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21 novembre, 2011

Oecuménisme où en est l’ unité des chrétiens ?

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Oecuménisme

Où en est l’unité des chrétiens ?

À l’occasion du 40e anniversaire du décret du
Concile Vatican II sur l’unité des chrétiens
s’est tenue une conférence internationale
à Rome (11-13 novembre 2004). Le Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens
a proposé aux Editions Nouvelle Cité (*)
de publier les actes de cette conférence historique
qui a fait le point de la situation sur l’œcuménisme aujourd’hui.

Le mouvement œcuménique qui vise à promouvoir l’unité entre chrétiens ne date pas du Concile Vatican II. Déjà en 1910, la Conférence missionnaire mondiale d’Edimbourg traitait de la question, mais uniquement entre protestants. À partir de 1935, l’action du Père Paul Couturier a marqué une avancée remarquable avec la création de la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens (qui marque cette année ses 70 années d’existence !). En 1948, le Conseil Œcuménique des Églises – « association fraternelle d’Églises » – voit le jour (cf. encadré Repères). Quant à l’Église catholique, elle accomplit des pas décisifs en 1960 avec la création du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens et en 1964, avec la publication du décret conciliaire Unitatis redintegratio (La restauration de l’unité), pièce maîtresse tant dans son contenu que dans sa mise en pratique.
« On lit à la première ligne de ce décret que promouvoir le rétablissement de l’unité entre tous les chrétiens est l’un des objectifs majeurs du Concile » soulignait le cardinal Walter Kasper, Président du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, en ouverture du colloque tenu en novembre 2004 à Rome – à l’occasion du 40e anniversaire d’Unitatis redintegratio – qui a fait le point sur la situation actuelle de l’œcuménisme. « Une seule et unique Église a été instituée par le Christ. La division s’oppose ouvertement à la volonté du Christ. Elle est pour le monde un objet de scandale et fait obstacle à la prédication de l’Évangile ». Le rétablissement de l’unité « n’est en aucun cas secondaire ». C’est donc une priorité pour toute l’Église catholique, comme l’ont démontré en particulier les pontificats de Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II et comme vient de le rappeler le pape Benoit XVI, la qualifiant « d’engagement irréversible » et la plaçant parmi les principales priorités pastorales de son pontificat. « La sensibilité œcuménique de l’Église catholique s’est accrue » a commenté encore le cardinal Kasper, énumérant des événements « inimaginables avant Vatican II » tels que la rencon-tre de Paul VI et du Patriarche orthodoxe Athénagoras, la Déclaration de 1999 avec les Luthériens sur la Doctrine de la Justification, la signature d’une Charte œcuménique européenne en 2001 ou le retour à Moscou de l’icône de Kazan.

Nécessité de revitaliser l’élan œcuménique

À l’actif du mouvement œcuménique, on compte certes de nouvelles structures (groupes mixtes de dialogue et de travail, conseils nationaux d’Églises, unions et alliances diverses entre instances…) mais le fruit principal en est la redécouverte de la fraternité chrétienne entre membres des différentes communautés chrétiennes. L’œcuménisme a connu des temps forts mais aussi des difficultés, des malentendus, des ralentissements, des illusions… au point de se trouver aujourd’hui dans une « période de transition ». Pour le cardinal Kasper, « en ce début de XXIe siècle, le mouvement œcuménique a besoin d’une vision œcuménique revitalisée, d’un esprit renouvelé et d’un nouvel engagement de tous les partenaires » conscient que « des réponses uniformes sont impossibles du fait de la grande variété de situations de par le monde ».

Dans le livre Où en est l’unité des chrétiens ? (*) le cardinal Kasper rappelle que « l’idée fondamentale du Concile Vatican II, et en particulier du Décret sur l’œcuménisme, tient en un seul mot : communio. » Les Églises et communautés ecclésiales séparées sont considérées comme un tout dans la diversité : « L’unique Église existe dans toutes les Églises particulières et par elles et, inversement, les Eglises particulières existent dans l’unique Église et par elle. » « L’unité œcuménique recherchée signifie quelque chose de plus qu’un réseau d’Églises […] L’œcuménisme ne vise pas à créer une association mais une communio qui ne signifie ni absorption réciproque ni fusion. » Cette formulation est la contribution théologique la plus importante du Concile à la question œcuménique. Ainsi est-il « significatif que le terme dialogue revienne comme un refrain dans la conclusion de divers paragraphes du Décret. C’est cela qui exprime, une fois de plus, le nouvel esprit dans lequel le Concile entend surmonter les différences. »

Prière pour l’unité et œcuménisme de la vie

« Dans presque toutes les Églises la question d’une identité confessionnelle propre est redevenue virulente » constate Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, dans son intervention « Développements œcuméniques et nouveaux défis ». Ce besoin d’assurance se justifie car rencontre et dialogue présupposent chez chacun la conscience d’une identité propre. En même temps, ce processus peut devenir un obstacle lorsque préjugés et animosités du passé pèsent encore sur les relations entre chrétiens. Mais encore, les tendances dominantes à l’individualisme et au pluralisme dans notre société rendent suspecte toute recherche d’unité.
« Mon grand regret dans la situation œcuménique d’aujourd’hui est que tant de chrétiens et de chrétiennes ne souffrent plus comme il conviendrait devant cet état profondément anormal du monde chrétien. Car là où la division de l’unique corps du Christ n’est plus perçue comme un scandale et ne cause plus aucune souffrance, l’œcuménisme lui-même devient superflu. […] Beaucoup semblent s’être résignés à la diversité actuelle et se contenter du pluralisme effectif d’Églises différentes. La diversité tolérée entre les Églises leur suffit déjà et ils ne voient pas pourquoi elle devrait être remplacée par une diversité réellement réconciliée » constate Mgr Koch.

Et de conclure : « Il s’agit aujourd’hui de revitaliser cette motivation, c’est-à-dire de donner priorité à la prière pour l’unité et à l’œcuménisme de la vie, dont le cœur est une spiritualité œcuménique. »

Alain BOUDRE
(*) Où en est l’unité des chrétiens ? Ouvrage collectif (Cardinal Walter Kasper, Métropolite Johannis Zizioulas, Révérend Geoffrey Wainwright, Mgr Kurt Koch, Mgr Eleuterio Fortino, Mgr Brian Farrell, Cardinal Ivan Diaz, Cardinal Cormac Murphy-O’Connor, Chiara Lubich, Enzo Bianchi et homélie de Jean-Paul II). En appendice : Le texte du document conciliaire Unitatis redintegratio, « Le directoire pour l’application des normes et des principes sur l’œcuménisme » et « La dimension œcuménique dans la formation de ceux qui travaillent dans le ministère pastoral ». Collection Racines. Éditions Nouvelle Cité. 448 p. 25 euros.

Réflexions protestante et orthodoxe

Le Rév. Pr Geoffrey Wainwright
du Conseil méthodiste mondial
écrit dans son intervention
« Unitatis redintegratio –
Une réflexion protestante »

Dans le protestantisme moderne, même lorsqu’il est enclin à l’œcuménisme, le danger est de se contenter d’un « réajustement interconfessionnel », ou encore selon une traduction de l’allemand encore plus crue, de « coexistence pacifique en régime de guerre froide ». La réalisation de l’unité comporte rien moins que la mort et la renaissance de nombreuses formes de vie ecclésiale, telles que nous les avons connues […] Il peut y avoir des aspects de l’Église catholique, développés et formés durant la période de la séparation, qui devront être abandonnés – ou tout au moins configurés selon les nouvelles circonstances. […] Jean-Paul II a reconnu généreusement que, dans d’autres communautés ecclésiales, « certains aspects du mystère chrétien ont parfois été mieux mis en lumière » que dans l’Église catholique et il a souligné que le dialogue ne se limite pas à un échange d’idées, mais implique également un « échange de dons ».

Son Eminence Ioannis Zizioulas,
Métropolite de Pergame (patriarcat de Constantinople) commente dans sa « réflexion orthodoxe »

La « séparation » qui existe entre nos deux Eglises est attribuée à des « motifs d’ordre extérieur » et à un « manque de compréhension mutuelle et de charité ». Le silence du Concile sur une question qui a si longtemps divisé l’Orient et l’Occident réside dans le fait que la manière de remplir la condition de la « nécessaire unité de toute l’Église » est laissée ouverte au dialogue et n’est pas prédéfinie par le Concile. Les orthodoxes sont invités à exprimer leur point de vue sur la manière de maintenir l’unité universelle et sur le rôle du ministère pétrinien dans cette unité. C’est la question la plus décisive que doit affronter le dialogue entre catholiques et orthodoxes […] Nous ne pouvons ni ne devons préjuger de la tournure que prendra ce débat. Le Décret sur l’œcuménisme nous laisse toute la liberté de mouvement nécessaire.

Unitatis Redintegratio Document du Concile Vatican II

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PAUL, ÉVÊQUE,
SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU,
AVEC LES PÈRES DU SAINT CONCILE,
POUR QUE LE SOUVENIR S’EN MAINTIENNE À JAMAIS.

DÉCRET SUR L’ŒCUMÉNISME
UNITATIS REDINTEGRATIO

PRÉAMBULE

1. Promouvoir la restauration de l’unité entre tous les chrétiens est l’un des objectifs principaux du saint Concile œcuménique de Vatican II. Une seule et unique Église a été fondée par le Christ Seigneur. Et pourtant plusieurs communions chrétiennes se présentent aux hommes comme le véritable héritage de Jésus Christ. Tous certes confessent qu’ils sont les disciples du Seigneur, mais ils ont des opinions différentes. Ils suivent des chemins divers, comme si le Christ lui-même était divisé [1]. Il est certain qu’une telle division s’oppose ouvertement à la volonté du Christ. Elle est pour le monde un objet de scandale et elle fait obstacle à la plus sainte des causes : la prédication de l’Évangile à toute créature.

Or, le Maître des siècles, qui poursuit son dessein de grâce avec sagesse et patience à l’égard des pécheurs que nous sommes, a commencé en ces derniers temps de répandre plus abondamment sur les chrétiens divisés entre eux l’esprit de repentance et le désir de l’union. Très nombreux sont partout les hommes qui ont été touchés par cette grâce et, sous l’effet de la grâce de l’Esprit Saint, est né un mouvement qui s’amplifie de jour en jour chez nos frères séparés en vue de rétablir l’unité de tous les chrétiens.

À ce mouvement vers l’unité, qu’on appelle le mouvement œcuménique, prennent part ceux qui invoquent le Dieu Trinité et confessent Jésus comme Seigneur et Sauveur, non seulement pris individuellement, mais aussi réunis en communautés dans lesquelles ils ont entendu l’Évangile et qu’ils appellent leur Église et l’Église de Dieu. Presque tous cependant, bien que de façon diverse, aspirent à une Église de Dieu, une et visible, vraiment universelle, envoyée au monde entier pour qu’il se convertisse à l’Évangile et qu’il soit ainsi sauvé pour la gloire de Dieu.

Voilà pourquoi le Concile, considérant avec joie tous ces faits, après avoir exposé la doctrine relative à l’Église, pénétré du désir de rétablir l’unité entre tous les disciples du Christ, veut proposer à tous les catholiques les moyens, les voies et les modes d’action qui leur permettront à eux-mêmes de répondre à cet appel divin et à cette grâce.

CHAPITRE PREMIER :
Les principes catholiques de l’œcuménisme

2. En ceci est apparu l’amour de Dieu pour nous, que le Fils unique de Dieu a été envoyé au monde par le Père afin que, s’étant fait homme, il régénérât tout le genre humain, en le rachetant, et qu’il le rassemblât pour qu’il devienne un [2]. C’est lui qui, avant de s’offrir sur l’autel de la croix comme offrande immaculée, adressa au Père cette prière pour ceux qui croiraient en lui : « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi ; qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). Et il a institué dans son Église l’admirable sacrement de l’Eucharistie qui signifie et réalise l’unité de l’Église. À ses disciples il a donné le nouveau commandement de l’amour mutuel [3] et promis l’Esprit Paraclet [4] qui, Seigneur et vivificateur, resterait avec eux à jamais.

Élevé sur la croix, puis entré dans la gloire, le Seigneur Jésus a répandu l’Esprit qu’il avait promis. Par lui, il appela et réunit dans l’unité de la foi, de l’espérance et de la charité, le peuple de la Nouvelle Alliance qui est l’Église, selon l’enseignement de l’Apôtre : « Il n’y a qu’un Corps et qu’un Esprit, comme il n’y a qu’une espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 4-5). En effet, « vous tous, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ… Vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Ga 3, 27-28). L’Esprit Saint qui habite dans le cœur des croyants, qui remplit et régit toute l’Église, réalise cette admirable communion des fidèles et les unit tous si intimement dans le Christ, qu’il est le principe de l’unité de l’Église. C’est lui qui réalise la diversité des grâces et des ministères [5], enrichissant de fonctions diverses l’Église de Jésus Christ, « organisant ainsi les saints pour l’œuvre du ministère, en vue de la construction du Corps du Christ » (Ep 4, 12).

Mais pour établir en tout lieu son Église sainte jusqu’à la consommation des siècles, le Christ a confié au collège des Douze la charge d’enseigner, de gouverner et de sanctifier [6]. Parmi eux, il choisit Pierre, sur lequel, après sa profession de foi, il décida d’édifier son Église ; il lui promit les clefs du Royaume [7] et, après que l’apôtre lui eut donné l’attestation de son amour, il lui confia toutes les brebis pour les confirmer dans la foi [8] et pour les paître en unité parfaite [9], Jésus Christ lui-même demeurant éternellement la suprême pierre angulaire [10] et le Pasteur de nos âmes [11].

Par la fidèle prédication de l’Évangile (par l’administration des sacrements et par le gouvernement dans l’amour), accomplis par les apôtres et leurs successeurs, c’est-à-dire les évêques ayant à leur tête le successeur de Pierre, Jésus Christ veut que son peuple s’accroisse sous l’action du Saint-Esprit, et il accomplit la communion dans l’unité dans la profession d’une seule foi, dans la célébration commune du culte divin, dans la concorde fraternelle de la famille de Dieu.

Ainsi l’Église, unique troupeau de Dieu, comme un signe levé à la vue des nations [12], mettant au service de tout le genre humain l’Évangile de la paix [13], accomplit dans l’espérance son pèlerinage vers le terme qu’est la patrie céleste [14].

Tel est le mystère sacré de l’unité de l’Église, dans le Christ et par le Christ, sous l’action de l’Esprit Saint qui réalise la variété des ministères. De ce mystère, le modèle suprême et le principe est dans la trinité des personnes, l’unité d’un seul Di eu Père, et Fils, en l’Esprit Saint.

3. Des relations entre les frères séparés et l’Église catholique

Dans cette seule et unique Église de Dieu sont apparues dès l’origine certaines scissions [15], que l’apôtre réprouve avec vigueur comme condamnables [16] ; au cours des siècles suivants naquirent des dissensions plus graves, et des communautés considérables furent séparées de la pleine communion de l’Église catholique, parfois par la faute des personnes de l’une ou de l’autre partie. Ceux qui naissent aujourd’hui dans de telles communautés et qui vivent de la foi au Christ, ne peuvent être accusés de péché de division, et l’Église catholique les entoure de respect fraternel et de charité. En effet, ceux qui croient au Christ et qui ont reçu validement le baptême, se trouvent dans une certaine communion, bien qu’imparfaite, avec l’Église catholique. Assurément, des divergences variées entre eux et l’Église catholique sur des questions doctrinales, parfois disciplinaires, ou sur la structure de l’Église, constituent nombre d’obstacles, parfois fort graves, à la pleine communion ecclésiale. Le mouvement œcuménique tend à les surmonter. Néanmoins, justifiés par la foi reçue au baptême, incorporés au Christ [17], ils portent à juste titre le nom de chrétiens, et les fils de l’Église catholique les reconnaissent à bon droit comme des frères dans le Seigneur [18].

De plus, parmi les éléments ou les biens par l’ensemble desquels l’Église se construit et est vivifiée, plusieurs et même beaucoup, et de grande valeur, peuvent exister en dehors des limites visibles de l’Église catholique : la Parole de Dieu écrite, la vie de grâce, la foi, l’espérance et la charité, d’autres dons intérieurs du Saint-Esprit et d’autres éléments visibles. Tout cela, qui provient du Christ et conduit à lui, appartient de droit à l’unique Église du Christ.

De même, chez nos frères séparés s’accomplissent beaucoup d’actions sacrées de la religion chrétienne qui, de manières différentes selon la situation diverse de chaque Église ou communauté, peuvent certainement produire effectivement la vie de grâce, et l’on doit reconnaître qu’elles donnent accès à la communion du salut.

En conséquence, ces Églises [19] et communautés séparées, bien que nous croyions qu’elles souffrent de déficiences, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. L’Esprit du Christ, en effet, ne refuse pas de se servir d’elles comme de moyens de salut, dont la vertu dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Église catholique.

Cependant nos frères séparés, soit eux-mêmes individuellement, soit leurs communautés ou leurs Églises, ne jouissent pas de cette unité que Jésus Christ a voulu dispenser à tous ceux qu’il a régénérés et vivifiés pour former un seul Corps en vue d’une vie nouvelle, et qui est attestée par l’Écriture Sainte et la vénérable Tradition de l’Église. C’est, en effet, par la seule Église catholique du Christ, laquelle est le « moyen général de salut », que peut s’obtenir toute la plénitude des moyens de salut. Car c’est au seul collège apostolique, présidé par Pierre, que furent confiées, selon notre foi, toutes les richesses de la Nouvelle Alliance, afin de constituer sur terre un seul Corps du Christ auquel il faut que soient pleinement incorporés tous ceux qui, d’une certaine façon, appartiennent déjà au Peuple de Dieu. Durant son pèlerinage terrestre, ce peuple, bien qu’il demeure en ses membres exposé au péché, continue sa croissance dans le Christ, doucement guidé par Dieu selon ses mystérieux desseins, jusqu’à ce que, dans la Jérusalem céleste, il atteigne joyeux la totale plénitude de la gloire éternelle.

4. De l’œcuménisme

Étant donné qu’aujourd’hui, en diverses parties du monde, sous le souffle de la grâce de l’Esprit Saint, beaucoup d’efforts s’accomplissent par la prière, la parole et l’action pour arriver à la plénitude de l’unité voulue par Jésus Christ, le saint Concile exhorte tous les fidèles catholiques à reconnaître les signes des temps et à prendre une part active à l’effort œcuménique.

Par « mouvement œcuménique », on entend les entreprises et les initiatives provoquées et organisées en faveur de l’unité des chrétiens, selon les besoins variés de l’Église et selon les circonstances. Ainsi, en premier lieu, tout effort accompli pour éliminer les paroles, les jugements et les actes qui ne correspondent ni en justice ni en vérité à la situation des frères séparés et contribuent ainsi à rendre plus difficiles les relations avec eux. Ensuite, au cours de réunions de chrétiens de diverses Églises ou communautés, organisées dans un esprit religieux, le « dialogue » mené par des experts bien informés, où chacun explique plus à fond la doctrine de sa communauté et montre de façon claire ce qui la caractérise. Par ce dialogue, tous acquièrent une connaissance plus conforme à la vérité, en même temps qu’une estime plus juste de l’enseignement et de la vie de chaque communauté. De la même manière, ces communautés viennent à collaborer plus largement à toutes sortes d’entreprises qui, répondant aux exigences de toute conscience chrétienne, contribuent au bien commun. On peut aussi, là où c’est permis, se réunir pour une prière unanime. Enfin tous examinent leur fidélité à la volonté du Christ par rapport à l’Église, et entreprennent, comme il le faut, un effort soutenu de rénovation et de réforme.

Tout cela, s’il est accompli avec prudence et patience par les fidèles de l’Église catholique sous la vigilance de leurs pasteurs, contribue au progrès de la justice et de la vérité, de la concorde et de la collaboration, de l’amour fraternel et de l’union. Par cette voie, peu à peu, après avoir surmonté les obstacles qui empêchent la parfaite communion ecclésiale, se trouveront rassemblés par une célébration eucharistique unique, dans l’unité d’une seule et unique Église, tous les chrétiens. Cette unité, le Christ l’a accordée à son Église dès le commencement. Nous croyons qu’elle subsiste de façon inamissible dans l’Église catholique et nous espérons qu’elle s’accroîtra de jour en jour jusqu’à la consommation des siècles.

Il est évident que l’œuvre de préparation et de réconciliation des personnes individuelles qui désirent la pleine communion avec l’Église catholique, se distingue, par sa nature, de l’entreprise œcuménique ; mais il n’y a, entre elles, aucune opposition, puisque l’une et l’autre procèdent d’une disposition admirable de Dieu.

Dans l’action œcuménique, les fidèles de l’Église catholique, sans hésitation, se montreront pleins de sollicitude envers leurs frères séparés ; ils prieront pour eux, parleront avec eux des choses de l’Église, feront vers eux les premiers pas. Ils considéreront surtout avec loyauté et attention tout ce qui, dans la famille catholique elle-même, a besoin d’être rénové et d’être réalisé, de telle manière que sa vie rende un témoignage plus fidèle et plus clair de la doctrine et des institutions que le Christ a transmises par ses Apôtres.

En effet, bien que l’Église catholique ait été dotée de la vérité révélée par Dieu ainsi que de tous les moyens de grâce, néanmoins ses membres n’en vivent pas avec toute la ferveur qui conviendrait. Il en résulte que le visage de l’Église resplendit moins aux yeux de nos frères séparés ainsi que du monde entier, et la croissance du Royaume de Dieu en est entravée. C’est pourquoi tous les catholiques doivent tendre à la perfection chrétienne [20] ; ils doivent, chacun dans sa sphère, s’efforcer de faire en sorte que l’Église, portant dans son corps l’humilité et la mortification de Jésus [21], soit purifiée et renouvelée de jour en jour, jusqu’à ce que le Christ se la présente à lui-même, glorieuse, sans tache ni ride [22].

Conservant l’unité dans ce qui est nécessaire, que tous, dans l’Église, chacun selon la charge qui lui est confiée, gardent la liberté qui leur est due, qu’il s’agisse des formes diverses de la vie spirituelle et de la discipline, de la variété des rites liturgiques, et même de l’élaboration théologique de la vérité révélée ; et qu’en tout ils pratiquent la charité. De la sorte, ils manifesteront toujours plus pleinement la véritable catholicité et apostolicité de l’Église.

D’un autre côté, il est nécessaire que les catholiques reconnaissent avec joie et apprécient les valeurs réellement chrétiennes qui ont leur source au commun patrimoine et qui se trouvent chez nos frères séparés. Il est juste et salutaire de reconnaître les richesses du Christ et sa puissance agissante dans la vie de ceux qui témoignent pour le Christ parfois jusqu’à l’effusion du sang, car Dieu est toujours admirable et doit être admiré dans ses œuvres.

Il ne faut pas non plus oublier que tout ce qui est accompli par la grâce de l’Esprit Saint chez nos frères séparés peut contribuer à notre édification. Rien de ce qui est réellement chrétien ne s’oppose jamais aux vraies valeurs de la foi, mais tout cela peut contribuer à pénétrer toujours plus parfaitement le mystère du Christ et de l’Église.

Pourtant les divisions entre chrétiens empêchent l’Église de réaliser la plénitude de catholicité qui lui est propre en ceux de ses fils qui, certes, lui appartiennent par le baptême, mais se trouvent séparés de sa pleine communion. Bien plus, pour l’Église elle-même, il devient plus difficile d’exprimer sous tous ses aspects la plénitude de la catholicité dans la réalité même de la vie.

Le saint Concile constate avec joie l’accroissement de la participation des fidèles catholiques à la tâche œcuménique. Il confie celle-ci aux évêques de toute la terre pour qu’ils veillent à la promouvoir et qu’ils l’orientent avec discernement.

CHAPITRE II :
Exercice de l’œcuménisme

5. Le souci de réaliser l’union concerne l’Église tout entière, fidèles autant que pasteurs, et touche chacun selon ses capacités propres, aussi bien dans la vie quotidienne que dans les recherches théologiques et historiques. Un souci de cette sorte manifeste déjà, d’une certaine façon, les liens fraternels qui existent déjà entre tous les chrétiens et conduit vers l’unité pleine et parfaite, selon la bienveillance de Dieu.

6. Rénovation de l’Église

Toute rénovation de l’Église [23] consistant essentiellement dans une fidélité plus grande à sa vocation, c’est dans cette rénovation que se trouve certainement le ressort du mouvement vers l’unité. L’Église, au cours de son pèlerinage, est appelée par le Christ à cette réforme permanente dont elle a continuellement besoin en tant qu’institution humaine et terrestre. Si donc, par suite des circonstances, en matière morale, dans la discipline ecclésiastique, ou même dans la formulation de la doctrine, qu’il faut distinguer avec soin du dépôt de la foi, il est arrivé que, sur certains points, on se soit montré trop peu attentif, il faut y remédier en temps opportun d’une façon appropriée.

Cette rénovation revêt donc une insigne valeur œcuménique. Les différentes formes de vie de l’Église par lesquelles s’accomplit la rénovation en cause (mouvement biblique et liturgique, prédication de la Parole de Dieu, catéchèse, apostolat des laïcs, nouvelles formes de vie religieuse, spiritualité du mariage, doctrine et activité de l’Église en matière sociale) sont à considérer comme autant de gages et de signes qui annoncent favorablement les futurs progrès de l’œcuménisme.

7. La conversion du cœur

Il n’y a pas de véritable œcuménisme sans conversion intérieure. En effet, c’est du renouveau de l’esprit [24], du renoncement à soi-même et d’une libre effusion de charité que naissent et mûrissent les désirs de l’unité. Il nous faut par conséquent demander à l’Esprit Saint la grâce d’une abnégation sincère, celle de l’humilité et de la douceur dans le service, d’une fraternelle générosité à l’égard des autres. « Je vous conjure, dit l’Apôtre des nations, moi qui suis enchaîné dans le Seigneur, de marcher de façon digne de la vocation qui vous a été départie, en toute humilité et douceur, vous supportant les uns les autres avec patience et charité, attentifs à conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Ep 4, 1-3). Cette exhortation s’adresse surtout à ceux qui ont été élevés à un ordre sacré dans le dessein de continuer la mission du Christ venu parmi nous « non pour être servi, mais pour servir » (Mt 20, 28).

Aux fautes contre l’unité peut aussi s’appliquer le témoignage de saint Jean : « Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de Dieu un menteur et sa parole n’est pas en nous » (1 Jn 1, 10). Par une humble prière, nous devons donc demander pardon à Dieu et aux frères séparés, de même que nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

Que les fidèles se souviennent tous qu’ils favoriseront l’union des chrétiens, bien plus, qu’ils la réaliseront, dans la mesure où ils s’appliqueront à vivre plus purement selon l’Évangile. Plus étroite, en effet, sera leur communion avec le Père, le Verbe et l’Esprit Saint, plus ils pourront rendre intime et facile la fraternité mutuelle.

8. La prière en commun

Cette conversion du cœur et cette sainteté de vie, ensemble avec les prières publiques et privées pour l’unité des chrétiens, doivent être regardées comme l’âme de tout l’œcuménisme et peuvent à bon droit être appelées œcuménisme spirituel.

C’est un usage cher aux catholiques que de se réunir souvent pour renouveler la prière demandant l’unité de l’Église, celle que le Sauveur lui-même, la veille de sa mort, a élevée de façon suppliante vers son Père : « Qu’ils soient tous un » (Jn 17, 21).

En certaines circonstances particulières, par exemple lors des prières prévues « pour l’unité », et lors des réunions œcuméniques, il est permis, bien plus il est souhaitable, que les catholiques s’associent pour prier avec les frères séparés. De telles supplications communes sont assurément un moyen efficace de demander la grâce de l’unité, et elles constituent une expression authentique des liens par lesquels les catholiques demeurent unis avec les frères séparés : « Là, en effet, où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18, 20).

Cependant, il n’est pas permis de considérer la communicatio in sacris comme un moyen à utiliser sans discernement pour restaurer l’unité des chrétiens. Deux principes règlent principalement cette communicatio : exprimer l’unité de l’Église ; faire participer aux moyens de grâce. Elle est, la plupart du temps, interdite du point de vue de l’expression de l’unité ; la grâce à procurer la recommande quelquefois. Quant à la façon pratique d’agir, eu égard aux circonstances de temps, de lieux et de personnes, c’est l’autorité épiscopale locale qui doit prudemment donner des instructions, à moins qu’il n’y ait eu d’autres dispositions de la Conférence épiscopale, selon ses propres statuts, ou du Saint-Siège.

9. Connaissance réciproque fraternelle

Il faut connaître la mentalité des frères séparés. Pour cela, une étude est nécessaire, et il faut la mener avec esprit de vérité et bienveillance. Il est nécessaire que des catholiques bien préparés acquièrent une meilleure connaissance de la doctrine et de l’histoire, de la vie spirituelle et cultuelle, de la mentalité religieuse et de la culture propre à leurs frères (séparés). Peuvent y contribuer beaucoup de réunions mixtes, où, d’égal à égal, on traite en particulier de questions théologiques, pourvu que ceux qui y prennent part, sous la vigilance de leurs supérieurs, soient vraiment compétents. De ce genre de dialogue ressort plus clairement aussi la véritable position de l’Église catholique. De cette manière, on connaîtra mieux la pensée des frères séparés, et notre foi leur sera présentée de façon plus convenable.

10. Formation œcuménique

La théologie et les autres disciplines, surtout l’histoire, doivent être enseignées aussi dans un sens œcuménique, pour mieux répondre à la réalité des choses.

Il est, en effet, très important que les futurs pasteurs et les prêtres possèdent une théologie ainsi exactement élaborée, et non pas en termes de polémique, surtout pour les questions concernant les relations des frères séparés avec l’Église catholique.

Car c’est de la formation des prêtres que dépendent surtout la nécessaire éducation et formation spirituelle des fidèles et des religieux.

De même, les catholiques missionnaires travaillant dans les mêmes pays que d’autres chrétiens doivent connaître, surtout aujourd’hui, les questions que pose l’œcuménisme à leur apostolat et les résultats qu’il obtient.

11. La manière d’exprimer et d’exposer la doctrine de la foi

La méthode et la manière d’exprimer la foi catholique ne doivent nullement faire obstacle au dialogue avec les frères. Il faut absolument exposer clairement la doctrine intégrale. Rien n’est plus étranger à l’œcuménisme que ce faux irénisme qui altère la pureté de la doctrine catholique et obscurcit son sens authentique et assuré.

En même temps, il faut expliquer la foi catholique de façon plus profonde et plus juste, utilisant une manière de parler et un langage qui soient facilement accessibles même aux frères séparés.

En outre, dans le dialogue œcuménique, les théologiens catholiques, fidèles à la doctrine de l’Église, en conduisant ensemble avec les frères séparés leurs recherches sur les divins mystères, doivent procéder avec amour de la vérité, charité et humilité. En comparant les doctrines entre elles, ils se rappelleront qu’il y a un ordre ou une « hiérarchie » des vérités de la doctrine catholique, en raison de leur rapport différent avec le fondement de la foi chrétienne. Ainsi sera tracée la voie qui les incitera tous, dans cette émulation fraternelle, à une connaissance plus profonde et une manifestation plus évidente des insondables richesses du Christ [25].

12. Collaboration avec les frères séparés

Que tous les chrétiens, face à l’ensemble des nations, confessent leur foi dans le Dieu un et trine, dans le Fils de Dieu incarné, notre Rédempteur et Seigneur, et par un commun effort, dans l’estime mutuelle, qu’ils rendent témoignage de notre espérance qui ne sera pas confondue. Aujourd’hui qu’une très large collaboration s’est instaurée dans le domaine social, tous les hommes sans exception sont appelés à cette œuvre commune, mais surtout ceux qui croient en Dieu, et, en tout premier lieu, tous les chrétiens, à cause même du nom du Christ dont ils sont parés. La collaboration de tous les chrétiens exprime vivement l’union déjà existante entre eux, et elle met en plus lumineuse évidence le visage du Christ serviteur. Cette collaboration, déjà établie en beaucoup de pays, doit être sans cesse accentuée, là surtout où l’évolution sociale et technique est en cours, soit en faisant estimer à sa juste valeur la personne humaine, soit en travaillant à promouvoir la paix, soit en poursuivant l’application sociale de l’Évangile, soit par le développement des sciences et des arts dans une atmosphère chrétienne, ou encore par l’apport de remèdes de toutes sortes contre les misères de notre temps, telles la faim et les calamités, l’analphabétisme et la pauvreté, la crise du logement et l’inégale distribution des richesses. Par cette collaboration, tous ceux qui croient au Christ peuvent facilement apprendre comment on peut mieux se connaître les uns les autres, s’estimer davantage et préparer la voie à l’unité des chrétiens.

CHAPITRE III :
Églises et communautés ecclésiales séparées du Siège apostolique romain

13. Nous examinons maintenant deux sortes de scissions principales, qui ont affecté la tunique sans couture du Christ.

Les premières eurent lieu en Orient, soit du fait de la contestation des formules dogmatiques des Conciles d’Éphèse et de Chalcédoine, soit, plus tard, du fait de la rupture de la communion ecclésiale entre les patriarcats orientaux et le Siège romain.

D’autres ensuite, plus de quatre siècles plus tard, se produisirent en Occident, à la suite d’événements que l’on a coutume d’appeler la Réforme. Il en résulta que plusieurs Communions, soit nationales, soit confessionnelles, furent séparées du Siège romain. Parmi celles qui gardent en partie les traditions et les structures catholiques, la Communion anglicane occupe une place particulière.

Mais ces diverses séparations diffèrent beaucoup entre elles, non seulement en raison de leur origine et des circonstances de lieu et de temps, mais surtout par la nature et la gravité des questions relatives à la foi et à la structure ecclésiale.

C’est pourquoi le saint Concile, désireux de ne pas sous-estimer les conditions diverses des différentes communautés chrétiennes et de ne pas passer sous silence les liens qui subsistent entre elles malgré la division, juge opportun de présenter les considérations suivantes, afin de procéder à une action œcuménique menée avec discernement.

I. Considérations particulières relatives aux Églises orientales

14. Esprit et histoire propres des Orientaux

Pendant plusieurs siècles, les Églises d’Orient et d’Occident ont suivi chacune leur propre voie, unies cependant par la communion fraternelle dans la foi et la vie sacramentelle, le Siège romain intervenant d’un commun accord, lorsque surgissaient entre elles des différends en matière de foi ou de discipline. Le saint Concile se plaît à rappeler à tous, entre autres faits d’importance, qu’il y a en Orient plusieurs Églises particulières ou locales, au premier rang desquelles sont les Églises patriarcales dont plusieurs se glorifient d’avoir été fondées par les Apôtres eux-mêmes. C’est pourquoi prévalut et prévaut encore, parmi les Orientaux, le souci particulier de conserver dans une communion de foi et de charité les relations fraternelles qui doivent exister entre les Églises locales, comme entre des sœurs.

Il ne faut pas non plus oublier que les Églises d’Orient possèdent depuis leur origine un trésor auquel l’Église d’Occident a puisé beaucoup d’éléments de la liturgie, de la tradition spirituelle et du droit. On doit aussi estimer à sa juste valeur le fait que les dogmes fondamentaux de la foi chrétienne sur la Trinité, le Verbe de Dieu, qui a pris chair de la Vierge Marie, ont été définis dans des Conciles œcuméniques tenus en Orient. Pour conserver la foi, ces Églises ont beaucoup souffert et souffrent encore beaucoup.

L’héritage transmis par les Apôtres a été reçu de manières diverses et, depuis les origines mêmes de l’Église, il a été expliqué de façon différente selon la diversité du génie et des conditions de vie. Ce sont toutes ces raisons, sans parler des motifs d’ordre extérieur, par suite encore du manque de compréhension mutuelle et de charité, qui donnèrent occasion aux séparations.

C’est pourquoi le Concile exhorte tout le monde, mais surtout ceux qui se proposent de travailler à l’instauration de la pleine communion souhaitée entre les Églises orientales et l’Église catholique, à bien considérer cette condition particulière des Églises d’Orient, à leur naissance et dans leur croissance, et la nature des relations qui étaient en vigueur entre elles et le Siège romain avant la scission, et à se former sur tous ces points un jugement équitable. Cette règle, bien observée, sera extrêmement profitable pour le dialogue que l’on recherche.

15. Tradition liturgique et spirituelle des Orientaux

Tous savent aussi avec quel amour les chrétiens orientaux célèbrent la sainte liturgie, surtout l’Eucharistie, source de vie pour l’Église et gage de la gloire céleste. Par là, les fidèles, unis à leur évêque, ont accès auprès de Dieu le Père par son Fils, Verbe incarné, mort et glorifié, dans l’effusion de l’Esprit Saint. Ils entrent de la sorte en communion avec la Très Sainte Trinité et deviennent « participants de la nature divine » (2 P 1, 4). Ainsi donc, par la célébration de l’Eucharistie du Seigneur dans ces Églises particulières, l’Église de Dieu s’édifie et grandit [26], la communion entre elles se manifestant par la concélébration.

Dans ce culte liturgique, Marie toujours Vierge que le Concile œcuménique d’Éphèse a proclamée solennellement Très Sainte Mère de Dieu, pour que le Christ fût reconnu vraiment et proprement Fils de Dieu et Fils de l’homme, selon les Écritures, est célébrée par les Orientaux en des hymnes magnifiques ; pareillement beaucoup de saints, au nombre desquels les Pères de l’Église universelle, reçoivent une grande vénération.

Puisque ces Églises, bien que séparées, ont de vrais sacrements – principalement, en vertu de la succession apostolique : le sacerdoce et l’Eucharistie –, qui les unissent intimement à nous, une certaine communicatio in sacris, dans des circonstances opportunes et avec l’approbation de l’autorité ecclésiastique, est non seulement possible, mais même recommandée.

En Orient, aussi, on trouve les richesses de ces traditions spirituelles, qui s’expriment surtout par le monachisme. Là, depuis le temps glorieux des saints Pères, en effet, a fleuri la spiritualité monastique, qui s’est répandue ensuite en Occident, devenant pour ainsi dire la source de l’organisation de la vie monastique des Latins et lui conférant par la suite une vigueur toujours nouvelle. C’est pourquoi il est instamment recommandé aux catholiques d’accéder plus fréquemment à ces richesses spirituelles des Pères orientaux, qui élèvent l’homme tout entier à la contemplation des mystères divins.

Tout le monde doit savoir qu’il est très important de connaître, vénérer, conserver, développer, le si riche patrimoine liturgique et spirituel de l’Orient pour conserver fidèlement la plénitude de la tradition chrétienne et pour réaliser la réconciliation des chrétiens orientaux et occidentaux.

16. Discipline particulière des Orientaux

En outre, depuis les origines, les Églises d’Orient ont suivi une discipline propre sanctionnée par les saints Pères et par des Conciles, même œcuméniques. Il n’est pas du tout contraire à l’unité de l’Église qu’il y ait diversité des mœurs et des coutumes, ainsi qu’il vient d’être mentionné ; une telle diversité ajoute même à sa beauté et est une aide précieuse pour l’accomplissement de sa mission ; aussi le saint Concile, déclare-t-il, pour lever tout doute possible, que les Églises d’Orient, conscientes de la nécessaire unité de toute l’Église, ont la faculté de se régir selon leurs propres disciplines, parce que plus conformes à la sensibilité de leurs fidèles et plus aptes à promouvoir le bien des âmes. L’observance parfaite de ce principe traditionnel qui, à vrai dire, ne fut pas toujours respectée, est l’une des conditions préalables absolument nécessaires pour rétablir l’union.

17. Caractère particulier des Orientaux au regard des questions doctrinales

Ce qui a été dit plus haut de la légitime diversité en matière de culte et de discipline doit s’appliquer aussi à la formulation théologique des doctrines. Effectivement, dans l’effort d’approfondissement de la vérité révélée, les méthodes et les moyens de connaître et d’exprimer les choses divines ont été différents en Orient et en Occident. Il n’est donc pas étonnant que certains aspects du mystère révélé aient été parfois mieux saisis et mieux exposés par l’un que par l’autre, si bien que ces diverses formulations théologiques doivent souvent être considérées comme plus complémentaires qu’opposées. Quant aux traditions théologiques authentiques des Orientaux, on doit le reconnaître, elles sont enracinées de façon excellente dans les Saintes Écritures ; développées et exprimées dans la vie liturgique, elles se nourrissent de la tradition vivante des apôtres, des écrits des Pères orientaux et des auteurs spirituels ; elles portent à une juste façon de vivre, voire à la pleine contemplation de la vérité chrétienne.

Rendant grâce à Dieu de ce que beaucoup d’Orientaux, fils de l’Église catholique, qui gardent ce patrimoine et désirent en vivre plus purement et pleinement, vivent déjà en pleine communion avec leurs frères qui observent la tradition occidentale, le saint Concile déclare que tout ce patrimoine spirituel et liturgique, disciplinaire et théologique, dans ses diverses traditions, fait pleinement partie de la catholicité et de l’apostolicité de l’Église.

18. Conclusion

Tout cela étant bien examiné, le saint Concile renouvelle ce qui a été déclaré par les saints Conciles antérieurs, ainsi que par les Pontifes romains : pour rétablir ou garder la communion et l’unité, il ne faut « rien imposer qui ne soit nécessaire » (Ac 15, 28). Il souhaite vivement que tous les efforts dorénavant tendent à réaliser peu à peu cette unité aux divers niveaux et dans les diverses formes de la vie de l’Église, surtout par la prière et le dialogue fraternel concernant la doctrine et les nécessités les plus urgentes du ministère pastoral de notre temps. Pareillement, il recommande aux pasteurs et aux fidèles de l’Église catholique d’établir des relations avec ceux qui ne sont plus en Orient, mais vivent loin de leur patrie. De cette façon grandira entre eux une fraternelle collaboration : l’esprit de charité exclura toute forme de rivalité. Si l’on s’applique à cette œuvre de toute son âme, le saint Concile en a l’espoir, le mur qui sépare l’Église d’Orient de celle d’Occident étant abattu, il n’y aura plus qu’une seule demeure, solidement établie sur la pierre angulaire, le Christ Jésus qui fera l’unité de l’une et de l’autre [27].

II. Les Églises et communautés ecclésiales séparées en Occident

19. Condition spéciale de ces communautés

Les Églises et Communautés ecclésiales qui, à l’époque de la grande crise commencée en Occident à la fin du Moyen Âge, ou dans la suite, furent séparées du Siège apostolique romain, demeurent unies à l’Église catholique par une affinité particulière et par des relations dues à la longue durée de vie que le peuple chrétien a passée dans la communion ecclésiastique au cours des siècles antérieurs.

Étant donné que ces Églises et Communautés ecclésiales, à cause de leur diversité d’origine, de doctrine et de vie spirituelle, se distinguent notablement, non seulement de nous-mêmes, mais aussi entre elles, il est très difficile de bien les définir, et nous n’en avons pas ici l’intention.

Bien que le mouvement œcuménique et le désir de paix avec l’Église catholique n’aient pas encore prévalu partout, nous avons l’espoir néanmoins que tous finiront par avoir ce sens de l’œcuménisme et que l’estime mutuelle ne fera que grandir.

Cependant, il faut reconnaître qu’entre ces Églises et Communautés et l’Église catholique il y a des différences considérables, non seulement de caractère historique, sociologique, psychologique et culturel, mais surtout dans l’interprétation de la vérité révélée. Pour rendre plus facile, malgré ces différences, l’instauration du dialogue œcuménique, nous voulons souligner certains points qui peuvent et doivent servir de fondement et de stimulant à ce dialogue.

20. La foi au Christ

Nous avons en vue surtout les chrétiens qui confessent ouvertement Jésus Christ comme Dieu et Seigneur, unique Médiateur entre Dieu et les hommes, pour la gloire du seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Certes, nous savons qu’elles ne sont pas légères les différences qui existent par rapport à la doctrine de l’Église catholique, même au sujet du Christ, Verbe incarné, et de l’œuvre rédemptrice, et par suite au sujet du mystère et du ministère de l’Église, ainsi que du rôle de Marie dans l’œuvre du salut. Ce nous est une joie cependant de voir nos frères séparés regarder vers le Christ comme la source et le centre de la communion ecclésiale. Touchés du désir d’union avec le Christ, ils sont poussés de plus en plus à chercher l’unité et à rendre partout témoignage de leur foi parmi les nations.

21. Étude de l’Écriture

L’amour et la vénération – presque le culte – de nos frères pour les Saintes Écritures les portent à l’étude constante et diligente du texte sacré : l’Évangile « est en effet la force de Dieu opérant le salut pour tout croyant, pour le Juif d’abord et puis pour le Grec » (cf. Rm 1, 16).

Invoquant l’Esprit Saint, c’est dans les Saintes Écritures mêmes qu’ils cherchent Dieu comme celui qui leur parle dans le Christ qu’avaient annoncé les prophètes et qui est le Verbe de Dieu incarné pour nous. Ils y contemplent la vie du Christ, ainsi que les enseignements et les faits accomplis par le divin Maître pour le salut des hommes, surtout les mystères de sa mort et de sa résurrection.

Mais, si les chrétiens séparés de nous affirment l’autorité divine des Saints Livres, ils ont une opinion différente de la nôtre (et différente aussi entre eux), au sujet de la relation entre Écritures et Église. Dans celle-ci, selon la foi catholique, le magistère authentique occupe une place particulière pour l’explication et la proclamation de la Parole de Dieu écrite.

Cependant, les paroles sacrées sont, dans le dialogue lui-même, des instruments insignes dans la main puissante de Dieu pour atteindre cette unité que le Sauveur offre à tous les hommes.

22. La vie sacramentelle

Par le sacrement de baptême, toutes les fois qu’il est conféré comme il convient selon l’institution du Seigneur et reçu avec les dispositions intérieures requises, l’homme est incorporé vraiment au Christ crucifié et glorifié, il est régénéré pour participer à la vie divine, selon le mot de l’Apôtre : « Vous êtes ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes ressuscités avec lui parce que vous avez cru en la force de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts » (Col 2, 12) [28].

Le baptême constitue donc le lien sacramentel d’unité existant entre tous ceux qui ont été régénérés par lui. Cependant, le baptême, de soi, n’est que le commencement et le point de départ, car il tend tout entier à l’acquisition de la plénitude de la vie dans le Christ. Il est donc ordonné à la profession de foi intégrale, à la totale intégration dans l’économie du salut, telle que le Christ l’a voulue, et enfin à la totale insertion dans la communion eucharistique.

Bien qu’elles n’aient pas avec nous la pleine unité dont le baptême est la source et bien que nous croyions que, en raison surtout de la déficience du sacrement de l’Ordre, elles n’ont pas conservé la substance propre et intégrale du mystère eucharistique, cependant les communautés ecclésiales séparées de nous, lorsqu’elles célèbrent à la sainte Cène le mémorial de la mort et de la résurrection du Seigneur, professent que la vie consiste dans la communion au Christ et attendent son avènement glorieux. Il faut donc que la doctrine sur la Cène du Seigneur, les autres sacrements, le culte et les ministères de l’Église, fasse l’objet du dialogue.

23. La vie dans le Christ

La vie chrétienne de ces frères se nourrit de la foi au Christ, elle bénéficie de la grâce du baptême et de l’écoute de la Parole de Dieu. Elle se manifeste dans la prière privée, la méditation biblique, la vie de famille chrétienne, le culte de la communauté rassemblée pour la louange de Dieu. Par ailleurs, leur culte comporte plus d’une fois des éléments remarquables de l’antique liturgie commune.

La foi au Christ produit des fruits de louange et d’action de grâces pour les bienfaits reçus de Dieu. À cela s’ajoute un sens très vif de la justice et une sincère charité à l’égard du prochain. Cette foi agissante a même suscité l’institution de beaucoup d’œuvres pour le soulagement de la misère spirituelle et corporelle, pour l’éducation de la jeunesse, pour l’amélioration des conditions sociales de vie, pour l’établissement partout d’une paix stable.

Même si, parmi les chrétiens, beaucoup ne comprennent pas de la même manière que les catholiques l’Évangile dans le domaine des questions morales et n’admettent pas les mêmes solutions pour les bien difficiles problèmes de la société d’aujourd’hui, néanmoins, ils veulent, comme nous, s’attacher à la parole du Christ comme à la source de la vertu chrétienne et obéir au précepte apostolique : « Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant par lui grâces au Dieu Père » (Col 3, 17). C’est ici que le dialogue œcuménique sur l’application morale de l’Évangile peut commencer.

24. Conclusion

Après avoir exposé brièvement les conditions d’exercice de l’action œcuménique et indiqué les principes qui doivent la diriger, nous tournons maintenant avec confiance nos regards vers l’avenir. Le saint Concile exhorte les fidèles à s’abstenir de toute légèreté, de tout zèle imprudent, qui pourraient nuire au progrès de l’unité. Leur activité œcuménique ne peut être, en effet, que pleinement et sincèrement catholique, c’est-à-dire fidèle à la vérité reçue des Apôtres et des Pères, et conforme à la foi que l’Église catholique a toujours professée : elle tend à cette plénitude vers laquelle, au cours des âges, le Seigneur veut que son Corps grandisse.

Le saint Concile souhaite instamment que les initiatives des fils de l’Église catholique progressent unies à celles des frères séparés, sans mettre un obstacle quelconque aux voies de la Providence et sans préjuger des impulsions futures de l’Esprit Saint. Au surplus, le saint Concile déclare avoir conscience que ce projet sacré, la réconciliation de tous les chrétiens dans l’unité d’une seule et unique Église du Christ, dépasse les forces et les capacités humaines. C’est pourquoi il met entièrement son espoir dans la prière du Christ pour l’Église, dans l’amour du Père à notre égard, et dans la puissance du Saint-Esprit : « L’espérance ne déçoit point : car l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5, 5).

Tout l’ensemble et chacun des points qui ont été édictés dans ce décret ont plu aux Pères du Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, en union avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que ce qui a été établi en Concile soit promulgué pour la gloire de Dieu.

Rome, à Saint-Pierre, le 21 novembre 1964.

Moi, Paul, évêque de l’Église catholique

(Suivent les signatures des Pères)

Signatures des Pères

Moi, PAUL, évêque de l’Église catholique

† Ego IOANNES titulo S. Marci Presbyter Cardinalis URBANI, Patriarcha Venetiarum.

Ego PAULUS titulo S. Mariae in Vallicella Presbyter Cardinalis GIOBBE, S. R. E. Datarius.

Ego FERDINANDUS titulo S. Eustachii Presbyter Cardinalis CENTO.

† Ego IOSEPHUS titulo S. Honuphrii in Ianiculo Presbyter Cardinalis GARIBI Y RIVERA, Archiepiscopus Guadalajarensis.

Ego CAROLUS titulo S. Agnetis extra moenia Presbyter Cardinalis CONFALONIERI.

† Ego PAULUS titulo Ss. Quirici et Iulittae Presbyter Cardinalis RICHAUD, Archiepiscopus Burdigalensis.

† Ego IOSEPHUS M. titulo Ss. Viti, Modesti et Crescentiae Presbyter Cardinalis BUENO Y MONREAL, Archiepiscopus Hispalensis.

† Ego FRANCISCUS titulo S. Eusebii Presbyter Cardinalis KÖNIG, Archiepiscopus Vindobonensis.

† Ego IULIUS titulo S. Mariae Scalaris Presbyter Cardinalis DÖPFNER, Archiepiscopus Monacensis et Frisingensis.

Ego PAULUS titulo S. Andreae Apostoli de Hortis Presbyter Cardinalis MARELLA.

Ego GUSTAVUS titulo S. Hieronymi Illyricorum Presbyter Cardinalis TESTA.

† Ego ALBERTUS titulo S. Caeciliae Presbyter Cardinalis MEYER, Archiepiscopus Chicagiensis.

Ego ALOISIUS titulo S. Andreae de Valle Presbyter Cardinalis TRAGLIA.

† Ego PETRUS TATSUO titulo S. Antonii Patavini de Urbe Presbyter Cardinalis DOI, Archiepiscopus Tokiensis.

† Ego IOSEPHUS titulo S. Ioannis Baptistae Florentinorum Presbyter Cardinalis LEFEBVRE, Archiepiscopus Bituricensis.

† Ego BERNARDUS titulo S. Ioachimi Presbyter Cardinalis ALFRINK, Archiepiscopus Ultraiectensis.

† Ego LAUREANUS titulo S. Francisci Assisiensis ad Ripam Maiorem Presbyter Cardinalis RUGAMBWA, Episcopus Bukobaënsis.

† Ego IOSEPHUS titulo Ssmi Redemptoris et S. Alfonsi in Exquiliis Presbyter Cardinalis RITTER, Archiepiscopus S. Ludovici.

† Ego IOSEPHUS HUMBERTUS titulo Ss. Andreae et Gregorii ad Clivum Scauri Presbyter Cardinalis QUINTERO, Archiepiscopus Caracensis.

† Ego IGNATIUS PETRUS XVI BATANIAN, Patriarcha Ciliciae Armenorum.

† Ego IOSEPHUS VIEIRA ALVERNAZ, Patriarcha Indiarum Orientalium.

† Ego IOSEPHUS SLIPYJ, Archiepiscopus Maior et Metropolita Leopolitanus Ucrainorum.

† Ego IOANNES CAROLUS MCQUAID, Archiepiscopus Dublinensis, Primas Hiberniae.

† Ego ANDREAS ROHRACHER, Archiepiscopus Salisburgensis, Primas Germaniae.

† Ego DEMETRIUS MOSCATO, Archiepiscopus Primas Salernitanus et Administrator Perpetuus Acernensis.

† Ego MAURITIUS ROY, Archiepiscopus Quebecensis, Primas Canadiae.

† Ego HUGO CAMOZZO, Archiepiscopus Pisanus, Primas Sardiniae et Corsicae.

† Ego ALEXANDER TOKI , Archiepiscopus Antibarensis, Primas Serbiae.

† Ego MICHAEL DARIUS MIRANDA, Archiepiscopus Mexicanus, Primas Mexici.

† Ego OCTAVIUS ANTONIUS BERAS, Archiepiscopus S. Dominici, Primas Indiarum Occidentalium.

† Ego IOANNES CAROLUS HEENAN, Archiepiscopus Vestmonasteriensis, Primas Angliae.

† Ego GUILLELMUS CONWAY, Archiepiscopus Armachanus, Primas totius Hiberniae.

† Ego FRANCISCUS MARIA DA SILVA, Archiepiscopus Bracharensis, Primas Hispaniarum.

† Ego PAULUS GOUYON, Archiepiscopus Rhedonensis, Primas Britanniae.

† Ego ANDREAS CESARANO, Archiepiscopus Sipontinus et Admin. Perp. Vestanus.

Sequuntur ceterae subsignationes.

Ita est.

† Ego PERICLES FELICI
Archiepiscopus tit. Samosatensis
Ss. Concilii Secretarius Generalis
† Ego IOSEPHUS ROSSI
Episcopus tit. Palmyrenus
Ss. Concilii Notarius
† Ego FRANCISCUS HANNIBAL FERRETTI
Ss. Concilii Notarius

6 novembre, 2011

Prisons Adresses utiles

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ADRESSES UTILES

A-B-C-D

ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) – Département Actions Nationales
7 rue Georges Lardennois , 75019 Paris / Tél : 01 40 40 42 43/ fax : 01 40 40 42 44
L’ACAT-France mène des actions de dénonciation et de prévention des traitements cruels, inhumains et dégradants . A partir de situations concrètes d’atteintes au droit à l’intégrité et à la dignité de toute personne détenue, l’ACAT intervient auprès des autorités françaises et des instances internationales de protection des droits de l’homme(Conseil de l’Europe et des Nations Unies).

ACT UP Paris
BP 287, 75525 Paris cédex / Tél : 01 49 29 44 75 / fax : 01 48 06 16 74
Association de lutte contre le Sida dont la commission prison traite les problèmes de santé et d’accès aux soins des personnes détenues. http://www.actup.org/

ADAP (Association des Avocats Pénalistes)
21 quai de Montebello , 75005 Paris / Tél : 01 44 27 03 65 / fax : 01 43 26 54 38
L’association n’a pas de services spécialisés en direction des détenus, mais elle peut être contactée pour tout renseignement sur l’état du droit pénal et son application.

ADMINISTRATION PENITENTIAIRE (DIRECTION DE L’)
13 place Vendôme 75042 Paris cédex 01 / Tél :01 44 77 60 60 / fax : 01 44 77 70 80

AIDES Paris – Ile de France
247 rue de Belleville, 75019 Paris / Tél : 01 44 52 00 00 / fax : 01 44 52 02 01
Association d’accompagnement des malades du sida qui organise des actions d’information et de prévention sur le VIH, des actions de soutien et de suivi( visite) des détenus séropositifs . Attention ! ces activités ne se déroulent pas dans tous les établissements mais seulement dans ceux dépendant des fédérations.AIDES d’Ilede france, du Nord-Pas-de-Calais, d’Anjou-Maine et de Provence.

AFMI (Association Française des Magistrats Instructeurs)
TGI de Paris, 2 Bd du Palais, 75001 Paris / Tél : 01 44 32 55 73 / fax : 01 43 25 28 22
L’association peut être contactée pour toute question relative à l’instruction et à la détention provisoire( problèmes de visite, de santé…)

ALCOOLIQUES ANONYMES
21 rue Trousseau 75011 Paris / Tél : 01 48 06 43 68 / Fax : 01 43 29 35 09

AMNESTY INTERNATIONAL
4 rue de la Pierre Levée 75011 Paris / Tél : 01 49 23 11 11 / Fax : 01 43 38 26 15

ANAFE (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers)
2-4 Cité de l’Ameublement 75011 Paris / Tél : 01 43 67 40 22 / Fax : 01 43 6740 24

ANIT (Association Nationale des Intervenants en Toxicomanie)
8 rue de l’Haye, 69230 St Genis Laval / Tél : 04 78 56 46 00/ fax : 04 72 39 97 58
l’ANIT regroupe des professionnels intervenants en toxicomanie(psychologues, médecins, travailleurs sociaux…) et des structures (hôpitaux, associations…) en liaison avec les SMPR et les antennes toxicomanie des établissements pénitentiaires. L ‘association propose une orientation vers les structures les plus proches et les plus adaptées aux demandes et besoins.

ANJAP (Association Nationale des Juges de l’Application des Peines)
13 Place St Tugal BP 81515 53015 LAVAL CEDEX http://www.anjap.org

ANPE (Espace Liberté Emploi)
17 rue du Juge 75015 Paris / Tél : 01 58 01 07 20
ANPE spécialisée pour personne sous main de justice
Ouverte que sur Rendez-vous

ANVP (Association Nationale des Visiteurs de Prison)
1 bis rue Paradis 75010 Paris / Tél : 01 55 33 51 25/ fax : 01 55 33 15 33
L’ANVP est habilitée pour l’organisation de visites régulières et individuelles aux personnes détenues. Les visiteurs peuvent également participer aux activités socioculturelles de l’établissement, et fournir une aide aux détenus pour préparer leur sortie et à maintenir les lien familiaux.

ARAPEJ Ile-de-France
66-68 rue de la Folie-Régnault, 75011 Paris / Tél : 01 43 56 94 70 / fax : 01 43 56 93 70
L’ARAPEJ propose pour les familles de détenus, pour les sortants de prison et pour les détenus, un numéro vert : 08 00 87 07 45 . Ce numéro fonctionne du lundi au vendredi de 9h00 à 17h00 sans interruption.

ARMEE DU SALUT
60 rue des Frères Flavien 75020 Paris / Tél : 0143 62 25 00/ Fax : 01 43 62 25 56

ASDDP (Association pour la Sauvegarde des Droits et de la Dignité des Prisonniers)
8 quai du marché Neuf 75004 Paris / Tél :01 43 29 55 82 / fax : 01 40 51 75 51

ASIP (Association pour le Soutien et l’Insertion Professionnelle)
4 rue Ferrus 75014 Paris / Tél : 01 44 32 72 49 demander M. Duroyon

ASUD (Auto-Support des Usagers de Drogue)
23 rue de Château-Landon 75010 Paris / Tél : 01 53 26 26 53 / Fax :01 53 26 2656

Aumônerie Générale Catholique des Prisons
106 rue du Bac, 75541 Paris cédex 07 / Tél : 01 45 49 73 00 / fax : 01 45 49 94 50
Elle coordonne l’action des 382 aumôniers catholiques qui interviennent dans les établissements pénitentiaires.

Fédération Protestante – Aumônerie Protestante des Prisons
47 rue de Clichy, 75009 Paris / Tél : 01 44 53 47 00 / fax : 01 42 81 40 01
La Fédération Protestante de France comporte une commission justice et l’aumônerie des prisons qui coordonne l’action des 216 aumôniers protestants qui interviennent dans les établissements pénitentiaires.

AUXILIA (Enseignement par correspondance aux détenus)
102 rue d’Aguesseau 92100 Boulogne-Billancourt / Tél : 01 46 04 56 78 Fax :01 46 04 18 22

CADI (Comité d’Aide aux Détenus Israélites)
8 rue Pali-Kao 75020 Paris / Tél : 01 44 62 13 13 / Fax : 01 44 62 13 14

CIMADE (Centre Inter Migrant d’Accueil Des Etrangers)
46 Bd des Batignolles 75017 Paris (Métro Place de Clichy ou Rome) Tél : 01 40 08 05 34

CIMADE
176 rue de Grenelle, 75007 Paris/ Tél : 01 44 18 60 50/ fax : 01 45 56 08 59
La CIMADE assure un service de défense des étrangers reconduits à la frontière. Elle apporte un soutien juridique à toute personne privée de liberté et sous le coup d’une mesure d’éloignement du territoire français.
L’assistance a lieu par courrier pour les étrangers incarcérés, et par une présence effective dans 14 centres de rétention administrative pour les étrangers retenus. Les centres de rétention où la CIMADE est présente sont : Lyon/Satolas, Nice/Auvare, Marseille/Arenc, Lille/Lesquin, Bordeaux (hôtel de police), Nantes (Hôt.de police), Strasbourg( Geispolshein), Perpignan/Rivesaltes, Sète, Paris( Mesnil-Amelot), Paris (Dépôt), Paris (Vincennes), Paris (Nanterre).

CLCJ (Comité de Liaison des associations socio-éducatives de Contrôle Judiciaire)
23 rue Desfourniel 33000 Bordeaux / Tél : 05 56 99 29 24 / Fax : 05 56 99 49 65

CLIP (Club Informatique Pénitentiaire)
14 rue de Ferrus, annexe du TGI de Paris, 75014 Paris/ Tél : 01 45 88 56 00 / fax : 01 45 65 27 22
L’association dispense des cours d’informatique au sein même des prisons. Ce faisant, elle participe à la formation des personnes incarcérées afin de les aider à une meilleure réinsertion à leur libération. Validations possibles des acquis par une attestation AFPA. Renseignements auprès du service socio-éducatif de l’établissement.

CNED (Centre National d’Enseignement à Distance)
BP 94, 86130 Jaunay Clan / Tél : 01 49 49 94 94

CNLAPS (Comité National de Liaison des Associations de Prévention Spécialisée)
562 av. du Grand Ariétaz 73000 Chambéry / Tél :04 79 96 27 30 / Fax : 04 79 69 13 39

Commission nationale consultative des droits de l’homme
35 rue St Dominique 75700 Paris cédex 7 / Tél : 01 42 75 77 09 / Fax : 01 42 75 77 14

COMITE NATIONAL CONTRE LA DOUBLE PEINE (Défense des étrangers)
46 rue de Montreuil 75011 Paris / Tél : 01 43 72 75 85 /Fax : 01 43 72 90 90

COURRIER DE BOVET(LE) (Association nationale de correspondance avec les détenus)
BP 300 Etoile, 75770 Paris cédex 16 / Tél : 01 40 67 11 98 / Fax : 01 40 67 11 37

CPT (Comité européen de Prévention de la Torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants) Conseil de l’Europe
BP 431 R 6, 67006 Strasbourg cédex / Tél : 03 88 41 20 00 (23-88) / fax : 03 88 41 27 72
Le CPT a pour mission essentielle d’examiner le traitement des personnes privées de liberté. A cet effet, il est habilité à visiter tous lieux où des personnes sont retenues par une autorité publique. Le Comité peut formuler des recommandations en vue d’améliorer la protection des personnes privées de liberté contre les mauvais traitements. En prévision des ses visites, le CPT peut recevoir des organisations non gouvernementales ou des particuliers tous renseignements utiles sur des situations à vérifier sur place. Par ailleurs, les détenus peuvent écrire sous pli fermé, sans contrôle possible de l’administration pénitentiaire, au président du CPT.

CRI (Mouvement le Cri)
1 rue de l’Ile-de-France 44600 St Nazaire / Tél :01 40 22 79 91

CROIX-ROUGE FRANCAISE
1 place H. Dunant 75008 Paris / Tél : 01 44 43 11 00 / Fax : 01 44 11 01

DROITS D’URGENCE
14 rue de Littré 75006 Paris (Métro St Placide) Tél 01 45 4825 61

E-F-G-H

EQUIPES ST VINCENT ( Fédération)
67 rue de Sèvres 75006 Paris / Tél :01 45 44 83 05 / fax : 01 42 22 91 94

L’ESTRAN (Accueil des sortants de prison)
10 rue Ambroise Thomas 75009 Paris / Tél : 01 53 24 92 20

FAIRE (Association de Formation d’Aide à la Réinsertion)
48 rue de l’Amiral Mouchez 75014 Paris /Té l : 01 45 88 83 73 dem .M Pajand

FARAPEJ (Fédération des Associations Réflexion Action Prison Et Justice)
68 rue de la Folie-Régnault 75011 Paris /Tél : 01 55 25 23 75 / Fax :01 55 25 23 76

FASTI (Fédération des Associations de Soutien avec les Travailleurs Immigrés)
102 av. M.Thorez 94200 Ivry-sur-Seine / Tél : 01 46 58 11 77 / Fax : 01 46 58 11 20
4 square Vitruve 75020 Paris / Tél :01 40 31 84 41/ Fax : 0143 64 04 73

Fédération des assoctions reflexion action prison et FNARS (Fédération Nationale des Associations d’Accueil et de Réadaptation Sociale)
76 rue du Fbg St Denis 75010 Paris / Tél : 01 45 23 39 09 /fax : 01 47 70 27 02

FIL (Français Incarcérés au Loin)
4 rue du Vert Galant 72000 Le Mans / Tél : 01 49 11 47 37 mail : contact@fil.asso.fr
Les français incarcérés à l’étranger sont vulnérables, coupés des soutiens affectifs et juridiques et souvent détenus dans de mauvaises conditions. Des familles françaises cherchent à être soutenues pour pouvoir mieux venir en aide à leur proche détenu à l’étranger. FIL les accompagne.

FRAMAFAD (Fédération Régionale des Maisons d’Accueil des Familles et Amis de Détenus)
8 passage Pont Amilion, 17100 Saintes / Tél / fax : 05 46 92 11 89
La fédération propose un annuaire des maisons d’accueil des familles et amis de détenus qui regroupe les renseignements utiles concernant les visites aux détenus. Les maisons d’accueil sont des lieux d’écoute et de parole pour les familles et amis de détenus qui peuvent exposer, lors de réunions collectives ou d’entretiens individuels, leurs difficultés matérielles, leurs problèmes sociaux… ; Aide également au maintien des liens familiaux.

FTDA (Accueil des demandeurs d’asile)
25 rue Ganneron 75018 Paris / Tél : 01 53 04 39 39 / Fax : 01 53 04 02 40

GMP ( Groupe Multiprofessionnel des Prisons)
26 rue du Commandant Mouchotte 75015 Paris

GENEPI (Groupement Etudiant National d’Enseignement aux Personnes Incarcérés)
4 -14 rue Ferrus 75014 paris / Tél : 01 45 88 37 00 / Fax : 01 45 88 94 02

GISTI(Groupe d’Information et de Soutien aux Travailleurs Immigrés)
3 villa Marcès, 75011 Paris /Tél , permanence juridique : 01 43 14 60 66 / fax : 01 43 14 60 69
Le GISTI propose des consultations juridiques sur les droits des étrangers (conditions de délivrance des titres de séjour, recours contre les mesures d’éloignement, nationalité, protection sociale…)
Par téléphone : du lundi au vendredi de 15h à 18h, ou par courrier, au service de consultation juridique.

I-J-K-L

L’ILôT (Accueil sortants Prison)
130 avenue de la République / 75011 Paris / Tél : 01 48 06 20 20

INAVEM ( Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation)
4/14 rue Ferrus 75014 paris / Tél :01 45 88 19 00 / fax : 01 45 88 94 02

LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme)
40 rue de Paradis 75010 Paris (Métro Château d’eau) Tél : 01 47 70 13 28

LDH( Ligue des Droits de l’Homme)
27 rue Jean Dolent, 75014 Paris / Tél : 01 44 08 87 29/ fax : 01 45 35 23 20
La Ligue des Droits de l’Homme dispose d’un service juridique et d’une commission nationale « Délinquance/ Prison » qui traitent les dossiers individuels et collectifs liés à des situations pénales ou pénitentiaires. La LDH peut être saisie par courrier en cas d’atteinte aux droits fondamentaux de l’individu et en cas de litige entre l’administration et les personnes.

LIREALOMBRE
23 av . Pasteur 92170 Vanvres / Tél : 01 40 93 51 92

M-N-O-P

MAISONS DE LA JUSTICE ET DU DROIT (Dépendant du tribunal de grande instance)
du lundi au vendredi de 9h30 à 18h30, samedi de 9h30 à 12h30
Secteur Paris-Sud
6 rue Bardinet 75014 Paris(Mo Plaisance) / Tél 01 45 45 22 23 / Fax : 01 45 40 01 42

Secteur Paris-Nord-Est
15-17 rue du Buisson St Louis (Mo Belleville)
Secteur Paris-Nord-Ouest
16 rue Jacques Kellner 75017 Paris (Mo Porte de St Ouen

Médecins du Monde
62 rue Marcadet 75018 Paris / Tél : 01 44 92 14 37 / Fax :01 44 92 99 92

MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié des Peuples)
43 Bd Magenta 75010 Paris (Mo Jacques Bonsergent) / Tél : 01 53 38 99 99 / Fax :01 40 40 90 98 – 89 rue Oberkampf 75011 Paris / Tél : 01 48 06 88 00 / Fax :01 48 06 88 01

MRS (Mouvement pour la Réinsertion Sociale)
- 7 passage du Bureau 75011 Paris / Tél : 01 43 72 02 00
- 4/14 rue Ferrus 75014 Paris / Tél :01 45 88 00 23

OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides)
45 rue Maximilien Robespierre 94120 Fontenay-sous-Bois (RER-A Fontenay-sous-Bois)

OIP ( Observatoire International des Prisons) Section Française
31 rue des Lilas 75019 Paris / Tél : 01 44 52 87 90/ Fax : 01 44 52 88 09

OIP (Observatoire International des Prisons) Secrétariat International
16 av. Berthelot 69301 Lyon cédex 07 / Tél : 04 72 71 83 83 /Fax : 04 78 58 72 11
21 rue du lieutenant Chauré 75020 Paris / Tél 01 40 31 10 93 / Fax : 01 40 31 12 46
BP 7083, 69301 Lyon cédex 7 / Tél : 04 72 71 83 83 / Fax : 04 78 58 72 11 / http:/www.oip.org

PRI (Penal reform International)
168 Clapham road London SW9 OPU, Royaume Uni

Q-R-S-T

Relais Enfants-Parents
52-56 rue Carvès, 92120 Montrouge / Tél : 01 46 56 79 40 / fax : 01 46 56 29 10
L’association organise la visite (aide et accompagnement) des enfants à leur(s) parent(s) incarcérés. Les relais Enfants-Parents peuvent être sollicités par les détenus, les familles ou les services sociaux.

Secours Catholique- Service Prison-Errance
106 rue du Bac 75341 Paris cédex 07 / Tél : 01 45 49 73 00 / Fax : 01 45 49 94 50

dem. Mme Herlequin du Siège National
4 rue d’Aubigny 75017/ Tél : 01 46 22 19 43  » pour annuaire  » qui accueille qui ? »

Délégation parisienne ; collectif SILAS , plaque tournante infos traitant de la prison
tél : 01 49 24 11 11 ou 01 43 80 27 28 dem. M. Vincent Laylavoix
Le Secours Catholique porte attention à la reconnaissance et à l’amélioration des droits des plus démunis. A travers ses équipes départementales et locales de bénévoles, il s’efforce d’apporter une aide et un accompagnement aux personnes détenues et à leurs familles (correspondance avec les détenus isolés, présence dans les maisons d’accueil de familles en attente de parloir, actions Noël, …). Le siège national assure rapidement le lien avec les délégations départementales.

SECOURS POPULAIRE
9/11 rue Froissart 75140 Paris cédex 03 / Tél : 01 44 78 21 00 / Fax :01 42 74 71 01

Sida Info Service
Sida Info Service a initié à l’hôpital de Fresnes et récemment à la Maison d’Arrêt des Femmes( MAF) de Fleury-Mérogis une ligne téléphonique d’information, de soutien, et d’aide, sur les questions de santé et notamment sur le VIH. La ligne 6 fonctionne pour les détenus de l’hôpital de Fresnes du jeudi au dimanche de14h à 17h et pour les détenues de la MAF , du lundi au dimanche, le matin ou l ‘après-midi selon les jour (se renseigner auprès de l’établissement).
Ce service est gratuit et confidentiel.

SIDA INFO DROIT
Tél : 08 01 636 636 (N° Azur : coût d’une communication locale) mardi de 16h à 22h et vendredi de 14h à18h

SOS RACISME
28 rue des Petites Ecuries 75010 Paris / Tél : 01 53 24 67 67 / Fax : 01 40 22 04 02

SAF (Syndicat des Avocats de France)
21 Bis rue Victor Macé, 75008 Paris / Tél : 01 42 82 01 26 / fax : 01 45 26 01 55
Le Syndicat des Avocats de France regroupe de nombreux avocats spécialisés notamment dans le droit des étrangers.

SRAIOSP (Service Régional d’Accueil d’Informations d’Orientation des Sortants de Prison)
4/14 rue Ferrus 75014 Paris / Tél : 01 45 88 93 93

SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE
6 passage Salarnier 75011 Paris / Tél : 01 48 05 47 88 / Fax : 01 47 0016 05

U-V-W-X-Y-Z

UJA (Union des Jeunes Avocats)
Palais de Justice , 4 BD du Palais 75001 Paris / Tél : 01 43 25 58 11 / Fax : 01 43 25 06 43

VERLAN (LE) ASSOCIATION
35 Rue Piat 75020 Paris / Tél : 0144 62 26 89 / Fax : 01 44 62 27 29

VIE LIBRE (Aide aux malades alcooliques)
8 impasse Dumur 92110 Clichy / Tél : 01 47 39 40 80 / fax : 01 47 30 45 37

ADMINISTRATION PENITENTIAIRE & DIRECTIONS REGIONALES

Direction de l’administration pénitentiaire
13 place Vendôme 75042 Paris cédex 01/ Tél : 01 44 77 60 60 / fax : 01 44 77 70 80

Directions régionales des services pénitentiaires

Bordeaux
188 rue de Pessac BP 57, 33023 Bordeaux cédex / Tél : 05 57 81 45 00 / fax : 05 56 96 18 32

Établissements rattachés :
Agen(MA), Angoulême(MA), Bayonne (MA), Bédenac(CD), Bordeaux, Gradignan(MA), Eysses(CD), Guéret(MA), Limoges(MA), Mauzac( CD), Mont-de-Marsan(MA), Neuvic( CD), Niort(MA), Pau(MA), Périgueux(MA), Poitiers(MA),, Rochefort-sur-Mer(MA), Saintes(MA), St Martin de Ré( MC) Tulle(MA), Uzerche(CD)

Dijon
72 rue d’Auxonne BP 1531, 21033 Dijon cédex / Tél : 03 80 72 50 00 / fax : 03 80 67 20 55

Établissements rattachés :
Auxerre(MA), Belfort(MA), Besançon(MA), Besançon(CSL), Châlons-sur-Marne(MA), Charleville-Mézières(MA), Chaumont(MA),Clairvaux(CP), Dijon(MA), Joux-la-Ville(CD), Lons-le-Saunier(MA), Lure(MA), Montbéliard(MA), Nevers(MA), Reims(MA), Troyes(MA), Varennes-le-Grand(CP), Vesoul(MA), Villenauxe(CD)

Lille
5 rue Gauthier de Châtillon BP 765, 59034 Lille cédex / Tél : 03 20 63 66 66 / fax : 03 20 54 40 64

Établissements rattachés :
Amiens(MA), Arras (MA), Bapaume(MA), Beauvais(MA), Béthune(MA), Château-Thierry(CP), Compiègne(MA), Douai(MA), Dunkerque(MA)Evreux(MA), Haubourdin(CSL), Laon(CP), Le Havre(MA), Liancourt(CD), Longuenesse(CP), Loos(CD), Loos(MA),Loos(lycée pénitentiaire de la région de Lille), Maubeuge(CP), Rouen(MA),Val-de-Reuil(CD), Valenciennes(MA)

Lyon
1 rue du Gal Mouton-Duvernet BP 3009, 69391 Lyon cédex 03 / Tél : 04 72 91 37 37 / fax : 04 72 34 55 64

Établissements rattachés :
Aiton(CP), Aurillac(MA), Bonneville(MA), Bourg-en-Bresse(MA), Chambéry(MA), Clermont-Ferrand(MA), Grenoble(CSL), Grenoble(MA), Le Puy(MA), Lyon-Perrache(MA), Lyon-Montluc(MA), Montluçon(MA), Moulins Yzeure(CP), Privas(MA), Riom(MC), St-Etienne(MA), St-QuentinFallavier(CP), Valence(MA, Villefranche -sur-Saône(MA)

Marseille
4 traverse de Rabat BP 121, 13277 Marseille cédex 09
1 rue du Gal Mouton-Duvernet BP 3009, 69391 Lyon cédex 03 / Tél : 04 91 40 86 40 / fax : 04 91 40 08 87

Établissements rattachés :
Aix luynes(MA), Ajaccio(MA), Arles(MC), Avignon(MA), Borgo(MA), Casabianda(CD), Digne(MA), Draguignan(CP), Gap(MA), Grasse(MA), Marseille(CP), Nice(MA), Salon-de-Provene(CD), Tarascon(CP), Toulon(MA)

Paris
3 av. de la division leclerc BP103, 94267 Fresnes / Tél : 01 46 15 91 00 / fax : 01 47 02 25 40

Établissements rattachés :
Blois(MA), Bourges(MA), Chartres(MA),Châteaudun( CD), Châteauroux(CP), Corbeil(CSL), Fleury-Mérogis(MA), Fresnes(MA et établissement d’Hospitalisation Public National), Gagny(CSL), Nanterre(MA), Meaux(MA), Melun(MA), Melun(CD), Montargis(MA), Orléans(MA), Paris-la-Santé(MA), Poissy(MC), St-Maur(MC), Villepinte(CSL),Tours(MA), Versailles(MA), Villejuif’(CSL), Osny(MA)

Rennes
18 Bis rue de Châtillon BP 3105, 35031 Rennes cédex / Tél : 02 99 26 89 00 / fax : 02 99 53 86 27

Établissements rattachés :
Alençon(MA), Angers(MA), Argentan(CP), Brest(MA), Caen(MA), Cherbourg(MA),Coutances(MA), Fontenay-le-Comte(MA), La Roche-sur-Yon(MA), Laval(MA), Le Mans(MA), Lorient-Ploemeur(CP), Nantes(MA), Nantes(CP),Rennes(MA), Rennes(CP) , St-B rieuc(MA), St Malo(MA), Vannes(MA)

Strasbourg
19 rue Eugène Delacroix BP 16, 67035 Strasbourg cédex / Tél : 03 88 56 81 00 / fax : 03 88 28 30 65

Établissements rattachés :
Bar-le-Duc(MA), Briey(CSL), Colmar(MA), Ecrouves(CD), Ensisheim(MC), Epinal(MA), Maxeville(CSL), Metz(MA-CSL), Metz(CP), Montmédy(CD), Mulhouse(CP), Nancy(MA), Oermingen(CD), St-Mihiel(CD), Sarreguemines(MA), Strasbourg(MA), Strasbourg(CSL), Toul(CD)

Toulouse
Cité administrative bât.E, BP 07 , Bd Armand Duportal 31038 Toulouse cédex 9
Tél : 05 62 30 58 11 / fax : 05 62 30 58 03

Établissements rattachés :
Albi(MA), Béziers(MA), Cahors(MA), Carcassonne(MA), Foix(MA), Lannemezan(CP), Mende(MA), Montauban(MA) , Muret(CD), Nîmes(MA), Perpignan(CP), Rodez(MA), St Sulpice-la-Pointe(CD), Tarbes(MA), Toulouse(MA), Toulouse(CSL), Villeneuve-les-Maguelonne(MA)

Mission des services pénitentiaires de l’Outre-Mer
19 place Guynemer 91260 Juvisy-sur-Orge / Tél : 01 69 56 51 90 / fax : 01 69 45 89 90

Établissements rattachés :
Basse-terre(CP), Cayenne(MA), Faaa Nuutania(CP),Fort-de-France(CP), Nouméa(CP), Le Port(CP), Pointe-à-Pitre(MA), St-Denis(MA), St-Pierre(MA), Taiohae(MA), Uturoa(MA), Wallis(MA)

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18 septembre, 2011

Christianisme et sciences occultes article de Père Dominique Auzenet recteur de la basilique Notre-Dame du Chêne, 72300 Vion

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 22:30

1. Un chrétien peut-il avoir recours aux pratiques occultes ?

Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

1.1 Qu’est-ce donc que l’occultisme ?

L’occultisme se présente comme
- une recherche de connaissance portant sur l’avenir, l’inconnu, ou l’au-delà,
par des moyens non scientifiques, et souvent magiques,
en vue d’une main – mise sur le destin ;
- une recherche de puissance magique pour agir contre la maladie ou un mal,
ou bien pour faire du mal à d’autres.

Le domaine de l’occultisme comprends
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

* La divination: cartomancie, chiromancie, radiesthésie (psychique, spirite), astrologie .
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?
* Le spiritisme, la médiumnité, la recherche de contact avec les morts, ou les esprits.
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?
* Certains aspects de la parapsychologie (clairvoyance, précognition, psychokinésie).

* La magie blanche, les guérisseurs : conjuration magique des maladies, magnétisme guérisseur.

* La magie noire, le satanisme.
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?
Le mot « occulte » vient du latin « occultus » dont le sens est: caché, dissimulé, mystérieux, secret…
On appelle « sciences occultes » des « doctrines et pratiques secrètes qui font intervenir des forces qui ne sont reconnues ni par la science, ni par la religion, et requérant une initiation » (Dict. Petit Robert).
L’occultisme prétend nous faire connaître ce que la science authentique ne peut atteindre, et ce que la révélation divine laisse dans l’ombre. Il conduit à entrer en connivence avec des forces cachées, sans se soucier de savoir si ces forces ne sont pas mauvaises.

1.2 Quels sont les deux moyens essentiels utilisés dans l’occultisme ?

* LA MAGIE.
La magie blanche consiste à invoquer Dieu, la Trinité, les Saints, et à prétendre s’approprier la puissance divine.

La magie noire consiste à invoquer Satan, pour demander ce qui semble un bien
pour soi, ou pour faire du mal à d’autres.

Les pratiques magiques recherchent la guérison, la préservation de difficultés, la puissance, la réussite…
Le rite magique est souvent composé d’une invocation, d’une formule, et éventuellement d’un geste symbolique.

À la lumière de la Bible, toute magie est une « abomination ». Évidemment, prétendre asservir la puissance divine à ses fins personnelles est une illusion. La puissance ainsi mise en oeuvre, quel que soit le type de magie, ne vient jamais de Dieu.

* LES CAPACITÉS « MÉDIUMNIQUES », permettent un accès au subconscient
et même à l’inconscient des personnes, et donc une manipulation du
psychisme des autres.
L’apparition des capacités médiumniques provient souvent de démarches occultes magiques antécédentes, subies ou recherchées, par soi-même ou dans la famille proche. Il est vrai que certaines personnes semblent être « nées comme ça ». Encore faudrait il vérifier s’il n’y avait pas de pratiques occultes chez leurs parents,
grands parents, arrières grands parents, ce qui est souvent le cas…
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

1la magie, la médiumnité, deux moyens essentiels :

1.3 Le chrétien peut-il utiliser l’occultisme ?

Non. Utiliser les puissances occultes est directement contraire à l’attitude de foi aimante et confiante en Jésus et en Dieu Père, et finit par en détourner. Voici quelques attitudes directement contraires à cet abandon confiant à l’amour de Dieu :

- la réduction de la prière à une invocation d’une efficacité immédiate,
- l’automatisme du soulagement organique obtenu,
- la recherche d’une efficacité à tout prix pour contrer une difficulté,
- le désir de savoir à l’avance…
- le refus d’assumer la souffrance en union avec la croix de Jésus.
- le fait de vouloir se rendre totalement maître de son destin, de sa
vie, de son avenir,
- le fait de se mettre naïvement à disposition de forces dont on ignore
la provenance.
Le chrétien doit éviter de demander les services de personnes ayant des pouvoirs occultes. Il doit aussi chercher les raisons qui l’amènent à ne pas prendre ses
responsabilités humaines et chrétiennes, pour s’en remettre à des gens pratiquant l’occultisme. Par ailleurs, le chrétien doit être au clair sur la nature des forces mises en oeuvre : elles ne viennent jamais du Dieu de Jésus-Christ.

1.4 Voici ce qu’on lit dans la Bible
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

Deux textes majeurs :
« Lorsque tu seras entré dans le pays que Yahvé ton Dieu te donne, tu n’apprendras pas à commettre les mêmes abominations que ces nations-là. On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, qui pratique divination, incantation, mantique ou magie, personne qui use des charmes, qui interroge les spectres ou les esprits, qui invoque les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvé ton Dieu, et c’est à cause de ces abominations que Yahvé ton
Dieu chasse ces nations devant toi. Tu seras parfaitement fidèle à Yahvé ton
Dieu » (Deutéronome 18,10-15).

« Ce n’est pas en me disant: « Seigneur, Seigneur », qu’on entrera dans le
Royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est dans
les cieux.
Beaucoup me diront en ce jour-là: « Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas
en ton nom que nous avons prophétisé? en ton nom que nous avons chassé les
démons? en ton nom que nous avons fait bien des miracles? ». Alors je leur
dirai en face: « Jamais je ne vous ai connus; écartez-vous de moi vous qui
commettez l’iniquité » (Mt 7,21-23).
D’autres textes : Exode 22,17; Lévitique 20,6.27; Lévitique 19,31; 1
Samuel 28,3-5 ; Actes 16,16-18 ; Actes 19,19-20.

1.5 Voici ce qu’en dit le Catéchisme de l’Église catholique…

« Dieu peut révéler l’avenir à ses prophètes ou à d’autres saints. Cependant l’attitude chrétienne juste consiste à s’en remettre avec confiance entre les mains de la Providence pour ce qui concerne le futur et à abandonner toute curiosité malsaine à ce propos. L’imprévoyance peut constituer un manque de responsabilité.
2 des attitudes en contradiction avec la foi chrétienne
«quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvé ton Dieu»

Toutes les formes de divination sont à rejeter: recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou d’autres pratiques supposées à tort « dévoiler » l’avenir.
La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes
en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avecl’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul.

Toutes les pratiques de magie ou de sorcellerie, par lesquelles on prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain – fût-ce pour lui procurer la santé, sont gravement contraires à la vertu de religion. Ces pratiques sont plus condamnables
encore quand elles s’accompagnent d’une intention de nuire à autrui et qu’elles recourent à l’intervention des démons. Le port des amulettes est lui aussi répréhensible. Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques.

Aussi l’Église avertit-elle les fidèles de s’en garder. Le recours aux médecines dites traditionnelles ne légitime ni l’invocation des puissances mauvaises, ni l’exploitation de la crédulité d’autrui » (n° 2115-2118).

1.6 Les pratiques occultes peuvent avoir des effets nocifs graves.

Chez quelqu’un qui pratique l’occultisme, on peut trouver les symptômes suivants. Mais ces symptômes ne signifient pas à eux tous seuls que la personne s’adonne à ces pratiques. D’autres causes, médicales ou psychiatriques, peuvent en être à l’origine.

* Au plan PSYCHIQUE:

- le caractère : insensibilité, égoïsme, isolement sur soi ;
- les passions: humeur querelleuse et colérique, sexualité exacerbée et anormale, tendance aux actes de violence et au crime ;
- les troubles psychologiques et psychiques: « dépendance » de plus
en plus grande, fuite des responsabilités concrètes, mélancolie,
obsession, idées de suicide, crises d’angoisse.

* Et surtout s’ils sont associés, au plan SPIRITUEL, à:
- la disparition de la prière et de la pratique sacramentelle ;
- l’incrédulité vis-à-vis de la Parole de Dieu et de l’Église ;
- l’agnosticisme ou athéisme déclarés et endurcis ;
- les pensées blasphématoires…

L’atteinte occulte ou « lien » occulte (un secteur de notre liberté intérieure est lié, parasité) comporte bien des degrés différents.
Cela dépend de la fréquence et de l’intensité avec laquelle on se plonge dans ce
milieu; du pouvoir réel mis en oeuvre ; de la distinction entre le fait qu’on est demandeur ou bien pratiquant effectif. Il faut éviter de tomber dans deux extrêmes: soit crier à la possession démoniaque, soit minimiser totalement l’effet destructeur des pratiques occultes sur l’équilibre psychique et spirituel.

3 les effets nocifs graves de l’occultisme

1.7 Que faut-il faire pour en être libéré(e) ?
Les « liens » spirituels peuvent demeurer longtemps insoupçonnés.
Lorsqu’ils sont discernés et identifiés…
1 – il faut, bien sûr, que la personne désire être libérée de ces liens.
2 – il faut ensuite demander la prière de libération des liens occultes,
surtout à un prêtre ayant ce ministère, sinon à personnes qui vivent ce
ministère de prière de libération en lien avec un prêtre (elles sont alors
clairement identifiées dans l’Église).
3 – il faut encore renoncer, dans l’avenir, à tout autre pratique occulte,
et que la personne se débarrasse de tout « matériel » occulte en sa
possession: livres, pendule, etc.
4 – il faut enfin qu’elle se repente, qu’elle demande pardon à Dieu pour
ces pratiques occultes (même si elle n’était pas consciente de faire le mal); le sacrement de réconciliation,chaque fois qu’il est possible, est souhaitable.
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

1.8 De la simple superstition… aux pratiques sataniques…

Toutes les pratiques ne sont pas forcément occultes. Mais certaines le sont grandement. C’est pourquoi il est nécessaire de s’informer, de se former, pour mieux comprendre. Ces quelques pages veulent aider à ce discernement, à cette information, et aussi à des mises en garde…

* À un bout de la chaîne, la superstition est une attitude de crédulité qui consiste à croire n’importe quoi, sans aucun esprit critique. Il en va ainsi de l’astrologie: l’influence prétendue des astres sur notre vie quotidienne…
Cette attitude de superstition peut aussi jouer dans la recherche de la guérison ou
de la suppression de la douleur à tout prix, en acceptant n’importe quel « gri-gri » ou pratique « de guérison » …

* À l’autre bout de la chaîne, l’utilisation de la magie blanche et de la magie noire entremêlées finissent par plonger des familles entières dans un cercle vicieux d’angoisse, de certitude qu’on leur veut du mal…

Après avoir consulté des voyants ou des conjurateurs (magie blanche), on finit par aller voir des « désenvoûteurs », c’est-à-dire des personnes agissant par la magie noire, pour « enlever le mal »

ou demander une « protection » du mal… Faut-il préciser que ces personnes qu’on fait venir, et qui prennent un bon prix, n’ont rien de chrétien, ne sont pas envoyées par l’Église, et n’ont pas le ministère d’exorciste.

Seul l’Évêque d’un diocèse peut donner ce ministère, et seulement à des prêtres…
Essayons donc de sortir de la confusion ambiante dans les quelques pages qui suivent.

1.9 Quelques livres sur ce sujet.

* Les livres du P. Jean Vernette, Peut-on communiquer avec l’au-delà ? Ed. du Centurion, coll. « C’est-à-dire », 1990 ; Peut-on
prédire l’avenir ? Ed. du Centurion, coll. « C’est-à-dire », 1989 ; Les mystères de l’Occulte et de l’Étrange, Presses de la
Renaissance, 1998.
* Les livrets publiés aux Ed. des Béatitudes : Radiesthésie, magnétisme et vie chrétienne, oui ou non? ; Astrologie et vie chrétien
ne; Parapsychologie et vie chrétienne; Yoga, Zen, Méditation Transcendantale et vie chrétienne.
* « Mais délivre-nous du Mal », approche pratique de la délivrance, synthèse présentée par le Dr Madre, Ed. Pneumathèque et
Béatitudes, 1979…
* Alec Mellor, Catholiques d’aujourd’hui et sciences occultes, Ed. SOS, 1979.
* Kurt Koch, Occultisme et cure d’âme, Ed. Emmaüs et Ligue pour la lecture de la Bible, 1972.
* Michelle d’Astier de la Vigerie, Occultisme: la spiritualité qui tue ! RDF Éditions.
* Carlos Aldunate, Les phénomènes paranormaux, regard chrétien, Ed. Fidélité, 1993.
* Charles Delhez, Nouvel Age et nouvelles religiosités, regard chrétien, Ed. Fidélité (diff. Mediaspaul), 1994.
* Cahiers du Renouveau « Il est Vivant » n° 125 (juin 96) N’ayez pas peur ! (Paranormal, parapsychologie, sorcellerie, démonologie,
magie).
* La Documentation Catholique n° 2104 (20/11/94) Lettre pastorale de la Conférence des Évêques de Toscane.
* La Documentation Catholique n° 2122 (17/9/95) Note pastorale de la Conférence épiscopale de Campanie.
* Bénédict Héron, Jésus est le plus fort. Les voies du combat spirituel, Téqui, 2000.
* Georges Morand, Faut-il encore exorciser aujourd’hui ? Fayard, 2000.

4 le chemin de la libération des liens occultes

2. Les personnes qui « touchent » guérisseurs, toucheurs, magnétiseurs, conjurateurs
ont-elles reçu un don de guérison?

2.1 Les guérisseurs
2.1.1 Toutes sortes de « guérisseurs »
Des personnes font disparaître la douleur – des brûlures, de l’apparition des dents chez le nourrisson,
du zona, etc.- d’une façon quasi instantanée. Mais non la cause de cette douleur, qui demande généralement à être soignée. On les appelle les « guérisseurs ».

Ce sont souvent des personnes de bonne foi, qui sont croyantes. Elles prient, et font prier les autres.

Dans leur maison, on trouve généralement beaucoup de signes religieux (statues de la Vierge, crucifix, images pieuses, bougies, photo du Pape, etc.).
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?
Certaines font cela de temps en temps, avec le désir de rendre service, dans un cercle restreint (famille et voisins).

D’autres y ajoutent l’intérêt pour votre porte-monnaie, et cherchent aussi à établir une
véritable domination en mettant les personnes en dépendance…

2.1.2 Les « prières »

Elles agissent à partir de ce qu’elles appellent des « prières ». Le problème est que ces prières peuvent être, en fait, des prières « magiques »: on considère qu’elles produisent un effet précis.
Ou encore, et c’est le cas le plus fréquent, ces personnes possèdent une ou plusieurs véritables formules magiques qu’elles ont reçues dans leur famille, ou de quelqu’un d’autre. Ces formules contiennent le nom d’un saint, souvent de Judas.

Les guérisseurs les « marmonnent  » à voix basse, pour qu’on ne comprenne pas, et
que la chose puisse rester en leur possession. À ces prières, certains ajoutent
des signes de croix, des impositions de mains, des prières à dire chez
soi…
Quelquefois, malheureusement, des prêtres se livrent à ce genre de
pratiques. Cela peut être mélangé avec la radiesthésie (pendule) et l’utilisation
du magnétisme… ou présenté comme une technique, comme le
« reiki »…

2.1.3 Leur efficacité

Il y a bien sûr des charlatans, qui ne s’intéressent qu’à l’argent. Cependant, après une visite chez un guérisseur qui agit avec succès dans un domaine précis: « conjurer les brûlures », ou « couper le feu » des zonas, ou arrêter les hémorragies, ou faire disparaître les verrues, ou supprimer la douleur provoquée chez les nourrissons par la sortie des dents… (on pourrait allonger la liste), il est fréquent de constater
qu’il s’est passé quelque chose. Au minimum la suppression de la douleur. C’est la raison pour laquelle on retourne les voir, en cas de besoin.

2.1.4 S’agit-il d’un « pouvoir de guérison » qui viendrait de Dieu ?

- Il ne s’agit pas d’une guérison, mais de la disparition de symptômes organiques. Au prix de conséquences
se situant à d’autres niveaux, psychiques et spirituel, comme on peut le constater ensuite …
- Il ne s’agit pas d’une guérison d’origine divine. Jamais la guérison divine n’a cet automatisme; elle n’est pas soumise à la volonté de l’homme, mais, au contraire, soumise à la volonté de Dieu.

5 des formules magiques marmonnées

- Il s’agit de la conjuration magique des maladies, opérée par magie blanche. Il y a donc une très grande confusion, qui est souvent entretenue volontairement.

2.1.5 Qu’est-ce que la magie blanche ?

La magie blanche consiste à invoquer Dieu, la Trinité, les Saints, et à prétendre s’approprier la puissance divine. (La magie noire, elle, consiste à
invoquer Satan, pour demander ce qui semble un bien pour soi, ou pour
faire du mal à d’autres).

Les pratiques magiques recherchent la guérison, la préservation de difficultés,
la puissance, la réussite…

Le rite magique est souvent composé d’une
invocation, d’une formule, et éventuellement d’un geste symbolique. C’est
une forme du péché d’idolâtrie dénoncé dans la Bible.

2.1.6 Et les magnétiseurs ?

Il est difficile de parler du « magnétisme », parce qu’il demeure mal cerné scientifiquement. Sommesnous
réduits à faire appel à l’existence d’énergies vitales mal connues? On peut d’abord constater que
les magnétiseurs affirment avec insistance que 3 ou 4 séances par jour épuisent leur puissance magnétique.
Ce qui permet de penser que dans bien des cas de salles d’attente qui ne désemplissent pas, le magnétisme est complété par des pratiques occultes: le magnétiseur fait aussi de la divination et de la magie.

Dans le même sens, on constate que le magnétisme guérisseur semble émerger particulièrement chez des personnes qui sont allées voir des guérisseurs, et donc qui ont subi l’influence de la magie blanche…

Par ailleurs, les personnes qui vont voir des magnétiseurs observent souvent sur elles-mêmes des conséquences graves: dépendance du magnétiseur, angoisse, cauchemars…
Je n’hésite pas à parler,pour les avoir constatés, de véritables ravages accomplis par les magnétiseurs…
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

2.1.7 Quelles peuvent être les conséquences ?

L’atteinte occulte ou « lien » occulte (un secteur de notre liberté intérieure est lié, parasité) comporte bien des degrés différents, et il est difficile d’en parler en donnant un contour précis. Cela dépend de la fréquence avec laquelle la magie a été employée; de la distinction entre le fait qu’on est demandeur ou pratiquant effectif. Cela peut se traduire par des déséquilibre spsychiques, des fermetures du coeur à tout ce qui est religieux (voir ce qui a été dit plus haut).

Les cas les plus graves concernent les familles où les
pratiques magiques se sont transmises sur plusieurs générations, et où
l’on va de difficultés en drames et en catastrophes. Certaines personnes
peuvent ainsi être l’objet de véritables attaques démoniaques.
« Dans 90 % des cas au moins, la réalité des attaques démoniaques est en relation avec des contacts plus ou moins suivis avec les pratiques de l’occultisme et de la
sorcellerie » (G. Morand, Faut-il… p. 211).

Comme cela a déjà été dit plus haut, lorsque les « liens occultes » sont discernés et identifiés, il faut d’abord demander une prière de libération de l’emprise magique quand il y en a une. Il faut ensuite confesser le péché, l’infidélité à Dieu, que représente le fait d’avoir recouru à la magie, même si l’on n’en savait pas la portée.

6
2.2 Le don de prière pour les malades existe dans l’Église et n’a rien à voir avec la magie

La confusion est grande entre l’action des guérisseurs et l’oeuvre de guérison accomplie par Jésusdans l’Église. C’est pourquoi il est important de proposer quelques balises, pour mieux éclairer les différences entre les pratiques de magie blanche et la vraie guérison divine.

2.2.1 Le don de prière pour les malades n’est pas d’abord centré sur la santé des
personnes, mais il accompagne la prédication de l’Évangile
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

À la fin de l’Évangile selon saint Marc, Jésus ressuscité envoie ses apôtres
en mission : « Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui ne croira pas sera condamné. Et
voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront
les démons, ils parleront en langues nouvelles, ils saisiront des serpents, et s’ils
boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux
malades et ceux-ci seront guéris » (Mc 16,15-18).

Jésus ordonne d’abord de proclamer la Parole; puis il invite à imposer les
mains aux malades pour qu’ils soient guéris.
Les « signes » accompagnent donc l’annonce de l’Évangile. Ils n’existent pas seuls, mais lorsque l’on proclame le salut en Jésus-Christ.

2.2.2 Il est au service de la communauté chrétienne.

Le don de prière pour la guérison des malades est pour le bien commun. Il ne s’agit pas d’un pouvoir personnel. Celui qui reçoit le don n’est qu’un instrument. Il doit rester très humble, et rendre à Dieu la gloire qui lui revient. De notre côté, il est dangereux de regarder celui qui a reçu ce don de prière comme quelqu’un qui « possède » un pouvoir merveilleux, et d’oublier ainsi de regarder Jésus qui accorde
le don.
Lui seul guérit.

Si ce don est mis au service de la communauté, c’est un don précieux. Il accroît la foi de la communauté, il réveille ceux qui dorment (!), il revitalise le ministère d’évangélisation, montrant Jésus vivant au milieu de nous.

2.2.3 Il n’a rien d’automatique…

et nous laisse désarmés face au mystère de Dieu.
Certaines personnes, qui apparemment ont une grande foi, et même semblent mériter la guérison, ne sont pas guéries. Au contraire, parfois sont guéries des personnes auxquelles on n’aurait jamais pensé…Dieu est un Père plein de bonté. Il compatit à la douleur de ses enfants.

C’est pourquoi il guérit des malades. Mais nous demeurons face au
mystère de l’amour de Dieu et de son plan pour chaque personne. Il est
vrai qu’il n’en guérit que quelques-uns… Mais il offre à tous la guérison
définitive: la vie éternelle, où il n’y aura plus ni maladie, ni deuil, ni
pleurs. Nous recevons gratuitement la guérison, mais qui sommes-nous
pour demander à Dieu: pourquoi guéris-tu untel et pas untel? On n’est
pas guéri parce qu’on le mérite, c’est un pur don de Dieu.

Jésus n’a jamais dit que tous les malades seraient guéris, mais qu’il
nous donnerait des signes pour l’évangélisation. Les guérisons sont des
signes qui accompagnent l’annonce de l’Évangile, mais il n’est pas nécessaire
que tous soient guéris pour qu’on croie à la Parole de Dieu.

7 s’il y a effet automatique,
on n’est plus
dans la
prière, mais
dans la magie
le chrétien
ne possède
pas de
«pouvoirs»

2.2.4
Il est s’exerce souvent au cours d’une célébration communautaire de prière
Celui ou celle qui a reçu le charisme de prière pour la guérison des
malades n’est pas un guérisseur. Il prie pour les malades, et Jésus guérit
ceux qu’il veut.
Le plus souvent, cette prière se déroule publiquement, au cours d’une assemblée de prière ou après la célébration de l’Eucharistie. La place de la communauté, de l’Église, est importante.

C’est à l’Église, à travers l’un de ses membres, qu’est donné le charisme
de guérison; et c’est en Église qu’il s’exerce, et non pas d’abord en privé
et de façon individuelle.

Il faut ajouter que la guérison divine peut être reçue aussi à travers le
s a c rement de l’Onction des malades donné par le prêtre à des
personnes malades chez elles, ou au cours de célébrations communautaires de ce sacrement.
Désirer ce sacrement, quand on est gravement malade, c’est désirer s’abandonner à la grâce de Dieu, qui vient
nous fortifier et nous guérir.

2.2.5 Il concerne la personne tout entière, et pas seulement sa santé physique.

Le ministère de guérison ne se réduit pas à la guérison
physique. Il se préoccupe aussi du pardon et de la guérison intérieure.
Si les gens se sentent très loin de Dieu, il faut les aider à
se repentir de leurs péchés.
Souvenons-nous du paralytique à qui les péchés ont d’abord été remis avant qu’il ne soit guéri (voir Mt 9,1-8). Il n’y a donc pas de prière pour la guérison sans évangélisation.

La guérison du paralytique nous rappelle que Jésus a le pouvoir de pardonner les péchés, et par là même d’en détruire les conséquences. À travers les signes comme les guérisons, le Seigneur vient nous manifester sa victoire totale. Il se montre le
Seigneur Vivant aujourd’hui, qui donne la Vie à ceux qui croient
en son nom.

Cette réflexion a pour but de nous aider à « faire le tri ».
Nous vivons une période de grande confusion. Il est bon de discerner
où agit l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus, pour mieux l’accueillir, et
éviter également de nous fourvoyer dans les pratiques magiques. Nous savons ainsi que nous pouvons demander la guérison, mais à Jésus et à travers la prière de son Église.
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

8 méfiez-vous des gens qui agissent seuls et chez eux Jésus ne s’occupe
jamais de la santé seule ou de la suppression de la douleur seule,
mais de la personne tout entière et d’abord de sa vie éternelle.

3. La divination spiritisme, voyance, astrologie, pendule, radiesthésie
existe-t-elle ?
3.1 Mon avenir est-il écrit quelque part ?
Non. Je ne suis pas « programmé » à l’avance. Ce que je devrai faire dans deux jours, dans deux mois ou dans deux ans n’est pas prévu en détail au point que quelqu’un puisse en obtenir l’information.

Ma vie se tisse jour après jour, essentiellement au carrefour de l’exercice de
ma liberté, de celle des personnes qui m’entourent, et des circonstances que
la vie me présente.

Certes, l’Amour de Dieu veille sur moi, comme un Père veille sur son enfant
bien-aimé. Mais jamais son amour n’étouffe ma liberté au point de la
contraindre. Dieu a une idée sur ma vie, il a un désir d’amour sur moi. Mais
jamais il ne me force à entrer dedans. Au contraire, je reste libre. Si je devais
dire « oui » à quelque chose qu’il me demande, ou à quelque chose que la vie
m’impose, ce ne pourrait être que, progressivement, du fond de ma liberté
d’homme ou de femme.

L’avenir n’est donc inscrit nulle part. Tout au plus peut-on prévoir que tel ou tel acte entraînera telle ou telle conséquence. À l’échelon d’une vie, d’une famille, d’une société…

Une personne peut-elle connaître l’avenir de quelqu’un d’autre ?
Non, évidemment, puisque cet avenir n’est pas déterminé. Si une personne prétend dévoiler à une autre son avenir, on se trouve donc en face de supercheries, de mensonges, ou de manoeuvres diaboliques…

3.2 Peut-on entrer en contact avec les esprits des morts pour qu’ils nous révèlent des choses sur notre avenir ?

Non. Dans le cadre de la révélation et de la religion chrétiennes, nous n’avons pas de contact direct avec ceux qui sont morts. Les « esprits des morts » ne sont pas en train de rôder ici-bas parce que restés à un état « inférieur ». Ils ne sont pas non plus en train d’attendre une prochaine réincarnation, et disponibles ainsi à notre interpellation.
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

Ceux qui meurent entrent dans l’invisible de Dieu, ils voient Jésus et le Père face à face, ils sont en présence de tous les vivants qui nous ont précédés. Mais il n’y a pas de communication physique ou psychique entre le monde invisible et le monde visible. S’il y a communication, elle est spirituelle et passe toujours par Jésus ressuscité.

Ceux qui sont vivants dans l’invisible peuvent prier le Père au nom de Jésus de nous accorder telle ou telle grâce, et ainsi nous l’obtenir. Nombreuses sont probablement les grâces que nous avons reçues ainsi. De même, nous pouvons prier le Père au nom de Jésus pour eux après leur mort (par exemple en offrant le sacrifice de la messe), et leur obtenir ainsi d’être purifiés plus rapidement de toute racine
de péché pour vivre leur éternité totalement dans l’amour de Dieu.

9 mon avenir n’est pas déterminé à l’avance

3.3 La mise en oeuvre de capacités médiumniques
ou de pouvoirs occultes

Certaines personnes sont capables de pénétrer dans le psychisme
des autres, pour y connaître des éléments vécus dans le passé.
En effet, nous gardons tout ce que nous avons vécu en mémoire,
tout à fait en profondeur, dans l’inconscient. Nous pouvons ne
plus nous souvenir de quelque chose, et pourtant en garder
toujours trace en nous.
Une personne ayant des capacités médiumniques pourra « soutirer »
ces renseignements, et nous les redonner avec force détails, ce
qui évidemment nous plongera dans la stupéfaction. Nous nous
sentirons devinés. Et nous aurons tendance à accorder crédit à ce
qui sera dit sur l’avenir.
Quand ces renseignements concernent un
défunt que nous avons bien connu, il est bien facile ensuite de dire
qu’il s’agit de l’esprit d’un mort, et pour nous de croire qu’il s’agit
de notre défunt. En fait, nous aurons simplement subi une investigation psychique.
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

On reconnaît les personnes qui ont de véritables capacités médiumniques
au fait qu’elles disent des choses exactes, précise et détaillées
sur le passé des personnes qui viennent les consulter ou qui sont
autour d’elles. Cette investigation psychique est aussi un viol
psychique.
Ce qui laisse toujours des séquelles sur le plan psychique et spirituel.
Car ces capacités médiumniques ne sont pas purement paranormales ;
elles sont d’origine diabolique; elles permettent à ceux qui les acquièrent
de violer la liberté intérieure des personnes; elles sont très
fréquemment le fruit de pratiques occultes antécédentes, de toute
nature.
Les choses qui peuvent être dites concernant l’avenir sont de pures
inventions. Malheureusement, si les personnes qui les disent ont de
véritables pouvoirs occultes, elles peuvent lier spirituellement la liberté
des autres pour que certains événements se produisent. Ce qui,
outre l’angoisse ainsi engendrée, peut amener à de véritables catastrophes.

Car c’est toujours tragique. Ces capacités médiumniques occultes sont souvent mises en oeuvre dans les séances de spiritisme ;
dans les pratiques à base de radiesthésie; dans la voyance sous toutes formes de consultations qu’elle peut revêtir; dans les médecines parallèles…

3.4 Le spiritisme
On pourra se reporter à des études sur le spiritisme, qui résument les « croyances spirites » des personnes pour qui le spiritisme est une conception de l’homme et de la relation au religieux. Mais, aujourd’hui, le contact avec le spiritisme se fait d’abord par la participation à des « séances » avec des amis.

Appeler « les esprits », c’est forcément dangereux. Puisqu’on ne peut pas entrer en contact avec les « esprits des morts », on se trouve donc en face de trois possibilités:

- la supercherie: on veut nous faire croire que ce sont les esprits des
morts qui se manifestent, alors qu’il s’agit d’une mise en scène à
l’intérieur du groupe qui s’est réuni.
- l’action occulte d’un « médium », c’est-à-dire d’un personne qui a
des capacités psychiques mauvaises pour pénétrer dans le
subconscient des autres.
- l’irruption des forces diaboliques: quand on appelle « les esprits », les
démons peuvent évidemment se manifester, puisqu’on s’est
ouvert à cette éventualité. À côté des créatures humaines que
nous sommes, il y a des créatures angéliques, qui sont de purs
esprits. Certains sont « déchus », c’est-à-dire fixés dans le mal à
jamais. Ce sont Satan et les démons.

Seul le premier cas est inoffensif. Les deux autres laissent des traces. Le troisième est carrément dangereux. Si les démons se manifestent, ce peut être très grave pour soi et pour d’autres.

3.5 L’astrologie

L’astrologie n’est pas occulte. C’est une sorte de « météorologie de la destinée », qui voudrait nous faire croire que l’orientation profonde de notre vie dépend de la position des astres au moment de notre
naissance. C’est pourquoi certains se font dresser un horoscope détaillé…
On y risque surtout une dépendance. On ne fait rien sans consulter son horoscope quotidien. On finit
par perdre l’usage normal de la réflexion, et la mise en oeuvre normale de l’esprit d’initiative. On peut
ainsi se plonger dans une paralysie malsaine qui s’enracine dans la peur et l’angoisse. On peut aussi finir par développer un attrait assez fort pour la divination, à partir de supports ésotériques, et tomber dans le domaine occulte.

Porter une médaille avec son signe zodiacal est comme une façon d’afficher extérieurement qu’on croit en la puissance des astres. C’est donc à l’opposé de la foi chrétienne, car il s’agit de croyances païennes. Un vrai chrétien ne devrait jamais porter ce genre de pendentif.

3.6 Et le pendule, la radiesthésie ?

Il est important de situer les différentes formes de radiesthésie.
* Il y a la « radiesthésie magnétique », le fameux réflexe du sourcier.
Le phénomène se trouve probablement déclenché par une
variation du champ magnétique due à une fracture géologique
en profondeur par où l’eau s’infiltre… Mais est-il indemne de
toute ascendance occulte dans la famille ?

* La « téléradiesthésie » ou radiesthésie psychique est loin d’être
exempte d’occultisme. On se sert du pendule pour obtenir toutes
sortes de renseignements sur le passé ou le présent, pourvu que l’on se concentre sur un objet ou une photo; on peut aussi utiliser le pendule pour localiser une maladie ou établir un diagnostic.
Au cours d’une rencontre avec un radiesthésiste, si les renseignements fournis sont parfaitement exacts, il y a intrusion dans le subconscient du consultant grâce à des pouvoirs occultes.

Le pendule n’a aucun pouvoir. Il n’est qu’un support secondaire qui sert à mettre en oeuvre des pratiques divinatoires diverses. Celles-ci peuvent donner lieu à l’exercice des capacités médiumniques.

Il faut conseiller aux chrétiens de ne jamais se servir d’un pendule. Le simple fait de s’amuser en pensant qu’un pendule puisse formuler une réponse positive ou négative à une question précise est non seulement une attitude de crédulité, mais également la porte ouverte au glissement vers une troisième
forme de radiesthésie.

11le danger du spiritisme c’est d’ouvrir directement la porte au démon ne jouez jamais
avec un pendule,n’entrez jamais dans la démarche divinatoire

* La radiesthésie spirite. On cite le nom d’un défunt. Le dialogue se poursuit à l’aide d’une table alphabétique.

Le pendule désigne les lettres dont l’assemblage est censé constituer la réponse du défunt interpellé. C’est une forme de spiritisme. L’application spirite de la radiesthésie manifeste clairement le caractère périlleux et condamnable de la technique « du pendule »…
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

3.7 Quelques textes bibliques
* Deutéronome, 18,9-14 : « On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, qui pratique divination, incantation, mantique ou magie. Personne qui use de charmes, qui interroge les spectres et les devins, qui invoque les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvé, ton Dieu ».
* Lévitique 20,6-7 : »Celui qui s’adressera aux spectres et aux devins pour se prostituer à leur suite, je me tournerai contre cet homme-là et je le retrancherai du milieu de mon peuple. Vous vous sanctifierez pour être saints, car je suis Yahvé votre Dieu » .

Ces passages de la Bible nous aident à prendre conscience que nous sommes là dans le domaine des idoles. Il faut les quitter pour être fidèles à la sainteté de Dieu.
Les raisons principales pour lesquelles la foi oppose un net refus aux pratiques magiques se résument dans le
fait qu’elles constituent un péché contre la sainteté et le caractère unique de Dieu: ces actes contredisent le premier commandement quant à l’absolue seigneurie de Dieu; ils s’accompagnent de tromperie et de fausseté; ilsfavorisent l’immoralité; ils vident de son contenu la foi chrétienne en la rédemption et le salut opérés par le
Christ.

Les pratiques occultistes, quelle que soit leur forme, sont incompatibles avec la foi chrétienne.
La superstition, la divination, la magie, le satanisme « sont en contradiction avec le respect dû à Dieu seul » et sont objective ment des actes « gravement contraires à la vertu de religion » (C.E.C. 2010-2017).
La magie et la sorcellerie sont, en soi, un péché grave, même si, parfois, interviennent des facteurs subjectifs qui atténuent la responsabilité des personnes.

Elles sont un péché contre Dieu, Créateur et Seigneur de toutes choses, à qui seul appartiennent le passé, le présent et l’avenir: lui seul peut connaître à fond la signification de tous les événements.

A lui appartiennent toutes les choses créées, qui sont toutes bonnes en elles-mêmes parce qu’elles sont l’oeuvre de ses mains, mais aucune d’entre elles ne peut revendiquer pour elle la divinité.
La superstition et la magie méconnaissent la Providence, la bonté de Dieu le Père et l’amour infini par lequel, dans le Christ, nous est révélé tout ce qui est nécessaire à notre salut et à notre bonheur.

Les pratiques magiques et occultistes sont moralement abominables parce qu’elles naissent de la tentative de satisfaire tous les besoins ou caprices humains: de vouloir faire face, toujours et tout de suite, à toutes les crises existentielles; de la volonté de se protéger contre les risques que comporte toujours l’avenir;
de l’excès des désirs matériels et des plaisirs circonscrits dans un horizon purement terrestre (amours aberrants, richesses, santé, longévité et un avenir agréable et sans problèmes).
Elles constituent un péché d’injustice contre la sagesse, la
bonté et la Providence de Dieu.

Mais elles sont aussi une offense grave à la dignité de l’homme lui-même. En effet, le recours aux mages est une abdication de l’homme, un renoncement à sa dignité et à la liberté humaine, un acte de peur devant la vie que, au contraire, nous devons affronter avec courage. La superstition blesse l’homme au plus profond de son être, la signification de sa vie, la dimension authentique de ses actes qui sont humains quand ils sont le fruit de sa liberté et de sa volonté.
Conférence épiscopale de Campanie (2 avril 95)
Documentation Catholique n° 2122, p. 805.

12 La ronde infernale de l’occultisme, guérisseurs, magnétiseurs,désenvoûteurs, voyance,
divination spiritisme radiesthésie pendulemagie…
messages d’alerte
Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?

P. Dominique Auzenet
recteur de la basilique Notre-Dame du Chêne, 72300 Vion

Peut-on être chrétien et pratiquer les sciences occultes?
Le Vendredi 26 Février 2010

16 septembre, 2011

Saint Augustin Evêque et Docteur de l’ Eglise Saint Algérien

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 21:57

Saint Augustin

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Dans le cadre de la célébration en 2001 de l’année du « dialogue des civilisations » décidée par les Nations Unies, s’est tenu, tout le long de la première semaine de ce mois d’avril, à Alger et à Annaba, le premier colloque international sur Saint Augustin, sous la devise « africanité et universalité ». le colloque a été organisé à l’initiative de la Présidence de la république algérienne, en collaboration avec la Confédération suisse, l’Université de Fribourg et l’Institut des études augustiniennes de Rome. L’évènement est à saluer pour sa triple signification : l’hommage rendu à un penseur d’une dimension internationale, l’affirmation de la non contradiction entre la fidélité à notre islam et la ré-appropriation de notre histoire toute entière, et, enfin, la revendication de l’africanité de ce grand homme.

Saint Augustin était un polémiste et un écrivain de génie. Par ses idées profondes et originales, il a marqué d’une empreinte indélébile l’histoire de la pensée humaine. En son temps, il a bénéficié d’une grande renommée à travers tout le bassin méditerranéen. Depuis lors, sa notoriété et son influence n’ont cessé de s’amplifier. Ses livres, sermons et correspondances sont parmi les écrits les plus traduits. Plus de 500 ouvrages et articles portant sur sa vie et son œuvre sont publiés chaque année dans les principales langues du monde.

On a écrit des Confessions, son œuvre majeure, qu’elles traversent l’histoire de la métaphysique et de la littérature et qu’elles trouent littéralement 16 siècles, du 4e au 20e comme un témoignage de recherche et d’ivresse. Son influence est perceptible un peu partout, de Dante à Heidegger, en passant par Pascal, Rousseau, Rimbaud, Freud, Proust, Claudel et bien d’autres. Je ne cite que l’inventeur de la psychanalyse ou des poètes, philosophes et écrivains laïcs. Car la liste des théologiens chrétiens qu’il a marqués serait interminable. D’ailleurs, ses idées purement chrétiennes sont, de nos jours, plus ou moins dépassées. L’essentiel de son œuvre, et qui fait son actualité, est seulement déiste. Il a plaidé pour la religion du cœur, celle de la profonde et sincère conviction. Il ne s’est intéressé, continûment et intensément qu’à Dieu. Sans le savoir, les auteurs musulmans soufis reprennent, à certains égards, ses positions et même la façon de les exprimer. On trouve chez lui, comme chez eux, le même dévouement total, le même don global à Dieu, surtout quand il invente la conscience comme intériorité, creuse et amplifie le dedans de soi. Et il parle en poète quand il dit « atteindre la dimension où le vrai a du goût, … et où tout se joue dans le cœur ».

Par ailleurs, sa pansée a été remarquable dans sa tentative de réconciliation entre l’héritage grec, en particulier la philosophie, et la religion. Pour lui, Platon parle comme les Ecritures saintes. Il a été le premier à soutenir que la Révélation et la rationalité ne sauraient être opposées. Plusieurs siècles après lui, probablement sans le savoir non plus, Ibn Roshd pour les musulmans, appelé Averroès en Occident, Maïmonide pour les juifs, reprendront et approfondiront les mêmes idées en les adaptant chacun à sa religion. Rappelons enfin son enquête de linguistique divine quand il analyse les Ecritures saintes. Nous lisons dans le Coran, par exemple, à la sourate La vache, verset 117, que lorsque Dieu « a résolu une chose, il lui suffit de dire : soit et elle est ». cette expression (kon fayakoun ) « soit et elle est » revient à plusieurs reprises dans notre texte sacré comme allusion à l’origine de la vie ou de l’Univers. Saint Augustin analyse les passages de la bible qui traitent la question des origines de la création et qui disent en latin et en hébreux à peu près l’équivalent du verset coranique que nous venons de citer. Il met en lumière les liens inextricables qui président au sens des Ecritures saintes. Selon lui, celles-ci ne cessent de jouer entre le propre et le figuré, le corporel et le spirituel, le temporel et l’intemporel. On croirait lire les développements d’un chercheur musulman moderne qui analyse les versets coraniques d’une manière scientifique d’une manière scientifique et intelligente, quoique non classique.

Les musulmans ont donc tout à gagner en étudiant la pensée de ce précurseur hors pairs. Certes, c’est un auteur non musulman. Amis, d’un point de vue musulman classique, on ne peut pas le lui reprocher puisqu’il a vécu longtemps avant l’avènement de l’Islam. Au contraire, il a été un croyant fervent de la religion chrétienne reconnue et respectée par l’Islam.

Il est heureux que le colloque sur Saint Augustin ait été organisé, du côté algérien, par le Haut conseil islamique. C’est d’ailleurs au siège de ce dernier que se sont tenues les réunions du comité préparatoire international qui a veillé à l’organisation, tant scientifique que matérielle de cette manifestation culturelle. et c’est le Président de la république qui a ouvert les travaux par un discours remarquable par son contenu de plaidoyer en faveur de la tolérance, de l’universalité de la pensée humaine, de la nécessaire compréhension entre les nations et de la véritable complémentarité entre les cultures. Par les temps qui courent, où les criminels du GIA continuent à sévir et où les tenants du fanatisme religieux sont encore nombreux, l’attitude des autorités algériennes est la preuve d’un courage politique qu’il est juste de saluer.

Dans son discours d’ouverture, le Président algérien a aussi insisté sur l’algérianité de Saint Augustin. Les tunisiens risquent de ne pas partager cette opinion. Si le grand penseur est né en 354 à Thagaste, Souk Ahras dans l’Algérie actuelle, et s’il a vécu dans sa jeunesse à Hippone, appelée Annaba aujourd’hui, il a aussi été évêque au Kef et c’est surtout à Carthage qu’il a produit l’essentiel de son œuvre. Pour cela, les tunisiens le considèrent comme un de leurs ancêtres les plus illustres. Son buste figure à la salle du conseil des ministres à Carthage, lieu où est exercée la souveraineté de l’Etat, avec quatre autres figures de l’histoire de la Tunisie ; il est largement cité dans les ouvrages scolaires tunisiens.

A le vérité, il n’a été ni purement algérien ni exclusivement tunisien ; ces appelations sont récentes. Il était ifriquien. Mieux encore, les frontières inter maghrébines sont, à l’échelle de l’histoire, toutes récentes. Le peuple maghrébin, car je pense que les maghrébins constituent un peuple unique, a en commun, les nombreux facteurs d’unité, les mêmes ancêtres. Nous avons en partage, Hannibal et Saint Augustin, Okba ibnou Nafaa et Tarak ibnou Ziad, Ibnou Roshd et ibn Khaldoun.

Nous sommes aujourd’hui arabes et musulmans avec des minorités juives et berbères dont il faut respecter la religion ou la langue et la culture. Notre histoire n’a pas commencé avec l’islam. Notre terre a abrité plusieurs civilisations depuis l’ère capsienne. Nous devons avoir cela présent à l’esprit, non par fierté, sentiment détestable, mais pour effacer le complexe d’infériorité qui ronge tous ceux qui, parmi nous, ont peur des langues et des apports des civilisations étrangères dont nous avons grand besoin de nous inspirer sans complexe pour accélérer notre développement.

Médi-1 : 12/4/2001 article publié dans le site Perspectives Tunisiennes

19 août, 2011

Entretien avec mgr Serge Konovalov un témoignage qui nourrit nos âmes.

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 11:44

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« Agacer la conscience du monde »
Entretien avec Mgr Serge (Konovalov), archevêque des églises russes d’Europe occidentale

- Monseigneur, parlez-nous, s’il vous plaît, de votre diocèse.

Le diocèse qui m’a été confié fut créé au début des années 20, quand le patriarche Tikhon a chargé l’archevêque Euloge (Guéorguievsky) de superviser toutes les paroisses de la diaspora russe en Europe Occidentale. Le diocèse de Mgr Euloge était très étendu : y entraient les paroisses orthodoxes des pays scandinaves, de l’Angleterre, de la Finlande, de la Tchécoslovaquie, de la Hongrie, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Suisse, de la Belgique, de la Hollande, du Luxembourg, de France, ainsi que des possessions françaises d’Afrique du Nord : le Maroc et la Tunisie. Pendant un temps il eut même une mission en Inde, qui ensuite périclita. J’ai donc hérité des restes de cet immense diocèse.

Notre diocèse dépend du trône de Constantinople. Je dois dire que c’est un « sur-diocèse » assez unique dans l’histoire de l’Eglise, qui a des paroisses en France, en Italie, en Hollande, en Suède, en Norvège et en Allemagne. Par son origine il est russe et ses usages liturgiques sont russes, mais avec le temps de plus en plus de Russes perdent leur caractéristiques nationales ; du fait notamment des mariages mixtes, ils perdent la langue russe et, bien qu’ils continuent à être orthodoxes, les célébrations qui leurs sont destinées doivent se faire dans les langues locales. Par exemple, à Bruxelles, nous avons deux paroisses ; dans l’une, les offices sont en slavon et les sermons en russe, dans l’autre, tout est en français. Dans notre cathédrale Saint Alexandre Nevsky, l’office est en slavon et la prédication en russe, mais en dessous, il y a une communauté francophone. En Hollande, l’office est uniquement en hollandais dans toutes les paroisses.

Actuellement, nous cherchons à obtenir du Patriarcat de Constantinople l’exarchat supprimé par lui dans les années 50 [1]. En pratique, cela signifie que nos contacts avec notre centre ecclésial, c’est-à-dire avec Constantinople, s’effectueront directement et non plus par l’intermédiaire des métropolites grecs locaux.

- Comment voyez-vous l’avenir de votre diocèse et plus généralement de l’orthodoxie en Europe Occidentale ?

Je pense que nous devenons l’embryon d’une Eglise locale orthodoxe d’Europe Occidentale à venir, multinationale, célébrant en de nombreuses langues, mais qui apparemment aura tout de même une pratique liturgique russe.

Les orthodoxes de souche ont inoculé le « virus » de l’orthodoxie aux gens d’Europe Occidentale : beaucoup deviennent orthodoxes, se dirigent même vers la prêtrise, suivant au préalable les cours de théologie par correspondance de l’Institut de Saint Serge. Ainsi, il apparaît que l’orthodoxie s’enracine en Occident, devient autochtone, et n’est plus une importation de l’Orient. Il est intéressant de noter que c’est l’office russe et non pas le grec qui est le plus compréhensible et le plus naturel pour un Européen. Aussi n’avons-nous pas de craintes à avoir à propos de notre avenir. Le fait qu’avec le temps, dans deux ou trois générations, nous aurons perdu notre « russité » est, à mon sens, inévitable. Mais l’essentiel n’est pas d’être russe, mais d’être orthodoxe. Ce n’est pas la nationalité qui compte, mais la foi.

- Pouvez-vous nous parler, s’il vous plaît de la vie de vos paroisses ?

Comment vivent nos paroisses ? La main sur le cœur, elles sont extrêmement pauvres.

Nos ancêtres, une fois qu’ils eurent émigré, ont tenté de toutes les forces d’assurer la subsistance de leurs serviteurs du culte. Avec le temps, le nombre des paroissiens diminuant, les paroisses n’ont plus été en mesure de le faire à l’exception de deux trois dans tout le diocèse. Actuellement, nos prêtres sont contraints de travailler et de concilier leur travail avec le service sacerdotal. Moi-même, j’ai pendant trente ans enseigné dans une école secondaire, et je priais pour que je sois capable de me libérer à temps si un de mes paroissiens tombait gravement malade ou mourait. Je dois dire, il est vrai, que la direction de l’école catholique où je travaillais comprenait très bien ma situation, et ne m’a jamais empêché d’interrompre mes cours en donnant un travail à faire à mes élèves pour accomplir mon devoir pastoral.

Nos prêtres ne sont en réalité prêtres que les samedis et les dimanches ; les autres jours, ils sont ingénieurs, médecins, enseignants…

- Comment faire alors pendant les périodes si riches en offices liturgiques comme la Semaine Sainte ou la Semaine Radieuse ?

Ce sont les périodes les plus difficiles. Beaucoup de prêtres parviennent à prendre des congés pour ces périodes, afin d’être à l’église tous les jours. Mais dans certains endroits il n’y a pas de prêtre, et l’on est déjà bien heureux si des paroissiens musicalement doués et connaissant la rubrique, peuvent célébrer l’office en l’absence du prêtre.

Au début de l’émigration, jusque dans les années 60, la paroisse était une grande famille : on priait ensemble et on partageait la même vie. Aujourd’hui, on observe un affaiblissement des contacts entre les gens. Les gens sont trop pris par leurs occupations quotidiennes : ils viennent à l’office, puis se dispersent. N’idéalisons pas la situation : seules quelques paroisses sont restées de véritables familles, ces communautés ecclésiales. Dans la plupart, cela s’est perdu.

Lorsqu’il se trouve un peintre dans une paroisse, autour de lui naît parfois un cercle d’iconographie. À Paris, il y a plusieurs chorales orthodoxes qui ne se contentent pas d’assurer les offices, mais préparent des programmes supplémentaires et donnent des concerts. En été, il y a des camps de vacances pour les enfants et les adolescents.

Certaines paroisses organisent des écoles où l’on enseigne aux enfants le catéchisme, la langue, la littérature et la culture russes. Par exemple, chez nous, à la cathédrale, il y a une école, avec des classes parallèles pour ceux qui parlent et pour ceux qui ne parlent pas russe, où les enfants apprennent la langue de leurs ancêtres. Certains découvrent ainsi leur « russité » et commencent à s’intéresser à la culture, aux traditions, à l’histoire russes et se mettent même à propager la « russité » parmi les non russes.

- Est-ce qu’il existe des traits spécifiques distinguant les orthodoxes de l’Occident des orthodoxes russes ?

Nous avons développé ici la pratique de la communion fréquente. Beaucoup de fidèles de l’émigration en sont arrivés à la conclusion qu’assister à la liturgie sans communier, était presque absurde. Cela rejaillit parfois sur la préparation à la communion. Lorsque on communie souvent, on n’a pas toujours le temps pour se préparer réellement et je constate avec douleur que la communion devient un automatisme chez certains. Néanmoins, c’est une véritable joie que de voir qu’un grand nombre de fidèles de nos églises, enfantes et adultes confondus, communient fréquemment tout en gardant une attitude très sérieuse face à la communion et essaient de se confesser avant la liturgie.

Je sais que c’est une règle absolue en Russie : sans confession, on ne s’approche pas du calice. Nous avons une approche quelque différente : si la conscience du fidèle est suffisamment pure et qu’il n’y a aucun obstacle pour la communion, pourquoi ne serait-il pas possible de communier plusieurs fois de suit sans passer par la formalité d’une confession ?

Je pense que la pratique de la communion fréquente telle qu’elle s’est élaborée en Occident, est profitable. Cette pratique soutient les forces des fidèles. Quand un fidèle s’approche consciemment du Saint Calice, il est sanctifié par cette Présence. Il ne peut dès lors mener une vie de pécheur, et s’efforce de garder la pureté. Ainsi, dès lors que la communion devient une nécessité, le résultat d’ensemble est positif.

- Comment se développent les relations des orthodoxes vivant en Occident et les catholiques et les protestants ?

Le temps est depuis longtemps passé où les autorités ecclésiales catholiques voyaient dans tous les nouveaux arrivants de l’Est, des candidats à la conversion au catholicisme. J’enseignais dans une catholique quand vint le temps de mon ordination sacerdotale. (Avant cela, j’étais diacre, et beaucoup de mes collègues étaient au courant, comme était au courant mon directeur, un prêtre catholique, et cela ne dérangeait personne.) Avant mon ordination, je demandai à mon directeur si je devais chercher un autre travail, car il n’est pas logique qu’un prêtre orthodoxe enseigne dans une école catholique. Le directeur souhaitait me garder, mais il devait en référer à ses supérieurs ecclésiastiques, qui dépêchèrent le vicaire archiépiscopal chargé de l’éducation. Nous avons eu un long entretien, et il l’expliqua qu’il ne voulait pour rien au monde me licencier, qu’au contraire il était très important pour eux que parmi le personnel de l’école il y eût des hommes croyants. J’ai été très étonné : c’était une école catholique. Cela se passait dans les années soixante.

Voilà donc qu’elle est la situation où nous nous trouvons : le christianisme en Europe Occidentale s’est beaucoup affaibli. Et c’est pourquoi, en notre temps, au lieu de nous accuser les uns les autres d’hérésies et autres errements, nous en arrivons à une sorte d’œcuménisme « automatique », c’est-à-dire que nous essayons de former ensemble une espèce de front commun. Cela ne réussit pas toujours, parce que souvent prévaut une mentalité semblable à celle des vieux croyants qui disaient en leur temps : notre foi est véridique, parce que nos livres sont plus épais… Nous vivons pour l’essentiel dans un milieu sécularisé, athée. Il n’est plus si facile, de notre temps, de tomber sur un chrétien, et lorsque nous nous rencontrons entre chrétiens, nous avons bien entendu une langue commune.

Il y a à Paris un Conseil d’Églises Chrétiennes en France [2]. Il se réunit rarement, deux fois l’an, pour débattre des questions actuelles. Nous y prenons part nous aussi, bien sûr. Il arrive que ce conseil soit la voix de l’ensemble des chrétiens, qu’il exprime notre position commune de chrétiens.

Mais nous nous retrouvons parfois dans une position très pénible, quand des protestants essaient de nous imposer quelque chose d’étranger à l’orthodoxie lors des rencontres œcuméniques. Là, nous somme obligés de dire qu’il est très bien de lire ensemble le Notre père, mais que nous ne pouvons pas aller plus loin pour le moment. Il faut, bien entendu, éviter de blesser les gens, mais nous n’avons pas non plus l’intention de céder nos positions. Si quelqu’un doit changer ses positions, ce sont eux plutôt que nous…

- Quelles sont les relations des chrétiens d’Occident avec le monde non chrétien ?

Avec le monde non chrétien, nous n’avons presque pas de langue commune. Il y a des commissions pour le dialogue, avec le judaïsme et l’islam, et les autres grandes religions du monde, mais on en reste à de l’échange d’idées générales, et ne débouche, pour l’essentiel, sur rien.

- Quels sont les relations de votre Archevêché avec l’Eglise Orthodoxe de Russie, les autres églises locales et l’Eglise Hors-Frontières ?

En 1995, Dieu m’a permis de rencontrer le patriarche Alexis II et de concélébrer avec lui la Divine Liturgie dans la cathédrale de la Dormition au Kremlin. Ainsi a été restaurée la communion eucharistique normale avec l’EOR, bien que nous demeurions dans la juridiction du Patriarcat de Constantinople. En effet, nous sommes à la fois russes et non russes ; « sous les grecs », mais en Europe occidentale…

Avec les autres Églises locales, nous ne rencontrons aucun obstacle dans la communion eucharistique, étant donné notre lien avec le Patriarcat de Constantinople. Nous recevons des visites de prêtres, d’évêques qui célèbrent dans nos églises. Il n’y a de difficulté qu’avec l’Église Hors-Frontières, la juridiction de « Karlovtsy », dite encore synodale. Nous avons beau essayer d’établir avec eux des relations amicales, nos recevons toujours un refus. Ils nous considèrent comme des âmes vénales, traîtres à l’orthodoxie etc. etc. J’ai de mes yeux lu l’écrit de l’un de leurs théologiens qui appelait le patriarche de Constantinople d’hérésiarque, parce que le patriarche avait eu l’outrecuidance d’embrasser le Pape de Rome. Bien entendu, il y a sur le plan personnel des relations très amicales avec certains représentants de cette église. Il est très douloureux de ne pas pouvoir avoir de communion eucharistique entre nous.

- Quelles voies de dépassement des divergences entre les chrétiens vous paraissent les plus prometteuses ?

Par ma foi, je n’en sais rien. Je pense que la seule chose qui peut nous sauver est une intervention directe de l’Esprit Saint. Dans notre infirmité humaine nous sommes incapables de dépasser les divisions. Il faut que le Seigneur intervient, qu’ils nous envoient des gens supérieurement intelligents, pour qu’il puisse y avoir une véritable conversation, et non un échange de généralités et de lieux communs théologiques, pour que nous puissions mener véritablement les pourparlers jusqu’au bout. Mais cela veut dire que quelqu’un devra admettre qu’il s’est trompé pendant des siècles. Je n’imagine pas comment c’est possible.

Mon point de vue personnel est actuellement le suivant : la coexistence pacifique, chacun à sa façon, mais sans revenir aux anathèmes contre ceux qui ne pensent pas comme nous. Nous sommes capables aujourd’hui de vivre dans cet état de tolérance entre nous. Même si nous n’avons pas un accord complet, nous avons beaucoup de choses en commun. Lorsque nous nous rencontrons, parlons plutôt de ce qui nous unit, que de ce qui nous sépare.

- Qu’est ce qui dans l’héritage si abondant des années 20-40, apogée de la vie ecclésiale en France, se perpétue aujourd’hui ?

À Paris existe toujours l’Institut Saint-Serge fondé en 1925. On peut dire qu’après les grands luminaires de la pensée philosophique et théologique dont beaucoup sont morts dans les années 40 ou 50, sont restés leurs héritiers, mais il n’existe plus rien qui approche le niveau d’autrefois. Je dirais que notre Institut continue à vivre sur ses lauriers. Dernièrement, on fait quelques efforts : on publie les cours des professeurs d’avant guerre en français et en russe, y compris à Moscou, à l’Institut Saint-Tikhon.

Avons-nous besoin aujourd’hui d’un Institut théologique ? Bien sûr que oui, mais il est regrettable que si peu de prêtres sortent de notre Institut, alors que nous en manquons d’une manière catastrophique. On peut cependant se féliciter de ce que les théologiens diplômés de l’Institut soient en mesure de défendre avec compétence le point de vue orthodoxe dans le dialogue avec les autres confessions.

- Quelles sont les nationalités représentées parmi les étudiants ?

Nous avons beaucoup de roumains, de serbes, de français, d’arabes. Il y a parfois des étudiants de Pologne, de Russie, de Biélorussie, d’Ukraine. L’enseignement est dispensé entièrement en français. L’Institut organise aussi des cours par correspondance. En tout, en incluant les doctorants, nous avons actuellement autour de 50 étudiants.

- Quelle est aujourd’hui le rôle de l’Église dans la destinée de l’émigration et dans la vie du « Paris russe » ?

L’émigration est en train de se dissoudre. L’Eglise revient aujourd’hui à son rôle initial, celui d’être un lieu de prière. Il y a de moins en moins de gens, parmi ceux qui ont grandi dans l’émigration, qui possèdent les deux cultures. L’Eglise reste un lieu de prière, mais ne joue presque plus aucun rôle culturel. Quant à son rôle dans le débat public, il appartient aussi, je pense, au passé. Si l’Eglise devient un lieu de prière, un lieu de transfiguration intérieure de l’homme, elle accomplira, à mon avis, son rôle essentiel.

Mais le rôle unificateur de l’Église renaît dans de nouvelles circonstances. Beaucoup de gens arrivent de Russie. Ils sont très différents de ceux de l’ancienne émigration, c’est une autre couche culturelle. Et pour tenter de les comprendre, il faut faire preuve de beaucoup de patience. Comme l’Église attire l’ancienne émigration et la nouvelle, on peut espérer qu’au sein de l’Église les deux trouverons le moyen de se comprendre.

- Est-ce que la canonisation de mère Marie Skobtsov aura lieu ? [3]

Pendant assez longtemps, plus d’un an, Mme Hélène Arjakovsky, qui est la fille du père Dimitri Klépinine, compagnon de souffrance de mère Marie (lui aussi est mort dans un camp de concentration), a réuni des matériaux, notamment biographiques concernant mère Marie. Avec ma bénédiction elle a constitué un dossier selon tous les critères de la canonisation, que je m’apprête à soumettre très prochainement à l’examen du Synode du Patriarcat de Constantinople en lui demandant de procéder à la canonisation de mère Marie.

- Monseigneur, pouvez-vous ne parler des communautés monastiques de votre diocèse, et du type de monachisme qui est caractéristique pour l’orthodoxie d’Europe Occidentale, de votre vision du rôle du monachisme dans le monde ?

Nous avons dans notre diocèse deux monastères d’hommes et deux de femmes. Les monastères d’hommes se trouvent en Norvège et en Hollande. Chacun ne comprend que deux moines qui vivent dans le respect de la règle de prière monastique et de tout ce à quoi les obligent leurs vœux tout en desservant des paroisses.

En France, nous avons une communauté, de femmes, le monastère de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu à Bussy-en-Othe, fondé en 1946. Elle rassemble actuellement quatorze moniales et vit selon son propre règlement. Les services y sont quotidiens.

On peut noter avec intérêt que les chants au cours des services sont exécutés en slavon, sur ces mélodies russes, mais que toutes les lectures – lectures du psautier, de l’ancien testament, des heures – sont lues par les sœurs dans leur langue d’origine : la moniale d’origine anglaise lit en français, celle qui est d’origine égyptienne en arabe etc. L’Évangile et l’Apôtre sont lus généralement dans les deux langues, en slavon et en français, et tout cela se marie très bien.

Mais le plus important est qu’en dépit de la vie spirituelle intense du monastère, on y sent un intérêt pour l’homme, une ouverture aux besoins du monde, aux problèmes des gens. Il y a toujours beaucoup de visiteurs laïcs, venus là pour se reposer spirituellement de la tension de la vie dans les grandes villes. Il y a des malades qui font de longs séjours au monastère. Certains viennent non seulement pour prier, mais aussi pour travailler pour le monastère. Des russes se sont installés autour du monastère et, à l’heure d’aujourd’hui, dans ce modeste village de Bourgogne, déjà dix-sept familles russes ont acquis des maisons, si bien que la présence du monastère a fini par changer le caractère de la population.

Mais le plus remarquable est la façon dont les sœurs accueillent les gens. On ne considèrent pas les visiteurs comme une gêne troublant le rythme habituel de la vie, comme cela s’observe, hélas, aussi bien dans les monastères russes que dans les monastères grecs. Ici, l’approche est différente : si un visiteur vient au monastère, c’est qu’une nécessité l’y pousse, c’est qu’il doit trouver un interlocuteur.

Le commandement le plus important de l’Évangile est l’amour pour le prochain. Et c’est bien cet amour et cette abnégation dont les gens sont constamment entourés dans le monastère de la Protection. Lorsqu’on a besoin de quelque chose, on n’a pas à chercher quelqu’un, on vient spontanément vers vous et on vous écoute et on cherche à comprendre, en dépit de la fatigue, comment vous consoler, comment vous aider. Selon moi, c’est là le sens principal du monachisme dans toute sa beauté. Le vrai monachisme se trouve là où l’on ne se détourne pas de l’homme. Là où l’on ne cherche que son propre salut, il y a une approche du monachisme qui me semble dangereuse.

Cela rappelle la figure lumineuse de mère Marie (Skobtsov), qui n’a jamais vraiment vécu dans un monastère, mais qui était une moniale aussi dans sa chambre qu’à l’extérieur, ayant pleinement renoncé à soi, s’étant entièrement donnée au prochain.

- Quelles sont selon vous les perspectives de l’orthodoxie dans le millénaire qui commence ?

Je ne sais pas si nous devons nous attendre à ce que le troisième millénaire voit nécessairement arriver le « triomphe de l’orthodoxie ». Ce que je sais, c’est que notre tâche est une tâche de fourmi, nous devons pas à pas construire autour de nous un monde fondé sur l’Évangile, sur l’amour, sur le respect de l’autre. Et cela doit commencer par la famille.

C’est qu’en fait, rien ne change pour nous. À toute époque, en toute circonstance, nous devons, nous, les chrétiens être en ce monde un principe irritant… Qu’on se fâche contre nous, qu’on nous batte, mais tant que le monde continuera à sentir que nous lui apportons une sorte de démangeaison morale, c’est que notre travail continue à se faire.

Nous devons être la conscience vivante de ce monde. Cela pourra paraître naïf ou grandiloquent, mais je pense que c’est véritablement là la vocation du christianisme : de toujours agacer la conscience du monde.

Comme tout chrétien, je suis un optimiste : je ne puis croire que le monde ira de mal en pis ; je crois que le monde va se développer dans le sens du bien. Il n’a pas été créé pour disparaître stupidement, il a été créé en vue du salut, et ce en dépit des faiblesses humaines. Et c’est là que se dissimule notre rôle, notre travail, qui, tel celui de la taupe, est parfois imperceptible, souterrain, mais néanmoins continu. Nous devons être quelque chose comme l’ortie, qui est urticante. Lorsqu’on approche de près un chrétien, on doit en conserver une empreinte. Si nous n’étions pas aussi tiède, aussi peureux, si ce n’était notre crainte de paraître ridicules aux yeux des autres (c’est justement ce qu’il faut craindre le moins), nous pourrions faire beaucoup plus en ce monde.

Propos recueillis par Nathalie Bolchakov – La Pensée Russe N° 4265, Paris, le 15 avril 1999

Source : http://www.la-france-orthodoxe.net/…

7 août, 2011

Nouveau Blog Ordre de Saint André de Caffa ancien http://ordredesaintandredecaffa.unblog.fr

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 16:44

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Origines de l´Ordre Souverain et Militaire de Saint´André de Caffa

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L´Ordre de Saint`André de Caffa a été une institution nobiliaire, chevaleresque, internationale, fondé pour honorer les vertus chrétiennes de Saint´André de Caffa de la noble famille des Benincasa ,martyrisé a Caffa (Tartarie) en 1300.L´Ordre a été reconstitué en 1687 pour assurer la continuation légitime et historique de l´Ordre militaire et chevaleresque et hospitalier fondé par le Duc Benincasa, approuvé par Charles IV , roi de Naples et par Pape Innocent XI et jamais aboli. Sa légitimité a été reconnue en plusieurs jugements émanant de nombreux magistrats parce que Ordre indépendant et international. En 1945 le Marquis Luca Benincasa a voulu officialiser le statut de l´Ordre en tant qu´Ordre indépendant et en 1952 l´Ordre de Saint´André de Caffa a été enregistré dans l´Historical File dont le siège est sis à Atlanta dans l´État de Géorgie (USA). L´Historical File est un organisme américain reconnu d´utilité publique et il a été fondé par le prince Hugo-José chef de nom et d´armes de la Dynastie de Constantinople Leopardi Tomasi Tomassini Paternò. Avec la mort du marquis Luca Benincasa survenue en 1960 cet Ordre ne vient plus conféré. En 1980 une cinquantaine de chevaliers appartenant à l´Ordre Militaire de Saint´André de Caffa se sont adressés à Sa Béatitude Boris 1er ,patriarche de l´Église orthodoxe autocéphale Syro-Antiochienne en Europe pour demander la protection perpétuelle de l´église Syrienne orthodoxe d´Antioche en Europe. Dans les siècles passés, l´Ordre de Saint´André de Caffa a toujours été au service de Dieu et des hommes en vivifiant la Foi à travers la pratique de la pitié et de la véritable justice sociale. Dans les périodes plus récentes, l ´Ordre Souverain et Militaire de Saint´André de Caffa n´a pas cessé d´accomplir sa mission évangélique et il s ´est toujours adapté aux conditions actuelles de l´apostolat chevaleresque renouvelé. L´Ordre de Saint´André de Caffa a été déclaré à la Préfecture de Lannion le 26 novembre 1980 et le 5 décembre 1980 il est érigé en Ordre Apostolique de Droit Patriarcal. Ainsi l´Ordre de Saint´André de Caffa s´est uni à la Terre Sainte et à l´Orient Chrétien par des liens spirituels, historiques et juridiques. Pour sa nature et pour ses buts statutaires l´Ordre de Saint´André de caffa soutient les Églises Apostolique et Orthodoxes et plus spécialement les Églises de Syrie et du Liban avec lesquelles il a noué des relations fraternelles. L´Ordre de Saint´André de Caffa fidèle à sa mission, veut défendre la Foi contre l´athéisme et le matérialisme et veut aussi promouvoir la sanctification de ses membres en les aidant à mieux vivre leur engagement chrétien dans l´amour , la tolérance et la fraternité. L´Ordre cherche également à assurer sa vocation hospitalière en aidant le sans-abris, ce qui souffrent physiquement ou moralement., les victimes des catastrophe , les jeunes abandonnés ou vivant dans l´errance. Promouvoir la Chevalerie au XXI ème siècles peut sembler anachronique parce que le vocable correspondant semble obsolète. Il faut dire que ce mot évoque des images de « Moyen Age » sans relation à ce qui vient vécu en nos jours. L´Ordre de Saint´André de Caffa a dégagé l´essence de l´Esprit chevaleresque et sait comment le pratiquer dans notre civilisation actuelle. Le monde souffre en effet de nombreux échecs, mais certains dis-fonctionnements peuvent être corrigé par la mise en pratique de la Chevalerie authentique. Chaque personne est appelée à la perfection « (Matthieu V,48) » : nous désirons que le caractère régulier et militant de notre « société de perfection évangélique » continue à interroger ,à appeler , et qui aie aussi la force de persévérer , en particulier , consacrer une chevalerie spirituelle dont le but est d´élargir ici sur terre les frontières du Royaume de Dieu et de s´efforcer à vivre l´union de tous les chrétiens ne Notre Seigneur Jésus Christ , comme réalisation de la volonté divine clairement exprimée en Jean 17 : 21-23. Il est nécessaire de préciser que l´Ordre de Saint´ André de Caffa appartient au Patriarcat Orthodoxe des Églises autocéphales Syro-Antiochiennes en Europe (Saint Synode de Lannion) totalement indépendant , même si apostolique, de l´Église Catholique Romaine. Il est vrai que nous vivons aujourd´hui dans une confusion totale, et il est également vrai que aujourd´hui il y a des gens qui utilisent la Chevalerie, même pour des fins personnels et vénaux. Il faut aussi souligner que la vénérable Église Catholique de Rome ou Saint Siège n´a pas le monopole des ordres de chevalerie. D´autres Églises ont le pouvoir légitime, dans leurs juridictions bien sur, de reconnaître les Ordres de Chevalerie et il n´est pas beau que tous les Ordres (hors Rome) soient définis des simples initiatives privées. L´Ordre Souverain et Militaire de Saint´André de Caffa n´est pas un Ordre « Romain » et que, même si il n´est pas connu ou reconnu il a la même dignité et la même valeur des autres Ordres de Chevalerie parce qu´il appartient à une Église dont sa succession apostolique, qui remonte à Saint Pierre Apôtre, est incontestable et indubitable.

Bureau Coopération et Missions Humanitaires

BUREAU COOPÉRATION ET MISSIONS HUMANITAIRES
Centre Services pour le Volontariat
Ordre Souverain et Militaire de Saint´André de Caffa
Notre Engagement.

L´Ordre de Saint´André de Caffa est aussi un´organisation de solidarité internationale.
Il apporte des réponses concrètes aux situations inacceptables des populations en souffrance.
Il participe à la lutte contre la pauvreté et pour l´intégration sociale.
Il apporte son soutien à des groupes de personnes victimes de conflits , de catastrophes naturelles ou de tout type de situation les plongeants dans un état de précarité.
Ses interventions se caractérisent par une approche globale de l´aide humanitaire intégrant l´urgence et le développement.
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L´Ordre de Saint´André de Caffa s´est lancé depuis le 2001 dans l´aventure de l´humanitaire.
Huit années de projets, de bonheurs, de crises, de désaccords ou de succès .
Huit années de vie d´un ordre engagé dans la solidarité international

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Depuis 2003 , les projets d´amélioration des conditions de vie liées à l´eau sont directement supervisés par la Cellule technique Eau-Hygiène-Assainissement du Bureau Coopération et Missions Humanitaires de l´Ordre de Saint´André de Caffa.
L´objectif principal est de lutter contre la propagation des maladies hydriques quelque soit le contexte.
La nature des interventions varie ainsi selon le niveau des réponses à apporter ;elle est également adaptée pour répondre de la manière plus efficace aux besoins locaux des populations.
L´approche communautaire est l´une des clés de la réussite des actions , elle st la garantie la plus fiable d´un impact à long terme.

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Développement rural.

L´objectif de la Cellule technique Développement Rural du Bureau Coopération et Missions Humanitaires Union Blue Bérets est d´aider des populations rendues vulnérables suite à des crises humanitaires ou des situations économiques difficiles, à se nourrir de manière autonome.
Pour comprendre le fonctionnement des systèmes alimentaires de ces populations et garantir l´efficacité de ses interventions, la Cellule technique Développement Rural s´appuie sur une approche systémique qui met en évidence la place des stratégies et des savoirs locaux, l´économie des ménages et l´organisation des filières alimentaires locales.
Dialogue et concertation avec les communautés , implication des acteurs locaux , sont des principes qui garantissent la pertinence des projets.

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L´Ordre de Saint´André de Caffa est une organisation de solidarité internationale généraliste qui intègre dans ses programmes urgence, réhabilitation et développement.
L´Ordre est moteur de projets qu´ il élabore avec des partenaires nationaux notamment en identifiant et en mobilisant les ressources et les compétences locales.
Cette approche vise à répondre au plus près des besoins exprimés par les populations bénéficiaires en apportant des réponses globales et durables qui tendent vers l´autonomie des groupes de personnes aidés.

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L´Ordre de Saint´André de Caffa recrute pour ses missions de solidarité internationale : des coordinateurs techniques, administrateurs, chefs de projet, chefs de mission et consultants.
Nous proposons un « contrat d´engagement volontaire à l´étranger »pour une durée de 6 mois , évaluant vers un statut de salarié avec un contrat à durée déterminée dit d´usage ».
L´expérience antérieure en ONG, sur le terrain est prise en compte pour l´accès au statut salarié ,l´ a durée de la période de volontariat pourra être réduite en fonction.
Les candidats sont invités à envoyer un curriculum vitae + une lettre de motivation par courrier électronique à l´adresse suivante : ordresaintandredecaffa@orange.fr
ou au numéro de fax : 0033(0)982638673

 

mots clés

A

8 décembre, 2010

Agence de presse Zenit

Classé dans : Non classé — andreadicaffa02 @ 9:04

a>Lisabuzz.com parle de Andreadicaffa02 : Je n ai pas peur de le dire : Andreadicaffa02 se démarque totalement des autres sites internet. D abord par la pertinence de ses propos (remarquablement mis en forme par Ordre de Saint André de Caffa). Ensuite, et surtout, par ce sens du beau, cette impalpable poèsie qui fascine, voir hypnotise le lecteur. Grâce à Andreadicaffa02, le Nord Est est en train de devenir le temple du web. signé http://blog.lisabuzz.com 

 

 

L’Evangile et l’Eglise dans le monde arabe

De :

 

ZENIT <info@zenit.org>

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Chers lecteurs,

L’agence Zenit parle arabe depuis quatre ans. En ajoutant un service d’information en arabe, elle transmet un Evangile qui a peu d’annonciateurs médiatiques dans un monde qui plus que tous les autres a besoin de la Bonne Nouvelle du Christ.
Il en a besoin pour découvrir l’espérance au coeur d’une idéologie en expansion qui sème la mort et la haine et qui laisse derrière elle une terre brûlée par le désespoir.
Il en a besoin pour faire l’expérience de l’amour, d’un Dieu amour qui – comme l’explique le livre de la sagesse – « n’a pas fait la mort et ne prend pas plaisir à la perte des vivants » (Sg 1, 13), mais qui est le « Dieu des vivants » et la « source de la vie ».
Il en a besoin pour connaître la foi, une foi qui a germé sur ces terres à travers le Fils de Dieu qui s’est fait homme, mais qui, en raison des événements de l’histoire, est devenue une foi minoritaire.
L’expérience du Synode des évêques pour le Moyen-Orient en octobre dernier n’a pas été seulement, pour nous, collaborateurs de Zenit en arabe, une période de travail intense mais une réelle prise de conscience de notre rôle missionnaire au Moyen-Orient et parmi les chrétiens orientaux de la diaspora.
Nous avons rencontré des dizaines de patriarches et évêques des Eglises orientales. Nous vous proposons ci-dessous quelques uns des témoignages qu’ils nous ont transmis:

Un moyen de communication et de communion
Le patriarche d’Antioche des Syriens, S. B. Ignace Youssif III Younan a souligné le rôle médiatique de médiation et de communion joué par Zenit dans le monde arabe et a exprimé son affection et son appréciation en disant : « L’édition arabe de Zenit est un moyen de communication moderne qui a su se gagner l’affection et le respect de tous ses lecteurs dont nous sommes les premiers ». Il a ajouté : « Grâce à ce service de qualifié, les lecteurs sont au courant de tout ce qui se passe dans l’Eglise et des activités du Saint-Siège, et reçoivent une nourriture spirituelle solide ».

Un instrument de dialogue
S. B. Grégoire III Laham, B.S., patriarche d’Antioche des Grecs-Melkites a expliqué pourquoi il insistait depuis des années sur la nécessité d’offrir un service d’information catholique en langue arabe et a remercié Zenit d’avoir été la première agence à faire cela de manière professionnelle. Il a commenté l’importance de ce service pour les musulmans en disant : « N’oublions pas que l’arabe est la langue du Coran, et que lorsqu’ils voient les nouvelles du Vatican et de l’Eglise en arabe, les musulmans considèrent cela comme un hommage à leur livre sacré. Ceci contribue au dialogue et au respect réciproque ».
S.B. a également attiré l’attention sur le nombre important de personnes qui parlent et lisent l’arabe (plus de 350 millions), en encourageant Zenit à poursuivre ce service aussi vaste et unique pour tout le monde arabe. Il a conclu en disant : « Par votre travail, vous aidez les musulmans non seulement à comprendre leurs compatriotes chrétiens mais aussi à comprendre et connaître l’Eglise et le Vatican ».

Un écho de l’Evangile
Le témoignage de l’évêque de Louxor-Thèbes des Coptes en Egypte, Mgr Youhannes Zakaria, a été particulièrement émouvant. Il a évoqué les difficultés qu’il éprouvait avant le lancement de Zenit en arabe pour rester en contact avec l’actualité de l’Eglise universelle. « Zenit en arabe est une grande oeuvre – a-t-il dit – nous prions pour vous et pour tous ceux qui soutiennent cette oeuvre précieuse ».
Il a expliqué que cette oeuvre n’est pas seulement un moyen pour transmettre « les nouvelles de l’Eglise catholique et les discours du Saint-Père, mais qu’il s’agit d’un moyen pour diffuser la parole de Jésus ». Dans le vaste monde des médias, Zenit est « une oasis florissante pour la parole de la paix, pour la parole de la charité ».
« Zenit n’est pas seulement un journal, Zenit est un Evangile, un Evangile que nous vivons et qui nous aide dans le monde d’aujourd’hui avec ses multiples pièges. Zenit en arabe est une boussole qui nous aide dans ce monde à orienter notre vie chrétienne ».

Chers lecteurs,
Les plus beaux cadeaux sont ceux qui viennent du coeur. Si pour vous Zenit a été une boussole, un écho de l’Evangile, un moyen pour mieux connaître votre Eglise et l’aimer, un instrument humble mais efficace pour mieux connaître l’Evangile et aimer davantage le Seigneur, n’hésitez pas à offrir des abonnements. Vous avez reçu gratuitement. Donnez gratuitement.
Nous vous invitons donc à vous joindre aux milliers d’autres lecteurs de Zenit dans les sept langues dans lesquelles sont diffusés les services d’information, pour participer à ce concours « Zenit en cadeau 2010 ».

Pour offrir un abonnement en langue française, cliquez sur:
http://www.zenit.org/french/cadeau.html

Pour offrir un abonnement en langue arabe, cliquez sur:

http://www.zenit.org/arabic/gift.html

Pour les autres langues, cf. ci-dessous.

Nous vous souhaitons un bon avent.

Tony Assaf et Robert Cheaib
Zenit – Edition en langue arabe

————-
ZENIT EN CADEAU 2010
Pour offrir ZENIT:
- en allemand : http://www.zenit.org/german/geschenk.html
- en espagnol : http://www.zenit.org/spanish/regalo.html
- en français : http://www.zenit.org/french/cadeau.html
- en anglais : http://www.zenit.org/english/gift.html
- en italien : http://www.zenit.org/italian/regalo.html
- en portugais : http://www.zenit.org/portuguese/presente.html
- en arabe : http://www.zenit.org/arabic/gift.html

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