957
L’évangile du jour
Yann Fanch Kemener
Philosophie du pèlerinage
Livres de L. Massignon
Pèlerinage Islamo-chrétien
7 dormants à Tataouine
Texte du Gwerz
Calligraphie, M. Idali
Université de Toulouse
Les Baladins de la Tradition
Spiritualité

La Caverne
Rosaire avec ND de Miséricorde
Eglise catholique d’Algérie
La Nuit du Destin
Saint François d’Assise
Saint Isidore
Saint Yves
Charles de Foucauld
Lanza del Vasto
Martin Luther King
Notre Père en langues
Pardon breton catholique
Marie Madeleine
Saint Augustin
Sainte Monique
Grégoire de Tours
Jacques de Voragine
Salman le Perse
Al-Hallâj
Ibn Abbas
Abdu’l-Bahá
Inter-religieux

Définition
Pèlerinage Inter-religieux
L’Esprit d’Assise
Abd El Jalil
Dialogue en Marche
Les Morts de la Rue
L’Arche de Jean Vanier
Fraternité d’Abraham
Chrétiens de Méditéranée
Revue « Se comprendre »
GRIC : Groupe de Recherche
Foyers Islamo-chrétiens
Amitiés Islamo-chrétiennes
L’Algérie

Algérie : le temps du dialogue
La guerre d’Algérie
Histoire-géo
Les Accords d’Evian
Service Relations avec l’Islam
L’Algérie de St Augustin
Mosquée de Paris
Les Amis de l’Algerie
Patrimoine algérien
Patrimoine rapatrié
Breizh – Bretagne

La Bretagne
Tourisme catholique
Caritas 22
Le Tro-Breizh
Provinces de France
Diocèse de Saint-Brieuc
La langue bretonne
Diwan – Breizh
Breton : langue vivante
Livres en breton
Anjela Duval
Office de Tourisme à Lannion
Commune de Vieux-Marché
Festival inter-celtique
Les bretons de Paris
Château de Rosambeau
Château de Tonquédec
A lire

Louis Massignon :
- »Les Sept Dormants d’Éphèse (Ahl al-Kahf) »Revue des Études Islamiques, Paul Geuthner, Paris, 1954 à 1963.
- »Écrits Mémorables », Ed. Robert Laffont,2009.
« Les Sept Dormants, Apocalypse de l’Islam », in Analecta Bollandiana, Bruxelles,1950.

François Jourdan :Tradition des Sept Dormants. Ed. Maisonneuve & Larose
Jacques Keryell : Louis Massignon, au coeur de notre temps. Ed. Karthala
John Tolain :
Le Saint chez le Sultan. St François d’Assise en 1219 rencontre le Sultan d’Egypte.
A écouter

Yann Fanch Kemener : Gwerz, chants profonds de Bretagne.
Aqdas Al-Mouloq : Marie (Myriam), Sourate XIX. Ed. Al Sur.

M

 

27 janvier, 2013

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2 janvier, 2013

SECTES ET FAUX THÉRAPEUTES

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Audition au Sénat de Madame GUIBERT présidente du CCMM SECTES ET FAUX THÉRAPEUTES  spacer
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spacer Audition au Sénat : le 13 novembre 2012. Annie GUIBERT : Présidente du Centre Contre les Manipulations Mentales (CCMM – Centre Roger Ikor) Jean-Claude DUBOIS :P résident du CCMM- Centre Val de Loire et Laure TELO : Présidente du CCMM – Ile de France

Monsieur le Président, Monsieur le Rapporteur, Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs,

C’est un honneur et un plaisir pour moi de m’exprimer aujourd’hui devant la Haute Assemblée en qualité de Présidente du Centre Contre les Manipulations Mentales : Centre Roger IKOR, et sur le thème « Influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé ».

Monsieur Le président, vous avez présenté le CCMM et je vous en remercie.

• Je préciserai que sa création est déterminée dès l’origine par l’influence d’une dérive sectaire dans le domaine de la santé. En effet, en 1981, son fondateur Roger IKOR, marqué par la mort de son fils qui s’est suicidé après avoir adhéré au Zen macrobiotique, fonde le Centre Contre les Manipulations Mentales (CCMM).Roger Ikor mènera jusqu’à sa mort en 1986 une lutte contre le phénomène sectaire.

•La mission première et fondamentale du CCMM est d’aider les victimes de mouvements sectaires. Depuis sa création, l’association s’est efforcée d’apporter des outils de réflexion et d’analyse pour mieux connaître les dangers de la manipulation mentale. Je souligne que l’implication des bénévoles du CCMM est un engagement militant et citoyen.

L’association est implantée sur vingt deux points du territoire en métropole et outre-mer.

Nous avons un centre de documentation que journalistes et étudiants peuvent consulter.

•Depuis plus de trente années, le CCMM conduit une action d’information, d’éducation et de mise en garde du public fondée sur la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, la Convention Internationale des Droits de l’Enfant en se référant aux valeurs républicaines, et au principe de laïcité. Ces principes qui inspirent l’engagement du CCMM sont inchangés depuis sa fondation : défendre la personne humaine contre toutes les formes de manipulation et d’emprise mentales d’où qu’elles viennent. •L’action du CCMM est déterminée par le concept de laïcité. La laïcité n’est pas le masque d’une « chasse aux sorcières », mais au contraire, la garantie du libre épanouissement individuel, dans le strict respect des lois. Le législateur s’est refusé à définir le « culte », la « congrégation », « l’église », la « secte » ou « la dérive sectaire », sûrement dans le souci d’un respect profond de la laïcité et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. La France est un pays laïc dont l’Etat doit respecter tous les cultes et n’en reconnaître aucun, les mouvements spirituels sont donc a priori considérés comme licites et seuls les délits sont répréhensibles. Ce serait un profond contresens de confondre secte et religion. • Au Centre Contre les Manipulations Mentales, ce sont essentiellement les familles que nous recevons, que nous cherchons à comprendre et à aider. Les victimes s’adressent plus rarement à nous, sauf si elles sont sur le point de rompre avec leur manipulateur. Ce qui fait dire à certains qu’il n’y pas, ou peu de victimes. Victimes directes ou victimes collatérales, elles sont cependant des milliers ! Je reviendrai sur ce point. •Nous cherchons à établir la preuve de « la dérive sectaire .en liaison souvent avec la MIVILUDES, avec les Pouvoirs Publics en cas de besoin, et surtout, en nous appuyant sur notre propre expérience de plus de 30 ans et sur les critères de dangerosité déterminés sur la base de travaux et de plusieurs commissions d’enquêtes parlementaires

Pour dénoncer des activités éventuellement nuisibles de certains groupes ou individus, l’expression « dérive sectaire » est devenue, la locution répandue.

Depuis le début des années 1980, la prise de conscience sur la problématique sectaire s’est considérablement développée dans l’opinion publique ; en parallèle, les notions de manipulation et d’emprise mentale ont émergé.

L’emprise mentale constitue une cruelle réalité, sans doute difficile à objectiver, au moins pour les juristes, mais beaucoup plus clairement pour les psychologues, les psychanalystes, les médecins psychiatres et les conseillers écoutants des associations d’aide aux victimes.

L’emprise mentale est basée cliniquement sur une triple technique : cognitive, affective et comportementale, ceci à des fins perverses de conditionnement, de contrainte morale, psychologique, physique et, quelquefois, sexuelle et d’escroquerie. Ce mécanisme se développe en trois temps :

•séduction •dépersonnalisation •reconstruction d’une nouvelle identité automatisée Ce processus particulier et complexe, tend à priver la ou les futures victimes de leurs facultés de discernement et de libre décision.

Tous les secteurs d’activité humaine : santé, bien-être, développement personnel, formation, sport… favorisent malheureusement « la dérive sectaire », c’est-à-dire l’utilisation d’une activité quelconque de l’individu par un manipulateur qui a pour seul objectif d’établir son emprise sur des personnes placées « en état de sujétion », ceci à des fins perverses de conditionnement.

Cette méthode, permet de conserver au sujet une apparence de normalité dans la vie professionnelle par exemple, quand cette activité doit être maintenue afin d’offrir des subsides au gourou ou au groupe. C’est ainsi que des adeptes restés sous l’influence d’un leader peuvent poursuivre une vie professionnelle afin d’alimenter financièrement le groupe en ne manifestant aucun symptôme délirant.

Ceci est une difficulté importante pour les familles touchées par cette mécanique, car les adeptes conservent une apparence de normalité qui peut faire croire à leur consentement.

Quels sont ces critères de l’emprise mentale ? :

•Déstabilisation mentale • Exigences financières exorbitantes •Rupture de la personne avec l’environnement d’origine •Atteinte à l’intégrité physique • Embrigadement des enfants •Troubles à l’ordre public •Importance des démêlés judiciaires •Détournement des circuits économique traditionnels •Tentatives d’infiltration des pouvoirs publics •Discours clairement antisocial Tous les critères ne sont pas forcément réunis mais un seul est dans tous les cas, toujours présent : la déstabilisation mentale

La maladie est un point d’entrée facile pour les gourous de tous bords. Le phénomène nous inquiète, compte- tenu du nombre de victimes la plupart du temps en situation de grande vulnérabilité. Le caractère préoccupant de toutes ces pratiques non conventionnelles, c’est lorsqu’elles s’adressent à des malades atteints de pathologies graves notamment du cancer, de la sclérose en plaques ou de déficit immunitaire. Que dire lorsqu’elles excluent le recours aux traitements conventionnels pour soigner le malade ?

•Les grands mouvements sectaires pointés par le rapport parlementaire de 1996 sont toujours actifs et nocifs. Ces groupes structurés à dimension internationale, s’adaptent aux exigences du temps et savent sous des masques parfois difficiles à repérer, s’infiltrer dans le champ de la santé, du bien-être, du développement personnel, de la petite enfance, de la fin de vie, de l’éducation et de la formation professionnelle. •Ce qui nous semble très préoccupant aujourd’hui, c’est l’éclosion d’une multitude de petites structures qui échappent aux gardes- fous juridiques et professionnels, détournent les règles, exploitent l’absence de réglementation et de contrôle. Des pseudo- praticiens se parent de titres plus ou moins ronflants, offrent de nouvelles méthodes, de nouvelles pratiques. Ces nouveaux gourous pratiquent seuls mais fonctionnent en réseaux ramifiés. Ils exercent une véritable emprise mentale sur leurs « patients » pour souvent, mieux les dépouiller de leurs ressources •La dérive thérapeutique s’accompagne d’un mécanisme d’emprise mentale destiné à ôter toute capacité de discernement à la personne et à l’amener à prendre des décisions qu’elle n’aurait pas prises autrement. Par exemple : l’amener à rompre avec sa famille et avec son milieu de soin habituel, pouvant conduire à l’arrêt de tout traitement conventionnel. Je précise cependant, que toute dérive thérapeutique n’est pas forcément sectaire. Le praticien peut sincèrement croire en une thérapie complémentaire ou alternative.

Monsieur Jean- Claude DUBOIS peut vous expliquer rapidement, le parcours d’une jeune femme atteinte du cancer et qui vient de décéder faute de soins conventionnels : « Une femme atteinte d’un cancer du sein a été prise en mains par des dérapeutes et a été victime de pratiques médicales illusoire pour reprendre la terminologie utilisée par JP JOUGLA.

RAPIDEMENT quelques techniques et produits proposés :

De l’argile destinée à faire cicatriser un sein dont la boule cancéreuse a éclaté laissant vers l’extérieur une plaie purulente Boire de l’eau alchimique Une lampe TDP Un pendule servant entre autre à déterminer quels médicaments homéopathiques à ingérer Différents cristaux Un triangle Des boules mécaniques générant un bruit qui soigne

« En fait cette histoire ressemble à celles d’Evelyne MARSALEIX et de la maman de Nathalie DE REUCK, mais je voudrais insister sur la prise en charge par un réseau qui la caractérise :

En amont, une conférence présentée par l’un des dérapeutes concernant une fontaine à eau KANGEN pour obtenir une eau dont le ph sera favorable à la santé (3850 €).

Une autre conférence par le second dérapeute qui en sa qualité de – je cite – « bio-énergéticien holistique, Maître Reiki, géobiologue, rebirth, cristalocosmie et conférencier international » traite du sujet suivant : « Géobiologie : la santé de l’habitat pour vivre en harmonie avec soi et avec les autres ».

Il faut noter que l’objet de l’association organisatrice se précise comme suit : « promotion et partage des connaissances, des cultures et du savoir par l’organisation de manifestations (conférences, débats, concerts, dîners dansants etc.) »

Dans la même année les conférences suivantes ont été présentées :

PNL Communiquer avec son âme Psychothérapie, spiritualité, bien-être Etre dans sa juste autorité Relaxation et sophrologie Rencontres avec Marie par écrivain, éditrice – Les autres conférences étant présentées par des psychothérapeutes.

Autre aspect de la prise en main par un réseau : des voyages au Brésil avec prescription de gélules de passiflore, victime accompagnée par l’un des « dérapeutes ». Au retour du second voyage, un mois avant son décès, cette femme partie 15 jours avant avec des cannes se déplaçait en fauteuil roulant.

Enfin, dernière illustration de l’existence d’un réseau, l’achat d’un lit BEMER pour une somme de 3500€, sachant que l’on retrouve la promotion de produits BEMER au village de Bugarach avec la publicité suivante : « La médecine du 21 ème siècle sera électromagnétique. Nouveauté mondiale B.BOX classique le module d’application de luxe pour le traitement du corps entier » par BEMER GROUP. Le prix n’est pas précisé. Cette publicité a été découverte à Bugarach à l’occasion du déplacement effectué par la FECRIS ».

Annie Guibert :

•Les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutiques (PNCVT) sont présentées comme des pratiques de soins. Elles sont exercées par des non médecins qui n’ont reçu aucune formation débouchant sur des qualifications validées.

Elles ne sont pas reconnues, au plan scientifique par la médecine conventionnelle.

Malheureusement certains médecins utilisent ces pratiques préférant se faire radier de l’Ordre pour exercer en toute tranquillité.

•J’ajoute, que de nouvelles méthodes font chaque jour leur apparition, notamment sur INTERNET. •Des journaux gratuits font la promotion de techniques et de pratiques toutes plus fantaisistes voire dangereuses les unes que les autres.

•Quelques exemples donnés par Madame Laure TELO , pris dans la revue gratuite « Soleil Levant » :

Madame TELO ajoute :

« Monsieur le président,

Monsieur le rapporteur,

Mesdames et messieurs les sénateurs,

Je voudrais attirer votre attention sur la tenue prochainement à Reims les 17, 18 et 19 novembre 2012 du 3ème congrès international des thérapies quantiques. Peut-être serait-il intéressant que cette honorable commission y fasse un tour.

Je citerai pour mémoire : un atelier proposé par Christian Cotten « l’énergie du silicium organique G5 : du sable, de l’amour et de la lumière »

Un autre atelier : « la phytembryothérapie : l’embryon de la gemmothérapie »

Des conférences sont proposées : par exemple « l’empreinte sacrée, une nouvelle vision du cerveau » par Jean-Philippe Marcoux, posturologue. Tous les intervenants s’estiment les experts et les précurseurs mondiaux de la santé ».

Annie Guibert : Au CCMM nous recevons de nombreux témoignages sur l’infiltration de plus en plus forte de techniques et médecines parallèles dans les hôpitaux et plus particulièrement pour introduire le reiki, la fasciathérapie et diverses méthodes par massage ou apposition des mains. Je tracerai à grands traits les pratiques non conventionnelles auxquelles nous sommes au Centre Contre les Manipulations Mentales, le plus souvent confrontés.

•Sous un nom bricolé dont le but est de créer un amalgame avec la kinésithérapie et la physiologie, la kinésiologie est un exemple de déviance des techniques fondées sur la « maîtrise du corps ». C’est une méthode de thérapie holistique, inspirée par la médecine chinoise. On soulignera certaines incohérences théoriques, en particulier sur le rôle du cerveau et le côté racoleur de cette technique, qui selon un document diffusé par ses adeptes, est censé s’adresser à tous ceux qui veulent éliminer les problèmes, et guérir de tout, douleurs de dos, problèmes articulaires, migraines, eczéma, colite, impuissance, stérilité, problèmes ORL, anxiété, angoisse, manque de confiance, bégaiement, dyslexie, peurs, doutes ,dépressions, troubles du comportement, fatigue, trouble du sommeil, baisse de l’immunité, obésité, anorexie, diabète, tabac, drogue, alcool, problèmes relationnels,problèmes scolaires et d’apprentissage, etc. »

L’histoire du développement de la kinésiologie est un exemple des créations de bric et de broc qui se développent depuis trente ans dans le domaine de la santé. La radicalisation de certains adeptes de cette mouvance a conduit à des dérives à caractère sectaire dans laquelle la dimension hygiéniste portée au rang de dogme a constitué un facteur déterminant.

L’affaire jugée en 2005 par la Cour d’assises de Quimper, illustre ce constat. Des parents, au nom de conceptions idéologiques inhérentes à la pratique de la kinésiologie et des lois biologiques du Docteur Hamer, avaient adopté pour eux-mêmes et leurs enfants le régime végétalien dans leur quête d’une alimentation purifiée. Cette alimentation carencée en protéines animales et en vitamines et leur extrême méfiance à l’égard d’un monde médical jugé a priori dangereux causait la mort de leur bébé.

L’enquête récente d’Olivier HERTEL « Les sectes entrent à l’hôpital » N°789 de la revue « Sciences et avenir » démontre avec force les risques de dérives sectaires liées à ces pratiques qui tentent également d’infiltrer l’Université.

•Ce qui nous inquiète ce sont les méthodes qui excluent résolument la médecine conventionnelle. D’autres thérapies plus ou moins charlatanesques servent souvent de paravent à des groupes sectaires : la psycho généalogie, le décodage biologique… les thérapies dites « chrétiennes » mise en œuvre dans les « centres chrétiens » proposant un « travail de guérison « trans- générationnelle » relèvent plus d’une religiosité -doctrine : le « psycho spirituel » que de la foi chrétienne en tant que telle. J’y reviendrai plus tard.

•Un fléau : la « médecine germanique » préconisée par un médecin allemand le docteur HAMER qui depuis la Norvège continue à exercer ses activités via INTERNET. Aujourd’hui, il s’adresse aux enfants atteints d’un cancer. Ce qui le rend encore plus dangereux. Sa méthode repose sur le postulat selon lequel, toute maladie est le produit d’un choc psychologique intense et d’un conflit intérieur non résolu.

HAMER a formé de nombreux élèves à sa méthode. L’un d’eux, Claude SABBAH avec sa technique dite de « biologie totale des êtres vivants » affirme soigner le cancer.

Un site INTERNET a été créé par les tenants de la méthode HAMER qui créée la confusion avec le site de l’INCA « e- cancer ».

Toutes les pratiques assimilées à « la nouvelle médecine germanique » sont extrêmement dangereuses. L’appellation « centre de santé en décodage biologique » induit en erreur de nombreuses personnes en quête de soins. Toutes les consultations sont très chères.

•Le CCMM enregistre de nombreux témoignages de parents accusés par leur enfant adulte, de violences qu’ils lui auraient infligées dans leur petite enfance. La pratique des faux souvenirs est utilisée par des thérapeutes qui considèrent que tous les problèmes existentiels rencontrés chez leurs patients, sont liés à un traumatisme résultant de violences survenues dans leur petite enfance. Ils induisent, volontairement ou non, par le biais de techniques d’entretiens psychothérapeutiques, de faux souvenirs d’abus ou de maltraitances chez leur patient. Le résultat est appelé syndrome des faux souvenirs, c’est-à-dire l’apparition du souvenir d’un évènement qui ne s’est jamais produit ou bien le souvenir altéré d’un évènement réel. Ces « dérapeutes » selon le terme de Guy Rouquet de « Psychologie –Vigilance » exercent leurs méfaits soit au sein d’un groupe soit à titre individuel. Dans les deux cas, il s’agit de dérives sectaires utilisant le même mécanisme de manipulation mentale ; et aboutissent le plus souvent à des drames humains. Cette technique est répandue dans toutes les sectes, il n’y a donc pas de différence entre les adeptes d’une secte et des charismatiques prétendument catholiques faisant du psycho- spirituel, à partir du moment où les uns comme les autres violent la personne humaine dans sa conscience par la manipulation mentale. Je reviendrai peut-être, plus en détail sur le psycho spirituel et l’agapè- thérapie.

Le guide « Santé et dérives sectaires » produit récemment par la MIVILUDES recense avec précision les méthodes les plus répandues et les plus toxiques.

Je ne ferai pas ici la liste de tous les cas auxquels nous avons été confrontés ces dernières années.

Nous préparons au CCMM un outil de travail qui sera opérationnel début 2013, essentiellement réservé aux acteurs de la lutte contre les dérives sectaires sur l’étude des méthodes et pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique : le concept, les dérives rencontrées, les témoignages et procès éventuels…

•Je voudrais souligner ici, la dangerosité de certaines pratiques de détoxination, notamment sur les enfants, les femmes enceintes et les personnes malades ou âgées.

Je dénonce l’utilisation de troubles psychologiques chez l’enfant par des pseudos psychothérapeutes, des charlatans. Ils proposent aux parents désorientés par des troubles hyperactifs, des problèmes de dyslexie, d’autisme, des méthodes à visée thérapeutique dites « alternatives » qui non seulement font courir des risques à l’enfant mais conduisent souvent une famille entière à être mise sous emprise (on parle de channeling, d’enfant indigo, de communication facilitée…)

En 2006, les conclusions qui se dégagent des travaux de la commission d’enquête parlementaire relative à « l’influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs » ont permis de dresser un double constat :

- d’une part, les enfants constituent une proie de plus en plus facile pour les sectes ;

- d’autre part, l’engagement des pouvoirs publics contre l’influence des dérives sectaires sur les enfants s’avère très inégal.

C’était en 2006. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le CCMM aimerait qu’une nouvelle enquête parlementaire soit diligentée dès 2013 permettant non seulement de faire un nouveau constat mais surtout de vérifier les réponses apportées par les Pouvoirs Publics aux questions soulevées en 2006.

Par exemple où en est-on avec Tabitha’s Place ?

Dans le cadre des dérives thérapeutiques, il faut aussi parler des dérives du psycho spirituel. Le CCMM a publié en septembre 2012 un livre dit « Livre noir de l’emprise psycho- spirituelle ». Ce livre écrit par le Collectif CCMM des victimes du psycho spirituel est un signal d’alarme. C’est un appel aux responsables de l’Eglise catholique et aux Pouvoirs Publics. Il présente des témoignages circonstanciés de familles catholiques ; témoignages simples et émouvants par leur sincérité et par la détresse qu’ils dépeignent.

Si l’on applique les critères communément admis pour définir une dérive sectaire, il en ressort clairement que la réponse est déplorablement positive !

•déstabilisation mentale •exigences financières •rupture familiale •atteinte à l’intégrité physique : méthode de soins charlatanesques, dérives sexuelles, conditions de vie destructrices •embrigadement des enfants La plupart des témoignages, viennent de victimes brisées et de familles détruites par les sessions de l’Agapè du Puy en Velay. Ces sessions ont été initiées par Bernard Dubois, pédiatre, alors qu’il était berger (responsable) de la Communauté des Béatitudes de Château St Luc près de Castres. Au fur et à mesure des témoignages, nous retrouvons toujours les mêmes personnes autour desquelles s’organisent les pratiques du psycho- spirituel et des sessions dites de guérison : le Docteur Bernard Dubois, Anne Merlo, Fernand Sanchez, Philippe Madre, Gérard Croissant, les Fourchaud, tous membres de la Communauté des Béatitudes – au moins au début- et à l’origine de pratiques pour le moins douteuses et déviantes.

Est-il du rôle de l’Eglise de réaliser des psychothérapies sauvages avec des psychothérapeutes auto proclamés ?

A ce stade, le silence assourdissant de l’Eglise et des Pouvoirs Publics n’est plus acceptable. On comprend que les familles ne puissent se contenter du déni ou au mieux des prières de certains évêques !

Le CCMM demandent que les évêques de France condamnent fermement et sans ambiguïté, certaines pratiques en usage dans le renouveau charismatique, et, tout particulièrement, celles qui renvoient au psycho spirituel et à la pratique de l’agapè thérapie.

Ainsi, fidèle à ses principes qui le conduisent à dénoncer ce qui est susceptible de déstabiliser les individus et de les placer dans un état de déséquilibre et de dépendance physique et psychologique, le CCMM réclame la condamnation du psycho spirituel et de tous ceux qui continuent à le promouvoir. Le CCMM réclame instamment la condamnation et la fin des sessions dites « de guérison ». Nous comptons sur les Pouvoirs Publics pour renforcer nos exigences !

Je laisse à madame TELO membre du Collectif, le soin de conclure sur ce point :

« L’Eglise catholique doit admettre publiquement le déni dont elle a fait preuve depuis de trop longues années à l’égard de ces pratiques condamnables. Ce qui importe avant tout, c’est la prise en charge des victimes, et de leur légitime besoin de justice et de réparation. Les autorités ecclésiales doivent donc rapidement non seulement reconnaître l’ampleur des dégâts occasionnés par des pratiques psycho- spirituelles tolérées en son sein, mais aussi accepter de prendre en charge la reconstruction physique, psychologique et sociale des victimes directes et de leurs proches pour qu’elles parviennent à reconstruire leur vie et à renouer les liens familiaux qui ont été brisés ».

Annie Guibert : Monsieur le Président, Monsieur le Rapporteur, Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, je voudrais attirer votre attention sur une de nos préoccupations les plus frustrantes :

Comment sortir une personne de l’emprise mentale d’une secte ou d’un individu manipulateur ?

•Tous les acteurs de la lutte contre les dérives sectaires semblent avoir des idées pour prendre en charge les « sortants ». Encore faut-il être sort ! Tout n’est pas au point, tout n’est pas fait ! Mais tous, nous y pensons et nous faisons de notre mieux.

Mais comment répondre aux familles accablées qui s’adressent à nous ? Quel statut légal donner à ces familles. Elles ne sont pas victimes aux yeux de la loi, elles ne sont pas témoins puisqu’il n’y a pas de procès en cours. Elles ne peuvent que faire une demande auprès du RIF, d’une recherche dans l’intérêt des familles. Dans le cas ou la ou les personnes sont retrouvées et si elles refusent la mise en relation, alors l’affaire s’éteint.

Nous leur donnons des conseils, les aidons à rédiger leurs démarches auprès des pouvoirs publics ; nous les soutenons moralement et psychologiquement, nous les accompagnons parfois pendant de longues années.

Nous attendons tous « le déclic » qui permettra à leur parent ou ami de se libérer.

Mais le fameux déclic ne vient pas si souvent !

•Le constat est cruel : l’arsenal législatif actuel ne protège pas suffisamment les victimes d’emprise mentale. Sur le terrain, force est de constater, encore aujourd’hui, que les victimes sont souvent laissées pour compte ! La loi ne protège pas suffisamment les victimes ; les familles se heurtent, au plan juridique, à l’absence d’intérêt à agir.

Si le dispositif juridique français est tout à la fois exceptionnel et pragmatique, il me faut en souligner les limites.

Certes, la loi About – Picard a fait entrer l’emprise mentale dans le champ législatif, et ce texte constitue un véritable progrès.

•Dans une publication récente adressée à tous les parlementaires français, « Le Manifeste pour une législation efficace de protection des victimes d’emprise mentale », le CCMM souligne, les difficultés d’application de la loi About- Picard et ses limites.

En effet, actuellement, la quasi totalité de la jurisprudence estime que la plainte n’est recevable que par l’adepte – victime, une fois qu’elle a pris conscience du fait qu’elle était abusée… Or, pour cela, encore faut-il être sorti de l’emprise mentale. La jurisprudence est à étendre !

Ce manifeste milite en faveur de l’extension de la jurisprudence, notamment pour la recevabilité des familles à déposer plainte pour abus de faiblesse :

Les propositions formulées dans ce manifeste répondent à un constat simple et récurrent : lorsqu’un proche est placé sous emprise mentale changeant du jour au lendemain son mode de vie et coupant les ponts avec tous, au risque de se mettre en danger, les familles sont impuissantes à agir.

Il a déjà été rappelé qu’une des difficultés pour les familles face à un proche placé sous emprise mentale, réside dans le fait que leur plainte n’était pas prise en compte au prétexte qu’une personne majeure était libre de faire ce qu’elle voulait…

Les propositions du CCMM pour de nouvelles avancées législatives :

- Jurisprudence à étendre : la recevabilité des familles à déposer plainte pour abus de faiblesse

- Pour un nouveau mode de protection civile : le recours au juge des majeurs protégés,

- L’introduction de la manipulation mentale dans le code civil comme vice du consentement

- L’introduction de la mise sous emprise mentale préjudiciable comme délit autonome.

J’ajoute que le CCMM est fortement opposé au « déprogramming » cette pratique controversée, utilisant l’enlèvement et la séquestration.

Aujourd’hui, le CCMM s’intéresse aux travaux du collectif SFRAEM (Société de Recherche et d’Analyse de l’Emprise Mentale) qui semble avoir adapté à la française l’expérience d’Exit Counseling initiée aux Etats unis par Steve Hassan. Je suggère que cette commission puisse auditionner Maître Daniel PICOTIN qui encadre juridiquement cette équipe.

Je vais exprimer un regret : le CCMM déplore les différents niveaux d’interventions des conseils départementaux de prévention de la délinquance ,d’aide aux victimes et de lutte contre la drogue, les dérives sectaires et les violences faites aux femmes.

Si les préfets impulsent, les affaires sont prises en compte, stimulent les différents acteurs du terrain et un certain nombre de victimes peuvent être soutenues. Trop peu de préfectures respectent les directives du Ministère de l’Intérieur.

Je laisserai à Jean- Claude DUBOIS le soin de développer cette position :

« UN VRAI PROBLEME : « Les Conseils Départementaux de Prévention de la Délinquance, d’aide aux victimes et de lutte contre la drogue, les dérives sectaires et les violences faites aux femmes » instaurées par Décret du 1er avril 2008.

POURQUOI cette création est-elle un problème au regard de la prévention et de la lutte contre les dérives sectaires ?

1.1. Parce que la problématique sectaire est noyée au milieu d’autres thèmes tels que la délinquance, les violences et incivilités de toute nature, la drogue, les violences faites aux femmes, l’insécurité routière etc.… perdant ainsi son évidente spécificité de traitement 2.2. Parce que depuis la création des ces Conseils, par circulaire du Ministère de l’Intérieur, les associations spécialisées sont exclus des groupes de travail issus de ces conseils. Circulaire Michèle Alliot- Marie du 23 janvier 2009 .VRAI PROBLEME que la MIVILUDES elle-même reconnaît lorsqu’elle évoque dans son rapport 2009 au Premier Ministre la préconisation du rapporteur de la Commission des lois du Sénat selon laquelle : « il conviendrait d’accorder une place aux associations spécialisées dans une première partie de la réunion des groupes de travail restreints (GTRDO), plutôt de les cantonner à la réunion générale des Conseils départementaux de prévention de la délinquance ».

DE L’ESPOIR A LA DECEPTION DES ASSOCIATIONS :

Suite aux remarques conjointes du Sénat, de la MIVILUDES et des Associations, une nouvelle circulaire du Ministère de l’Intérieur en date du 2 avril 2011 rappelait aux Préfets la nécessité de renforcer les liens avec tous les acteurs de la société civile dont les associations d’aide aux victimes :

Je cite :

« Vous veillerez donc à maintenir une relation soutenue avec les acteurs de la société civile en constituant, si le besoin s’en fait sentir localement, une cellule de suivi émanant du conseil départemental de prévention de la délinquance où siègent ces différents acteurs. Une telle relation permettra d’éviter le sentiment de certaines associations de voir la question des dérives sectaires diluée lors de réunions plénières du conseil départemental de prévention de la délinquance ».

ESPOIRS déçus car trop peu de Préfets appliquent cette circulaire sur le fond, comme sur la forme.

Les propos de terrain suivants émanent de responsables de différentes associations et illustrent le niveau de la désillusion ressentie : •« La lutte contre les dérives sectaires n’est pas une priorité de nos dirigeants alors qu’elles font partie de l’incivilité organisée » •« Je pense que la lutte contre les dérives sectaires n’est plus perçue par les autorités comme une priorité, ce qui donne de plus en plus d’aplomb à nos adversaires » •« Il faut que ça change, les circulaires ne sont pas appliquées » •« Alors qu’il y a quelques années j’étais sollicité… Aujourd’hui c’est un silence impressionnant, comme si les dérives sectaires et leurs victimes n’existaient plus ! »

Annie Guibert : Monsieur le Président, monsieur le Rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs, je vous ai présenté le CCMM et ses missions, j’ai donné notre conception de l’emprise mentale, évoqué les principales dérives des thérapies non conventionnelles à visée thérapeutique, stigmatisé quelques situations tragiques. J’ai insisté sur l’agapè thérapie et ses désastres humains.

Le CCMM vous a fait des propositions pour une législation efficace de protection des victimes d’emprise mentale.

Jean- Claude Dubois a insisté sur la nécessaire mise en œuvre d’une politique départementale de prévention des dérives sectaires associant tous les acteurs concernés, au sein de cellules de vigilance.

Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos interrogations.

Je terminerai par des souhaits :

•Renforcement et développement de la MIVILUDES ; •que les ARS (agences régionales de santé) qui sont dans une phase d’installation soient plus performantes et mieux préparées à la problématique sectaire ; •Que le groupe d’appui technique du Ministère de la Santé sur les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique, créé en 2009 et chargé de l’évaluation des pratiques afin de connaître les preuves de l’action thérapeutiques ou la présence de leurs effets indésirables puisse accélérer l’information au public de ses conclusions ; •Que l’encadrement du titre de psychothérapeute soit effectif ; •Une dernière difficulté doit être mise en exergue : la réduction sensible des subventions allouées par l’Etat aux associations. En conclusion, je voudrais rendre hommage au travail considérable des permanences du CCMM, à l’innovation dont certaines font preuve et au courage des familles qui viennent témoigner.

Je vous remercie.

Annie GUIBERT

Présidente

les articles précédents
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> La scientologie : du grand art … de tromper le monde !
> Le CCMM se réjouit de la décision de l’Assemblée Nationale
> C’était il y a 25 ans…
> La première manifestation du 25° anniversaire du CCMM a été particulièrement réussie.

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7 novembre, 2012

Son Eminence André Vingt-Trois un vrai chrétien et un homme très cohérent

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 9:24

Plateforme libre de discussion

Le cardinal  André Vingt-Trois : le mariage gay est une «supercherie»!

« Le Figaro’ » propose un écho au discours du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, à l’ouverture de l’Assemblee générale de la Conférence des évêques de France. L’article se trouve à cette page

Rédigé par Parlons d’orthodoxie le 3 Novembre 2012 à 20:19 | 4 commentaires | Permalien

 

Commentaires
1.Posté par Vladimir le 04/11/2012 18:19
Je redis mon regret de ne pas voir un front interreligieux uni contre ce mensonge. Tous les tenants du mariage véritable doivent s’opposer à ce dévoiement d’un concept fondamental pour notre morale et nos fondements éthiques. La position de l’AEOF (dont on attend toujours la  » déclaration sur les fondements de la conception chrétienne orthodoxe du mariage « ) est évidement proche de celle de Mgr Vingt-Trois et j’espère que nous verrons bientôt ce front commun qui permettra peut-être de faire reculer le gouvernement comme l’avait fait la mobilisation pour l’école libre en en 1984
2.Posté par Alexandre le 04/11/2012 20:05 Son Eminence André Vingt-Trois un vrai chrétien et un homme très cohérent icn_phone(depuis mobile)
En quoi les religieux devraient-ils se sentir concernés par le mariage civil ? Assez de toute cette agitation.
3.Posté par Vladimir le 04/11/2012 21:55
Réponse à Alexandre:

L’Église catholique quand elle critique le projet de loi sur le mariage homosexuel sort-elle «de son rôle» comme l’affirme David Assouline, porte-parole du Parti socialiste? Ou cherche-t-elle à «imposer» sa vision de la famille, comme le soutient Erwan Binet, le rapporteur PS du projet de loi?

Quand on le lui demande, à l’Église, ou plutôt à ses évêques réunis en assemblée plénière annuelle à Lourdes, ils pensent exactement le contraire! Ils affirment réagir à un projet de loi qui est «imposé» par le gouvernement. Et se disent dans leur rôle, non pas de ­politiciens, mais «de veilleurs et d’éveilleurs des consciences».

L’opposition dialectique et symétrique de ces deux discours pourrait ainsi donner l’impression d’un affrontement politique type. Sauf que – paradoxe pour ce gouvernement socialiste – le combat mené par les évêques et leur président, le cardinal André Vingt-Trois, est profondément… social!

Le piège vient des apparences. Dès qu’elle ouvre la bouche sur des questions d’éthique sexuelle, l’Église catholique est – a priori – taxée de rétrograde et d’antiprogressiste. Par les mêmes, du reste qui l’encensaient, il y a deux ans, quand elle grognait contre les méthodes musclées employées par le gouvernement de droite contre les Roms.

Mais c’était de l’éthique sociale qui plus est contre la droite: l’Église avait donc droit de séjour dans le champ de conscience socialiste. Pourquoi donc est-elle ici définitivement rejetée dans le camp de l’obscurantisme?
Rôle structurant du mariage entre un homme et une femme

Même les efforts menés par des évêques, de sensibilité de gauche, qui ont poussé en septembre à la rédaction d’un long texte du conseil famille et société de l’épiscopat, présidé par Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, condamnant l’homophobie et démontrant une bienveillance face à la demande des couples homosexuels pour le mariage (qu’il récusait toutefois en proposant une voie médiane), n’ont eu aucun effet.

C’est que la question n’est pas une tactique d’habillage, c’est un sujet de fond. Le cardinal Vingt-Trois qui n’a aucun souci du qu’en-dira-t-on vise ailleurs. Et il est désormais suivi par toute l’assemblée des évêques.

Contrairement à l’impression qu’il donne, son opposition n’est pas frontale, ni d’ailleurs «morale». Il ne se bat pas sur la question de l’homosexualité en tant que telle, mais vise deux conséquences sociales du projet de loi.

L’une est symbolique, c’est le rôle structurant pour l’avenir concret de la société du mariage entre un homme et une femme. Ce n’est pas un dogme catholique mais du simple bon sens. D’où l’encouragement du cardinal donné à ses «concitoyens» d’écrire à leurs élus des «lettres personnelles» pour l’exprimer avec leurs mots.

L’autre est juridique, imparable. Elle touche le droit de l’enfant à avoir un père et une mère, reconnu par une convention internationale signée par la France en 1990.

Pragmatique, ce cardinal ne sait donc pas si ce combat est perdu d’avance. Il se souvient de l’école libre en 1984 dont le projet de loi – beaucoup plus avancé que celui sur le mariage homosexuel – avait été finalement retiré. Non par une victoire catholique ou une défaite socialiste. Le bon sens, la force de la réalité l’avaient finalement emporté.

4.Posté par Vladimir le 05/11/2012 22:35
Les religions ont mis tout leur poids contre le mariage gay

Juifs, chrétiens et musulmans ont privilégié l’analyse des conséquences sociales du mariage homosexuel, laissant de côté les argumentaires théologiques.

L’intervention des religions dans le débat sur le mariage homosexuel est appréciée par beaucoup mais violemment rejetée par des associations qui militent en faveur de ce projet. Surtout après les déclarations du cardinal Vingt-Trois – il a estimé samedi dernier à Lourdes que ce projet est fondé sur une «supercherie» -, qui ont mis le feu aux poudres et déchaîné une polémique nationale.

Jamais, pourtant, les religions n’ont souhaité constituer un «front uni» sur ce dossier. Le 13 septembre dernier, lors de la réunion de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF), un accord tacite était apparu entre juifs, chrétiens et musulmans – les bouddhistes se situant à part – contre ce projet de loi. Mais décision avait justement été prise de ne pas s’exprimer d’une seule voix. Chacun irait à la bataille selon son calendrier et avec ses propres arguments.

Globalement, juifs, chrétiens et musulmans s’opposent à ce projet en vertu de leur foi, puisée dans la Bible ou dans le Coran. Mais il est remarquable de constater qu’elles ont toutes évité de mettre en avant ces argumentaires théologiques pour privilégier l’analyse des conséquences sociales du mariage homosexuel.

Toutes ont également cherché à ne pas en faire un sujet d’opposition politique, visant plutôt le débat sociétal. Qu’elles réclament toujours au gouvernement. Elles ont en effet été très déçues par les consultations «de façade», selon un responsable, menées à l’automne, par Christiane Taubira, ministre de la Justice.

Les catholiques, avec la prière du 15 août, rédigée par le cardinal Vingt-Trois, ont été à la pointe du combat. Ils le restent. Ils ont été suivis par les évangéliques, le 19 septembre, puis par les orthodoxes, le 2 octobre, et par la Fédération protestante de France, le 13 octobre. Le style des déclarations est différent, mais une convergence de fond a mûri. Ainsi qu’une lente montée de la mobilisation. Elle est explicite chez les catholiques, plus réservée mais active chez les orthodoxes et chez les protestants. Claude Baty, président de la Fédération protestante de France, était ainsi reçu, à ce sujet, par Jean-Marc Ayrault, vendredi dernier.
• Les juifs s’impliquent via un «essai» du grand rabbin

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a longtemps refusé toute intervention publique sur le sujet parce qu’il préparait – et privilégiait – une réflexion de fond qu’il a finalisée en échangeant avec un groupe d’experts et en publiant, le 17 octobre dernier, un «essai» très charpenté et très remarqué, qu’il a lui-même rédigé contre ce projet de loi. Son poids a été certain. Le grand rabbin est, depuis lors, saturé de demandes médiatiques.
• Les musulmans vont réitérer leur opposition ce mardi

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) devrait adopter, ce mardi, une prise de position très argumentée qui a été longuement élaborée cet automne, en défaveur du projet de loi.
Mgr Vingt-Trois accusé de «cliver»

Les déclarations du cardinal André Vingt-Trois, samedi, à Lourdes, n’ont pas laissé les associations de défense des homosexuels indifférentes. Lundi, SOS homophobie a appelé les parlementaires «à résister aux instructions religieuses sur l’homosexualité». «Il est question de mariage civil et non de mariage religieux», a plaidé L’Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gay, bi et trans), regrettant que, pour André Vingt-Trois, «les familles homoparentales n’existent pas et n’ont pas lieu d’exister». Il s’agit d’une vision «étriquée et réductrice» de la famille, a estimé son porte-parole, Nicolas Gougain. Gaylib (association proche de l’UMP), a déploré «l’archaïsme dont font preuve les représentants des religions en France (qui) est très dangereux, car ils clivent, divisent et stigmatisent». L’Association des familles homoparentales a enfin dénoncé «l’incohérence et l’inconvenance» des propos de Mgr Vingt-Trois. Plusieurs associations ont lancé une manifestation de soutien à la loi le 7 novembre, jour de présentation du texte, près de l’Assemblée nationale.

article repris du site www.egliserusse.eu        blog parlons de l’ orthodoxie

23 septembre, 2012

L’archevêque de Cantorbéry, le Dr Rowan Williams, et le patriarche orthodoxe de Constantinople, Bartholomeos Ier , se joindront à la célébration du 50e anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II le jeudi 11octobre 2012

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 10:27
18/9/12 – 16 h 25 LA CROIX – ROME lacroix

Le Dr Rowan Williams et Bartholomeos Ier célébreront aussi le 50e anniversaire de Vatican II

 

 

L’archevêque de Cantorbéry, le Dr Rowan Williams, et le patriarche orthodoxe de Constantinople, Bartholomeos Ier , se joindront à la célébration du 50e  anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II le jeudi 11octobre 2012,  date de l’ouverture de l’Année de la foi, selon une source officielle vaticane reprise par le site Internet du Catholic Herald. Le primat de la Communion anglicane et le primat de l’Église orthodoxe de Constantinople assisteront tous deux à la messe qui commémorera l’ouverture du Concile il y a 50 ans, le 11 octobre 1962.

Des représentants de l’Église orthodoxe et la Communion anglicane étaient présents au Concile en qualité d’observateurs, entre 1962 et 1965. Lors de la célébration de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens en janvier 2012, Benoît XVI avait rappelé combien le concile Vatican II avait placé la recherche de l’unité chrétienne « au centre de la vie et l’œuvre de l’Église, parce que c’était la volonté du Christ que ses disciples soient unis ». Avant d’ajouter : « le manque d’unité entre les chrétiens empêche une annonce plus efficace du Christ, car il met en danger notre crédibilité… Comment pouvons-nous donner un témoignage convaincant si nous sommes divisés ? »

La coopération œcuménique pour l’annonce du message chrétien devrait être un sujet clé du Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation, qui se tiendra au Vatican du 7 au 28 octobre.

 

(Avec Catholic Herald)    

 

 

CONCILE VATICAN II
Schéma des textes
4 constitutions
9 décrets
3 déclarations
Constitution sur la Sainte Liturgie
Sacrosanctum Concilium -
4 décembre 1963
Constitution dogmatique sur l’Eglise
Lumen Gentium -
21 novembre 1964 

Constitution dogmatique sur la révélation divine
Dei Verbum -
18 novembre 1965

Constitution pastorale sur l’Eglise dans le monde de ce temps
Gaudium & Spes -
7 décembre 1965
Orientalum Ecclasiarum
Décret du 21 novembre 1964 sur les Eglises orientales catholiques

Christus Dominus
Décret du 28 octobre 1965
Charge pastorale des évêques
Unitatis Redintegration
Décret  du 21 novembre 1964 sur l’œcuménisme
Presbyterorum Ordinis
Décret du 7 décembre 1965 sur le ministère et la vie des prêtres
Perfectae Caritatis
Décret du 28 octobre 1965 sur la rénovation et l’adaptation de la vie religieuse
Optatam totius ecclesia renovationem
Décret du 28 octobre 1965 sur la formation des prêtres
Inter Mirifica
Décret du 4 décembre 1963
sur les moyens de communication
Gravissimus educationis
Déclaration du 28 octobre 65 sur l’éducation chrétienne
Apostolicam Actuositatem
Décret du 18 novembre 1965 sur l’Apostolat des laïcs

Nostra Aetate
Déclaration du 28 octobre 1965 sur les relations de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes
Ad Gentes
Décret du 7 décembre 1965
sur l’Activité missionnaire

Dignitatis Humanae
Déclaration du 7 décembre 1965 sur la liberté religieuse

Autres textes- fruits du concile

CODE DE DROIT CANON
-1983 -
Dernier texte du Concile

CATECHISME DE L’EGLISE CATHOLIQUE

-1992 –
Fruit du Concile

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